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JOURNAL
ONCHYLIOLOGIE
PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE
H. CROSSE ET PP. FISCHEMR.
8e série. — Tome XXI.
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VOLUME KKXEX.
A PARIS,
CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95.
1881
CR D RENNES
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\7 8: Série. — Tome XXE. — N°1.
ONCHYLIOLOGIE
L'ÉTUDE DES MOLLUSQUES
VIVANTS ET FOSSILES,
Publié sous la direction de
H. CROSSE et P. FISCHEX.
A PARIS,
CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 25.
Dépôt à Paris, chez M. F. SAvY, 71, boulevard Saint-Germain.
— à Londres, chez MM. WiLLraAms et NoRGATE, 4, Heurietta Street, Covent-Garden.
— à Edimbourg, chez MM. WizLiAms et NoORGATE, 20, South Frederick Street.
1881
VIENT DE PARAITRE
INDEX GÉNÉRAL ET SINTÉMATIQUE.
DES MATIÈRES
à Gontenues dans les vingt premiers volumes
DU
JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE
1850-1872
Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table
des articles ‘contenus dans les volumes Là XX et la table, par
ordre alphabétique, des Familles, Genres, Sous- -genres el
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes.
EN VENTE ACTUELLEMENT
AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 25.
Prix : 8 francs.
TE e E——— —
OUVRAGES NOUVEAUX
Mission scientifique au Mexiqueet dans l'Amérique
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc-
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla
direction deM.Micxe-Enwarps, membredel’Institut.—7e partie.
—Étude sur les Mollusquesterrestreset fluviatiles,
par MM. P. Fiscner et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale,
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression
et xxx1 planches noires el coloriées) est terminé. La huitième
livraison qui forme le commencement du second volume vient
de paraître et est actuellement en vente.
Nouvelles recherches sur les Argiles lacustres des Ter-
rains quaternaires des environs de Lyon, par: ARNOULD
Locarp. — Paris, 1880, chez M. J. B. BaïLLiÈRE et fils, librai-
res, rue Hautefeuille, 19. == "Brochure grand in-8, imprimée
avec luxe el comprenant 37 pages d'impression.
JOURNAL
DE
CONCHYLIOLOGIE.
fier Janvier 1981.
Description de quelques espèces nouvelles du
Cambodge, appartenantaux genres Lacunopsis,
Jullienia ei Pachydrobia,
PAR J. POIRIER.
En étudiant les coquilles rapportées par M. Jullien de
son voyage au Cambodge, M. Deshayes trouva plusieurs
espèces nouvelles pour lesquelles il crut devoir créer un
genre nouveau, le genre Lacunopsis. Les espèces qu'il
plaça dans ce genre étaient les L. monodonta, L. Jullieni
et L. tricostatus. Cette dernière espèce se trouvait mêlée à
un assez, grand nombre d’autres coquilles d’une espèce
également nouvelle, que Deshayes crut devoir faire entrer
dans le genre Melania, et qu’il nomma M. flava. Plus tard,
MM. Crosse et Fischer, dans leur Catalogue des Mollus-
ques fluviatiles du Cambodge, tenant compte des carac-
tères particuliers présentés par cette dernière espèce, la
rapprochèrent des Lithoglyphus et établirent pour elle
le sous-genre Jullienia, en faisant remarquer les grandes
analogies qu’elle présentait avec le L. tricostatus.
Sp Fe
D'après l'examen que j'af pu faire de nouvelles espèces,
provenant également du Cambodge et rapportées par
M. le D' Harmard, j'ai pu m'assurer que le Eacunopsis
tricostatus, Deshayes, et le Jullienia flava, Deshayes, de-
vaient être réunis dans un même genre, le genre Jul-
lienia, nettement distinct du genre Lacunopsis et du genre
Litboglyphus.
L'erreur de Beshayes tient à ce que les individus qu'il
nomma Lacunopsis tricostatus et Melania flava étaient
jeunes et avaient leur bord droit tranchant, comme les
individus adultes des véritables Lacunopsis et comme les
Mélaniens. Or, à l’état adulte, ce..bord, chez les Jul-
lienia, est au contraire très épaissi. Du reste, l’ensemble
des autres caractères, même chez les individus jeunes, in-
dique déjà la séparation qui a été proposée par MM. Crosse
et Fischer. Ainsi, dans les Lecunopsis, le sommet est tou-
jours très obtus, presque aplati, tandis qu'il est très aigu
dans les fullienia ; chez ces derniers, en outre, le nombre
des tours de spire est toujours beaucoup plus considérable
que dans les Lacunopsis.
I. Genre LACUNOPSIS, Deshayes.
Chez les Lacunopsis, on peut distinguer deux groupes.
Dans l’un, la columelle porte une dent vers sa partie
médiane et l’opercule, dont les deux extrémités semi-
circulaires sont presque aussi larges l’une que l’autre,
présente , sur son bord interne, une partie concave cor-
respondant à la dent de la columelle : le bord externe est
denticulé.
Dans le deuxième groupe, la columelle est droite ou
légèrement concave et l’opercule, également paucispiré et
à nucléus subapical, est simplement ovale.
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Dans ces deux groupes, la radula est la même, la dent
rachiale a les côtés de son extrémité recourbée unig, sans
denticules, et la dent intermédiaire ne présente de denti-
cules que sur son bord interne. Ces caractères, joints à
ceux de la coquille dont le sommet est toujours très ob-
tus, presque aplati, éloignent un peu ce genre du genre
Lithoglyphus. Dans le premier groupe, outre le L. mono-
donta, Deshayes, se trouvent les deux espèces nouvelles
suivantes :
“
1. Lacunopsis @LoBosa, Poirier (PI. I, fig. 4).
Coquille subglobuleuse, néritiforme, translucide, blan-
che, à l’exception du sommet qui est rougeâtre: elle est
recouverte d'un épiderme verdâtre. La spire renflée, for-
mée presque entièrement par le dernier tour, est dirigée
obliquement à droite, d'avant en arrière. Elle se compose
de trois tours convexes réunis par une suture enfoncée.
Le dernier tour, très grand, est couvert de fines stries
transversales et de faibles côtes longitudinales, surtout vi-
sibles sur sa première moitié; très convexe en dessus,
aplati en dessous, il présente une large surface basale un
peu concave, légèrement érodée et limitée, à la circonfé-
rence, par une surface courbe et non anguleuse comme
dans le L. monodonta. Deshayes. Sur cette base, s'étale la
columelle, dont le bord interne présente, vers son mi-
lieu, une grosse dent obtuse. L'ouverture semi-lunaire,
obtuse en avant, se continue, en arrière, par un angle
étroit et prolongé en arrière. Le bord basal est &rrondi, le
bord droit demi-circulaire, épaissi à l’intérieur au niveau
du bord columellaire, est taillé en biseau et se termine en
un bord tranchant.
Longueur de la coquille, 42 millimètres ; largeur, 9,5;
épaisseur, 6,5.
RQ
Cette espèce, un peu plus grande que le L. monodonta,
Deshayes, en diffère nettement par sa spire plus aplatie,
sa suture plus profonde, et son ouverture proportionnel-
lement moins grande.
2. Lacunopsis vENTRIcosA, Poirier (PI. I. fig. 2).
Coquille subglobuleuse, néritiforme, épaisse, translu-
cide, blanchâtre, à l’exception du sommet qui est rou-
gedtre; épiderme verdâtre. La spire, très-renflée, formée
presque entièrement par le dernier tour, est dirigée obli-
quement d'avant en arrière. Elle se compose de trois tours
et demi, réunis par une suture linéaire. Le dernier tour,
très grand, très convexe en dessus, est couvert de fines
stries d'accroissement et d’une légère côte transverse,
d’où partent quelques plis sinueux, se dirigeant vers la
suture. Sur sa base, non érodée , légèrement convexe,
s’étale la columelle, dont le bord interne porte en son
milieu une dent plus aiguë que dans l'espèce précédente.
L'ouverture semi-lunaire, obtuse en avant, se continue
en arrière par un angle étroit, prolongé jusqu’à la limite
de la columelle. Le bord basal est arrondi, le bord droit
semi-circulaire est épaissi en dedans et se termine, au
dehors, en un bord tranchant.
Longueur de la coquille, 9 millimètres; largeur, 7,5;
épaisseur, 6.
C'est peut-être de ce groupe qu'il faudrait rapprocher
le Paludomus stomatodon de l’Inde, pour lequel Benson a
créé le genre Stomatodon.
Le deuxième groupe comprend, outre le L. Jullieni,
Deshayes, l'espèce nouvelle suivante :
Qi) =
5. Lacunorsis HarManpi, Poirier {PI. E, fig, 5).
Coquille subcirculaire, translucide, blanche, lisse, revê-
tue d’un épiderme vert brunâtre. La spire renflée, for-
mée presque entièrement par le dernier tour, est dirigée
obliquement d'avant en arrière. Elle se compose de deux
tours et demi, dont le dernier est tellement grand, qu'il
constitue presque toute la coquille. Il est fortement con-
vexe, surtout en arrière. La base est aplatie, légèrement
concave, de sorte que la face postérieure et la face basale
du dernier tour forment, entre elles, un angle dièdre
aigu, dont l’arête semble être la continuation du bord
droit. La columelle très large a son bord interne simple
et droit: sa surface se confond avec celle de la base du
dernier tour. L'ouverture petite, semi-lunaire, obtuse en
avant, se termine en arrière en un angle peu profond,
prolongé en arrière. Le bord droit, demi-circulaire, est
épaissi en dedans, taillé en biseau et tranchant sur ses
bords.
Longueur, 8 millimètres; largeur, 7; épaisseur, 4.
IT. Genre JULLIENIA, Crosse et Fischer.
Dans le genre Jullienia, la coquille est petite, transpa-
rente, recouverte d’un épiderme verdâtre; la spire est
médiocre, conique. La base est aplatie; louverture est
entière, semi-circulaire; le bord droit est très épaissi.
L’opercule est semi-lunaire, paucispiré et à nucleus sub-
apical.
La dent rachiale présente, sur sa face antérieure et de
chaque côté, 5 denticules; son bord recourbé présente, en
général, un grand nombre de denticules, excepté dans la
J. costulata et sa variété fasciala.
— 10 —
Les autres dents ont toutes leur bord denticulé.
Aux J. flava, Deshayes et J. tricostata, Deshayes, j'ai pu
ajouter les espèces suivantes qui toutes sont un peu plus
petites que les espèces de Deshayes.
4. Juezienta Harmanpt, Poirier (PI. I, fig. 4),
Coquille petite, semi-globuleuse, transparente, unico-
lore, blanche, recouverte d’un épiderme jaune-verdûtre.
Spire courte, conique, aiguë, formée presque entièrement
par le dernier tour très grand. La spire se compose de
4 tours, les deux premiers lisses et convexes, les deux der-
niers portant deux côtes transverses, d’abord très faibles,
s’accentuant de plus en plus et devenant, surtout la se-
conde, fortement granuleuses sur la face supérieure du
dernier tour : ces côtes disparaissent avant d'arriver au
bord. Le dernier tour, fortement convexe en dessus, est
aplati en dessous et légèrement concave, la base de la
coquille paraissant comme coupée et bornée à la circon-
férence par un angle obtus. La columelle, médiocrement
développée, a son bord interne légèrement concave. Le
péristome est entier, épais ; l'ouverture est ovale, circu-
laire en avant et légèrement aiguë en arrière ; le bord
droit, demi-circulaire, est très épaissi et légèrement vari-
queux.
Longueur 6 millimètres, largeur 5.
5. JULLIENIA COSTATA, Poirier (PI. E, fig. 5).
Coquille petite, subglobuleuse, transparente, blanche,
à l'exception du sommet rougeûtre, recouverte d’un épi-
derme brun, à spire pointue, très courte, formée de
L tours ; les premiers, légèrement convexes; le dernier,
très grand, formant presque toute la coquille, est très con-
HUE
vexe en dessus et aplati en dessous. Lesdeux derniers tours
portent de trois à quatre côtes transverses, légèrement gra-
nuleuses ; la première présente, vers le milieu da dernier
tour, un plus grand développement et devient anguleuse.
Toute la surface de la coquille est couverte de stries d’ac-
croissement légères et irrégulières. La base de la coquille
est aplatie et bornée, à la circonférence, par un angle
obtus; la columelle est médiocrement développée; son
bord interne obtus est légèrement concave; le péristome
est entier, épais. L'ouverture, assez grande, est semi-cir-
culaire, arrondie en avant et légèrement anguleuse en ar-
rière. Le bord droit, semi-circulaire, est très épaissi et
légèrement variqueux.
Longueur 6 millimètres, largeur 5.
Cette espèce présente une variété (var. 8. fasciata, pl. T,
fig. 6) de coloration brune, à l’exception des côtes trans-
verses et de la base de la coquille, qui sont blanches.
Comme dans le type, cette variété présente un nombre
de côtes variant de deux à quatre.
6. JULLIENIA NopuLosa, Poirier (PI. E, fig. 7).
Coquille petite, transparente, blanche, recouverte d’un
épiderme verdâtre, à spire aiguë, conique, plus allongée
que dans les espèces précédentes, formée de cinq tours:
les premiers, légèrement convexes, le dernier, prenant un
grand accroissement, convexe en dessus, aplati en des-
sous. La surface de la coquille est munie de trois côtes
transverses, devenant fortement noduleusessur le dernier
tour et s’évanouissant un peu avant la fin du dernier tour.
Ce tour présente, en outre, une ou deux autres séries de
granulations, mais elles sont beaucoup moins marquées
que les précédentes. Toute la surface de la coquille est
couverte de légères stries d’accroissement. La base de la
SA =
coquille est aplatie et terminée, à la circonférence, par
un angle obtus. La columelle, médiocrement développée.
a son bord interne obtus et légèrement concave. Le péris-
tome est continu, l'ouverture semi-lunaire, le bord externe,
semi-circulaire, est fortement épaissi et légèrement sub-
variqueux.
Longueur de la coquille 7 millimètres, largeur 5, épais-
seur 4,5.
7. JULLIENIA ACUTA, Poirier (PI. [, fig. 8).
Coquille petite, allongée, transparente, recouverte
d’un épiderme verdâtre, à spire aiguë, conique, bien dé-
veloppée, formée de cinq tours et demi, convexes, s'ac-
croissant régulièrement jusqu'au dernier qui prend un
très grand développement. Ce dernier tour, très convexe
en dessus, est très légèrement aplati en dessous. La sur-
face de la coquille est couverte de cinq côtes transverses,
se continuant jusqu’à la fin du dernier tour ; les deux pre-
mières sont faiblement granuleuses. La columelle, mé-
diocrement développée, a son bord interne presque recti-
ligne ; le péristome est continu, l'ouverture est semi-lu-
naire ; le bord externe demi-circulaire, fortement épaissi,
est légèrement subvariqueux.
Longueur de la coquille 6,5 millimètres, largeur 4,5,
épaisseur 4,5.
HT. Genre PACHYDROBIA, Crosse et Fischer.
En 1876, MM. Crosse et Fischer créèrent le genre Pa-
chydrobia pour une espèce rapportée du Cambodge par
MM. Jullien et Harmand et, d’après les caractères de la
coquille et de lopercule, ils crurent devoir le placer dans
CS" 22
la voisinage des Hydrobia, Depuis ce temps, M. Harmand fit
parvenir au Muséum, conservés dans l'alcool, quelques
individus de l'espèce qui constitue le type du genre, le Pa-
chydrobia paradoxa.
L'examen de l'animal du Pachydrobia paradoxa nous à
permis de préciser davantage la place que ce genre devait
occuper dans la nomenclature.
Le pied de l’animal est triangulaire ; son mafle est al-
longé ; les tentacules longs portent, à leur base, un léger
renflement oculaire. La branchie de droite est très déve-
loppée, celle de gauche est rudimentaire. Le pénis, simple,
situé sur le côté, est éloigné du tentacule droit, caractère
qui place bien les Pachydrobia dans la famille des Hydro-
binæ, ce que l’examen de la coquille et de l’opercule
avait déjà conduit MM. Crosse et Fischer à supposer. Mais,
d'après les caractères tirés de la radula et en se rapportant
au tableau synoptique des genres de la famille des Hydro-
binæ donné par Stimpson, ce ne serait pas dans le voisinage
immédiat des Hydrobia que ce genre devrait être placé.
En effet, dans ce tableau, les Hydrobia sont dans la pre-
mière division des Hydrobinæ à opercule corné, ayant
pour caractère de n'avoir pas plus d’un denticule de
chaque côté sur la dent rachiale. Or, chez les Pachydrobia,
cette dent rachiaie porte au moins quatre denticules de
chaque côté.
D'après ce caractère, les Pachydrobia doivent rentrer
dans le deuxième groupe des Hydrobinæ à opercule corné,
ef, comme la dent intermédiaire présente huit denticules
inégaux et que la verge de l'animal est simple, ce genre
doit être placé à la suite du genre Gillia.
Un caractère tout spécial à la dent rachiale des Pa-
chydrobia est d’avoir son bord recourbé terminé, non en
un denticule triangulaire, comme dans les autres genres
Re DRE
d’'Hydrobinæ, mais en un denticule rectangulaire, entouré,
de chaque côté, de trois denticules coniques.
Jusqu'alors, le genre Pachydrobiàa ne renfermait que
deux espèces : l’espèce type, le P. paradoxa, Crosse et Fis-
cher, et une espèce de Siam, le P. parva, Lea.
Dans le dernier envoi de M. Harmand, se trouvaient
sept espèces appartenant à ce genre et que je crois nou-
velles, ce qui porterait à neuf le nombre des espèces con-
nues du genre Pachydrobia. Toutes ces espèces ont été
rencontrées par M. Harmand dans les îles de Không, en-
fouies dans le sable des bancs ou à la pointe des îlots.
8. PACHYDROBIA spiNosA, Poirier (PI. Il, fig. 4).
Coquille imperforée, rissoiforme, épaisse, translucide,
unicolore, blanche; épiderme légèrement verdâtre. Les
tours de spire, au nombre de cinq et demi, sont légè-
rement convexes et munis de petits sillons longitudinaux.
Le dernier tour porte, à sa face dorsale, une petite épine
dont la pointe légèrement tronquée est dirigée vers le
sommet. Ce dernier tour, faiblement convexe sur sa face
dorsale, est aplati sur sa face ventrale; sa longueur est
presque égale aux trois quarts de la longueur totale. Le
bord de l’ouverture est réfléchi et forme une petite varice.
L'ouverture est oblique, semi-cireulaire, à péristome épais,
entier el réfléchi. Sa couleur est la mème que celle de la
coquille. Le bord columellaire, droit, est plus épaissi vers
le haut ; le bord basal est arrondi et le bord externe légè-
rement sinueux.
La longueur de la coquille est de 8 millimètres, la lar
geur de 5. La longueur del’ouverture est de 5 millimètres
et sa largeur de 5.
Cette coquille, ainsi que la suivante, offre beaucoup de
ressemblance avec le P. paradoxa. Elle en diffère par sa
taille plus petite, par sa coloration moins foncée, par son
avant-dernier tour de spire moins renflé et surtout par
l’épine que porte la face dorsale de son dernier tour.
9. PacayDpRoBIA BERTiINI, Poirier (PI. IL, fig. 2).
Coquille rissoiforme, épaisse, translucide, unicolore ;
coloration blanche ; épiderme verdâtre. Les tours de spire,
au nombre de cinq et demi, sont convexe et ornés d’un
très grand nombre de petites côtes très apparentes. Le
dernier tour, convexe sur sa face dorsale, est légèrement
aplati sur sa face ventrale et faiblement variqueux près du
bord. L'ouverture est obliquement semi-circulaire. Le
péristome est sinueux, épais, entier, réfléchi, de couleur
cendrée verdâtre et à bords réunis par un dépôt calleux
de même couleur. Le bord columellaire est droit, le bord
basal arrondi et le bord externe légèrement sinueux vers
la suture.
Longueur de la coquille 8 millimètres, largeur 4. Lon-
gueur de la bouche 4 millimètres, largeur 2,5.
Cette petiteespèce présente de grandes analogies de forme
avec le P. paradoxa, Crosse et Fischer. Elle en diffère par
sa taille plus faible et surtout par les fines côtes dont elle
est couverte.
10. PACHYDROBIA FISCHERIANA, Poirier (PI. IE,
fig. 5).
Coquille rissoiforme, épaisse, d’une coloration blanche
uniforme, recouverte d’un épiderme brun verdâtre. La
spire médiocre présente cinq tours ct demi, convexes,
ornés de lignes très fines d’accroissement. Le dernier tour
très-grand, convexe sur sa face dorsale, est aplati sur sa
face ventrale et subvariqueux près du bord. L'ouverture
NE NC
est obliqiement semi-circulaire. Le péristome sinueux,
très épais, entier, réfléchi, de couleur brun verdâtre, a ses
bords réunis par un fort dépôt calleux. Le bord columel-
laire est droit, le bord basal arrondi, et le bord externe
légèrement sinueux et réfléchi.
Longueur de la coquille 12 millimètres, largeur 7. Lon-
gueur de la bouche 6 millimètres, largeur 5,5.
41. PacayproBIA HARMANDt, Poirier (PI. IL, fig. 4).
Coquille imperforée, rissoiforme, épaisse, translucide,
unicolore. Le test blanchâtre est recouvert d’un épiderme
jaune-verdâtre. La spire est assez élevée. Les tours de spire,
au nombre de huit, sont convexes ; les deux premiers sont
lisses, les autres sont couverts de côtes saillantes, bien
développées, un peu obliques et régulièrement espacées.
Les côtes du dernier tour s’évanouissent vers la base.
Toute la surface de la coquille est couverte de fines stries
d'accroissement. Le dernier tour, convexe sur la face dor-
sale, est légèrement aplati sur la face ventrale. Sa longueur
_est la moitié de la longueur totale. Le bord est réfléchi et
forme une petite varice. L'ouverture est semi-circulaire ;
le péristome sinueux, épais, entier, est recouvert par l’é-
piderme, qui y prend une teinte plus foncée. Le bord
columellaire est droit. le bord basal circulaire, le bord
externe sinueux.
Longueur de la coquille 10 millimètres, largeur 4,5;
longueur de la bouche 4,5, largeur 5.
12. PACHYDROBIA VARIABILIS, Poirier (PI. IT, fig. 5).
Coquille imperforée, rissoïforme, épaisse, translucide,
unicolore; coloratien blanche ; épiderme verdâtre et par-
fois noirâtre. Spire élevée, conique; tours de spire au
nombre de neuf; les premiers faiblement convexes, pres-
Eu Den
que lisses, les trois derniers munis de sept à neuf côtes
obliques, très saillantes supérieurement, disparaissant sur
la partie antérieure du dernier tour. Toute la surface de
la coquille est couverte de fines lignes costiformes longi-
tudinales, se rencontrant aussi sur les côtés. Dernier tour
convexe sur la face dorsale, aplati sur la face ventrale; sa
longueur est la moitié de la longueur totale; le bord est
réfléchi, légèrement variqueux. Ouverture oblique, semi-
circulaire. Péristome sinueux, épais, entier, réfléchi, de
couleur verdâtre, bords réunis par un fort dépôt calleux ;
bord columellaire droit, bord basal arrondi, et, dans
quelques individus, légèrement anguleux; bord externe
sinueux.
Longueur, 15 millimètres; largeur, 7 mill.; longueur
de la bouche, 6 mill.; plus grande largeur, 4 mill.
15. PACHYDROBIA SCALAROIDES, Poirier (PI. IT,
fig. 6).
Coquilleimperforée, épaisse, renflée, unicolore, blanche
avec un épiderme verdâtre. Les tours de spire sont au
nombre de sept, chacun d’eux étant nettement séparé de
ses voisins. Les premiers tours sont convexes et les der-
niers subanguleux. La coquille est ornée de côtes longi-
tudinales, faibles sur les premiers tours, mais devenant
de plus en plus fortes sur les suivants. Sur le dernier tour,
ces côles forment une ligne de petits mamelons sur la
partie anguleuse de la spire. Le dernier tour, convexe sur
sa face dorsale, est un peu aplati sur sa face ventrale; sa
longueur est d'environ les deux tiers de la jongueur to-
tale. L'ouverture est obliquément semi-circulaire ; le pé-
ristome est sinueux, épais, entier, réfléchi, de couleur
vert-noirâtre ; ses bords sont réunis par un dépôt calleux
2
LE MON c0
de même couleur que le reste du péristome. Le bord co-
lumellaire est droit, le bord basal arrondi; le bord ex-
terne, réfléchi, subvariqueux, présente une sinuosité très
nette près de la suture, sa partie inférieure s'étendant en
forme de lèvre.
Longueur de la coquille, 46 millimètres ; larg. 11 mil-
lim.; longueur de la bouche, 10 mill.; largeur, 6.
14. PAcHyDROBIA puBiosa, Poirier (PI. IF, fig. 7}.
Coquille imperforée, renflée, épaisse, translucide, uni-
colore; coloration blanche; quelques traces d’un épi-
derme verdâtre. Spire courte ; tours de spire au nombre
de cinq, les premiers légèrement convexes, lisses; le der-
nier, très renflé, est muni, sur sa face supérieure, de
quelques nodules, dont trois surtout sont bien accentués.
Ce dernier tour, très convexe sur la face dorsale, aplati
sur la face ventrale, a une longueur formant environ les
deux tiers de la longueur totale. L'ouverture est oblique,
semi-circulaire; le péristome faiblement sinuenx, très
épais, entier, de couleur verdâtre; le bord columellaire
est droit, le bord basal arrondi, le bord externe faible-
ment sinueux.
Longueur de la coquille, 16 millimètres ; larg., 7 mil-
lim.; longueur de la bouche, 7 millim.; largeur, 5 mill.
1 A LS
Explication des Planches.
PLANCHE I.
Fig. 4. Lacunopsis globosa, Poirier.
Fig. 2. — ventricosa, Poirier.
Fig. 2 bis. Opercule de L. ventricosa.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
. d.
ce, 4D
Lacunopsis Harmandi, Poirier.
. à bis. Opercule de L. Harmandi.
. 4. Jullienia Harmandi, Poirier.
. 4 bis. Opercule de J. Harmandi.
de
g. 6.
ere ET AE LES
Jullienia costata, Poirier.
— — var. fasciata.
— nodulosa, Poirier.
— acuta, Poirier.
PLANCcue II.
Pachydrobia spinosa, Poirier.
— Bertini, Poirier.
— Fischeriana, Poirier.
— Harmandi, Poirier.
— variabilis, Poirier.
— scalaroides, Poirier.
— dubiosa, Poirier.
PLANCHE IT.
. Dents linguales du Pachydrobia paradoxa, Crosse
et Fischer : a, dent rachiale ; b, c, d, dents la-
térales.
. Pachydrobia paradoxa, Crosse et Fischer : le Mol-
lusque extrait de la coquille et partiellement
ouvert, afin de laisser voir les branchies.
. Dents linguales du Jullienia Harmandi, Poirier :
a, dent rachiale; b, c, d, dents latérales.
. Dents linguales du Jullienia costata, Poirier :
a, dent rachiale ; b, c, d, dents latérales.
. Dents linguales du Lacunopsis ventricosa, Poi-
rier : 4, dent rachiale; b, c, d, dents latérales.
nec
= 9ÿ —
Note sur la synonymie de l’Helix migrilabris,
Martens, d'Australie,
Par H. CROSSE.
M. Cox a décrit et figuré, sous le nom d’Helix Edwardsi,
dans sa belle Monographie des Coquilles Terrestres d'Aus-
tralie (4), une remarquable espèce du groupe des Xantho-
melon, voisine de l’H. pomum de Pfeiffer, mais s’en dis-
tinguant facilement par sa taille généralement un peu
plus petite, par la coloration d’un brun marron du tiers
supérieur de ses tours de spire et surtout par son péris-
tome d’un noir brunâtre très foncé, couvert de fines gra-
nulalions et à bords réunis par un épais dépôt calleux,
de même couleur, pénétrant à l’intérieur et également
granuleux. On sait que l’Helix pomum, dont les tours de
spire sont d'un jaune clair et uniforme, possède un pé-
ristome d’un blanc pur, entièrement lisse et à apparence
de la porcelaine.
Malheureusement, il existait déjà antérieurement, dans
la nomenclature, un Helix Edwardsi, espèce de Virginie,
décrite par M. Th. Bland, en 1852 (2), et dédiée par lui
à M. W. H. Edwards qui l'avait découverte. Le nom de
l'espèce Australienne ne pouvait donc pas subsister. C’est
ce qu'a très bien compris M. J. Brazier, lorsqu'il a, en
1870 (5), changé le nom de l'espèce de M. Cox en l'ap-
pelant Helix (Galaxias) Meadei, en souvenir d’un de ses
(4) Mon. Austral. Land. Shells, p. 109, pl. xix, fig. 3, 1868.
(2} Ann. Lyc. Nat. Hist. New-York, vol. VI, p. 277, pl. 1x,
fig. 14-16, 1858.
(3) Proc. Zool. Soc. London, p. 662, 1870.
2 ‘ab =
amis scienlifiques, son compagnon de voyage à bord du bâ-
timent de guerre de la marine Anglaise « Curaçao », le
lieutenant Meade. Seulement, le nom de M. Brazier ne
peut pas plus subsister que celui de M. Cox. En effet,
entre 4868, date de la première description scientifique
de M. Cox, et 1870, date de la rectification de M. Bra
zier, il est arrivé qu’un troisième naturaliste, M. E. von
\iartens a de nouveau décrit la même espèce en 1869 (1),
sous la dénomination d’Helix nigrilabris, et sans paraître
avoir alors connaissance du travail de M. Cox, car il ne le cite
pas. Nous devons ajouter que, sans doute par suite d’une
faute d'impression, M. Th. Biand, dans sa diagnose ori-
ginale, a désigné son espèce de l'Amérique septentrio-
nale sous la dénomination d'H. Edvardsi, et que cette
faute a été répétée sans observation, par Pfeiffer, dans le
septième volume de sa Monographie des Hélicéens (2),
bien que la rectification nécessaire eût été effectuée par
Geo. W. Tryon, antérieurement (5).
Ce qui augmente encore la confusion qui règne au su-
jet de l’Helix Edwardsi, Cox, c’est que M. E. von Mar-
tens, en décrivant la même espèce sous la dénomination
d'H. nigrilabris, lui a assigné un faux habitat, en la don-
nant, sur les indications erronées de M. R. Schomburgk,
qui se l’était procurée à Adélaïde, comme provenant de
l’intérieur de l'Australie méridionale, alors que, en réa-
lité, elle vit à l’extrémité opposée du continent Australien,
sur la Terre d'Arnhem.
Quoi qu'il en soit, il nous paraît incontestable que la
dénomination employée par M. E. von Martens doit pré-
(1) Malak. Blätter, vol. XVI, p. 79, 1869.
(2} Mon. Helic., vol. VIT, p. 306, 1876.
(3) Amer. Journ. Conch., vol. IT, p. 59, pl. 1x, fig. 34,
1867.
99%
valoir et que l’espèce australienne dont nous nous occu-
pons doit être définitivement inscrite, dans la nomencla-
ture, sous le nom d’Helix nigrilabris, comme l’établit sa
synonymie.
HELIx NiGRiLaBris, Martens.
Helix Edwardsi, Cox, Monog. Austral. Land-Sh. p. 409,
pl. XIX, fig. 5, 1868 (non Bland).
— (Xanthomelon) nigrilabris, Martens, Malak. BI.
vol. XVI, p. 79, 1869.
— (Galaxias) Meadei, Brazier, Proc. Zool. Soc. London,
p. 662, 1870.
— Edwardsi (Xanthomelon), Paetel, Cat. p. 89, 1873.
— Edwardsi, Pfeiffer, Monog. Helic. viv. vol VIT,
p. 568, 1876.
Hab. Liverpool River, Terre d’Arnhem, Australie Sep-
tentrionole (Edwards). HS: Ce
Unionidæ nouveaux ou peu connus,
Par H. Drouër (1).
(3e article.)
25. UNio pesecrus, Drouët.
T. ovali-subelongatu, convexo-ventricosula, crassula,
solida, fulva vel pallide fusca, sæpe obscure viridi-ra-
diata, ad oras rugosa, cœterum lœvis, nilida, supra sub -
convexæa, infra concava, antice rotundata, postice atte-
nuato-subacuta; umbones tumidi, prominentes, candidulr,
1) Voy. Journ. de Conchyl., vol. XX VIF, p, 137 et 327, 1879.
AE Es
lœves; apices abrupte desecti ; area depressiuscula, elon-
gata; dens exsertus, crassulus, cristato-denticulatus ;
lamella valida; sinus vixæ incisus, elongatus ; marga-
rila albo-carneu, nitidissima ; callus marginalis crasulus.
— Long. 70-75; alt. 38; diam.25 mill.
Hab. Le Pénée (Thessalie) (Thuesse). — Les sommets
sont larges, lisses, blanchâtres, élevés, très rapprochés.
Les crochets sont nettement coupés ou usés par frotte-
ment, comme si l’on avait passé une lime entre Îles
pointes, particularité qui s’observe mème chez les sujets
non adultes. Le corselet est fortement accentué dans sa
partie antérieure.
2%. UNio DECIPIENS, Drouët.
T'. oblonga, convexa, crassa, solidissima, rugosula, vix
nitida, luteola fusco-zonata, supra horizontalis, infra
rectiuscula, antice late rotundala, postice in rostrumbreve,
attenuato-rotundatum desinens ; umbones tumidi, promi-
nentes, lœves; areola conspicua; ligamentum prominu
lum, validum ; area vix impressa ; denselongatus,crassus,
supra valde striatus, infra lœvis, grosse cristatus; la-
mella valida; sinus modice incisus, prælongus: impres-
siones anticæ profundæ; margarila lactea, pallide car-
neo tincta, subnitida; callus marginalis incrassatus, —
Long. 85; alt. 45; diam. 25-27 mill.
Hab. Le lac de Scutari : Albanie turque (Klecak). —
À égalité de croissance, cette espèce est toujours plus
épaisse, plus pesante que l’U. tumidus. Chez les jeunes,
qui sont jaunâtres avec des zones brunes, le rostre est
court et aigu, comme chez l’U. tumidus ; mais, avec l’âge,
cette disposition disparaît promptement pour faire place
En LUN
à un rostre moins atténué et subarrondi. Les sommets
sont gonflés, proéminents, régulièrement arrondis, lisses,
même dans le jeune âge. La nacre est épaisse, d’un blanc
mat, quelquefois légèrement leintée de rosâtre. Le callus
margiual est épais et très saillant à sa terminaison.
25. Unio STEVENIANUS, Krynicki, an sched. (1837).
T. oblongo-elongata, ventricosa, crassa, olivacea, fusco-
zonala, costato-suleata,sat nitida, supra rectiuscula, infra
concava, vix subsinuala, antice late rotundata, postice
elongatula, in rostrum subattenuatum, obscure trunca-
tulum producta; umbones tumiduli, lœviusculi vel ad
apicem viæ plicatuli, pallidi; ligamentum validum ; dens
crassus, validus, obscure trigonalis, salcatus, cristato-
denticulatus; lamella valida; sinus incisus; margarita
candido-carncola, viæ subnitida, sub lente subtilissime
granulato-lineolatu. — Long. 70-80; alt. 40; diam.
27-30 mall.
Hab. Le Salgir, à Simféropol (Krynicky); VAraxe (Sie-
vers); le Rion (Sievers). — Cette espèce appartient au
groupe des U. crassus et ater. Elle diffère de ce dernier
par son test plus épais, ses sommets plus lisses, constam-
ment blanchâtres, surtout par ses dents plus épaisses et
plus robustes. Le bourrelet marginal formé par la nacre
est très épais, chez les adultes, à la partie antéro-inférieure,
et forme un callus élevé et subsinué à sa terminaison.
Enfin les fines granulations ou rides très menues de la
nacre sont bien apparentes et constantes. La réunion de
ces caractères nous engage à conserver cette espèce dont
Krynicki n’a pas donné la description, mais qu’il a nom-
mée dans le Musée de Kharkov et citée dans son catalogue
nominal, inséré au Bulletin des Naturalistes de Moscou
ARON
(année 1837). Les échantillons que nous avons vus sont
authentiques : ils proviennent du Musée de Kharkov
(Stépanoff) et du Muséum de Saint-Pétersbourg.
26. Unio GarGorTÆ, Philippi, Moll. Sic. I, 66,
t. V,f. 6 (1856).
T. subreniformis, elongata, convexæo-subdepressa, soli-
diuscula, rugosiuscula, superne nitida, rufo-fusca vel
olivacea, supra convexo-arcuata, infra sinuala, antice
subattenuata, postice longissima, in rostrum subdecur-
vatum, æquilatum producta; umbones vix tumiduli (decor-
ticati) ; ligamentum tenue, concolor ; dens parvus,humils,
crassulus, obscure triangularis, denticulutus; lamella
prælonga; sinus minimus; margarita pallide cœærulea,
superne lividula. — Long. 65-75; alt. 28-33; diam.
20-22 mull.
Hab. Les cours d’eau du nord de la Sicile (Phihppt ;
Gargotta ; Grohmanx ; Brugnone). — Le Musée Zoolo-
gique de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg
possède deux beaux types donnés par Grohmann. L’unique
exemplaire de ma collection vient de Gargotta. Après la
figure originale de Philippi, la meilleure est celle de lIco-
nographie (f. 495). Espèce bien distincte de la suivante,
el peu répandue daus les collections.
27. Unio Arapz, Philippi, Moll. Sic. Il, 49 (1844).
T. oblongo-subreniformis, conveæa, vix subcompressa,
crassula, solida, olivacea, strialo-rugosa, nitidiuscula,
supra conveæa, infra pone medium sinuala, antice late
rotundata, postice in rostrum attenuato-truncatulum,
decurvatum producta ; umbones tumiduli, undato-plicati ;
dens crassus, exserlus, truncatus, denticulatus; lamella
Lars
curvilinearis ; margarita albo-cœærulea, plerumque œneo-
maculata, nitidula. — Long. 75-80; alt. 38-40; diam.
25-28 mull.
Hab. Sicile. Une petite rivière, près de Francofonte
(Benoît ; Brugnone); l'Anapo, près de Syracuse (Benoît);
le Giarretta (Benoît ; Tiberi). — 11 y à de bonnes figures
de cette espèce dans Kuster (pl. 28, f. 6) et dans l’Zcono-
graphe continuée par Kobelt (f. 1146-1147). — En
outre des U. Gargotlæ et Aradæ, quelques auteurs ont
cité, comme vivant en Sicile, les U. littoralis et Turtonii
qui semblent ne pas y exister. On ne connaît pas l’U. loba-
tus, Cristofori et Jan, qui se réfère sans doute à l’un des
deux ci-dessus décrits.
28. Unio Heznur, Küster, Conch. Cab., 111, t. 50,
f. 5-7 (U. phaseolus, Held, in sched.; Rossm.
f. 4649).
T. oblongo-reniformis, valde inœquilatera, convexo-
ventrosa, crassula, solida, caslanea vel luleo-olivacea,
dense ruditerque slriata, rugosa, supra conveæa, infra
relusa, antice brevissima, postice in rostrum linguæforme,
decurvalo-rotundatum producta; umbones prominul,
parce plicatuli; dens trigonalis, acutiusculus, crassulus,
obtuse crenulatus ; lamella convexula ; sinus brevis ; mar-
garita ulbo-lividula, viæ nitidula.— Long. 50; alt. 25;
diam. 24 mall.
Hab. Un bras de l’Inn, près de Passau (Held); la Po-
dolie(Eichwald, in Mus. Petropol.); la Saône, à Charrey
(Côte-d'Or). — Les types originaux de Held nous été com-
muniqués par M. Clessin. La plus grande conformité
existe entre les spécimens Bavarois et ceux du Muséum
de Saint-Pétersbourg ; même remarque pour ceux qui
en SD
ont été pêchés dans la Saône. Tous les exemplaires sont
réniformes, ventrus, avec les stries d’accroissement très
accentuées et les sommets fort rapprochés du bord anté-
rieur. Sur la sinuosité médiane du bord inférieur, s'appuie
une dépression oblique, indiquée à l’intérieur par une
forte nervure saillante.
29. Unio souamosus, Charpentier, Moll. Suiss.,
t. Il, fig. 22 (1837); Brot, Nayad. du Lém.,
(OS DONS RE D
T. ellipsoidea, ventricosa, crassula, solida, lamelloso-
striata, costanea vel fusco-olivacea, supra rectiuscula, le-
viter ascendens, infra rectiuscula, viæ subretusa, antice
rotundo-attenuata, postice dilatata, late rotundata; um-
bones prominuli, pallidi, plicatuli, parce tuberculost ;
ligamentum tenue; dens tenuis, acutus, striclus, denticu-
latus ; lamellu longa ; sinus viæ incisus, sat longus ; mar-
garitu lacteo-cœrulea.— Long. 65-80 ; alt. 30-40; diam.
25-28 mill.
Hab. Les marais, près de Noville, en Suisse (Char-
pentier) ; à Chessel(Gautard); entre Yvonne et Villeneuve,
canton de Vaud (Morullet); le Naab, à Regensbourg (Held);
l’Albane, à Belleneuve (Côte-d'Or). — Il y à, chez
cette espèce, que nous proposons de conserver, trois ca-
ractères constants qui en facilitent beaucoup la détermi-
nation : ses stries lamelleuses et rugueuses ; la dilatation
spatuliforme du rostre ; et l’exiguité de la dent cardinale,
relevée en crête aiguë. Le sinus du ligament, très allongé,
est remarquable par son peu de profondeur. L’U diago-
nalis, Held (in sched.), est synonyme.
ST a ue
50. ANODONTA KLECIAKr, Drouët.
T. oblonga, modice conveæu, tenuis, lœvis, nitida, griseo-
olivacea, supra convexula, viæ ascendens, infra rectius-
cula, antice rotundata, postice parce altenuato-trunca-
tula; umbones planiusculi, rubiginosi, modice plicatuli;
ligamentum tenue ; lamellula humilis, linearis ; margarita
pulchre cϾrulea, supra pallide carneola, zonata, postice
nitida, iridescens. — Long. 60 ; alt. 35 ; diam. 20 mill.
Hab. La Krupa, affluent de la Zermagna (Dalmatie) ;
abondant (Kleciak). — Vit en compagnie de l’U. Dalma-
ticus. Du groupe de l'A. anatina : en diffère par sa forme
plus allongée, la moindre dilatation du corselet, son épi-
derme plus luisant, son test plus mince, le parallélisme
des bords supérieurs et inférieurs, ses lamellules plus
allongées. Sa taille et sa forme sont constantes.
51. ANODONTA SAVENSIS, Drouët.
T. ovali-oblonga, ventrosa, tenuis, olivacea, fusco-cingu-
lata vel viridi-radiata, apice rubiginosa, sublævis vel
subrugulosa, antice rotundata, postice in rostrum breve
truncatum producta, sub ançulo areali subdilatata, supra
vix Convexo-Subarcuata, infra rectiuscula, hians ;. angulus
arealis prominulus ; umbones iumidi, prominuli, striatuli,
apice parce plicatuli; lamellula minor; sinus vix incisus ;
margarila nilidissima, pallide cœrulescens, late albo-
zonata, pulchre iridescens, radiolata; impressiones su-
perficiales, elongatulæ. — Long. 100-130; alt. 60-72;
diam. 36-50 mill.
Hab. La Save, à Usce; le marais de Grabovac; le Ka-
micak, près de Schabatz (Serbie). — Espèce très abon-
dante en Serbie, dans la Save et ses affluents (Pancrc,
M 0 ER
Dokic). Elle appartient au groupe de l'A. piscinalis et nous
paraît avoir quelques rapports avec l'A, opalina, Küster,
mais elle est plus mince, plus fragile, plus dilatée sous le
corselet. Son rostre est assez court, légèrement relevé et
tronqué. Les sommets sont tuméfiés, luisants, finement et
régulièrement striés, rubigineux. L’épiderme est olivâtre,
avec deux ou trois zônes brunes et des rayons verts plus
où moins apparents. Chez les sujets d’âge moyen, et même
chez les adultes, les valves sont bâillantes à leur partie
inférieure et médiane. L’angle supérieur du corselet est
saillant. La nacre est très luisante, agréablement irisée,
d'un bleu pâle, avec une large zône centrale blanchâtre
ou jaunâtre pâle. Lorsqu'on l’examine avec une certaine
attention, on s'aperçoit qu’elle est finement radiolée. La
lamellule est peu accentuée et le sinus peu marqué. Les
impressions musculaires sont très superficielles ; les anté-
rieures sont très allongées et l'impression palléale est
remarquablement éloignée du bord inférieur.
92. AnoponrA Moesica, Drouët.
T. ovali-anqulosa, compressa, tenuis, translucida, lu-
teola, fusco-zonata, ad aream marina, postice dilute viridi-
radiata, rugosiuscula, antice attenuato-rotundata, postice
brevis, subacuta, medio dilatata, infra perconcava ; margo
superior oblique ascendens, abrupte arcuutus ; area trian-
gularis,perquam dilatala ; angulus arealis prominens, fere
rectus ; umbones depressi, apice parce plicatuli ; ligamen-
lum tenue, obtectum ; lamellula brevis ; sinus valde inci-
sus, longus, latus; margarita albo-subcærulescens, polita,
nilidissimu, iridescens; impressiones vix conspicuæ. —
Long. 95; alt. (sub. ang. areali) 65; diam. 25 mill.
Hab. La Save, à Usce (Serbie). Deux exemplaires
den ve
(Pancic). — Cette espèce appartient au groupe de l'A.
cymbalica (Lac de Scutari). Elle en diffère en ce qu’elle est
beaucoup plus mince et plus comprimée. Elle est briève-
ment ovale, peu allongée, mince, fragile, comprimée,
légèrement translucide. Le bord supérieur est très ascen-
dant et subitement arqué, à partir de l’angle supérieur du
corselet : il en résulte que celui-ci, qui est trèsdilaté, forme
un large triangle dont l’angle supérieur est presque droit.
Le rostre est court, un peu relevé. Le ligament est mince,
recouvert. La lamellule est courte, tandis que le sinus est
très accentué, long, concave, avec des facettes très dilatées.
Sous les crochets, qui sont très émoussés, on aperçoit un
groupe de petites impressions superficielles, au nombre
de cinq ou six. Les autres impressions musculaires sont
très superficielles. La nacre est très brillante, très lisse.
Les À. Mœsica et cymbalica sont deux formes remarquables
de l’Europe orientale, qui se différencient notablement de
nos espèces occidentales.
99. ANODONTA DORSUOSA, Drouët.
T. oblongo-elongata, oblique conveæo-dorsuosa, lenuis,
olivacea vel virescens, sulcato-costulata, nitidissima, sub
lente subtilissime striato-radiatula, supra viæ ascendens,
infra rectiuscula, late hians, postice oblique descendens,
atlenualo-obtusa ; umbones tumidi, plicatulr ; ligamentum
obtectum, area conspicua, ovali-elongata; cardo sub na-
tibus flexæuoso-subdentatus ; margarita cœærulea, pallide
carneo-zonuta, supra sæpe livida.— Long. 80-85; alt. 40-45;
diam. 25-26 maill.
Hab. La Saône, à Pontailler, Charrey, etc. (Côte-d'Or).
— Espèce du groupe de l’A. complanata. Elle est convexe-
voûlée, et cette convexité se remarque surtout à la partie
Dur QU
supérieure, à la limite du corselet, depuis les sommets
jusqu’à l'extrémité du rostre, de manière à lui donner un
aspect obliquement gibbeux et à former, vers le centre,
une légère dépression oblique. L’épiderme, olivâtre ou
verdâtre, est très luisant, inégalement sillonné-côtelé ;
observé sous la loupe, il offre des petites stries très fines,
très serrées, alignées en rayons obliques, particularité qui
se retrouve d’ailleurs chez la plupart des espèces de ce
groupe. Les valves sont très bâillantes inférieurement, dans
leur moitié antérieure. Enfin, la charnière présente, sous
les crochets, des traces de denticulation rudimentaire
(analogue à celle des Microcondylus, quoique moins pro-
noncée), sous forme d'une légère saillie allongée, qui
donne à cette partie de la charnière un aspect sinué ou
flexueux. La nacre est peu brillante, d’un bleuâtre pâle
avec des zones couleur de chair, souvent livide vers les
sommets ; sa surface présente les inégalités correspondant
à celles de la surface externe. L’impression palléale est à
peine visible : mais, sous les crochets, près de la dent rudi-
mentaire, on aperçoit deux ou trois petites impressions
supplémentaires, de forme arrondie.
HD;
Note sur le genre @livelia,
PAR P. FISCHER.
Le genre Olivella à été institué par Swainson, en 1835,
pour un groupe d’Olives de petite taille, à spire aiguë et
allongée. En 18539, A. d'Orbigny proposa un genre Olivina
pour des Mollusques qu'il avait observés sur les côtes de
Ja Patagonie et qui diffèrent de ceux des Oliva typiques
par l’absence de tentacules oculifères, et par la présence
Ro
d’un opercule. Les Olivina, étant un double emploi des
Olivella, ont dû passer dans la synonymie de ce genre.
Souleyet, en 1859, a figuré les animaux de deux espèces
d'Olivella : O. volutella et O. columellaris. Leurs carac-
tères extérieurs sont conformes à ceux des Olivella Puel-
chana et O. Tehuelchana de Patagonie, étudiés par d'Or;
bigny. Leurs opercules sont allongés, semi-ovales, obtus
aux deux extrémités (1).
Il existe donc des raisons suffisantes pour distinguer
génériquement les Ulivella des Oliva proprement dits,
d’après l’absence de tentacules et par conséquent d’or-
ganes visuels, la brièveté du pied, arrondi en arrière, et
l'existence constante d’un opercule (2).
Une petite espèce d’Olivella : O. biplicata, Sowerby, est
très répandue sur toute la côte orientale de l'Amérique
du Nord, depuis l’île de Vancouver jusqu’à San Diego (Ca-
lifornie). Elle a toujours été recherchée par les indigènes
qui l’usent, la polissent, la percent, et l’emploient comme
ornement ou monnaie sous le nom de Colcol. On en
trouve d’assez grandes accumulations dans les tumuli des
Indiens.
C’est en examinant quelques spécimens, provenant des
fouilles exécutées en Californie, par M. L. de Cessac,
voyageur du Muséum d'histoire naturelle de Paris, que je
remarquai l'absence constante de la columelle et des pa-
rois internes des premiers tours de spire; mais, comme
ces spécimens étaient fracturés et travaillés, on pouvait
(4) Gray, d’après H. et A. Adams, n'a pas trouvé d’opercule
chez l’Olivella volutella (The genera of recent Mollusca, vol. I,
p. 615). Souleyet figure celte pièce (Voy. de la Bonile, pl. xLV,
fig. 24).
(2) Quoy et Gaimard (Voy. de l’Astrolabe, vol. IL, p. 34) avaient
vu l’opercule de deux Olivella (0. zonalis et O. z1g-zag).
EP es
supposer que les Indiens avaient enlevé quelques parties
de la coquille. Je me procurai donc des coquilles fraiches,
recueillies sur le littoral ; et, en en les usant à la meule,
Je constatai que, toujours, l'axe columellaire et les cloi-
sons internes des tours étaient résorbés.
La résorption est aussi parfaite que celle des tours in-
ternes des Auricules. L’extrémité de l’axe columellaire
attenant au dernier tour est seule épargnée.
Pour m'assurer de la constance de ce caractère dans le
genre Olivella, j'ai usé le test de trois autres espèces :
O, jaspidea, O. leucozonias et 0. columellaris: la résorp-
tion y était aussi complète que chez l'O. biplicata.
Ce caractère, s'ajoutant à ceux qui nous sont fournis
par l’opercule, la forme du pied et l'absence de tenta-
cules, confirme une fois de plus la valeur de la coupe gé-
nérique proposée par Swainson.
Chez tous les autres Mollusques de la famille des Oli-
vidæ, les cloisons sont conservées, comme j'ai pu le cons-
tater, après avoir coupé plusieurs espèces du genre Oliva
(sensu stricto), des sous-genres Agaronia (0. hiatula),
Olivancillaria (0. Brasiliensis), Lintricula (0. aquatilis).
Il'en est de même chez les Ancillaria des sous-genres Dip-
saccus (A. glabrata), Sparella (A. ventricosa, A. acumi-
nata), Anaulax (A. glandiformis), et Cymbancilla (4 CA
volutella).
Les autres caractères attribués aux Olivina ont peut-
être moins d'importance. Ainsi l'opercule existerait éga-
(1) Je propose ce nom de sous-genre pour les Ancillaires à
spire três courte et à ouverture très dilatée dont l'A. volutella,
Deshayes (Mauritiana, Sow.) est le type. Gray a proposé pour
elles le nom de Anolacia, altération des Anaulax de Roissy et
qui à l’inconvénient d'établir une confusion entre deux groupes
voisins.
CPR re
lement, d'après H. et A. Adams (Genera, vol. FE. p. 142) et
Gray (Guide to Mollusca, p. 25), chez les Agaronia, les
Olivancillaria et les Lintricula (Scaphula, Swainson, non
Benson). Duclos a représenté les animaux d’Agaronia et
d'Olivancillaria sans opercule et À. d'Orbigny, qui a vu les
animaux des Oliva Brasiliensis, type du genre Olivancil-
laria, et vesicularis, type du genre Scaphula ou Lintri-
cula, n’a pas découvert d’opercules.
Les tentacules oculifères sont cachés ou absents chez les
Lintricula (0. auricularia), dont le pied est aussi obtus en
arrière que celui des Olivella ; mais les lobes du propo-
dium sont larges, dilatés et très obtus. D’après Duclos
(Mon. du genre Olive, 1855), les Agaronia portent des
tentacules très petits, sans yeux ; les Utriculina de Gray
(démembrement des Agaronia et dont on prend pour type
l'O. acuminata) seraient pourvus de deux rudiments de
tentacules colorés (la figure ne permet pas de reconnaître
si ces tubercules portent des yeux) ; enfin les Olivancil-
laria possèderaient de longs tentacules oculifères sem-
blables à ceux des Olives typiques.
Il sera nécessaire de contrôler les assertions de Gray,
Adams et Duclos, pour élucider ces questions obscures.
L'observation des animaux des Agaronia et Olivaneillaria
est d’ailleurs chose facile.
Les mœurs des Olivella sont bien connues. D'après
C. B. Adams, l'O. volutella vit en abondance sur les plages
sablonneuses de Panama, où il rampe avec beaucoup de
vivacité sur le rivage humide. Lorsque l’animal est en
mouvement, la coquille est complétement recouverte par
le manteau, qui est caché lui-même par une épaisse cou-
che de sable. Mais dès qu'il se sent atteint par le retour
du flot et que la première vague vient faire tomber son
revêtement sablonneux, 1l s'empresse de s'enterrer.
CR À CE
En étudiant l'Olivella Puelchana, A. d’Orbigny a vu
ce Mollusque développer les lobes de son pied, s’élancer
dans l’eau et y papillonner de la même manière que les
Ptéropodes.
Les lobes charnus qui recouvrent la coquille des Oli-
vella auraient donc un rôle physiologique semblable à
celui des lobes natatoires des Aplysies et des Bulles.
P:0E.
Liste des Moliusques terrestres recueillis dans
la partie septentrionale de la Basse Californie
(Mexique).
Par Henry HEMPmiEL (1).
4. Limax (AMaLIA) HEwsrTonI, J. G. Cooper.
Limax {Amalia) Hewstoni, 3. G. Cooper, Proc. Calif. Acad.
of Sc., vol. VI, p. 25, 1875.
Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la ri-
vière San Tomas (H. Hemphill).
2. HeLix (Macrocyczis) DuranTi, Newcomb.
Helix Duranti, Newcomb, Proc, Calif. Acad. of Sc., vol. IE,
p. 118, 1864.
’
(1) Traduit de l'anglais, sur le manuscrit original, par
H. Crosse. Nous ferons observer que les Mollusques terrestres
mentionnés dans la Note de M. H. Hempbill ont été recueillis
exclusivement dans la partie de l’État Mexicain de Basse Cali-
fornie Ja plus rapprochée de la frontière des Etats-Unis (État de
Californie). C’est ce qui explique les différences qui existent entre
les espèces de celte région et celles qui ont été recueillies au Cap
San Lucas, c’est-à-dire à l'extrémité opposée. HA C:
Feng A En
Hab. Basse Californie, près de la rivière San Tomas :
trois exemplaires (H. Hemphill)}. — [les Santa Barbara
(teste Newcomb); environs d’Oakland, en Californie
(J. G. Cooper).
3. HELIx (Macrocyczis), Voyana, Newcomb.
Helix (Macrocyclis) Voyana, Newcomb, Am. Journ. of
Conch., vol. [, p. 255, pl. xxv, fig. 4, 1865.
Hab. Basse Californie ; baie de Todos Santos : recueilli
un seul exemplaire, appartenant à une variété de grande
taille (H. Hemphill). — Californie : Canyon Creek, Trinity
Co. (D' Newcomb); S. Diego (J. G. Cooper); Alameda Co.
(D' Yates, H. Hemphill) ; San Francisco (J. G. Cooper).
4. Hecix (GLyprosromA) NEWBERRYANA, W.G. Bin-
ney.
Helix Newberryana, W. G. Binney, Proc. Ac. Nat. Sc.
Philadelphia, p. 115, 1858.
Hab. Basse Californie, environs de la baie de Todos
Santos, et îles Todos Santos (H. Hemphill). — Californie :
San Diego (Lieutenant Ives); Monts Temescal, près Los
Angeles (D' Newcomb).
>. HELix (ARIONTA) STEARNSIANA, Gabb.
Helix Stearnsiana, Gabb, Ams. Journ. of Conch., vol. FIEF,
p. 255, pl. xvi, fig. 1, 1867.
Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la
rivière San Thomas : Iles Todos Santos ; N. de la baie de
Todos Santos, dans l’intérieur ; îles Coronado (H. Hem-
phill). De San Tomas à Rosario (W. M. Gabb).
G. Hezix (ARIONTA) CARPENTERI, Newcomb.
Helix Carpenteri, Newcomb, Proc. Calif. Ac. Nat. Sc.,
vol. IT, p. 105, 1861.
Hab. Basse Californie : Iles Coronado (H. Hemphill) ;
Trinidad (W. M. Gabb). Cinaloa (Teste Geo. Tryon).
Californie : Tulare Valley (D' Newcomb).
7. Herix (ARIONTA) TUDICULATA, À. Binney.
Helix tudiculata, A. Binney, Boston Journ. Nat. Hist.,
vol. IV, p. 560, pl. xx, 1845.
Hab. Basse Californie, environs de la baie de Todos
Santos (H. Hemphill).— Californie : S. Diego (Lieutenant
Ives) ; Copperopolis (D° Newcomb).
8. Heuix (ArionTA) Traski1, Newcomb.
Helix Traskii, Newcomb, Proc. Calif. Ac. Nat. Sc., vol. IT,
p. 91, 1861.
Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la ri-
vière San Tomas (H. Hemphill). — Californie : Los An-
geles (D° Newcomb).
9, Hezix (AR1oNTA) KELLETTI, Forbes.
Helix Kelletti, Forbes, Proc. Zool. Soc. London, p. 55,
pl. 1x, fig. 2 a, b, 1850.
Hab. Basse-Californie, au N. de la baie de Todos Santos
(H. Hemphill).— Californie : San Diego (Lieutenant [ves),
île Catalina ; île San Nicolas.
10. SUCCINEA ciNGULATA, Forbes.
Succinea cingulata, Forbes, Proc. Zool. Soc. London,
p. 56, pl. 1x, fig. 8, 1850.
HE QE a
Hab. Basse Californie, près de l'embouchure de la
rivière San Tomas : un seul exemplaire recueilli (H. Hem-
phill). Mazatlan.
En sus des dix espèces mentionnnées plus haut, nous
avons recueilli deux Pupa indéterminés, provenant des
environs de l’embouchure de la rivière San Tomas et
dont l’un est voisin du Pupilla Californica, Rowell, mais
plus petit, et une espèce de Succinea, également indéter-
minée et provenant de la même localité. H. H.
a
Note critique sur la Monographie du genre
Velorita de M. G. B. Sowerby,
Par EnGar A. Smiru (1).
La Monographie qui fait l’objet des courtes observa-
tions qui suivent à été publiée dans le Conchologia fco-
nica, grand ouvrage de Reeve, qui est heureusement ter-
miné actuellement, et qui, depuis la mort de l’auteur, a
été continué par le dessinateur des planches, M. G. B. So-
werby.
Ce travail se compose seulement d’une page de texte et
d’une planche. Cette page unique est malheureusement,
comme c’est souvent le cas dans les écrits de son auteur,
remplie d'erreurs scientifiques.
Tout d’abord, on nous apprend que les Velorita sont :
« Molluscum acephalopodum, bimusculosum, fluviahile. »
Qu'est-ce que peut bien être, au juste, un « HMolluscum
acephalopodum ? » C’est ce que, sans doute, M. Sowerby
est mieux en état d'expliquer que nous.
(4) Traduit de l’anglais, sur le manuscrit original, par
H. CROSSE.
ER ge
Quant au mot « bimusculosum », il nous paraît hors de
doute que l’auteur n’a pas eu l'intention de prétendre que
le Mollusque dont il parlait ne possédait que deux mus-
cles, en tout, mais que son expression s'applique à la sec-
tion des Lamellibranches, dans laquelle l’animal clôt sa
coquille à l’aide de deux muscles adducteurs (les Dimyaires
de Lamarck).
L'expression de fluviahle, lorsqu'elle est appliquée
à un Mollusque, signifie invariablement que l'animal
habite l’eau douce. Or, comme les Velorita vivent exclu-
sivement à l'embouchure des fleuves, c'est-à-dire dans des
régions où l'eau est salée, ou tout au moins saumätre, le
terme de Mollusques d'estuaires serait plus exact et mieux
approprié à leur véritable nature que celui de Mollusques
fluviatiles.
Dans les quelques observations qui suivent la diagnose
générique, M. Sowerby nous apprend que le genre Velo-
rita se compose de deux espèces, l’une bien connue, le
Ÿ. cyprinoides, et l’autre récemment décrite par M. Smith,
du British Museum.
Puisque M. Sowerby affirme que le V. cyprinoides est
si bien connu, il semble étrange qu’il vienne dire, un peu
plus loin, que cette espèce n’a pas été décrite et que la
dénomination employée est simplement un nom manuscrit,
appliqué, par feu le D” Gray, aux exemplaires du British
Museum. Maintenant, comme cette espèce a été bien et
duement caractérisée par Gray, en 1825, dans les Annals of
Philosophy, sousle nom deCyrena cyprinoides, puis figurée
subséquemment, dans l'Index Testaceologicus de Wood,
comme Venus, figurée encore, dans le douzième volume
de l'édition Griffith du Règne animal de Cuvier, sous l’ap-
pellation générique de Villorita, changée, plus tard, par
l’auteur, pour celle de Velorita; comme, entin, elle se
a
trouve mentionnée dans deux ou trois Monographies des
Corbiculidæ, dont M. Sowerby paraît ne pas soupçonner
l'existence, le fait d'affirmer que le V. cyprinoides est
une espèce inédite dénote une ignorance scientifique véri-
tablement inexcusable.
Pour la seconde espèce du genre, M. Sowerby, après
m'en avoir attribué, d’abord, la création, en fait honneur,
ensuite, à M. S. Hanley. Je présume que le nom spéci-
fique de V. Cochinensis est également considéré par lui
comme un nom manuscrit. D'ailleurs, il s’en réfère à un
Mémoire qui aurait été publié par moi, dans les Procee-
dings of the Zoological Society of London de 1875, Mé-
moire qui n'existe pas, en réalité.
Le fait est que c’est M.S. Hanley qui a décrit l'espèce
en question sous le nom de Cyrena Cochinensis, dans les
Proceedings of the Zoological Society of London de 1858,
et je ne m'explique pas comment il se fait que l’on m'’at-
tribue la description de cette espèce. D'ailleurs, cette
erreur ne peut point provenir du fait d’un nom erroné
appliqué aux exemplaires du British Museum, puisque les
tablettes renfermant les exemplaires de l’espèce sont éti-
quetées : V. Cochinensis, Hanley.
M. Sowerby ajoute qu’il n’a aucune connaissance du
prétendu Velorita recurvata, de Valenciennes, cité par
MM. Adams, dans leur Genera (1}. Je m'empresse de l’in-
former que cette espèce appartient au genre Corbicula et
qu’elle a été décrite par son auteur, en 1855, dans le Ma-
gasin de Zoologie.
Finalement, les localités indiquées par M. Sowerby
(Cochin, Kinderpore, Madras) laissent à désirer. Les deux
premières, dont l’une doit être Kundapur River, sont
situées dans la partie Ouest de la Présidence de Madras,
(1) Genera of Recent Mollusca, vol. II, p. 449.
A AN =
sur la côte de Malabar, tandis que la ville de Madras elle-
même est située dans la partie Est, région dans laquelle
n'existe aucune des espèces de Velorita actuellement
connues.
Les figures consacrées à l'illustration de la page unique
de mauvaise description qui constitue le Mémoire de
M. Sowerby sont également peu satisfaisantes. La litho-
graphie est extrêmement grossière, le dessin incorrect et
le coloriage inexact. Les figures 4 a et À à représentent
une coquille avec un umbo impossible. Dans la figure 1 c,
le bec et l’intérieur de la valve présentent un mélange
fantastique de vert et de rose vif clair, tandis que le texte
décrit ces mêmes parties comme étant teintées de rose ou
de violet. La figure 2 b représente l’intérieur d’une valve
de V. Cochinensis avec un large bord bien délimité et
d’un jaune foncé, des impressions musculaires et des dents
latérales de même couleur. Or, l’exemplaire figuré, qui
appartient au British Museum, ne possède pas, en réalité,
de région marginale jaune nettement délimitée, mais
seulement une coloration d’un rose jaunâtre qui se fond
graduellement avec la nuance d’un rose saumon bien
accentué du reste de la valve. De plus, les impressions
musculaires et les dents cardinales sont à peu près blan-
ches ou faiblement teintées de rose saumon.
Ce n’est point, d’ailleurs, la première fois que les ou-
vrages de M. G. B. Sowerby donnent lieu à des critiques,
malheureusement trop fondées. Nous rappellerons, pour
mémoire, les observations de M. Th. Bland sur la Mono-
graphie du genre Helicina (4), celles de M. Geo. Tryon
sur la Monographie du genre Unio (2), celles de M. Grosse
(1) Journ. Conchyl., vol. XXIIL, p. 245, 1875.
{2} Amer. Journ. of Conchol., vol. I et IV passim, 1867 et
1368.
= PAONRE
sur la Monographie des Cypræa({), publiée dans le Thesau-
rus Conchyliorum, et, finalement, nous ne pouvons nous
empêcher de répéter, avec le dernier de ces trois auteurs,
à propos de la Monographie des Velorita : « Ne sutor
ultra crepidam ! E. A.S.
Diagnoses Specieruzmn movarum familiæ
Chitomidarun,
AucT. Docr. A. T. pe ROCHEBRUNE
L
SPECIES AFRICANÆ (2).
4. Lopayrus SENEGALENSIS, Rochebrune.
L. Tesia oblongo-ovata, carinata, subalbida, maculis
rufescentibus sparsa; valva antica lœvis; valvæ posticæ
parle antica et valvarum intermediarum areis centralibus
longiludinaliter lœvibus, ad basin biliratis. Ligamento
marginis lato, granoso, pallide roseo. — Long. 24 mill ;
lat. AO.
Hab. Rochers de Dakar; Pointe du Cap-Vert; iles de
la Madeleine. Rare. Mus. Parisiense.
2. LopnHyrus SIcuLUS, Gray.
Forma Africana, Rochebrune.
(1) Journ. Conchyl., vol. XVIII, p. 251, 1870.
(2) Nous nous proposons de donner successivement les dia-
gnoses de toutes les espèces inédites, provenant des différentes
mers du globe que nous pourrons étudier. Les figures de ces
espèces paraïilront dans la Monographie de la Famille, dont nous
nous occupons en ce moment. T. de R.
ARE
L. Siculo affinis ; differt valvis obtuse carinalis, sulcis
arearum centralium tenuissimis, rectis. —Long. 26 mill,;
lat. 11.
Hab. Rochers de Dakar. Pointe du Cap-Vert. Baie de
la Table, Cap de Bonne-Espérance. Recueilli dans cette
dernière localité par Verreaux. Rare. — Mus. Parisiense.
3. LEPTOCHITON SERERORUM, Rochebrune.
L. Tesla parva, ovata, pellucida, cinerascente; valva
anticu posticæque parte postica bicostulatis, coslis cras-
sis, concentricis ; valvarum intermediarum areis centra-
libus tenuissime puncticulatis ; areis lateralibus crassis,
transversim sulcatis, inferne subpectinatis. — Ligamento
marginis rubro, squamuloso, squamulis minutissimis. —
Long. 11 mill ; lat. 6.
Hab. Banc d’Arguin, Très rare, — fus. Parisiense.
4. Leprocæiron CEssacr, Rochebrune.
L. Testa ovato-oblonga, subcarinata, coloribus variis
picta; valva antica poslicæque parte postica leviter con-
centrice linealis, lineis minulissimis; valvarum interme-
diarum areis centralibus striatulatis, striis interruptis ;
areis lateralibus tenuissime undulatis. — Ligamento mar-
ginis angusto, squamnuloso. — Long. 18 mill.; lat. 8.
Hab. Iles du Cap-Vert (M. de Cessac). Banc d’Arguin..
Iles de la Madeleine. Dakar. Rufisque (D' de Rochebrune).
Commun. — Mus. Parisiense.
5. ToniciA GAMBIENSIs, Rochebrune.
7. Testaelliptica,lata,subcarinata, rosea,maculis nigres-
centibus picta; valva antica et valvæ posticæ parte antica
can SAME Neue
radialim granosis; valvarum intermediarum areis late-
ralibus graniferis; areis centralibus longitudinuliter mi-
nutissime granoso-liratis, liris undulatis. — Ligamento
marginis lato, corneo, glabrescente, fusco.— Long. 9 mul. ;
lat. k.
Hab. Cap Sainte-Marie. Rare. — Mus. Parisiense.
6. ACANTHOPLEURA QUATREFAGESI, Rochebrune.
À. Testa subelongata, complanata, picea, maculis fuscis
albidisque marmorata: valva antica, valvæ posticæ parte
anlica et valvarum intermediarum areis lateralibus ob-
scure granosis; areis lateralibus densissime vermiculatis.
— Ligamenio marginis crasso, corneo, nigro, spicis obtu-
sis, brevibus, albidis rufescentibusque obsito. — Long.
26 mal. ; lat. 12.
Hab. Pointe des Mannelles; Joalles; Rufisque (D' de
Rochebrune). Baie de la Table, Cap de Bonne-Espérance
(Verreaux). Rare. — Mus. Parisiense.
7. ACANTHOCWITES DAKARIENSIS, Rochebrune.
A. Testa elongata, lutea, macula conspicua nigra ; valva
antica lata, rotundata; valva postica fere occulta, semi-
lunaris; valvis intermediis rotundatis, squamiformibus,
postice umbonatis, granulosis, granulis imbricatrs ; ureu
antica valvarum lata, longitudinaliter sulcala ; sulcis
calenulatis. — Ligamento marginis lalo, piloso-nigres-
cente, pilis atbidis densissime obsito, fasciculis 9, vitreis,
intense viridulis. — Long. 35 mall. ; lut. A2.
Hab. Rochers de Dakar. Rare. — Mus. Parisiense.
*8. ACANTHOCHITES ADANSONI, Rochebrune.
A. Testa elongata. albida vel violascente, maculis ni-
be
gris viridisve picturala ; valva antica semilunaris; pos-
tica minima; valvis intermediis triangularibus fere ab-
scondilis, creberrime et minutissime squamulosis ; area
antica valvarum angusta, levissime et longitudinaliter
striolata. — Ligamento marginis lato, piloso, pilis coarc-
tatis, plerumque rufescentibus, fasciculis penicillatis ,
vitreis, roseis vel subflavescentibus. — Long. 20 mul. ;
lat. 8.
Hab. Tes du Cap Vert (MM. de Cessac et Bouvier).
Ile de Gorée (Adanson; de Rochebrune); Dakar {de Ro-
chebrune). Peu commun.— Mus. Parisiense.
Le Kalison (Adans. Voy. au Sénég. 2° part., p. 42,
pl. 11, Ê. 41) est un très jeune individu de cette espèce!
9. AcaANTHociTEs Bouvieri, Rochebrune.
À. Testa elliptica, carinatu, nigra; valva antica elon-
gata; valva postica rolundata; valvis centralibus trian-
gularibus, latis, umbonatis, punclis minutissime tectis ;
area antica angustissima, transversim minulissime ra:
diata. — Ligamento marginis lato, nigro vel fuscescente,
9 fasciculis spissis, elongatis, albidis vel rufescentibus. —
Long. 15 mill.; lat. 9.
Hab. Iles du Cap-Vert (MM. Bouvier et de Cessac) ;
rade de Gorée, Dakar (de Rochebrune). Assez commun.
— Mus. Parisiense.
10. ACANTHOCHITES JOALLES1:, Rochebrune.
A. Tesia elongata, crassa; fere semper crusta cretacea
obtecta; valva antica semilunaris ; postica rotundata, mi
nuscula ; valvis intermediis antice rotundutis, postice se-
milunatis; tantüm ad basin leviler squamulosis; area
antica lœvis. — Ligamento marginis latissimo, olivaceo,
—140—
pilis albidis, longis, sparso ; 9 fasciculis latis, viridescen-
tibus. — Long. 24 mall.; lat. AK.
Hab. Côtes de Joalles; Rochers de Rufisque. Peu
comoun. — Mus. Parisiense. T. ps R.
Diagnoses Mollusecorum novorum,
Nr L. MorLerT.
1. PLanorBis ROLLANDI.
Testa tenuis, supra concaviuscula, infra subplanulata,
oblique striata; anfractus 6 1/2, regulariter crescentes,
supra convexi, infra conveæiusculi, sutura profunda dis-
creli; anfractus ullimus angulatus, infra carinatus et
marginalus ; carina in vicinio aperturæ obsoleta aut nulla.
Aperluraobliqua,ovata, sublus deflexa, peristoma simplezx.
Hab. in paludibus fluminis Macta dicti (Brevière); oc-
currit subfossilis in Feidjet Turki, Saharæ Algericæ
(G. Rolland).
2, AMNICOLA PESMEI.
Testa late umbilicata, conoidea, solidiuscula, regulariter
et radiatim striata; anfractus 5 conveæi, sulura pro-
funda , canaliculata discreli, ullimus latus, globosus,
dimidium longiludinis æquans. Apertura soluta, ovata,
supra parum angulosu, marginibus conlinuis, subin-
crassalis.
Hab. Tamerna Djedida, Saharæ Algericæ, subfossilis
(Coll. Rolland)
L. M.
nl, cas
BIBLIOGRAPHIE,
Systemalisches Conehylien-Cabinet VON Martini
und Chemnitz. — Neue reich vermehrte Auf-
gabe, in Verbindung mit Prof. bi
D' Pfeiffer, D' Dunker, D' E. Rœmer, S. Cles-
sin, D' A. Brot und D' E. von Martens, foie
ceseben von (Grand Cabinet de Conchyhologie
systématique de Martini et Chemnitz. — Nou-
velle édition, considérablement augmentée, pu-
bliée avec la collaboration de MM. Philipp,
Pfeiffer, Dunker, E. Rœmer, S. Clessin. A. Brot
et E. de Martens, éditée par) le Br H. ©. Küs-
ter el continuée, après sa mort, par le mr w.
Kobelt el H. ©. Weinkauff (1).
Section 92. Neritina. E. et Murex. V. — La deuxième
et dernière partie de la Monographie des Neritina ren-
ferme les descriptions de 30 espèces, ce qui porte à
440 ie nombre des espèces classées et cataloguées par
l’auteur, M. E. de Martens. Les suivantes sont décrites
comme nouvelles : N. Heldreichi, Schverzenbach ms., de
l'Asie Mineure; N. Hispalensis, Martens, des environs de
Séville (Espagne) ; N. consimilis, Martens, de l’île Mau-
rice. L'auteur, sous la rubrique Species inquirendæ, re-
produit les descriptions originales d’un grand nombre
(4) Nuremberg (Bavière), 1880, chez Bauer et Raspe (E. Küs-
ter), éditeurs.
(2) Nuremberg, 1880. Fascicule in-4 de 308 Pages d'impres-
sion, accompagné de 17 planches coloriées.
LR
d'espèces de divers auteurs, sur la valeur desquelles il ne
se considère pas comme suffisamment édifié. Il étudie
ensuite, dans un chapitre spécial, la distribution géogra-
phique des espèces du genre Neritina. Les conclusions de
cette étude, très bien faite et fort intéressante, sont que
le genre existe dans les eaux de tous les continents,
ainsi que dans celles d’un grand nombre d'îles ; qu'il est
très développé dans les îles de l'Océan Indien et de la
partie tropicale de la Mer du Sud; qu'il manque tout à
fait dans les régions septentrionales, notamment en Sibé-
rie et dans la majeure partie de l'Amérique du Nord {les
N. Jayana et N. Showalteri paraissent très douteuses à
l’auteur); qu'il n’existe pas non plus dans une grande
partie de l'Amérique du Sud, dans la majeure partie de
l'Australie, ni vraisemblablement en Nouvelle-Zélande (le
N. Zelandica, Recluz, semble très douteux) ; qu’il manque
enfin dans les petits groupes d'îles ou îles isolées de
l'Océan Atlantique et des mers froides.
Dans le même fascicule, nous trouvons la fin des Tri-
tons (espèces sous les numéros 85 à 120), avec addition
de 47 espèces douteuses. L'auteur, M. le D' W. Kobelt,
nous donne ensuite la Monographie du genre Trophon,
Montfort, qu’il divise en quatre sections subgénériques :
Trophon s. str., comprenant les formes des mers froides ;
Urosalpinx, Stimpson ({ype: Fusus cinereus, Say); Eu-
pleura, H. et À. Adams (type : Ranella caudata, Say, et
R. muriciformis, Broderip) ; Meyeria, Dunker (type : La-
tirus albus, Jeffreys). Nous trouvons les descriptions de
57 espèces, presque toutes figurées. Les formes suivantes
sont décrites comme nouvelles : Trophon Dalli, du dé-
troit de Behring ; T. Lœbbeckei; T. Maltzani, de l'Alaska.
Le fascicule se termine par la Monographie du genre
Hindsia, Adams (15 espèces s’y trouvent décrites, et,
SEE + me
pour la plupart, figurées), et le catalogue alphabétique de
toutes les espèces du vieux genre Murex, pris dans la
large acception que lui donnaient Martini et Chemnitz,
dans la première édition de leur Conchylien-Cabinet.
Section 95 (1). MHarginella et Erato (fin). Avicula (fin).
— La deuxième partie de la Monographie des Margi-
nelles comprend les descriptions et les figures de 89 es-
pèces du genre, soit en tout 222 espèces, sans compter
les formes douteuses, mentionnées à la suite. Nous repro-
cherons à l’auteur d’avoir admis, sans les rectifier, quel-
ques noms spécifiques défectueux, par exemple : Margi-
nella perla, Marrat, et M. cannella, Jousseaume, qui sont
d’affreux barbarismes. Les dénominations de cette sorte,
qui déshonorent la nomenclature, doivent être suppri-
mées sans pitié. En dehors de cette légère critique, nous
n'avons que des éloges à donner à la Monographie de
M. Weinkauff, qui est, de beaucoup, la plus complète et
la mieux traitée de celles qui ont été publiées jusqu'ici
(celle du Thesaurus de Sowerby ne renferme que 108 es-
pèces et celle de Reeve n’en mentionne que 159). L'auteur
considère comme un caractère de premier ordre, pour le
groupement des espèces, la présence ou l'absence d’une
échancrure à la partie basale de la coquille, et il s’en sert
pour établir, dans le genre Marginelle, deux grandes di-
visions, dont la première comprend les Marginella s. str.,
les Persicula, les Closia, les Cryptospira et les Volutella,
et dont la seconde renferme les Prunum, les Volvaria et les
Volvarina. Le point faible du système nous parait consister
en ce que, chez certaines espèces de Marginelles, l’échau-
crure basale est peu apparente et pour ainsi dire presque
(4) Nuremberg, 1879-1880. Fascicule in-4 de 98 pages d‘im-
pression, accompagné de 17 planches coloriées.
EN Tr ee
nulle, ce qui rend leur classement dans l'une ou l'autre
des divisions assez incertain. |
Dans la Monographie des Erato, qui succède immédia-
ment à celle des Marginella, M. Weinkauff décrit 18 es-
pèces et les figure toutes, à l’exception d’une seule.
Comme la précédente, cette Monographie nous paraît
faite avec soin.
M. le D° Dunker publie, dans le mème fascicule, le
complément de la Monographie du genre Avicula, assez
mal étudié jusqu'ici. Il nomme A. Jamaicensis l'A. cor-
nea, Reeve (nec Dunker), et il décrit, comme espèces nou-
velles, les A. (Meleagrina) Martensii, A. Loveni, du
Japon ; A. versicolor, A. undata, A. Jeffreysii, A. (Me-
leagrina) bicolor et A. fluctuosa. Son (ravail sera consulté
utilement par les naturalistes.
Section 94 (1). Pyrula et Fusus. IV. — Dans ce fasci-
cule, qui comprend la fin des genres Pyrula et Fusus
(sensu lato), M. le D' W. Kobelt donne la description et
la figure des espèces du genre Fusus (sensu stricto), nu-
mérotées de 28 à 77. Il y ajoute les descriptions origi-
nales d’un certain nombre d’autres espèces du genre, non
encore figurées jusqu'ici ou restées douteuses. Il admet
le genre Euthria de Gray (type: Murex corneus, Linné),
dont il énumère 20 espèces. Il est vrai qu’il y comprend
4 espèces de Reeve, les Buccinum obscurum, B. cingula-
tum, B. lineare et B. lacteum, qui nous semblent appar-
tenir plutôt aux Cominella qu'aux Euthria. Le fascicule se
termine par quelques additions et rectifications, à propos
de diverses espèces appartenant aux genres Ficula, Bul-
bus, Pyrula, Tudicla et Neptunea, précédemment publiés.
(4) Nuremberg, 1880. Fascicule in-4 de 79 pages d'impression,
accompagné de 17 planches coloriées.
PL 7 Den
Cette Monographie est accompagnée de planches dessi-
nées par l’auteur lui-mème, et très bien faites.
Nous signalons avec plaisir l’activité toujours crois-
sante que les éditeurs de la nouvelle édition du Conchy-
lien-Cabinet déploient dans la publication de ce magni-
fique ouvrage, pour la rédaction duquel ils ont fait appel
aux malacologistes les plus éminents de leur pays.
H. CROSSE.
Unionidæ de là Hussie d'Europe, par Henri
Drouét (1).
Notre confrère de Dijon, qui a étudié spécialement, et
depuis longtemps, les Unionidæ d'Europe, était bien pré-
paré pour présenter la révision des espèces assez nom-
breuses qui vivent dans les eaux douces de la Russie
d'Europe. D'après les auteurs et les communications de
divers naturalistes, il a reconnu 45 Unio, À Margaritana
et 18 Anodonta; au total, 54 Nayades. La plupart des
espèces ont été vérifiées sur les types, appartenant au
Musée de l’Académie impériale des sciences de Saint-
Pétersbourg.
Les formes décrites comme nouvelles sont: Unio Ste-
panoffi, de Crimée ; U. Mingrelicus, de Mingrélie ; U. Sie-
versi, de Mingrélie; U. Raddei, de Mingrélie; U. Col-
chicus, de Mingrélie ; U. Araxenus, de l’Araxe; Anodonta
ostiaria, du Dnieper ; À. parmata, de la Russie méridio-
nale ; A. falcata, du Dnieper ; A. Sieversi, de Mingrélie ;
A. Georgiana, du Caucase; A. Cyrea, du Caucase ; A, Len-
koranensis, du Lenkoran et du Kour.
{1} Paris, 1881, chez J. B. Baillière, éditeur, 19, rue Haute-
feuille. Brochure in-8 de 35 pages d'impression.
ES es
En même temps, l’auteur a donné les diagnoses de
quelques UÜnio et Anodonta imparfaitement connus. |
L'étude de la distribution géographique montre que
toute la Russie, au Nord du Caucase, depuis la mer
Blanche jusqu'aux steppes de la mer Noire, possède une
faune uniforme, semblable à celle du Nord de l’Europe,
ct caractérisée par la présence des Unio tumidus, picto-
rum, crassus; Anodonta complanala, Cellensis, piscinalis,
et Margaritana margaritifera.
Ce n’est qu'’au-dessous du 50° parallèle, dans les cours
inférieurs du Dnieper, du Boug et du Dniester, c’est-à-
dire en pleine sous-région Pontique, que commencent à
apparaître quelques formes spéciales, remarquables par
leur rostre redressé en forme de faux (Anodonta falcata,
anserirostris). La partie méridionale de la Crimée est ha-
bitée par trois espèces particulières; enfin, toutes les
espèces de Nayades de la Transcaucasie diffèrent de leurs
congénères de la Russie méridionale et constituent des
types particuliers.
Ce Mémoire intéressant, mais qui manque malheureu-
sement de figures, sera lu avec profit par les naturalistes
qui s'occupent de la faune européenne. P. Fiscner.
Die Moiïlasken der Maskarenen un Seychellen
auf Grund der von Professor Æarl Mübius da-
selbst gesammelten Mollusken zusammengestellt
von (Les Mollusques des îles Mascareignes et des
Seychelles catalogués, d’après les matériaux re-
cueillis sur place par le Professeur Karl Môbius,
par) le Professeur Æ. von Martens (Î).
(1) Berlin, 4880, à la librairie Guttmann (Otio Enslin). Volume
Dans cet important Mémoire, l’auteur donne d’abord
une liste chronologique des ouvrages qui ont été consacrés
à l'étude de la Malacologie des îles Mascareignes et des
Seychelles, puis il passe à l’'énumération systématique et
critique des espèces de Mollusques qui composent cette
riche Faune. Il décrit comme nouvelles les espèces sui-
vantes : Omphalotropis Moebii; Clathurella rufinodis ;
Daphnella trivaricosa ; Pisania nævosa, P. amphodon;
Phus textus, Gmelin, var. rhodostoma ; Turricula (Peris-
ternia)bonasia; Columbella spiratella, G. cincinnata; Turri-
cula (Thala) simulans; Marginella majuseula; Triforis
crassula ; Turritella concava ; Rissoa (Alvania) Mauritiana;
Barleia? microthyra; Leptothyra roseocincta; Trochus
(Aphanotrochus) chrysolæmus; Doridium guttatum ; Aply-
sia nigrocincta ; Pleurobranchus scutatus; Gadinia Mau-
ritiana ; Lucina (Divaricella) angulifera ; Pinna æquilatera.
I! propose les nouvelles sections subgénériques qui suivent :
Ligatella, pour le Cyclostoma Listeri, Gray, et les formes
voisines; Auriculastra, pour le Marinula elongata, Parreyss;
Aphanotrochus, pour le Trochus obscurus, Wood ; Strepto-
pinna, pour le Pinna saccata, Linné ; Heteroglypta, pour
le Psammobia contraria, Deshayes; Divaricella, pour le
Lucina angulifera, Martens; Amphicardium, pour le Car-
dium lyratum, Sowerby.
On connaît actuellement, dans les îles Mascareignes et
les Seychelles, environ 150 espèces de Mollusques ter-
restres, dont 5 ont dû ètre acclimatées, l'Helix aspersa,
erand in-4, cartonné, comprenant 176 pages d'impression et ac-
compagné de 4 planches coloriées. (Tirage à part de l’ouvrage
intitulé : Beiträge zur Meeresfauna der Insel Mauritius und der
Seychellen, publié par K. Môübius, F. Richters et E. von Martens,
d’après les collections recueillies par K. Môbius, dans le cours
de son voyage à Maurice.)
RE" PS
d'Europe, l’Helix similaris et l'Ennea bicolor, de l'Inde,
et deux grosses Agathines, originaires de Madagascar,
l’Acbatina fulica et l'A. panthera. Il reste donc 145 espèces,
soit + que l’on peut considérer comme indigènes: 14 es-
pèces sont actueliement éteintes, et une autre, le Gibbus
Lyonnetianus en voie d'extinction. Le nombre des espèces
plus spécialement localisées s’élève à 122, sur lesquelles
67 sont particulières à Maurice, 24 à Bourbon, 15 à Ro-
driguez et 16 aux Seychelles. La somme totale des espèces
terrestres de Maurice s'élève à 95, celle de Bourbon à 46,
celle de Rodriguez à 20 et celle de Seychelles à 26. La
présence des Pachystyla, Gibbulina et Hyalimax caracté-
rise les îles les plus méridionales (Maurice, Bourbon et
Rodriguez) : le genre Gibbus est particulier à Maurice.
Les Stylodonta et Pachnodes règnent exclusivement, et
les Ennea dominent aux Seychelles, qui sont moins riches
en Cyclostomecés que les îles méridionales, mais qui, pour-
tant. possèdent des représentants de deux genres indiens :
Cyathopoma et Leptopoma.
Sur le nombre total de 25 espèces de Mollusques fluvia-
tiles, connus comme provenant de l’ensemble de ces iles,
46 vivent à Maurice, 42 à Bourbon, 7 à Rodriguez et 9
aux Seychelles ; 15 seulement de ces espèces sont parti-
culières.
En résumé, les Mollusques d’eau douce semblent à l’au-
teur présenter un caractère indien, tandis que les Mol-
lusques terrestres lui paraissent se rattacher à des types
beaucoup plus originaux.
Considérées au point de la Faune malacologique ma-
rine, les Mascareignes et les Seychelles possèdent, dans
leurs eaux, 4,232 espèces actuellement connues, dont 280,
soit environ un quart, sont localisées dans les îles de
l'Afrique Orientale, tandis que les autres, largement ré-
DR
pandues dans l'Océan Indien et dans les mers voisines,
comptent des représentants depuis la Mer Rouge jusqu'aux
Moluques, et même jusqu'en Nouvelle-Calédonie, dans
les mers du Sud. Le nombre des espèces de Mollusques
Acéphalés est relativement très petit, car il n’atteint pas
même le quart de celui des Gastropodes, ce qui est no-
tablement au-dessous de la proportion ordinaire. Les
Solenidæ et les Mactridæ ne comptent aucun représen-
tant, ce qui tient sans doute à la prédominance des fonds
de roches et de coraux, et à la rareté des fonds de sable
et de vase.
Le volume se termine par l’étude anatomique, faite par
M. Schacko, de l’organisation de quelques Mollusques
terrestres (Buliminus velutinus, Pachystyla inversicolor,
Stylodonta unidentata), et par la description, faite par
M. Môbius, de l'animal d’une espèce nouvelle, apparte-
nant à la famille des Bullidæ.
Nous signalons avec plaisir à l'attention desæaturalistes
le nouvel ouvrage que vient de faire M. de Martens, en
se servant des nombreux et intéressants matériaux, re-
cueillis par M. le professeur Karl Môbius, dans le cours
de son récent voyage aux Mascareignes et aux Seychelles.
C’est assurément le livre le plus complet qui ait été publié
jusqu'ici sur l’ensemble de la riche Faune malacologique
de ces iles. H. CRosse.
Manuel de Conchyliologie ou Histoire naturelle
des Moliusques vivants el fossiles, par le
Dr Paul Fischer. — Premier Fascicule (1).
Le Manual of Mollusca de S. P. Woodward, dont la
(4) Paris, 1881, chez F. Savy, libraire, boulevard Saint-Ger-
HO —
publication, en 1851, fut un véritable événement scien-
tifique, a, sans contredit, laissé loin derrière lui tous les
ouvrages similaires qui avaient été publiés antérieure-
ment. C'était une œuvre originale, conçue sur un plan
entièrement neuf, et la meilleure preuve de sa valeur,
c’est que, depuis trente ans qu'il existe, il n'a presque
pas vieilli. Pourtant, la science a marché depuis la mort
de Woodward. Le domaine de l'inconnu, encore malheu-
reusement trop grand, s’est rétréci sensiblement, la classi-
fication des Mollusques a dû, par suite des découvertes
modernes, subir quelques modifications, et il est devenu
nécessaire, en présence d’une multitude de formes nou-
velles, qui ne rentraient convenablement dans aucune
des coupes existantes, de créer, pour elles, un assez grand
nombre de genres nouveaux.
Ces considérations expliquent et justifient l’œuvre nou-
velle entreprise par notre collaborateur P. Fischer, qui,
tout en conservant le cadre de Woodward et en se servant
de la partie iconographique, notablement augmentée
d’ailleurs, se propose de publier un Manuel de Conchy-
liologie qui soit complètement en rapport avec l’état actuel
de la science.
Le premier fascicule, le seul paru jusqu'ici, comprend
les notions générales sur l'anatomie et la physiologie des
Mollusques. Nous avons déjà publié, l’an dernier (2), dans
ce Recueil, la classification adoptée par l’auteur. Nous
signalerons plus particulièrement les parties de l'ouvrage
main, 77. Un fascicule grand in-8 de 112 pages d'impression.
L'ouvrage entier, qui comprendra 24 planches contenant 600 figures
et 400 gravures dans le texte, sera publié en 6 ou 7 fascicules
de 7 feuilles chacun. Prix de l’ouvrage complet payé d’avanee :
20 francs.
(2) Voy. Journ. Conchyl., vol. XXVIIE, p. 238, 1880.
HO
consacrées à l'étude de la coquille, considérée tant à l’état
embryonnaire que dans les diverses phases de son déve-
loppement ; à celle du système digestif et particulièrement
des dents linguales, qui fournissent, dans beaucoup de
cas, d'excellents caractères de classification ; aux moyens
de défense des Mollusques ; au Mimétisme ; aux monstruo-
sités, etc.
Le deuxième Fascicule, actuellement sous presse, sera
publié d'ici à peu de temps et les autres suivront, à des
intervalles très rapprochés. H. Crosse.
Dell &stren eochlear (Poli) e di alcune sue va-
rietà. Memoria del {De l’Ostrea cochlear, Poli,
et de quelques-unes de ses variétés. Mémoire du)
Er Lodovico Foresti (1).
Dans ce Mémoire, qui constitue une étude critique très
soigneusement faite de lPOstrea cochlear de Poli et des
diverses formes sous lesquelles on rencontre cette espèce,
tant à l’état vivant qu’à l’état fossile, l’auteur arrive aux
conclusions suivantes : il réunit à l'Ostrea cochlear, à titre
de variété navicularis, l'O. navicularis, Brocchi, et l'O.
Hennei, Nyst; à titre de variété alata, la forme que M. Pilla
a cru devoir rapporter au Gryphæa Columba, Lamarck, et
dont M. Meneghini a fait l'Ostrea Piliæ ; à titre enfin de
variété gigantea, l'O. Brocchii, Mayer. Il appuie ces
diverses réunions sur l'examen d'un grand nombre de
formes intermédiaires dont il figure les plus importantes.
H. Crosse.
(1) Bologne, 1880. Brochure in-4 de 12 pages d'impression,
accompagnée de 2 planches noires, lithographiées sur papier de
Chine.
no
Manual OÎ Conehology structural and systematic.
With illustrations of the species, By (Manuel de
Conchyliologie structurale et systématique. Par)
George W. Tryon Jr. — Partie IX (1).
Avec ce fascicule commence le troisième volume de Pim-
portante publication de M. Tryon, volume qui doit com-
prendre l'étude de trois familles, les Tritonidæ, les Fusidæ,
et les Buccinidæ. L'auteur admet, dans la famille des Trito-
nidæ, les genres de l’époque actuelle Triton, Montfort ;
Distorsio, Bolten (nous ne sommes point partisan de l’adop-
tion des noms génériques de Bolten, en général, et celui-
ci, considéré en particulier, nous paraît peu acceptable);
Ranella, Lamarck; puis les genres fossiles Ranellina, Con-
rad (type R. Macclurii, Conrad); Personella, Conrad (type
Distorsio septemdentata, Gabb); Tritonopsis, Conrad (type
Triton subaïveatus, Conrad); Trachytriton, Meek (type T.
vinculum, Hall et Meek. Passant ensuite à l'étude du genre
Triton, il admet comme type constituant le genre Triton,
sensu stricto, le T. Tritonis, Linné, et les formes voisines ;'
puis, comme divisions subgénériques, les groupes suivants :
Simpulum, Klein ; Cymatium, Bolten; Gutturnium, Klein;
Epidromus, Klein; Priene, H. et A. Adams. Le genre
Distorsio ne comprend que trois espèces, dont une, le D.
pusilla, Pease, est douteuse. Le genre Ranella est divisé
en trois sous-genres : Lampas, Schumacher ; Aspa, H. et
A. Adams; Argobuccinum, Klein; plus le groupe des Ra-
(1) Philadelphie, 1881, chez l’auteur (Acad. of nat. Sciences,
Cor. 19th and Race Streets) et à Paris, chez, F. Savy, libraire,
77, boulevard Saint-Germain. Fascicule in-8 comprenant 64 pag.
d'impression et accompagné de 20 planches coloriées. Prix de
chaque fascicule : figures coloriées, 25 francs ; figures noires,
45 francs.
“hd 2
nella typiques, comprenant le R. spinosa, Lamarck et les
formes voisines. |
La famille des Fasidæ est divisée en quatre sous-fa-
milles : celle des Fusinæ , comprenant les genres Fusus,
Lamarck (avec le sous-genre Sinistralia, H, et A. Adams);
Afer, Conrad ; Clavella, Swainson ; Buccinofusus, Conrad ;
celle des Fasciolariidæ. bornée au genre Fasciolaria, La-
marck; celle des Ptychatractinæ, comprenant les genres
Ptychatractus, Slimpson; Meyeria, Dunker et Metzger;
celle des Peristerniinæ, comprenant les genres Peri-
sternia, Môrch; Latirus, Montfort; Leucozonia, Gray.
L'auteur admet en outre, pour les formes fossiles, dans la .
sous-famille des Fusinæ, les sous-genres Exilifusus, Gabb;
Exilia, Conrad; Serrifusus, Meek , et les genres Prisco-
fusus, Conrad, et Turrispira, Conrad ; dans la sous-famille
des Fasciolariinæ, le genre Fasciolina, Conrad, et les sous-
genres Terebrispira, Conrad; Mesorhytis, Meek; Crypto-
rhytis, Meek; Lirosoma, Conrad.
Le fascicule se termine par le commencement de l'étude
des espèces dont se compose je genre Fusus.
H. Crosse.
Synopsis novorum generum, specierum et varie-
talum Molluscorum viventium Testaceeruum
anno 1879 promulgatorum. Collegit mr ww. Ko-
belt ||).
Nous signalons avec plaisir aux naturalistes la publica-
tion du nouveau volume du Synopsis de M. le D' W. Ko-
belt. Cet utile ouvrage leur fera connaître les noms et les
(1) Cassel, 1881, chez Th. Fischer, éditeur. Un volume grand
in-8 de 200 pages d'impression.
2 60"
descriptions originales de toutes les nouveautés malacolo-
giques qui ont été publiées, en 1879, dans les divers Re-
cueils scientifiques et dans les ouvrages spéciaux, tant en
Europe que dans les autres parties du monde. Il présente
le doubie avantage d’éviter aux savants les pertes de temps,
en facilitant leurs recherches, et de remplacer , jusqu’à
un certain point, et à un prix peu élevé, dans les biblio-
thèques modestes, les ouvrages Juxueux mais coûteux,
que leurs ressources limitées ne leur permettraient pas de
se procurer. H. CRossE.
Le Comehiglie Flioceniche delle vicinanze di
Caltanisetta, per [Les Coquilles Pliocènes des
environs de Caltanisetta, par) l'abbé @&iuseppe
Brusnomne (1) À
L'auteur, qui a recueilli lui-même ou reçu de nombreux
et intéressants matériaux, provenant des terrains pliocènes
des environs de Caltanisetta, sa ville natale, située, comme
on sait, dans la partie centrale de la Sicile, était plus à
même que personne de traiter convenablement un pareil
sujet.
Après une étude géologique et stratigraphique sur les
gisements fossilifères de Caltanisetta, il passe à la partie
descriptive de son travail. Il décrit et figure comme nou-
velles les espèces ou variétés suivantes : var. obsoleta du
Cancellaria hirta, Brocchi; Nassa planistria; var. sca-
brella du N. angulata, Brocchi; N. minutissima; Lachesis
retifera ; Mangelia agilis ; var. inflata du Marginella milia-
(1) Sienne, 1880. Brochure in-8, comprenant 74 pages d’im-
pression et accompagnée d’une planche lithographiée sur papier
de Chine. (Extr. du Bull. della Soc. malac. Italiana, vol. VI,
1880.)
SOS
ria, Linné; var. elata du Natica Josephinia, Risso; Odosto-
mia basistriata; Turritella breviata; Scalaria sublrevelyana ;
S. frondiculæformis ; S. subalata; S. carinulata ; var. cla-
thrato-granosa du Rissoa cimex, Linné ; Rissoa (Alvania)
asperula; Crepidula (Crepipatella) scabrestriata; Ostrea
Sabbucinæ; var. retusa du Modiola modiolus, Linné :
Lepton elongatum ; Cardita subtrigona. M. Brugnone pro-
pose deux coupes genériques nouvelles : Eulimopsis, pour
son Eulima Carmelæ, espèce striée à la base et à sutures
distinctes ; Megaxinus, pour le Lucina rostrata, Pecchioli,
à et le L. transversa, Bronn, formes voisines des Axinus,
mais plus grandes, plus solides, assez nettement inéquila-
térales, à crochets pointus et incurvés el à impressions
musculaires assez particulières.
Le Catalogne de M. l'abbé Brugnone mentionne
280 espèces, sur lesquelles 79 n'existent plus dans la faune
actuelle et 201 sont encore contemporaines.
H. CROSSE.
Report on the scientific Results of the Voyage of
HE. M. S. Chailenger during the years 1873-
1876. — Zootegy, vol. [, part. I. Report on the
Brachiopoda. By [Rapport sur les résultats
scientifiques du Voyage du bâtiment de guerre
Anglais le Challenger, accompli pendant les an-
nées 1873-1876.—Zoologie, vol. [, première par-
tie. Rapport sur les Brachiopodes. Par) z'homas
Davidson (1).
M. C. Wyville Thompson, chargé de la direction géné-
({) Londres, 4880, chez Longmans et C°. Un fascicule grand
ÉD ue.
rale des travaux qui se rattachent à l'étude des résultats
scientifiques du Voyage d'exploration accompli, de 1875 à
1876, par le bâtiment de guerre Anglais le Challenger,
ne pouvait faire assurément mieux que de s'adresser à
M. T. Davidson, qui s’est fait de l'étude des Brachiopodes
une si brillante spécialité, pour traiter la partie du Voyage
qui est relative à ces animaux.
En ce qui concerne les Brachiopodes, on s'attendait (et
M. Wyville Thompson le reconnait lui-même dans la
Note qui sert de préface), au point de vue de la nouveauté
des formes et de la quantité des espèces inédites, à des
résultats meilleurs que ceux qui ont été obtenus. En effet,
les espèces nouvelles se rapprochent, en général, de types
bien connus et elles ne sont pas très nombreuses. Pour-
tant, elles ne laissent pas que de présenter un grand inté-
rêt scientifique, car les documents recueillis sur des points
éloignés, dans lesquels on n’avait que rarement ou jamais
effectué de dragages, ne sont pas sans jeter quelque
lumière sur les lois qui président à la distribution géogra-
phique des Brachiopodes, dans nos mers actuelles.
La profondeur à laquelle vivent les Brachiopodes est
excessivement variable. Ainsi, tandis que les naturalistes
du Challenger ont recueilli le Waldheimia flavescens,
Lamarck, et le Kraussina Lamarckiana, Davidson, au
niveau des basses marées et jamais au delà de 10 brasses
de profondeur, d'autre part, le Terebratula Wyvillii,
Davidson, a été dragué à des profondeurs variant entre
1055 et 2900 brasses et le Waldheimia Wyvillii, Davidson,
à une profondeur de 2160 brasses. Ainsi, un seul et même
genre, le genre Wäldheimia compte une espèce presque
in-4 comprenant 67 pages d'impression et accompagné de 4 plan-
ches lithographiées sur papier de Chine. Prix : 2 sh. et 6 p. (en
Angleterre).
606
littorale et une autre complètement abyssicole.
Le travail de M. Davidson, dont les planches ont été
dessinées et lithographiées par lui, peut se diviser en
trois parties : la première contient des données générales
fort intéressantes sur la distribution bathymétrique des
Brachiopodes; la seconde renferme un catalogue de toutes
les espèces récentes, avec indication de leur habitat et
des profondeurs auxquelles elles ont été trouvées , enfin
l’ouvrage se termine par la description des espèces dont
41 sont nouvelles, ce sont :
Terebratula Wyvillii, Davidson.
Terebratula Moseleyi, Davidson.
‘Terebratula ou Terebratulina ? Dalli, Davidson.
Terebratulina Wyvillii, Davidson.
Terebratulina Murrayi, Davidson.
Waldheimia Kerguelenensis, Davidson.
Waldheimia Wyvillii, Davidson.
Terebratella Frielii, Davidson.
Megerlia incerta, Davidson.
Megerlia Willemæsi, Davidson.
Magasella incerta, Davidson.
Les recherches du Challenger sont venues confirmer ce
que l’on savait du mode de répartition des Brachiopodes
sur les fonds océaniques, c’est-à-dire, que ces animaux,
quoique largement distribués, sont très localisés et ne se
montrent en grande abondance que sur certains points
particuliers.
Comme exemples remarquables de disjonction géogra-
phique, nous devons citer.
| Ile de Jean Mayen, Méditerra-
née, Açores, ile de Culebra,
Cap de Bonne-Espérance.
Terebratula vitrea, var. minor,
ODA AS St ie
LM Ghie
Terebratulina caput-serpentis, { Nord de l’Amérique, Cap de
var. septentrionalis, Cou- Bonne-Espérance, Est de l’île
RODV See A eut aid à de Kerguelen.
Méditerranée, côte de Portugal,
Platidia anomioides, Scacchi. . Floride, îles Marion et du
Prince Édouard.
Thecidium Méditerraneum , { Côte Africaine, Nord de la Ja-
RISSOMLUR ere ud jé cd: fe maique.
Les Brachiopodes adhérent les uns aux autres, à l’aide
de leur pédoncule et forment parfois des masses vivantes
d'une dimension relativement assez considérable, comme
dans le cas de Discina lamellosa, Discina lævis et autres
espèces.
Les quelques centaines de Brachiopodes récoltés étaient
dans un parfait état de conservation : on les avait immé-
diatement plongés dans l'alcool, en indiquant avec la
plus grande exactitude le lieu où ils avaient été rencon-
trés, la latitude, la longitude, la profondeur, la nature
du fond, ainsi que la température à laquelle ils avaient été
trouvés.
Il est intéressant de constater que le Challenger n’a
recueilli, à exception du Lingula anatina et du Megerlia
sanguinea, aucune des espèces brillamment colorées qui
ont été signalées comme très abondantes dans un grand
nombre de localités ; mais on doit ajouter que, comme
compensation, plusieurs formes nouvelles et remarquables
ont été rapportées. Nous citerons entre autres: Terebratula
Wyvillii et Terebratulina Wyvillii, cette dernière étant la
plus grande espèce connue du genre Terebratulina.
Aucun fait nouveau n’a été acquis concernant l’orga-
nisalion et les mœurs des Brachiopodes : ce genre d’ob-
servations ne peut, du reste, se faire que lorsqu'on sta-
tionne pendant quelque temps dans les parages où se
trouvent ces animaux.
ENT
La liste générale indique que le Challenger, sur un par-
cours de 68,890 milles, a exécuté 361 dragages, sans
compter tous ceux qui ont été faits dans des eaux peu
profondes. Ces opérations ne fournirent des Brachiopodes
que 58 ou 59 fois seulement : la drague ramenant tantôt
un seul échantillon, tantôt plusieurs, répartis dans diffé-
rentes espèces, et parfois rien. Le nombre des individus
recueillis pendant l'expédition s’élève cependant à plu-
sieurs centaines, appartenant à 51 espèces.
Ainsi que cela avait été déjà constaté, ces animaux se
tiennent de préférence sur les fonds solides et sur les
massifs de coraux ; ils se rencontrent très peu abondam-
ment sur les fonds vaseux, ainsi que le démontrent les
exemples suivants :
A1 fois, roc et argile.
12 fois, pierres et gravier.
5 fois, sable.
42 fois, vase, Globigérines et limon gris.
Les profondeurs auxquelles se trouvent les Brachio-
podes sont différentes chez quelques espèces : c’est ainsi
que Lingula et Glottidia, qui sont en partie ensevelies dans
le sable, peuvent se rencontrer aussi bien à quelques
centimètres de la surface, qu'à 7 (127,80), 10 (18°,29),
47 (51°,09) et même 60 brasses (4).
Il en est de même pour les espèces suivantes, sans qu’il
se produise aucune modification apparente dans la forme
ou dans le caractère de l'animal :
Platidia anomioides, se trouve de 40 à 60 brasses.
Hem. psiltacea, — 10 — 690 —
Ter. vitrea, _ 5 — 1456 —
Discina Atlantica, — 600 — 92425 —
Terebratula Wyvillii, — 1035. —,2900.. —
(4) La brasse anglaise est de 1",828,
©
— 66 —
Au delà de 500 (914",50) et de 600 brasses (1097",40),
les Brachiopodes sont peu nombreux, ainsi que nous le
prouvent les chiffres suivants : 99 dragages, exécutés de 1
à 500 brasses (914,50), ont ramené environ 25 fois des
échantillons de ces animaux, tandis que 85 dragages faits
entre 2,501 (4,574 mètres) et 5,000 brasses (5,487 mè-
tres) n’en ont recueilli que 3 fois seulement.
À 4,501 (8,252 mètres) et 4,575 brasses (8,567 mètres),
on n’a rencontré aucun Brachiopode.
Au-dessous de 45 brasses (27°,45), on trouve :
Waldheimia flavescens, Lamarck.
Kraussina Lamarckiana, Davidson.
Magasella Cumingi, Davidson.
Lingula anatina, Lamarck.
Megerlia sanguinea, Chenu.
Magasella flexuosa, King.
De 1,850 (5,465 mûtres) à 1,900 brasses (5,475 mè-
tres) :
Terebratula Dalli, Davidson.
Megerlia incerta, Davidson.
Discina atlantica, King.
Terebratula Wyvillii, Davidson.
Enfin, on a recueilli la Terebratula W yvilli à 2,900 bras -
ses (5,504 mètres), la plus grande profondeur à laquelle
on ait trouvé un Brachiopode.
En comparant toutes les espèces connues, on peut déjà
arriver à quelques données, relativement aux profondeurs
suivant lesquelles se trouvent répartis les Brachiopodes, et
tirer certaines conclusions générales. Les Brachiopodes
récents comprennent actuellement 155 espèces, dont 11
sont considérées comme de simples variétés. Sur ce
nombre, il y a 25 ou 26 espèces dont nous ne connais-
SN OA
sons pas la profondeur d'habitat; il en reste donc 107 sur
lesquelles on peut généraliser.
En chiffres approximatifs, voici comment elles sont
distribuées :
Depuis la surface jusqu’à 500 brasses (914m,50), 98 espèces.
— 501 brasses (916,32) à 1000 — (1829) 16 —
— 1001 — (1830m,82) à 1500 — (2743) 6 —
— 4501 — (2761%) à2000 — (3658) 4 —
— 2001 — (3659) à2900 — (5304) 3 —
La plus grande masse des Brachiopodes vit donc à des
profondeurs modérées. Cependant, pour être juste, il faut
avouer que le nombre des dragages exécutés dans Îles
mers profondes est encore peu élevé, relativement à ceux
qui ont été faits à de faibles profondeurs. Par conséquent,
on doit s'attendre à découvrir dans la suite un plus grand
nombre d'espèces dans les vastes profondeurs encore inex-
plorées de l'Océan.
Tels sont, en résumé, les principaux faits et les résul-
tats les plus importants du travail de M. Davidson, qui à
ainsi rendu un nouveau service à l'étude des Brachio-
podes, à laquelle il a consacré toute sa vie.
P. OEHLERT.
Mollusehi viventi del Piemonte. Memoria del
(Mollusques vivants du Piémont. Mémoire du)
Dr Mario Lessona (1).
Avant la publication du nouveau Mémoire de M. le
(4) Rome, 1880. Brochure in-4 de 66 pages d’impression, ac-
compagnée de 4 planches, dont 2 sont coloriées et 2 lithogra-
phiées sur papier de Chine. (Tirage à part du volume VIT de la
3e série des Atti R. Acad. dei Lincei.)
— 68 —
D' M. Lessona , il n’existait guère sur la Malacologie ter-
reste et fluviatile du Piémont que deux ouvrages, celui de
Strobel, publié en 1855 et intitulé : « Sui Moiluschi vi.
« venti del lembo orientale del Piemonte dalla Toce alla
« Trebbia », et un Catalogue de 64 espèces, fait par
l'abbé Stabile, en 1864, et paru sous le titre de : « Mol-
« lusques vivants du Piémont ».
Le travail de M. Lessona est beaucoup plus complet que
les précédents et il s'étend particulièrement sur les Lima-
ciens du Piémont, largement développés dans cette partie
de l'Italie septentrionale et généralement assez mal con-
pus, au point de vue de l’organisation intime : l’auteur
leur consacre 5 planches très bien faites. Il décrit comme
nouvelles les espèces suivantes : Limax subalpinus; Clau-
silia Polloneræ, C. Calderinii, C. Genei; Helix Camerani,
espèce assez curieuse, du groupe de l’'H. Gougeti, groupe
plutôt espagnol et algérien qu’italien, H. Segusina, H.
globus, H. Strobeli; Physa Stabilei; Pomatias Veranyi,
Bourguignat ms.
Le Piémont possède un groupe de Clausilia qui lui sont
propres et pour lesquelles l'abbé Stabile avait proposé la
section des Charpentieria : elle comprend les C. diodon,
C. alpina, C. Polloneræ, C. Thomasiana, C. Calderinii.
L'auteur semble préférer la division du Piémont en ré-
gion alpine, région subalpine, région apennine et région
subapennine à celle de région cispadane (pays au N. du
Pô) et région transpadane (pays au S. du Pô), aûütrefois
proposée par l’abbé Stabile. La région alpine, la plus
nombreuse en espèces, est caractérisée par l'abondance
des Vitrina, Clausilia, Arion, Anchistoma et Campylæa,
et la région apennine par celle des Mesomphix, Pupa,
Xerophila et Cyclostoma. Le nombre des espèces terres-
ires est relativement plus élevé dans les régions alpine et
— 69 —
apennine que dans les régions subalpine et subapennine
ou la plaine : c’est tout le contraire, pour les espèces flu-
viatiles. La Faune malacologique du Piémont se compose,
dans l'état actuel de nos connaissances, de 202 espèces,
dont 157 sont terrestres et 65 fluvialiles.
Le Mémoire de M. Lessona est un travail bien fait, qui
sera consulté utilement par les naturalistes qui s'occupent
de l'étude des Mollusques d'Europe. H. CROSSE.
Catalogue of the errestrial Air-Breating Mol-
lusks Of (he Umited States and adjacent Fer
ritories OÎ[ North Amerien. By (Catalogue des
Mollusques Pulmonés Terrestres des États-Unis
et des Territoires adjacents de l'Amérique du
Nord. Par) ‘ia. &lana (1).
Ce Catalogue, qui comprend les espèces de Pulmonés
terrestres récemment décrites et qui est en rapport avec
les progrès de la science malacologique moderne, énumère
279 espèces, vivant actuellement dans les Etats-Unis et
dans les territoires adjacents de l Amérique du Nord. C’est
assurément le plus complet que nous connaissions, et
M. Th. Bland, en le publiant sans autre but que d’être
utile à la science et de le répandre parmi ses correspon-
dants, à rendu un service signalé aux jeunes naturalistes
et aux collectionneurs, qui n’ont pas toujours à leur dis-
position les grands ouvrages scientifiques, et qui pour-
ront, avec ces quelques pages, se faire une idée de l’en-
semble de la Faune malacologique terrestre des Etats-Unis
(1) New-York, 1878. Brochure in-8 de 4 pages d'impression.
— 70 —
et se rendre compte immédiatement de ce qui leur
manque. H. CRosse.
Report on the Hrachiopoda Of Alaska and the
adjacent shores of Northwest American. By
(Rapport sur les Brachiopodes de l'Alaska et des
côtes voisines du N. O. de l'Amérique. Par) ww.
H. Dali (|).
Dans cet intéressant Mémoire, l'auteur passe en revue
les diverses espèces de Brachiopodes actuellement con-
nues dans les eaux du littoral N.-0. de l'Amérique sep-
tentrionale, depuis le canal de Santa Barbara, en Califor-
nie, jusqu'à l'Océan Arctique. Elles sont au nombre de 10
(Terebratulina unguicula, Carpenter; Terebratellafrontalis,
Middendorff ; T. occidentalis, Dall: T. transversa, Sower-
by; Laqueus Californicus, Koch; Megerlia Jeffreysi,
Dall ; Magasella Aleutica, Dall; M. radiata, Dall, espèce
nouvelle, provenant du détroit de Popoff (Iles Shama-
gin); Rhynchonella psittacea, Gmelin ; Glottidia albida,
Hinds).
L'auteur, dans la seconde partie de son travail, discute
la valeur du genre Magasella, qu'il a proposé, en 1871,
et, tout en concluant à son maintien, il constate un fait
très curieux, c’est que chaque espèce de Magasella est,
presque toujours, accompagnée, dans la localité qu'elle
habite, par un autre Brachiopode, généralement plus
grand, mais à peu près identique de forme et de colora-
tion extérieure, bien qu’appartenant à un genre différent,
(1) Philadelphie, 1877. Brochure in-8 de 18 pages d’impres-
sion. (Extr. des Proc. Acad. of nat. sc. of Philadelphia, 1877.)
D 2
Ni
par la disposition de son appareil apophysaire interne. La
présence habituelle de ce « compagnon », pour me ser-
vir de l'expression de M. Dall, serait de nature à inspirer
des doutes sérieux sur la valeur du genre Magasella, et à
faire supposer que celle forme pourrait bien n'être que le
jeune âge de certaines espèces de Terebratella. Pourtant,
M. Dall, qui a reçu, de la Nouvelle-Zélande, des séries
nombreuses de Magasella inconspicua et de son « com-
pagnon », le Terebratella rubicunda, affirme qu'il est im-
possible de les confondre ensemble, à n’importe quelle
période de leur développement, si lon examine leur ap-
pareil apophysaire, tandis que, si l’on se borne à l'examen
des caractères extérieurs, on n'arrive pas à séparer les
deux formes. M. Davidson, qui a fait la même expérience
avec le Terebratella cruenta et le Magasella Evansi, de la
Nouvelle-Zélande, est arrivé à peu près aux mêmes conclu-
sions que M. Dall : il considère comme excessivement im-
probable l'opinion de ceux qui soutiennent que les Maga-
sella sont des formes non adultes.
H. CROSSE.
Descriptions of new forms of Mollusks from
Alaska contained in the Collections of {he Natio-
mal Museum. — lostpliocenc Fessils 1n the
Coast range of California. — Fossil Mollusks
from later Tertiaries of California. By (Descrip-
tions des nouvelles formes de Mollusques de
l’Alaska, appartenant aux Collections du Muséum
National. — Fossiles post-pliocènes de la chaîne
littorale de Californie. — Mollusques fossiles des
Lie PO)
terrains tertiaires supérieurs de Californie. Par)
W. H. Dali (1).
I. L'auteur décrit les genres, sous-genres et espèces
nouvelles qui suivent : sous-genre Chamydochiton (type :
Chiton amiculatus, Pallas, différant des Amicula en ce que
ses branchies ne sont pas médianes); Leptochiton Belknapi ;
sous-genre Trachyradsia, Carpenter ms. (type: Chiton
fulgetram, Reeve), T. Aleutica; Tonicella saccharina ;
genre nouveau Schizoplax (type: Chiton Brandtii, Midden-
dorff).
Il. M. Dall nous apprend que quatre espèces, qui vivent
actuellement dans les eaux de la mer de Californie (Donax
Californicus, Chione succincta, Olivella biplicata, Cerithi-
dea sacrala), ont été retrouvées, à l’état sublossile, aux
environs de San Luis Rey (Californie), à une altitude de
600 pieds anglais au-dessus du niveau de la mer, et à
vingt milles du Pacifique, en ligne directe, ce qui indi-
querait une élévation, relativement très récente, de cette
partie de la côte.
ILT. L'auteur a reçu des environs de San Diego et de
Santa Barbara (Californie) un assez grand nombre de fos-
siles appartenant aux terrains tertiaires de dernière for-
mation. Il en donne la liste : la majeure partie des espèces
citées vit encore actuellement dans les eaux marines du
littoral, ce qui fait présumer que les couches dans lesquelles
ont été recueillis ces fossiles ne sont pas très anciennes.
Pourtant, quelques espèces sont décrites comme nouvelles.
En voici les noms: Axinæa profunda; Pecten expansus,
(4) Washington, 1878. Brochure in-8 de 16 pages d’impres-
sion. (Extr. des Proc. of U. S. Nat. Museum, 1878).
Es RN 2S
P. Stearnsii, P. Hemphillii, Anomia limatula; Scalaria
Hemphillii. H. CROSSsE.
Conchyliologische Miscellen. Von (Mélanges
Conchyliologiques. Par) #. D. E. Sehmeitz ||).
L'auteur s’appuie sur le fait queM. Garrett, qui a exploré
les îles Viti, n’a pas retrouvé, dans l'île Kantavu, notre
Bulimus (Placostylus) Kantavuensis et sur la grande res-
semblance de cette espèce avec le B. Koroensis, Garrett,
pour proposer de remplacer notre nom spécifique par ce
dernier, bien qu'il soit postérieur. Nous ne pensons pas
qu’il ait raison, d'abord parce qu'il n’est nullement établi
que notre espèce n'existe pas à Kantavu (aucune Faune
malacologique de cette île n’a été publiée jusqu'ici, à notre
connaissance, mème par M. Garrett), et ensuite parce que,
Kantavu et Koro appartenant au mème groupe d'îles, on
ne pourrait, sans violer les règles de la nomenclature,
supprimer arbitrairement le nom le plus ancien des deux.
M. Schmeltz, dans la dernière partie de son travail,
nous donne un renseignement intéressant sur Fhabitat
exact d'une des plus rares espèces du genre Conus, le
C. rhododendron, Couthouy. Il a été rapporté un bon
nombre d'exemplaires de £ette espèce par un navire Ham-
bourgeois, qui avait été charger du guano à l'ile Baker et
aux îles Malden, et qui en est revenu directement. L'île
Baker est située au N. de l'Equateur, à environ 20 degrés
plus au $ que les îles Hawaii: les trois îles Malden sont au
S. de l’Equateur, et, respectivement, à 24, 50 et 40 degrés
{1} Hambourg, 4876. Brochure in-8 de 6 pages d'impression.
(Extr. des Verh. der Vereins fur nat. Unt. in Hamburg, vol. I,
1876.)
MAR"
plus au S. que les îles Hawaii. Ces quatre îlôts, perdus
dans l'Océan Pacifique, seraient donc la véritable localité
du C. rhododendron. H. Crosse.
Uebersicht der von ww. æeters von 1843 bis 1847
in Mossambhique gesammellen Motllusken,
bearbeitet von (Révision des Mollusques recueil-
lis par W. Peters, de 1843 à 1847, dans le Mo-
zambique, par le) Prof. Br E. V. Martens (1).
L'auteur énumère 554 espèces de Mollusques terrestres,
flaviatiles ou marins, qui ont été recueillies par M. W. Pe-
ters, dans la Colonie Portugaise de Mozambique, de 1845
à 1847, et parmi lesquelles les suivantes sont décrites
comme nouvelles : Vaginulus Petersi; Haminea Petersi;
Aspidophorus fasciatus ; Doridium cyaneum, D. nigrum;
Melibæa lonchocera; Æolis bicincta; Crenella Australis ;
Solemya Africana; Sanguinolaria aureocincta.
Sur la côte de Mozambique les Mollusques terrestres et
fluviatiles présentent tous les caractères de la Faune Afri-
caine tropicale. Les genres Achatina, Lanistes, Spatha,
Trochonanina, et le sous-genre Rhachis prédominent, le
genre Helix (sensu stricto) manque, ainsi que le genre Na-
vicella. On y rencontre le Cyclostoma ligatum, de Natal.
Sur environ 500 espèces marines, 157 se retrouvent
dans la Mer Rouge, 165 dans les îles Mascareignes et les
Seychelles, 480 dans l’Archipel Malais, 456 dans les îles
de la Mer du Sud et 56 seulement sur la côte de Natal. Il
en résulle donc que la Faune marine du Mozambique a
beaucoup plus de rapports avec celle des Moluques et de
(1) Berlin, 1879. Brochure in-8 de 23 pages d'impression,
(Extr. du Monatsber. K. Ac. Wiss. zu Berlin, 1879).
MASSE
PArchipel Viti qu'avec celle de l'extrémité Sud de
l'Afrique. H. Crosse.
re emmseen dpt cérentirr eee
Apuntes sobre la Fauna de Moluseos de la Re-
publiea Argentinn por el (Essais sur la Faune
malacologique de la République Argentine par
le) Dr M. Adolfe Dœring. — Quatrième par-
tie (1).
L'auteur, dans la quatrième partie de son travail, décrit
les espèces nouvelles suivantes : Peronæus Famatinus,
P. Calchaquinus; Seutalus oxylabris, S. peristomatus,
S. conispirus; Bulimulus centralis, B. monticola, B. Tor-
toranus; Pupa microdonta, P. dicrodonta , P. Clessini. Il
serait vivement à désirer que les espèces nouvelles de M. le
D: Dœring fussent figurées dans quelque Recueil scienti-
fique d'Europe ou d'Amérique, ou bien encore dans un
ouvrage spécial, et nous espérons que lauteur finira par
essayer de combler cette lacune. H. CROSSE.
Die ertiären Binnen-Conehylier Von Umdorf.
Von (Les Coquilles continentales Fertiaires d'Un-
dorf. Par) S. Clessin (2).
Depuis la publication du Catalogue des Coquilles conti-
nentales du Miocène supérieur d'Undorf, faite par le D' L.
v. Armon, en 1871 et 4875 (5), M. Clessin à effectué,
(1) Cordova (Rép. Arg.). Brochure in-8 de 22 pages d’impres-
sion.
(2) Regensburg (Bavière), 1877. Brochure in-8 de 8 pages
d'impression. (Extr. du Regensburg Corresp. Blatt., 1877.)
(3) Regensburg Corresp. Blatt., p. 122, 1871, et p. 187, 1873.
PR pe
dans les mêmes localités, des recherches qui lui ont permis
d'augmenter sensiblement le nombre des espèces précé-
demment connues. Il énumère 40 espèces de Mollusques
terrestres et fluviatiles, dont les suivantes sont décrites
comme nouvelles : Hyalinia Bôttgeriana ; Helix {Patula)
subteres; Clausilia (Bôttgeria) Schaefferiana; Strobilus
costatus, Sandberger ms.; Limnæus Undorfensis; Pla-
norbis (Hippeutis) subfontanus, P. (Gyrorbis) angulatus,
P. Albertanus ; Ancylus palustris. H. CROSSE.
Descriptions of Caribherm NMiocene Fossils. —
Descriptions of New Species of Fossüis from the
Piiocene Clay Beds belween Limon and Moen,
Costarien, together with Notes on previously
known Species from there and elsewhere in the
Caribbean Area. By (Descripiions de Fossiles
Miocènes Caraïbes. — Descriptions d'espèces
nouvelles de Fossiles des couches de marne Plio-
cène situées entre Limon et Moen {Costarica),
avec des Notes sur les espèces antérieurement
connues, là et sur les autres points de F'area Ca-
raïbe. Par) ww. RE. Ganb [{).
Ï. L'auteur, dont la science a à regretter la mort récente,
s’est servi, de préférence, de l'expression de Fossiles Mio-
cènes Caraïbes pour désigner des espèces dont les unes
provienneut de son voyage à Costarica, d’autres de Gatun,
sur le trajet du chemin de fer de Panama, d’autres enfin
des Antilles. Les espèces décrites comme nouvelles sont
(1) Philadelphia. Brochure in-4 de 44 pages d'impression, ac-
compagnée de 3 planches lithographiées. (Extr. du vol. VII de
la 2e série du Journ, Ac. nat. sc. of Philadelphia.)
ds AT ARE
les suivantes : Styÿliola bicostata ; Phos inornata ; Natica
Milleri ; Lunatia eminuloides, L. sculpturata; Sigaretus
multilineatus, S. numismalis ; Trochita Collinsii ; Meretrix
Sapotensis; Cardium (Protocardia) Newberryanum , C.
(Lævicardium) Milleri ; Arca (Barbatia ?) Oronlensis ; Nucu-
lana Milleri ; Pleuronectia Lyonii ; Lima papyracea ; Ostrea
Tryoni. Toutes ces espèces proviennent des terrains mio-
cènes de Costarica.
IT. Dans la seconde partie de son Mémoire, l’auteur
décrit les espèces nouvelles suivantes provenant des
couches marneuses pliocènes, qui existent dans le Costa-
rica, entre Limon et Moen : Drillia Moenensis; Mangelia
subeylindrica, M. lata; Nassa Caribæa ; Marginella ovuli-
formis; Strombina Limonensis, S. exilis; Aclis micro-
sculpta (nom spécifique mal formé, hybride); Cerithium
Moenensis (melius Moenense), C. biseriatum, C. Limo-
nensis (melius Limonense), GC. Caribbæum, C. triseriale,
C. Collinsii, €. Lordlyi; Cæcum crassicostum ; Siliquaria
sculpturata; Hipponyx ? crepidula; Adeorbis simplex, A.
infracarinata (melius infracarinatus); Calliostoma Gup-
pyana (melius Guppyanum) ; Margarita tricarinata ; Vitri-
nella truncata, V. obliquestriata, V. crassicosta ; Parkeria,
nouveau genre établi sur l'Ümbonium vitreum, Gabb, du
Miocène de Saint-Domingue, et les formes voisines, P.
inconspicua; Tagelus lineatus; Tellina (Peronæa) appressa;
Donax Moenensis ; Meretrix ? discoidea ; Psephis cancellata;
Caryatis Lordlyi, 6. Guppyana ; Cardium (Trachycardium)
declive, C. (Fragum) callopleurum ; Astarte meridionalis;
Cardita Conradiana ; Lithophaga incurva; Crenella (Modio-
laria) translucida ; Nucula Limonensis, N. Moenensis:
Janira lævigata. H. CRossE.
a —
Sulla natura geologica dei Terreni incontrati nelle
fondazioni tubulari del nuovo ponte di ferro
costruito sul Tevere à Ripetta 6 sull Unio si-
muatus, Lamarck, rinvenulovi. Nota dell ing.
(Sur la nature géologique des Terrains rencon-
trés dans les fondations tubulaires du nouveau
pont de fer construit sur le Tibre, à Ripetta, et
sur l’Unio sinuatus, Lamarck, qui y a été trouvé.
Note de l'ingénieur) Bomole Meli (l).
L'auteur nous apprend que, lors de la construction
d'un nouveau pont de fer, à Rome, sur le Tibre, à Ri-
petta, on a trouvé dans les fondations tubulaires, à une
profondeur de 6 à 41 mètres au-dessous du fond du lit
actuel du fleuve, et dans des couches de sable, une assez
grande quantité d'individus de l'Unio sinuatus, Lamarck.
Cette espèce n’est guère signalée, à l'état vivant, en Ita-
lie, que dans quelques localités de la Lombardie. Elle se
trouve à l’état fossile, dans les dépôts quaternaires de
la vallée du Tibre et dans les dépôts les plus récents du
lit actuel du fleuve. On la trouve, d’après M. A. Locard,
dans le pleistocène moyen du Dauphiné et du Jura.
H. CRosse.
Deep-Sea Exploration. À lecture by (L'Explora-
tion des zônes profondes de la mer. Conférence
par) Æ. Gwyn Jeffreys (2).
(1) Rome, 1880. Brochure in-4 de 11 pages d'impression, ac-
compagnée d’une planche lithographiée sur papier de Chine.
(2) Londres, 1880. Brochure in-8 de 20 pages d'impression.
— 79 —
Assurément, nul n'était plus en état que M. JS. G.
Jeffreys de faire, en Angleterre, une conférence sur l’ex-
ploration des profondeurs de la mer et sur les meilleurs
moyens à employer pour l’effectuer dans des conditions
satisfaisantes, vu sa grande expérience de la matière et
les nombreuses expéditions scientifiques de dragage aux-
quelles il a déjà caopéré ou qu’il a dirigées. L'auteur fait
d’abord l’historique rapide des principales expéditions de
dragage effectuées de nos jours, depuis les premières ten-
tatives de Forbes dans la mer Egée, publiées en 1844 et
si remarquables pour l’époque, jusqu'aux explorations ré-
centes du Lightning, du Porcupine, du Valorous, du Chal-
lenger et du Travailleur. Il nous semble qu'il passe un
peu trop sous silence les belles recherches de Mac-
Andrew, qui, le premier, a donné aux naturalistes une
idée à peu près exacte de la distribution géographique
des Mollusques marins dans les mers d'Europe, et celles
de MM. Agassiz et de Pourtalès, qui, s'ils ne sont pas par-
venus à procurer à M. le D° Gray, du British Museum, les
centaines de Pleurolomaria vivants qu'ils lui avaient,
paraît-il, promis de draguer à son intention, n'ont pas
moins rendu à la science malacologique des services
importants.
M. Jeffreys, en parlant des appareils employés, signale,
au nombre des plus récents perfectionnements, l'emploi
des fils d'acier, pour les sondages, et celui des câbles d’a-
cier, pour les dragages. Il regrette qu’on n’ait pu encore
parvenir à inventer, pour les dragages dans les zones pro-
fondes de la mer, des appareils qui râclent la surface du
sol, au lieu de s’enfoncer dans la vase, ou dans la bourbe.
L'’anteur examine successivement la distribution de la
Faune des Invertébrés, aux diverses profondeurs de la
mer ; le problème, assez difficile à résoudre, qui consiste
CR ee
à trouver comment se nourrissent les animaux marins
qui vivent à des profondeurs où la vie végétale à cessé
complètement de se manifester; les questions de tempéra-
ture, de profondeur (la plus grande profondeur à laquelle
on soit arrivé par les sondages est de 4,620 brasses, soit
presque la hauteur du Mont Everest, la plus haute mon-
tagne connue); l'inégalité du fond de la mer; la nature
des divers dépôts et notamment celle du fameux dépôt
qui renfermait les Bathybius, ces objets mystérieux dans
lesquels un naturaliste à imagination trop vive avait cru
trouver l’être primordial, constituant la base de la vie,
tandis qu’il a été reconnu, ultérieurement, par un chi-
miste à sens plus rassis, M. Buchanan, que ces corps
énigmatiques n'étaient autre chose qu'un simple préci-
pité amorphe de sulfate de chaux et nullement des êtres
organisés, déconvenue amère dont les évolutionnistes ne se
sont pas encore consolés. H. CROSSE.
New Catalogue of the Shells of California and
adjacent States (1). — Hemphill's Catalogue of
Land and Freshwater Shelis Of Utah (2). By
(Nouveau Catalogue des Coquilles de Californie
et des États adjacents. — Catalogue de Hemphill
énumérant les Coquilles terrestres et fluviatiles
de l'Ulah. Par) Henry Hemphilt.
I. Bien que l’auteur ait rédigé son Catalogue des Co-
quilles de Californie et des Etats adjacents principalement
(1) San Diego (Californie), 1875. Brochure peut in-18 de
8 pages d'impression.
(2) Oakland (Californie), 1878. Brochure petit in-18 de 4 pages
d'impression.
_ — 81 —
dans l'intention d'arriver à vendre ou échanger le produit
de ses récoltes conchyliologiques, nous croyons devoir si-
gnaler,cet opuscule comme devant être de quelque utilité
aux naturalistes qui y trouveront citées 577 espèces Cali-
forniennes, et même 450, avec le Supplément publié par
l’auteur.
IT. Même observation au sujet du Catalogue des Co-
quilles terrestres et fluviatiles de l'Utah, qui énumère
107 espèces ou variétés de Mollusques comme vivant ac-
tuellement dans le célèbre pays des Mormons. M. Hem-
phill, dans ces régions peu fréquentées des naturalistes, a
découvert de magnifiques variétés de l'Helix (Patula)
Idahoensis et des variétés intermédiaires qui semblent
autoriser à réunir en une seule espèce les H. (Patula)
strigosa, H, (P.) Cooperi et H. (P.) Hemphilli.
H. CRossE.
Note as to the position of the Genus Seguenzia
among tbe Gastropoda. By (Note sur la posi-
tion du Genre Seguenzia parmi les Gastropoda.
Par) 3. Gwyn Jeffreys (l).
L'auteur reproche au Rév. R. Boog Watson d’avoir,
dans un de ses Mémoires sur les Mollusques du Voyage du
Challenger, classé le genre Seguenzia parmi les Trochidæ.
Il ajoute qu’étant parvenu à extraire l’opercule de la co-
quille d’un petit S. formosa il a pu se convaincre que cet
opercule était auriculiforme, mince, paucispiral et à nu-
cléus excentrique, placé sur le côté columellaire, et, par
(4) Londres, 1879. Brochure in-8 de 2 pages d'impression.
(Extr. du vol. XIV du Linnean Society’s Journal. — Zoology.)
6
M, ST
conséquent plus voisin de celui des Solariidæ que de celui
des Trochidæ. Tout en tenant compte de la valeur de cette
observation, nous ne pouvons, non plus, nous empêcher
de reconnaître que le Seguenzia formosa a un test nacré,
caractère important qui n'existe pas dans la famille des
Solariidæ. La place que doit occuper, définitivement, dans
la méthode, le genre Seguenzia est donc encore bien in-
certaine et il convient d'attendre, pour la déterminer, la
découverte de l'animal d’une des espèces appartenant à
cette coupe générique curieuse et l'examen de son orga-
nisation intime. H. CRoSsE.
Remarks on Fossils Shells from the Colorado
Desert (1). — Comments upon Mr. Calkin’s
{ Marine Shells O[ Florida » {2}. — In the
maller of certain badly treated Mollusks (3). —
Descripuon of a New Species or Variety of Sand
Snail Of California (4). By (Remarques sur les
Coquilles fossiles du Désert du Colorado. —Com-
mentaires sur les « Coquilles Marines de Flo-
ride, de M. Calkins ». — Au sujet de certains
Mollusques maltraités. — Description d’une es-
(1) Salem, 1879. Brochure in-8 de 14 pages d'impression, ac-
compagnée de gravures sur bois imprimées dans le texte. (Extr.
du vol. XII de l'American Naturalist, 1879.)
(2) San Francisco, 1879. Brochure in-8 de 4 pages d'impres-
sion. (Extr. des « Science News » du 15 avril 1879.)
(3) San Francisco, 1879. Brochure in-8 de 10 pages d'impres-
sion, avec gravures sur bois dans le texte.
(4) New-York, 1879. Brochure iu-8 de 2 pages d'impression,
avec gravures sur bois dans le texte.
NT fee
pèce ou variété nouvelle d'Helix de Californie.
Par) Kobert E. C. Stearns.
I. Les formes les plus caractéristiques, parmi les Co-
quilles fossiles que l’on a recueillies dans le désert du Co-
lorado, appartiennent au genre Tryonia (T. clathrata,
Stimpson, et T. protea, Gould), qui peut être considéré
comme ayant eu son centre de développement dans l’an-
cien lac, région lacustre, ou bassin du Colorado (1). Ces
espèces s’y rencontrent, à l’état fossile, avec des Anodon-
ta, des Physa et des Amnicola.
IT. L'auteur rectifie , sur quelques points, le Mémoire
de M. Calkins, intitulé : « Marine Shells of Florida ». Il
nous apprend, notamment, que le prétendu Ranella cla-
thrata, Gray (espèce du Pacifique), recueilli, par M. Cal-
kins, à Cedar Keys, dans le golfe du Mexique, n'est autre
chose qu’une variété de petite taille d’une espèce Atlan-
tique, le R. caudata, Say. Il faut toujours se défier des
identifications d'espèces trop légèrement faites, car ces
sortes d'erreurs jettent la confusion dans les questions de
distribution géographique !
IT. M. Stearns critique, avec raison, certains ouvrages
de vulgarisation scientifique, dont les nombreuses erreurs,
au point de vue malacologique, prouvent que ces sortes
de productions ne sont pas beaucoup mieux faites en Amé-
rique qu’en France. Il cite, notamment, le livre intitulé :
« Ocean Wonders », dans lequel l’auteur attribue à l’Ar-
gonaute une coquille nacrée.
IV. L'auteur décrit et figure une nouvelle forme
d’Helix, qui provient des environs de Turloch (Californie),
(4) M. le Lieutenant Wheeler a recueilli, dans Utah, 2 exem-
plaires de Tryonia appartenant, selon toute apparence, au T. pro-
tea, dont le Melania exigua, Conrad, est synonyme. H. C.
ie SR
et qu'il croit devoir rapporter à l’Helix Mormonum,
comme var. circumcarinata. Il pense que l’H. Hille-
brandi, Newcomb, n’est également qu’une variété de la
même espèce. H. CRossE.
Nota sopra alcune €onchiglie Coralligene del
Mediterraneo, pel (Note sur quelques Coquilles
Coralligènes de la Méditerranée, par le) Marquis
T. di Monterosato |l).
L'auteur, après avoir publié, précédemment, trois Notes
sur les Mollusques de la zone des Eponges, de la zone
abyssale et de la zone coralligène, placée entre les deux
autres, complète aujourd'hui sa troisième Note, en don-
nant la liste de quelques espèces éminemment coralli-
gènes et dont la synonymie donne lieu à des remarques
intéressantes.
Ainsi, l’Arca antiquata de Poli paraît être différent de
l'Arca diluvii de Lamarck et doit prendre le nom d'A.
Polii, Mayer. Le nom d’Arca corbuloides est proposé pour
une variété de l’Arca Polii, figurée par Hidalgo (Moll.
mar. de España, tab. 68, fig. 1-2). Une espèce nominale
de Chama (C. circinata) est pourvue d’une diagnose qui
lui manquait. Des recherches bibliographiques étendues
permettent de compléter la synonymie déjà très chargée
des Trochus Wiseri, Danilia Tinei, Menestho bulinea,
Nassa limata, N. denticulata. Relativement au Cassidaria
Provincialis, que la plupart des auteurs considèrent comme
une monstruosité du C. echinophora, M. de Monterosato
fait remarquer que l’existence de six exemplaires de cette
(1) Siena, 1880. Brochure in-8 de 17 pages d'impression. (Ex-
trait du Bullettino della Socielà malacologica Italiana, vol. VI.)
Oh
forme s'accorde peu avec l'opinion généralement admise.
Le temps nous apportera certainement la solution de la
question soulevée par notre confrère, mais « adhue sub
Judice lis est. » P. FiscHER.
Espèces des Pyrénées-Orientales du groupe de
Note sur le véritable
Pupa Pyrenaiea, Farines. — Matériaux pour
l’'Helix arbustorum.
la Faune malacologique terrestre, des eaux
douces et des eaux saumâtres de l'Aude, par
Paul Fagot (l).
Dans la première de ces Notes, l’auteur donne les dia-
gnoses des Helix Xatartii et Canigonica qu’il maintient
comme espèces distinctes de l'H. arbustorum. Il décrit
ensuite l’Helix xanthelea, forme démembrée de l'Helix
Pyrenaica et qui appartient, par conséquent, au groupe
des Campylæa des Pyrénées,
Le Pupa Pyrenaica de Farines (non P. Pyrenaica, Bou-
bée), dont la synonymie est très chargée et qui a été fi-
guré par Charles des Moulins, sous le nom de P. mega-
cheilos, var. tenuimarginata, est décrit par M. Fagot,
sous le nom de Pupa leptocheilos. On le trouve très abon-
dant à la Preste (Pyrénées-Orientales).
Enfin, notre confrère constate que le département de
l'Aude n’a pas été encore étudié, au point de vue de sa
faune malacologique. Quelques indications d'espèces sont
éparses dans Michaud, Boubée, Companyo, Moquin Tan-
don, Dabrueil, etc., mais elles sont insuffisantes. M ÆFa-
(1} Toulouse. Brochure in-8 de 16 pages (sans date).
= SU
got se propose de combler cette lacune et fait appel à
l'obligeance des naturalistes qui voudraient lui adresser
des communications à ce sujet. P. FIscHER.
Mollusques terrestres et d'eau douce de la
vallée d'Aulus (Ariège), par Paut Fagot (l).
Les Mollusques de l'Ariège étant à peine connus, tous
les travaux relatifs à cette faunule ont une grande impor-
tance. M Fagot, après avoir exploré, à trois reprises, la
vallée d’Aulus, a pu dresser un catalogue, dans lequel il
énumère 68 espèces, dont les plus remarquables sont :
Krynickia brunnea; Vitrina elongata, Succinea breviuscula;
Zonites diaphanus, crystallinus ; Helix ohvoluta, rupes-
tris, limbata, Carthusiana ; Azeca Nouletiana; Ferussacia
subcylindrica, var. exigua ;, Clausilia Rolphi, nigricans ;
Balea perversa; Papa Bigorriensis, Pupa Piniana n. sp.
du groupe du Pupa secale, Aulusensis D. sp. voisin du
P. Pyrenæaria, clausilioides, Vergniesiana, ringens ; Lim-
næa peregra; Ancylus fluvialilis; Pomatias obscurus,
crassilabris, Fagoti, Bourg, n. sp., Nouleti; Bythinella
brevis, Reyniesi. En outre, un certain nombre de formes
douteuses ou peu connues, non figurées, ou même ma-
nuscrites sont énumérées sous les noms de Limax pycno-
blennius, Vitrina Penchinati, Zonites stæchadicus, Helix
Simoniana, Clausilia mamillata, Aurigerana, Bertronica.
La note de M. Fagot est accompagnée d'une planche,
(4) Perpignan, 1880. Brochure in-8 de 31 pages d’impression,
accompagnée de 4 planche noire. (Extr. du Bulletin de la Société
agricole, scientifique et littéraire du département des Pyrénées-
Orientales.)
Li. en El
où il a fait représenter les Pupa Aulusensis, P. Piniana,
Pomatias Fagoti, et l’apex des Clausilia Aurigerana et ma-
millata. P. FiscHER.
Histoire mnlacologique (es Pyrénées fran-
caises. —- Haute-Garonne. — Hautes-Pyré=
nées, par Paul Fagot (1).
L'auteur donne l'énumération des espèces signalées
par divers conchyliologistes dans la Haute-Garonne et les
Hautes-Pyrénées. Le dépouillement est accompagné de
quelques observations critiques, et d'indications nouvelles
d'habitat. Ainsi, l'Hyalinia Blauneri vit à Lourdes, en
compagnie de l’H. alliaria et d’un Helix steneligma, Ma-
bille ; l'Helix Velascoi, Hidalgo, a été trouvé au Pic du
Midi, et l'Helix Nansoutyana, forme nouvelle du groupe
Carascalensis, a été découvert à Gèdres et à Barèges. Les
Clausilies des Hautes-Pyrénées ont été multipliées, par
suite de nombreux démembrements des Clausilia nigri-
cans et dubia.
L'auteur décrit une nouvelle espèce de Pupa (P. Nan-
soutyana), du Pic du Midi, et donne les caractères du
Pupa clausilioides de Boubée, variété du P. Pyrenæaria,
comme le pensait Moquin-Tandon. Il considère le Papa
Dapuyi, Westerlund, comme an iadividu jeune du Pupa
Brauni, Rossmässler. Le genre Pomatias est augmenté
d’une nouvelle espèce : P. Lapurdensis, de Lourdes, du
groupe du P. crassilabris. Plusieurs espèces de Bythinella
sont citées dans les Pyrénées sous les noms génériques de
(1) Toulouse, 1880. Deux brochures in-8 de 23 pages chacune.
(Extr. des Bulletins de la Société d'histoire naturelle de Tou-
louse.) !
Eve. —
Paludinella et de Pyrgula, que nous ne pouvons accepter,
puisque le type des Paludinella est un Mollusque pulmoné
maritime et que celui des Pyrgula, propre à la faune de
Lombardie, n’a aucun rapport avec la petite espèce de
Bythinella nommée Pyrgula Pyrenaica.
Sous le bénéfice de ces légères critiques, nous ne pou-
vons que féliciter M. Fagot du zèle qu’il montre dans l’é-
tude de la Faune conchyliologique des Pyrénées. Il est
bien probable que les diverses Notes isolées que nous ve-
nons d'analyser serviront à la publication d’un ouvrage
spécial sur ce sujet. P. FiscHER.
Mollusques quaternaires des environs de 'ou-
louse et de Villefranehe (Haute-Garonne), par
P. Fagot (1).
Les fossiles des couches quaternaires de la Haute-
Garonne déterminés par M. Fagot sont au nombre de 65,
parmi lesquels 51, ou près de la moitié, constituent des
formes éteintes dont voici l’énumération : Succinea de-
perdita (n. sp.), exstincta (1d.), prisca (id.), Renati (id.);
Zonites epipedostoma (id.), subradiatulus {id.), lenarros-
tus (id.); Helix omalisma (id.), Ventiensis (id.), Lutetiana,
Boucheriana, Cellica, torpida (n. sp.), persenecta (id.), ti-
midula (id.), conamblya (id.), Roujoui ({id.), palearcha
(id.), submenostosa (id.), albata {id.), hispidosa (id), dilu-
vii, Poiraulti {n. sp.), Radigueli, Weddeli (id.), Conte-
jeani (id.); Azeca antiqua (id.); Ferussacia crassula (id.);
Glausilia infirma (id.); Limnæa fuscula (id.); Cyclostoma
Lutetianum.
(1) Toulouse, 1879. Brochure in-8 de 27 pages. (Extrait du
Bulletin de la Société d’histoire naturelle de Toulouse.)
400. —
Aucune espèce n’est figurée. La proportion des formes
perdues nous paraît bien considérable, pour un dépôt
quaternaire, dont l’âge relatif n’est pas connu, quoique
l’auteur le place dans ce qu'il appelle la phase trizoique (?).
P. Fiscuer.
Description and Figure of a New Species of Zoni=
tes from ulinois. By (Description et Figure
d’une nouvelle espèce de Zonites de l'Illinois.
Par) ww. w. Calkins (|).
L'auteur décrit comme espèce nouvelle et figure, avec
un fort grossissement le Zonites Upsoni, petite forme
assez curieuse, découverte, par M. Jesse B. Upson, aux
environs de Rockford, dans l'Illinois (Etats-Unis).
j H. CROSsE.
Lum Cap S. Vincent. Reise durch das riünigreieh
Algarve geschildert von (Au Cap Saint-Vincent.
Voyage dans le Royaume des Algarves. Par) le
Baron Hermann von Maltzan |2).
M. le baron de Maltzan a effectué, récemment, en com-
_pagnie de sa femme, oussi zélée naturaliste que lui, un
voyagescientifique dans la partie du Portugal qu'on désigne
sous le nom du royaume des Algarves, région monta-
(4) Saint-Louis, Mo, 1880. Brochure petit in-4 de 1 page d’im-
pression avec gravure sur bois dans le texte. (Extr. du n° 4 du
vol. II de « The Valley Naturalist », décembre 1880.)
(2) Francfort-sur-le-Mein, 1880. Volume in-8 de 154 pages
d'impression,
BRENT", Le
gneuse, dont l'extrémité S. aboutit au Cap Saint-Vincent.
Il décrit, dans son livre, les principaux incidents de son
voyage et les points sur lesquels il a eu occasion de re-
cueillir des objets d'histoire naturelle et particulièrement
des Mollusques. Nous espérons que les résultats scienti-
fiques obtenus par lui seront exposés dans un ouvrage ul-
térieur, plus spécialement consacré à la Zoologie que celui
que nous avons sous les yeux. Ce dernier serait, d'ailleurs,
un guide très utile pour le naturaliste qui aurait à explorer
les Algarves. H. CROSsE.
On a new Species of Chiton lately found in the
British Coasts. By (Sur une nouvelle espèce de
Chiton, récemment découverte sur les côtes
d'Angleterre. Par) D. Guy Jeflreys (D
L'auteur décrit, sous le nom de Chiton scabridus, une
espèce nouvelle, récemment découverte dans les eaux
Anglaises, à Goodrington (Torbay) et à Jersey. Elle est assez
voisine du C. cancellatus, mais elle s’en distingue spécifi-
quement, en ce qu’elle est moins gibbeuse, proportionnel-
lement plus large et en ce que ses rangées de tubercules
sont de moitié moins nombreuses, mais beaucoup plus
prononcées. H. CROSSE.
Faunula Molluscorum mmarinorum Bellebæ=
hiama : oversigt over den marine bléddyrfauna
ved Hellebæk af (Faunula Molluscorum marino-
\
(1) Londres, 1880. Brochure in-8 de 3 pages d'impression.
(Extr. des Ann. a. Mag. nat. hist. de juillet 1880.)
rum Hellebækiana : aperçu de la faune malaco-
logique marine d'Hellebæk par) 3onas Collin (1).
M. J. Collin nous donne le Catalogue des Mollusques
marins qui vivent dans les eaux d'Hellebæk, petite loca-
lité Danoise, située sur le Sund, au N. d'Helsingor.
Cette faunule paraît assez riche, car l’auteur énumère
455 espèces de Mollusques, toutes connues, et sur les-
quelles 88 appartiennent aux Gastropoda et 67 aux
Acephala. Nous voyons avec plaisir M. J. Collin revenir
aux travaux conchyliologiques, qu'il paraissait avoir aban-
donnés depuis quelques années, et nous espérons bien que
le Mémoire malacologique qu’il vient de publier ne sera
pas le dernier. H. CROSSE.
Synonymy of and Remarks upon Port Jackson,
New Caledonian and other Sheïls, with their
distribution. — List of Land Shells found on
Thursday Esland, with description of the new
Species. — List of Braehiopoaa or Lamp Shells
found in Port Jackson and the Coast of New
South Wales. — Tropical Mellusea recently
dredged at Port Jackson Heads. — Note on
Oniscin ponderosa, With its locality. By (Syno-
nymie et observations concernant des Coquilles
de Port-Jackson, de la Nouvelle-Calédonie et
d’ailleurs, et leur distribution géographique. —
(1) Copenhague, 1880. Brochure in-8 de 52 pages d'impres-
sion.
211199 es
Liste des Coquilles terrestres recueillies dans l'ile
du Jeudi (Thursday), avec description des espèces
nouvelles.—Liste des Brachiopodes de Port-Jack-
son et du littoral de la Nouvelle-Galles du Sud.
— Mollusques tropicaux récemment dragués à
Port-Jackson. — Note sur l’Oniscia ponderosa et
sa localité. Par) Sohn Brazier (l).
I. L'auteur remplace le nom de Corbula venusta,
Angas, employé antérieurement par Gould, par celui de
C. Smithiana, et le nom de Cerithiopsis clathrata, Angas,
par celui de C. Angasi, pour la même raison. Il relève
quelques inexactitudes dhabitatcommises par M. Schmellz,
dans les Catalogues Godeffroy.
II. Pendant un court séjour, fait, en 1877, par
M. C. E. Beddome, dans l'ile Thursday ou du Jeudi, qui
fait partie du groupe des îles du Prince de Galles, dans le
détroit de Torres, ce naturaliste a pu recueillir les six es-
pèces terrestres suivantes : Helix (Thalassia) Kreflti,
H. (Trachia) Delessertiana, H. (Patula) Spaldingi, H. (Pla-
nispira) Buxtoni, espèce nouvelle; Bulimus Beddomei;
Helicina reticulata.
IL. L'auteur signale la présence des Magasella Cumingi,
Terebratula pulchella et Terebratulina cancellata, dans les
eaux de Port-Jackson, et celle du Terebratula sanguinea,
sur les côtes des îles Loyalty.
IV. M. J. Brazier indique, comme ayant été recueillies
dans les eaux de Port-Jackson, à laide de la drague,
7 espèces connues comme tropicales, savoir : Typhis ar-
(1) Sydney, 1879. Brochure in-8 de 46 pages d'impression,
(Extr. des Proc. of the Linnean Soc. of New South Wales, vol.
IV, 1879.)
ER RE
cuatus ; Nassa coronata; Mitra Pacifica; Turbo squa-
mosus ; Buccinulus coccinatus; Tellina striatula ; Chione
mariCa.
V. Le rare et bel Oniscia, que M. Hanley a décrit et
figuré sous le nom d’'O. ponderosa (Proc. Zool. Soc.
London, page 255, pl. xzui, fig. 9, 10, 1858) et dont
la provenance était inconnue, a été recueilli, d'après
M. R. C. Rossiter, à Penirihone, localité située sur la
côte N. de la Nouvelle-Calédonie. C'est donc une nou-
velle rareté à ajouter à nos calalogues malacologiques
Calédoniens, déjà si riches. H. CROSSE.
Mollusea Of x. M. S. Challenger’s Expedition.
— Part. V. By the Rev. (Mollusques de l'Expé-
dition du Challenger. — Partie V. Par le Révé-
rend) Hohert Boog Watson (EI
.. L'étude des matériaux recueillis durant la campagne
du Challenger marche assez rapidement, grâce au zèle de
notre honorable confrère, M. Watson. Dans la cinquième
partie de son travail, il fait connaitre les formes nouvelles
suivantes : Siphonodentalium Honolulense, d’Honolulu ;
Trochus (Gibbula) Leaensis, de Cape Town ; T. (Zizyphinus)
Arruensis, de Papouasie; T. (Solariella) Philippensis, d’Aus-
tralie ; T. (Solariella) lamprus, des Fidji; T. /Solariella)
albugo, de Sydney; Echinella (?) tectiformis, du Japon,
dragué par 565 brasses; Lacuna picta de l'Atlantique sud ;
L. (Hela), margaritifera, des mers du Japon; Fossarus
cereus, d'Australie, par 1,400 brasses; Jeffreysia Edwar-
(1) Londres, sans date. Brochure in-8 de 40 pages d’impres-
sion. (Extrait du Linnean Society’s Journal. Zoology, vol. XV.)
— 94 —
diensis, de l'ile du Prince-Edouard ; Cerithium (Triforis)
Levukense, des Fidji; C. (Triforis) bigemma, de Saint-
Thomas, Antilles; C. (Triforis) hebes, des îles Tristan
d’Acunba ; C. (Triforis) inflatum, de Saint-Thomas ; C. Ma-
tukense, C. phoxum, C. (Bittium) lissum, des Viti; C. (Bit-
tium) amblypterum, des Açores; C. (Bittium) mamilla-
num, de Pernambouc, Brésil; C. {Bittium) Amboynense,
d'Amboine; C. (Bittium) pigrum, C. Lusciniæ, C. Philo-
mele, de l’île Nightingale, archipel de Tristan d’Acunbha ;
C. (Bittium), gemmatum, de Setubal, Portugal (1); C.
(Bittium) pupiforme, de Cap York, Australie; C. (Bittium)
enode, de Pernambouc: C. (Bittium) Oosimense, du Ja-
pon; C. (Bittium) cylindricum, de Sydney; C. (Biltium)
abruptum, de Fayal, Açores; C. (Bittium) delicatum, C.
aedonium, de Tristan d’Acunha; Litiopa ? limnæiformis,
de l’île du Prince-Edouard ; Cerithiopsis balteata, des Fidji ;
C. Fayalensis, des Açores.
M. Watson exprime son opinion, relativement à la dis-
tribution bathymétrique des Mollusques. Il établit que, si
la profondeur est une condition très importante, la tem-
pérature des eaux à une action encore plus grande, les
grandes différences de chaleur et de profondeur consti-
tuant des barrières à l'extension des espèces. Malgré ces
barrières, certaines espèces ont, néanmoins, une distri-
bution universelle ; mais, jusqu’à présent, on n’a pas ob-
servé, même dans ces formes, de traces d'un changement
essentiel, permanent el progressif. P. FiSCHER.
(1) Nous avons dragué celte espèce récemment, dans le golfe
de Gascogne, entre 814 et 1019 mètres. (Expéd. du Travailleur,
juillet 1880.)
AO
Monographie du genre Sinusigera. d'Orbigny,
Par Alfred E. Craven (1).
L'auteur a profité des courts instants de loisir que lui
laissait, comme officier de marine, son service de bord
pour essayer de capturer, à l’aide de petits filets, faits
avec une toile très fine, et qu'il laissait traîner, les Mol-
lusques Pélagiens, qui, par moment, pullulent, en pleine
mer, et dont, pourtant, la majeure partie est encore bien
rare dans les Collections et bien peu étudiée.
Parmi les coquilles intéressantes qu’il a recueillies de
cetle façon figurent 16 espèces de Sinasigera, dont 12 sont
nouvelles pour la science. Or, on ne connaissait, avant les
recherches de M. Craven, que 9 espèces de ce genre, peu
étudié jusqu'ici à cause des dimensions microscopiques
des coquilles dont il se compose et des difficultés que pré-
sente leur recherche. L'auteur a donc doublé, et au delà,
le nombre des espèces connues du genre, qui comprend
actuellement 21 espèces bien tranchées. Voici la liste des
espèces décrites comme nouvelles : Sinusigera reticulata,
S. perversa, S. minima, S. Braziliensis, S. fusiformis,
S. Broeckiana, S. striata, S. dubia, S. Nysti, S. tecturina,
S. Colbeauiana, S. rosea.
M. Craven pense, comme nous, que les Sinusigera ne
sont point des coquilles embryonnaires et que cette coupe
générique est bonne et doit être conservée. Il résulte de
ses observations que ces animaux sont généralement péla-
giens, mais nullement nocturnes. L’opercule est spiral. Ex-
ceptionnellement, chez le S. Huxleyi, d’après M. J. D. Mac-
(1) Bruxelles, 1880. Brochure grand in-8 de 25 pages d’im-
pression, accompagnée de 3 planches coloriées. (Extr. du t, XII
des Annales de la Société Malacologique de Belgique.)
2e pre
donald (et non pas, comme le dit par erreur M. Craven,
d'après Forbes, car cet auteur n’a pas connu l’opercule
de son Cheletropis et ne l’a, par conséquent, ni décrit, ni
figuré), le nucléus est seul spiral et le reste de l’opercule,
de forme ovalaire, se développe concentriquement. Cette
observation, en désaccord avec celles de MM. A. Adams
et Craven, a besoin de confirmation. |
En résumé, le Mémoire de M. Craven est intéressant
pour les naturalistes auxquels il fait connaître des formes
de Mollusques excessivement curieuses.
H. CROSSE.
Hstruzioni scientifiehe Del Viaggiatori raccolte
da (Instructions scientifiques pour les Voyageurs,
recueillies par) Arturo Essel (!).
Dans cette utile publication, pour l'exécution de la-
quelle l’auteur a eu recours à la collaboration d’un cer-
tain nombre de savants spéciaux, parmi lesquels nous ci-
terons MM. G. Celoria, M. Stefano de Rossi, R. Gestro,
E. Giglioli, G. Grassi, À. Manzoni, A. Piccone, G. Uzielli
et À. Zannetti, M. Issel a réuni tous les renseignements
qui peuvent servir aux personnes désireuses d'utiliser, au
profit de la science, les voyages qu’elles ont occasion de
faire. Ces diverses parties de son ouvrage sont successi-
vement consacrées aux considérations générales; aux
phénomènes astronomiques susceptibles d’être observés
sans le secours d'instruments spéciaux ; aux observations
astronomiques qui, au contraire, ne peuvent se faire qu’à
l’aide d'instruments de précision ; à la Météorologie ; aux
(1) Rome, 1881. Volume grand in-8 de 557 pages d’impres-
sion.
or
questions de Géographie et de Topographie; à l’explora-
tion méthodique des profondeurs de la mer, à l'emploi
de la drague et des divers autres appareils utilisés jns-
qu’à ce jour pour recueillir les animaux marins; à la Géo-
logie et à la Paléontologie; à l'Anthropologie et à l'Ethno-
logie ; à la Zoologie; à la Botanique; à la Minéralogie.
En ce qui concerne particulièrement les Mollusques,
l’auteur indique les meilleurs procédés employés jusqu'à
ce jour pour les recueillir, leurs divers modes de siation,
et il signale aux voyageurs un certain nombre de pro-
blèmes malacologiques qui restent encore à résoudre, et
dont la solution dépend d'observations directes, faites sur
place et avec le soin nécessaire. H. Crosse.
Contributions {0 Paleontology : N I: Cretaceous
Fossils of the Western States and Territo-
ies. By (Contributions à la Paléontologie : N° 1 :
Fossiles Crétacés des États et des Territoires de
l'Ouest. Par) ©. A. white (1).
L'auteur décrit comme nouvelles et figure les espèces
suivantes, recueillies dans les terrains crétacés, sur divers
points des États et des Territoires de l'Ouest (États-Unis) :
Exogyra Valkeri; Placunopsis Hilliardensis ; Crassatella
Cimarronensis ; Tancredia? cœlionotus ; Cardium trite ;
Baroda subelliptica ; Pachymia ? Herseyi : Glycimeris Ber-
thoudi; Paliurus pentangulatus; Actæon Woosteri; Actæo-
(4) Washington, 1879. Brochure in-8 de 47 pages d’impres-
sion, accompagnée de 10 planches lithographiées sur papier de
Chine. (Extr. du 7° Rapport annuel du Survey de 1877.)
— 98 —
nina prosocheila ; Neritina incompta ; Anchura Haydeni,
À. (Drepanochilus) Mudgeana ; Turritella Marnochi.
H,. CROSSE.
NÉCROLOGIE.
Dans le cours de l’année 1880, la science malacolo-
gique a fait des pertes regrettables, tant en France qu’à
l'étranger.
Le doyen des conchyliologues français, Michaud (Louis
André Gaspard), est mort à Lyon, à l’âge de 85 ans. Né à
Sornac (Corrèze), le 3 décembre 1795, il sengagea, comme
simple soldat, dans le 6° léger, en 1815. Dès qu’il eut
conquis, en 1825, pendant la guerre d’Espagne, ses pre-
mières épaulettes de sous-lieutenant, ses goûts et ses re-
marquables aptitudes pour les sciences naturelles, et par-
ticulièrement la Conchyliologie, ne tardèrent point à se
manifester et il sut mettre à profit les nombreux change-
ment de garnison que lui imposait la carrière militaire,
pour faire de fructueuses recherches sur la Faune mala-
cologique Française et réunir les éléments d'une collection
qui finit par devenir très intéressante.
En 1845, il prit sa retraite avec le grade de capitaine
adjudant-major, et embrassa la carrière de l'instruction
publique, à laquelle il consacra 27 années de sa vie.
Il publia successivement, en 1831, le Complément de
l'Histoire naturelle des Mollusques terrestres et fluviatiles
de la France, excellent ouvrage qui lui acquit une juste
réputation scientifique et attacha à son nom Île glo-
rieux titre de continuateur de Draparnaud; puis une
— 99 —
étude sur les Rissoa des côtes de France ; deux Mé-
moires sur les coquilles fossiles des terrains éocènes de
la Champagne (1857-1858) ; la Galerie des Mollusques ou
Catalogue méthodique, descriptif et raisonné des Mol-
Jusques et Coquilles du Musée de Douai (1858-1844), en
collaboration avec Victor Potiez, conservateur du Musée
de la ville); un premier Mémoire sur les Coquilles fossiles
des environs de Hauterives, dans lequel il fit connaître des
espèces terrestres excessivement remarquables (1845); un
supplément à ce premier travail, publié en 1862 (1) et
également très intéressant, au point de vue paléontolo-
gique; un troisième Mémoire, publié en 4877, sur les
Mollusques marins du même gisement.
Par ses recherches assidues et grâce à ses nombreuses
relations, Michaud était parvenu, malgré la modicité de
sa fortune, à réunir une remarquable collection conchylio-.
logique, composée de plus de 50,000 échantillons et
renfermant des types précieux. Plus tard, lorsque les
infirmités, trop souvent inséparables de la vieillesse, l’eu-
rent mis dans l'impossibilité de continuer à s'occuper de
ses collections, il fit preuve d'un rare désintéressement en
refusant des offres largement rémunératrices, qui lui ve-
naient d’un Musée étranger, déjà possesseur de la col-
lection de Draparnaud (2), et :il fit de ses richesses con-
chyliologiques deux parts, dont la plusbelle devint, en 1866,
la propriété de la ville de Lyon et dont l’autre fut donnée
à la ville de Mâcon.
(4) Journ. Conchyl., vol. X, p. 58-84, pl. in et 1v, 1862.
(2} La collection Lamarek, que l’on pouvait obtenir gratuite-
ment, est allée à Genève et la collection Draparnaud, à Vienne.
De pareils faits sont assurément tristes et ne sont point de nature
à donner une grande idée du discernement de quelques-uns de
nos savants officiels, en ces matières. H. CRosse.
— 100 —
Nous avons toujours connu notre regrettable confrère
simple, modeste, constamment hon et bienveillant pour
ceux qui s’intéressaient à sa science favorite, et nous nous
honorons d’avoir pu le compter au nombre de nos colla-
borateurs.
M. Eugène Vesco, médecin principal de la marine en
retraite, né à Metz, le 26 octobre 1816, est décédé à
Toulon, le 24 octobre 4880, dans sa soixante-quatrième
année. Doué d’un goût très vif pour les sciences naturelles,
M. Vesco utilisa, à leur profit, ses voyages et ses cam-
pagnes au Mexique, à Taiti, aux Antilles, à la Guyane, à
Madagascar, en Chine, en Cochinchine et dans la Médi-
terranée. Bien que s’occupant plus spécialement de Bota-
nique, d'Eutomologie et de Minéralogie, il s’intéressait
également à la Conchyliologie et il était en relations
suivies avec À. Morelet, H. Dohrn et d’autres savants.
auxquels il communiquait le résultat de ses recherches et
qui ont décrit les nouveautés qui faisaient partie de ses
envois (1).
Dans le cours de ses voyages, il a recueilli de nom-
breuses et intéressantes collections d'objets d'histoire na-
turelle et particulièrement de Coquilles (2).
(1) La deuxième livraison des Séries Conchyliologiques d’A.
Morelet est consacrée particulièrement à l’étude des espèces re-
cueillies par E. Vesco, en 1848-49, dans les iles orientales de
l'Afrique. H. Crosse.
(2) Nous apprenons que la famille de M. E. Vesco serait dis-
posée à céder ses collections conchyliologiques, qu’elle n’a point
l'intention de garder. S’adresser, pour plus amples renseigne-
ments, ou pour visiter les collections, à M. Albert Vesco, rue
Saint-Roch, 9, à Toulon (Var). H. C.
— 101 —
M. Jean-Ferdinand-Henri Hermite, docteur ès-sciences
et professeur de Géologie à l'Université Catholique d’An-
gers, est mort, dans la ville où il occupait sa chaire, le
8 mars 1880, enlevé prématurément, à l’âge de trente-
deux ans, aux sciences naturelles, pour l'étude desquelles
il avait quitté la carrière militaire et renoncé à son grade
de lieutenant dans le 55° régiment d'infanterie de ligne.
Il venait d'accomplir, aux îles Baléares, un voyage scienti-
fique, pour lequel il avait obtenu une mission du Gouver-
nement, et il avait, tout récemment, publié un volume
intéressant sur la géologie et la paléontologie de ce groupe
d'îles (1).
M. l'abbé Debaize, envoyé en mission scientifique, dans
l'Afrique centrale, par le Gouvernement Français, est mort,
comme M. Hermite, à trente-deux ans, au moment -où il
arrivait au but qu'il s'était proposé, pour ses recherches
d'histoire naturelle. Il a succombé à Ujiji, sur Les bords du
lac Tanganyika, le vendredi 12 décembre 1879, à la suite
des fatigues du dangereux et pénible voyage qu'il avait
entrepris. La regrettable nouvelle de sa mort n’a été
connue en France que depuis peu de mois.
M. Victor Bertin, aide-naturaliste à la chaire de Mala-
cologie du Muséum d'histoire naturelle de Paris, est mort,
jeune encore, des suites d’une maladie des voies respira-
toires qui l'avait obligé à aller chercher, dans le midi de la
France, an climat plus doux. Il a publié, dans les Nouvelles
Archives du Muséum d'histoire naturelle, deux Mémoires
(4) Voy. Journ. Conchyl., vol. XXVIF, p. 352, 1879.
— 102 —
sur quelques genres d'Acéphalés (Tellina et Psammobia).
M. Eugène Goulard est mort, à Rochefort (Charente-
Inférieure), le 9 février 18S0, dans sa soixante-dix-hui-
tième année. C'était un des derniers survivants du nau-
frage de la Méduse. À la suite de ce sinistre maritime, il
abandonna la carrière de la marine. Il possédait une col-
lection de Coquilles.
En Belgique, M. Pierre-Henri Nyst, Conservateur dû
Musée d'histoire naturelle de Bruxelles, est décédé, dans
un des faubourgs de cette ville, à Molenbeek Saint-Jean,
le 6 avril 1880, dans sa soixante-cinquième année. Il
s'était fait connaître, dans Ja science, par la publication
d'un important travail, la Description des Coquilles et des
Polypiers fossiles des Terrains tertiaires de la Belgique. En
dehors de ce livre, qui a été publié en 1845, il a publié
un grand nombre de Mémoires moins étendus sur les Mol-
lusques vivants et fossiles.
|
M. F. Recq de Malzine, qui s'occupait depuis longtemps
d’études conchyliologiques, est mort, à Bruxelles, dans le
cours de l’année 1880; il laisse une collection de Co-
quilles.
En Espagne, M. Francisco Martorell y lPeña est décédé
à Barcelone, en 1878. Il s’occupait, depuis longtemps et
avec un grand zèle, d’études conchyliologiques. Par un
acte de générosité qu’on ne saurait trop louer, il a légué
— 105 —
à la ville de Barcelone, qu'il habitait, sa collection malaco-
logique, qui comprenait environ 6,000 espèces de Mol-
lusques, plus ses collections préhistoriques et numisma-
tiques, et il y a ajouté une somme de 125,000 francs,
destinée à fonder un Musée qui portera son nom.
En Italie, M. Giuseppe Rigacci, l’un des propriétaires
de l’importante collection conchyliologique, qui avait été
formée, à Rome, par M. Giovanni Rigacci, son frère, est
mort, dans cette ville, le 12 octobre 1880, à l’âge de
soixante-huit ans.
Nous apprenons la mort de l’un des naturalistes des
États-Unis les plus connus, au point de vue conchyliolo-
gique, M. Samuel Stehman Haldeman, auteur d’un excel-
lent ouvrage, publié, en 4845, sous ce titre : À Monograph
of the Freshwater Univalve Mollusca of the United States,
et dont M. Geo. W. Tryon Jr. a fait paraître, récemment,
une deuxième édition augmentée. Haldeman était né,
en 4812, dans le comté de Lancastre, en Pensylvanie.
Nous ignorons la date exacte de son décès.
M. Louis François de Pourtalès est mort à Beverly
Farms Mass. (Etats-Unis), dans sa 57° année, le 17 juillet
1880. De tout temps, il avait montré de grandes dispo-
sitions pour l’étude des sciences naturelles et était de-
venu un des élèves favoris de Louis Agassiz, qu’il ac-
compagna, lorsqu'il vint s'établir en Amérique, en 1847.
En 1848, il entra dans le service dit « U. S. Coast Survey »,
où la nature de ses occupations lui permit de s'occuper
de la biologie des profondeurs de l’Océan et des nom-
— 104 —
breuses et intéressantes questions qui s’y rattachent. II
fut chargé, en 1866, par le professeur Pierce, alors à la
tête de l'U.S. Coast Survey, d'explorer la ligne des récifs
de la Floride, le détroit de Cuba, Salt Key et le Banc de
Bahama, en y effectuant des dragages, et il inaugura ainsi,
à bord du steamer de l'Etat Bibb, la série des explorations
sous-marines, dans les eaux Américaines. Plus tard, il fut
chargé de la direction des dragages, à bord du Hassler, qui
se rendait de l’État de Massachussets en Californie, par le
détroit de Magellan. Il finit pas renoncer à ses occupations
de l’U. S. Coast Survey pour retourner à Cambridge, où il
se voua complètement au développement du Muséum de
Loologie comparée, qui avait été créé par Louis Agassiz,
son maître, et dont il devint Directeur, à la mort de ce
naturaliste éminent.
e
H. CRrossE et P. FIscHER.
EE
Paris, — Imprimerie de Mme Ve Bouchard-Huzard, rue de l'Eperon, 5;
J. TREMBLAY, gendre 6t successeur,
COLLECTION A VENDRE.
A vendre, à l'amiable, une Gollection considérable, ayant
appartenu à feu M. Am. Borvin, ancien maître des requêtes au
Conseil d’État, composée de Goquilles terrestres, fluvia-
tiles etmarines et comprenant beaucoup d'espèces précieu -
ses. Celte collection, très développée dans tous les genres, est
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Cône,
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et
la beauté des individus, que par ja rareté des espèces, parmi
lesquelles figure un certain nombre de types.
S’adresser, pour plus amples renseignements et pour visiter
la collection, à Madame Lalesque, née Boivin, rue
Sainte-Catherine, 1, Bordeaux (Gironde),
AVIS.
Le survivant des frères Rigacci, de Rome, désirant se défaire de
son important Gabinet Conchyliologique, composé de
plus de dix mille espèces de Goquilles vivantes, d’une
riche collection de Coquilles fossiles des bassins de Paris
et de Vienne, de Belgique, d'Angleterre, de Russie, de Tos-
cane, de Sicile-et d’autres localités,;:et, en outre, d’une collec-
tion particulière du Monte-Mario de Rome, désirant également
céder la bibliothèque scientifique qui se rattache aux collections,
a l'honneur d'informer MM. les Directeurs des Musées ou Cabi-
nets publics et MM. les amateurs que, dans le cas où ils vou-
draient en faire l'acquisition, ils pourront s'adresser à la Maï-
son Vincenzo Rigacci, Piazza Campo Marzio, 5, à
Rome (Italie), auprès de laquelle ils pourront se procurer le
catalogue imprimé des Collections.
Table des Matières
CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON.
Pages.
Description de quelques espèces nouvelles du Cam-
bodge, appartenaut aux genres Lacunopsis, Jullienia.
ét PachydraDin te OA AU OA MENT ES ait AI POIRIER. 20 dre 5
Note sur la synonymie de l’Helix nigrilabris,, Martens,
AAUSETANEe Are der: Vers tete rene em NAN HATROSSE tee D
Unionidæ nouveaux ou peu connus (3e article). . : . : HS DROUET." 20 Du le 22
Notesurle genre Oliyella 500 RUE Tue PARISCHER LEA APE ES 31
Liste des Mollusques terrestres recueillis dans la partie
septentrionale de la Basse Californie (Mexique). . . H. HEMPHILL . . . . . . 35
Note critique sur la Monographie du genre Velorita
de M7; Bi Sowerbys RS UNE AUTRE MEL A SUITE Le 38
Diagnoses specierum novarum familiæ Chitonidarum. . A. T. DE ROCHEBRUNE. 42
Diagnoses Molluscoram novorum. . . . . . . . . . .. L. MORLET. . . : .:, 46
Bibhiomfaphes 255% HER ERA LRU ER CL LUS H. CnossE, P. FISCHERK et
D: ŒHLERT. . . . . - DAC
Nécrolqgie:. . 0... 0.84 eau. 0 A CRossE'et{P. FISCHER 98
Le journal paraît par trimestre et forme 4 volume par an.
PRIX DE L'ABONNEMENT {PAYABLE D'AVANCE) :
| Pour Paris et pour les départements (reçu franco). . . 16 fr.
Pour l’étranger (Union postale) id. > Na-US
Pour les pays hors de l’Union postale: td. A |
S’adresser. pour l'abonnement, payable d'avance, et pour les com-
muuications scientifiques, à M. H.CRosSsE, directeur du Journal, rue
Tronchet, 25, à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé-
demmeut publiés du Journal de Conchyliologie. (Ecrire franco.)
Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de Paléonto-
iogie dont deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal.
PARIS. — IMP, DE M"° v' BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L'ÉPERON, 3. —1881.
J. TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR.
3° Série. — Tome XKE. — No 2.
DE
CONCHYLIOLOGIE
COMPRENANT
JOURNAL
L'ÉTUDE DES MOLLUS QUES
VIVANTS ET FOSSILES,
Publié sous la direction de
H. CROSSE et P. FISCHEK.
A PARIS,
CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95.
Dépôt à Londres, chez MM. WizrAms et NORGATE, 4, Heurietta Street, Covent-Garden.
— à Edimbourg, chez MM. WiLLiAws et NORGATE, 20, South Frederick Street.
1881
VIENT DE PARAITRE
INDEX GÉNÉRAL ET SYNTÉMATIQUE
DES MATIÈRES
Contenues dans les vingt premiers volumes
DU
JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE
1850-1872
Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table
des articles contenus dans les volumes I à XX et la table, par
ordre alphabétique, des Familles, Genres, Sous-genres et
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes.
EN VENTE ACTUELLEMENT
AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 25.
P ix : 8 francs.
> D -—————
OUVRAGES NOUVEAUX
Mission scientifique au Mexique et dans l'Amérique
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc-
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla
direction de M.Mizxe-Enwanrps, membrede/lInstitut.—7epartie.
—Étudesurles Mollusquesterrestreset fluviatiles,
par MM. P. Fiscer et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale,
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression
et xxx1 planches noires et coloriées) est terminé. La huitième
livraison qui forme le commencement du second volume vient
de paraître et est actuellement en vente.
Account of the zoological collections made during the Survey of
H. M.S.« Alert »,in the Straits of Magellan, and
on the Coast of Patagonia. Mollusca and Molluscoida.
By Edgar A. Smith. — Londres 1881. — Brochure in-8,
de 45 pages d'impression, accompagnée de 3 planches,
dont 2 sont coloriées.
JOURNAL
DE
GONCHYLIOLOGIE.
fe" Avril 1881.
Faune malacologique du Lac Tanganyika,
Par H. CRoOsSsE.
Il
#
Le lac Tanganyika, situé par 27 degrés de longitude
E., entre le 5° et ie 9° degré de latitude S., est, sinon le
plus vaste, au moins le plus long des grands lacs qui font
de l’Afrique centrale une région si remarquable. Il s'étend
sur une longueur de plus de 600 kilomètres, dans la
direction du N. N. 0. au S.S. E., tandis que sa largeur
varie entre 40 et 70 kilomètres seulement, et il présente
une superficie totale de 26,000 kilomètres carrés : sa
hauteur, au-dessus du niveau de la mer, est de 828
mètres.
Découvert par Burton, en 1858, visité successivement
par Speke, Livingstone, Stanley, Cameron, et, dans ces
derniers temps, par d’autres voyageurs, plus nombreux
mais moins illustres, il possède actuellement, sur son
littoral oriental, une Mission catholique Française et une
8
— 106 —
Mission protestante Anglaise, dont les membres résident
à Ujiji : une Mission scientifique Belge s’est aussi récem-
ment installée à Caréma.
Bien que situé à la distance, relativement faible, de
4,000 kilomètres de l'Océan Indien, il appartient au
bassin du fleuve Zaïre ou Congo, qui se jette dans l'Océan
Atlantique. De plus, si l’on tient compte des affluents
orientaux du Tanganvyika, on constate que le bassin du
Laïre, à son extrémité, n’est guère à plus de 480 kilo-
mètres de l'Océan Indien. Il en résulte que le Zaïre se
trouve être le. canal de drainage des 2,400 kilomètres
restants de la largeur du continent Africain, à cette lati-
tude, ce qui doit, selon toute apparence, influer sur la
Faune de cette immense région et lui imprimer, surtout
en ce qui concerne les espèces fluviatiles, un caractère
d’uniformité bien prononcé.
Sur la rive O. du Tanganyika et vers sa partie mé-
diane, la rivière Loukouga constitue son déversoir
naturel et apporte au Zaire, par la Loualaba, le tribut des
eaux du grand lac et de ses affluents, qui sont au nombre
de plus de 400 (1). Comme dans la plupart des pays tro-
picaux, il n'existe que deux saisons, la saison sèche et la
saison des pluies, De plus, sans doute à cause de la lon-
gueur considérable du Tanganyika, l’époque de la saison
sèche ne coincide pas complètement dans la partie N. et
dans la partie S. du bassin, ce qui fait qu’il s'établit sur le
lac un courant du Sud au Nord, dans les mois de février
à novembre, et un courant du Nord au Sud, dans les mois
de novembre à février, selon que l’évaporation est plus
forte d’un côté ou de l’autre. De la fin de la saison des
pluies à la fin de la saison de la sécheresse, le niveau des
(1) Cameron a relevé les embouchures de 96 d’entre eux.
H. C.
— 107 —
eaux du lac varie de 2 mètres 50 centimètres à 3 mètres,
en hauteur. «
La région du Tanganyika, comme, au reste, toutes celles
des grands lacs Africains, peut compter au nombre des
plus humides du globe terrestre. Dans le pays des Many-
ouema, près de Bambarré, à l'O. de la partie méridio-
nale du lac Tanganyika, Livingstone a constaté qu'il était
tombé, en 5 mois, de février à juillet 1870, 1 mètre 46
centimètres d’eau. Or, sur la côte occidentale d’Angle-
terre, qui est réputée avec raison comme la région la plus
fortement pluvieuse de ce pays, l’un des moins secs que
l’on connaisse, il ne tombe pas, dans le cours de l’année
entière, plus de 95 centimètres d’eau. Mais ces condi-
tions climatériques, peu favorables pour les voyageurs
européens, auxquels il devient très difficile d'écrire sur
leur papier et absolument impossible de conserver du
linge sec, le sont, au contraire, beaucoup pour les plantes
et pour les animaux qui, comme les Mollusques, recher-
chent à la fois la chaleur et l'humidité. Aussi, la ceinture
de collines qui entoure le lac Tanganyika est-elle cou-
verte de bois d’une végétation vigoureuse. Nous ajoute-
rons, Comme derniers traits çaractéristiques de cette
région, que le lac est très poissonneux et que de fré-
quentes tempêtes soulèvent ses eaux, dont les vagues
atteignent alors une hauteur de 5 à 4 mètres.
Les premiers Mollusques connus du lac Tanganyika
ont été recueillis par le capitaine Speke, en 1858. Ils ne
comprenaient que 4 espèces qui ont été décrites, en 1859,
par S. P. Woodward, sous les dénominations suivantes :
Iridina (Pleiodon) Spekii ; Unio Burtoni; Lithoglyphus
zonatus ; Melania (Melanella) nassa (4).
(1) Proceed. Zool. Soc. London, p. 348, pl. xzvu, fig. 1-4,
1859.
— 108 —
Vingt ans après, en 1879, un Missionnaire protestant
Anglais, appartenant au London Missionary Society, et
résidant à Ujiji, sur les bords du lac Tanganyika, M. Ed-
ward Coode Hore, envoya à M. John Coode Hore, son
frère, quelques coquilles terrestres et fluviatiles, que ce
dernier offrit libéralement au British Museum de Lon-
dres. Cette collection, bien que matériellement peu con-
sidérable, présentait un grand intérêt, au point de vue
scientifique. Ulle se composait de 21 espèces, parmi
lesquelles on retrouvait les coquilles précédemment
rapportées par Speke, à l'exception d’une seule, l'Unio
Burtoni : 9 espèces inédites, pour la plupart fort inté-
ressantes et comprenant des genres nouveaux pour la
science, ont été décrites et figurées par M. Edgar A.
Smith, en 1880 (1).
Enfin, le chef de l'Expédition de la Société Royale géo-
graphique de Londres dans la partie orientale du centre
de l'Afrique, M. J.' Thomson, qui, dans le cours des années
1879 et 1880, à heureusement accompli un important
voyage d'exploration, de Zanzibar au lac Nyassa, et, de ce
dernier, à l'extrémité S. du lac Tanganyika, dont il a suivi
la rive occidentale jusqu’à la rivière Loukouga, a rap-
porté un certain nombre de coquilles, qui, jointes à
celles de M. E. Coode Hore, ont donné lieu à un nouveau
travail descriptif, publié par M. Edgar A. Smith, à la fin
de 1880 (2).
Nous devons signaler aussi, mais au point de vue bi-
bliographique seulement, un Mémoire de M. Bourgui-
gnat, dans lequel il est question de deux des espèces
(1) Proceed. Zool. Soc. London, p. 344, pl. xxx1, fig. 1-9,
1330.
(2) Ann. and Mag. of nat, History, sér. V, vol. VI, p. 425,
décembre 1880.
2109 2
recueillies par Speke, en 1858. Ce travail porte la date
de 1879 (1), et l’auteur ne paraît connaître les deux
espèces dont il parle, que par les descriptions et les
figures que Woodward en a données précédemment, ce
qui ne l'empêche pas de proposer un genre nouveau pour
chacune d'elles.
IT
Catalogue des espèces.
I. Genre PLANORBIS, Guettard, 1756.
4. PLANORBIS SUDANICUS, Martens.
Planorbis Sudanicus, Martens, Malak. Blätter, vol. XVET,
p. 55, 1870.
— — Pfeiffer, Novit. Conch., vol. IV, p.
25, pl. CXIV, fig. 6-9.
— —— E.-A. Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 549, 1880.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Rivière
des Gazelles, région du Haut-Nil {(D' Schweinfurt).
Obs. Cette espèce est, par sa forme générale, voisine
du P.Guadelupensis, Sowerby (sous-genre Menetus, H. et
A. Adams). Les exemplaires du Tanganyika possèdent
jusqu'à cinq tours et demi de spire. La coloration des in-
dividus frais est d'un brun corné pâle, du côté dit supé-
rieur, et sensiblement plus claire, de l’autre côté (2).
(1) Description de div. esp. terr. et fluv. et de diff. genres de
Moll. de l'Égypte, de l’Abyssinie, de Zanzibar, du Sénégal et du
centre de l’Afrique. Paris, 1879.
(2) Contrairement à l'opinion de la plupart des auteurs, nous
n’admettons, chez les Planorbes, ni côlé supérieur, ni côté infé-
rieur, ces animaux, à l’état vivant, portant leur coquille toujours
— 110 —
IT. Genre PHYSA, Draparnaud, 1801.
2. PHysa...?
Physa, E. A. Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 552,
1880.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. Parmi les coquilles envoyées à Londres par M. E.
Coode Hore, se trouvait un exemplaire de Physa en trop
mauvais état de conservation pour pouvoir être déterminé
spécifiquement. Toutefois, il nous paraît intéressant de
le signaler, le fait de sa découverte établissant que le
genre Physa compte au moins un représentant dans la
Faune malacologique du grand lac Africain.
INT. Genre A\MPULLARIA, Lamarck, 1799.
5. AMPULLARIA OVATA, Olivier.
Ampullaria ovata, Olivier, Voy. Emp. Ottoman, vol. IF,
p. 67, pl. XXXI, fig. 4, 1801.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Egypte :
Lac Maréotis (Olivier; Bruguière); sources de l’Oasis de
Sivah (Cailliaud); canal Mahmoudié (Roth); canal d’eau
douce, près Suez; lac Ballat (Raymond); Nil supérieur
(Klot-Bey); Nabumbisso, dans le pays des Niam-Niams
(Schweinfurt). — Niger (Welwitsch).
Obs. Cette espèce, commune dans tout le bassin du Nil,
se retrouve également dans l’Afrique centrale, et, à l'O.,
dans les eaux du Niger. Son aire géographique est donc
excessivement étendue. D'ailleurs, ce fait de distribution
L
complètement droite et verticale, par rapport au plan locomoteur.
ISA ES
— 111 —
zoologique, si remarquable qu’il soit, est loin d’être sans
exemple parmi les Mollusques fluviatiles du continent
Africain, et il s'explique facilement. En effet, la Faune de
la plupart des fleuves Africains, d’une étendue considé-
rable, n’est guère qu’une simple continuation de celle de
la région des grands lacs. Pourtant, la présence de
l'A. ovata dans le Niger nous étonne, car c’est le seul
des cours d'eaux Africains de premier ordre, qui ne tire
pas son origine de la région des grands lacs.
Les A. Kordofana, Parreyss, A. lucida, Parreyss, et
A. Raymondi, Bourguignat, ne constituent que de
simples variétés de l'A. ovata et doivent être réunis à
cette espèce.
IV. Genre NEOTHAUMA, Smith, 1880.
Le genre Neothauma a été créé, par M. Edgar A. Smith,
en 1880 (1), pour une forme très intéressante, voisine,
par l'aspect général et par la taille, des grands Vivipara
de Chine et du V. ponderosa, Say, de l’Amérique du
Nord, mais s’en distinguant, à première vue, par son
ouverture irrégulière, anguleuse, et par son péristome
largement développé, étalé et presque canaliculé, à la
partie basale, tandis que le bord externe reste mince
et est fortement émarginé et largement sinueux, à sa
partie médiane (PI. IV, fig. 4 et 14). On sait que, dans le
genre Vivipara, l'ouverture est, ordinairement, plus ou
moins circulaire, et le péristome continu et se prolon-
geant sur un seul plan. L'animal et l’opercule du genre
Neothauma sont inconnus.
(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 349, 1880,
— 112 —
4. NEOTHAUMA TANGANVYICENSE, Smith (PI. IV,
fig. 4 et 14).
Neothauma Tanganyicense, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 549, pl. XXXI, fig. 7-70, 1880.
Coquille imperforée, de forme ovale acuminée. Test
solide, muni de stries d’accroissement faiblement mar-
quées, obliques et légèremeut flexueuses, Coloration
blanche, sous un épiderme mince et d’un brun olivâtre.
Spire assez allongée, étagée et terminée par un sommet
assez obtus. Suture fortement marquée et assez profonde.
Tours de spire au nombre de 7, s’accroissant lentement,
aplatis à leur partie supérieure, à peine convexes, sur les
côtés, dernier tour à peine descendant, à peu près aussi
grand que la spire, muni, vers la partie médiane, d'une
carène obtuse, qui tend à disparaître, plus ou moins com-
plètement, dans le voisinage du bord externe, chez les
individus adultes, et atténué, à sa partie inférieure, par
suite du développement particulier du bord basal. Ouver-
ture de forme irrégulièrement ovale et d’un blanc légère-
ment bleuâtre, à l’intérieur. Péristome d’un blanc sale,
à bords réunis par un dépôt calleux de même coloration,
largement réfléchi et recouvrant complètement la région
ombilicale : bord columellaire épais, légèrement arqué
et d’un blanc sale; bord basal largement développé,
presque canaliculé, arrondi et réfléchi; bord externe
mince, presque anguleux, vers la partie médiane qui
correspond à la carène du dernier tour, profondément
et largement échancré, à cette même partie. — Opercule
inconnu.
Longueur totale de la coquille 52 millimètres; plus
grand diamètre 54. Longueur de l’ouverture, y compris
— 115 —
le péristome, 26 millimètres, plus grande Pa 20
(Coll. Crosse).
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore, J. Thomson).
Obs. Le N. Tanganyicense est jusqu'ici la seule espèce
connue de ce genre curieux. D’après M. E. A. Smith, les
exemplaires jeunes sont munis de deux bandes brunes,
sur les tours supérieurs, et de trois, sur le dernier.
V. Genre MELANIA, Lamarck. 1799.
5. MELANIA Nassa, Woodward (PI. IV, fig. 5 et 54).
Melania (Melanella) nassa, Woodward, Proc. Zool. Soc.
London, p.549, pl.XLVIT,
fig. 4, 1859.
Melania nassa, Reeve, Conch. Iconica, 216, 1860.
— — Brot, in Chemn. ed. Küster, p. 52, pl. VE,
fig. 7 (fig. mala), 1874.
Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; J.
Thomson).
Obs. Cette espèce ressemble, d’une façon frappante, à
un jeune individu de Nassa, par ses côtes longitudinales
tuberculeuses, coupées, à angle droit, par d’autres côtes
spirales, plus petites et plus serrées, ainsi que par l’épais-
seur relative de son test : c’est la seule espèce du genre
qui, à notre connaissance, présente cette particularité.
M. Woodward la range dans la subdivision des Melanella
de Swainson. M. le D' A. Brot la place parmi les espèces
aberrantes du genre Melania. L’exemplaire figuré est
long de 15 millimètres; son plus grand diamètre est
de, 9. La longueur de l'ouverture est de 7 millimètres, la
largeur de 4 (Coll. Crosse).
D’après les rensefgnements transmis à S. P. Wood-
— 1h —
ward par le capitaine Speke, cette espèce habiterait, de
préférence, celles des rives du Tanganyika où les eaux sont
le plus fréquemment agitées.
6. MELANIA ADMIRABILIS, Smith.
Melania (Sermyla) admirabilis, Smith, Ann. a. Mag. of
nat. hist., sér. V, vol. VI, p. 427, 1880.
« Coquille assez solide, allongée, turriculée, blan-
« châtre, décolorée par un enduit boueux brunâtre.
« Tours de spire au nombre de 40 environ, convexes,
« réunis par une sulure oblique et très profonde, munis
« de fortes côtes longitudinales et séparés en deux parties
«inégoles par un sillon placé un pen au-dessous de la
« suture : ces côtes sont fortement arquées, disposées
«obliquement, et deviennent tuberculeuses, au-dessus du
«sillon. Dernier tour de spire arrondi à la périphérie et
« muni, au-dessous d'elle, de 5 à G fortes raies concen-
« triques, les côtes se trouvant brusquement tronquées, à
« la partie médiane du tour. Ouverture subovale n’attei-
« gnant pas 1/3 de la longueur totale et développée à la
« base. Columelle oblique, arquée à sa partie inférieure
«et réunie au bord externe par un dépôt calleux.
« Longueur totale de la coquille 47 centimètres, plus
« grand diamètre 14. Longueur de l'ouverture, 144 milli-
« mètres, plus grande largeur 8 (E. A. Smith). »
Hab, Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. Pour cette espèce, ainsi que pour les deux sui-
vantes, que nous ne connaissons pas, nous n'avons
d’autres renseignements que la description originale de
l’auteur. La section des Sermyla de H. et A. Adams,
dans laquelle il la range, ne comprend que des espèces
tornatelliformes.
— 115 —
7. MELANIA TANGANYICENSIS, Smith.
Melania Tanganyicensis, Smith, Ann. a. Mag. of nat.
Hist. Sér. V, vol. VE, p.427, 1880.
« Coquille petite, turriculée, solide, presque noire et
présentant, vers la partie médiane des tours, une
large zone d’un brun marron clair. Tours de spire au
nombre de G environ, plans, développés à leur partie
supérieure, munis de côtes larges, fortes et peu élevées;
dernier tour grand et orné, à la base, d’un petit nom-
bre de sillons concentriques. Ouverture formant à peu
près la moitié de la longueur totale. Columelle arquée,
épaissie à sa partie inférieure et de coloration claire.
« Longueur totale de la coquille 7 1/2 millimètres,
plus grand diamètre 2 5/4. Longueur de l'ouverture
3 1/2 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
8. MELANIA Horei, Smith.
Melania (—-— ?) Horei, Smith, Ann. a. Mag. of nat.
Hist., Sér. V, vol. VI, p. 427, 1880.
« Coquille ovale-conique, lisse, brune, ornée, au-des-
sous e la suture, d’une ligne blanche spirale. Tours
de spire au nombre de 6 1/2, à peine convexes et pré-
sentant de légères stries d'accroissement; dernier tour
un peu ascendant près de l’ouverture, puis brusque-
ment descendant vers le bord externe, et un peu
épaissi, à la partie basale. Ouverture ovale, acuminée
à la partie supérieure, formant environ les 3/7 de la
longueur totale. Bord externe épaissi, particulièrement
dans le voisinage de la suture, légèrement étalé, vers
— 116 —
« la partie basale. Columelle blanchâtre, médiocrement
« arquée et réunie au bord externe, à sa partie supé-
« rieure, par un mince dépôt calleux.
« Longueur totale de la coquille, 14 millimètres, plus
« grand diamètre 6 1/2. Longueur de l’ouverture 6 mil-
« limêtres, plus grande largeur 4 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. M. E. A. Smith n'indique, ni pour cette espèce,
ni pour la précédente, la section du genre Melania à la-
quelle doit être rapportée chacune d’elles. Elle est dédiée
à M. E. Coode Hore.
VI. Genre TIPHOBIA, Smith, 1880.
M. Edgar À. Smith à proposé, en 1880 (1), le genre
Tiphobia, pour.une coquille fluviatile qui peut assuré-
ment compter au nombre des plus remarquables et des
plus curieuses que l’on ait jamais décrites. L'Io spinosa,
Lea, de l'Amérique du Nord, et les formes voisines sem-
blent seules avoir quelques rapports avec ce spécimen
excentrique de la Faune malacologique Africaine, mais
ces rapports sont bien éloignés. Au point de vue de l’as-
pect général, que l’on s imagine une Pyrule fluviatile, à
test mince, translucide, et dont chaque tour de spire, à
l'exception des tours embryonnaires, porte, à 4 où 5 mil-
limètres de la suture, une élégante couronne de fortes
épines, dont la dimension âtteint jusqu’à 15 millimètres
de longueur! La coquille est subturbinée, pyruliforme,
mince, translucide, la spire courte et déprimée. Les
tours, aplatis à leur partie supérieure, sont anguleux et
munis d'une série circulaire d’épines. L’axe de la co-
quille et l'ouverture se terminent par un prolongement
— 117 —
en forme de canal, comparable à celui qui existe dans
les genres marins Pyrula, Ficula et Rapa. Il n'existe
point d'épiderme. L'opercule est inconnu. On manque
également de toute espèce de données, en ce qui con-
cerne l'animal et son organisation intime.
9. Tipaogia Horeï, Smith (pl. IV, fig. 2, 2a, 2 b).
Tiphobia Horei, Smith, Proc. zool. Soc. London, p. 548,
pl. XXXI, fig. 6-62, 1880.
Coquille imperforée, brièvement subturbinée, pyruli-
forme, marquée de stries d’accroissement obliques et
flexueuses, que viennent croiser, à angle droit, des raies
transverses, fines et serrées. Test mince, translucide, as-
sez terne, dépourvu d’épiderme et d’une coloration d’un
blanc grisâtre (1), rappelant celle de certains Limmés.
Spire très courte, terminée par un sommet obtus et aplati.
Suture bien marquée. Tours de spire au nombre de 6 à
7 (2) et s’accroissant peu à peu; tours embryonnaires
au nombre de 4 1/2, lisses et blancs, tours suivants
anguleux, aplatis depuis la suture jusqu’à la cingulation
anguleuse (qui donne naissance à quelques épines creuses,
comprimées, espacées, à peine indiquées d’abord, puis
devenant de plus en plus prononcées), légèrement con-
vexes ensuite; dernier tour développé, formant plus
des 5/4 de la longueur totale de la coquille, fortement
(4) La coloration d’un rouge ferrugineux dont on à constaté
l'existence sur une partie du dernier tour, dans quelques indivi-
dus, doit être attribuée, comme le suppose M. E. A. Smith, à
l'influence d’un dépôt terreux quelconque : le fait est, d’ailleurs,
fréquent, chez les Mollusques fluviatiles. H. C.
(2) M. E. A. Smith indique 7 tours de spire : notre exem-
plaire, pourtant très adulte, n’en compte que 6. H. C.
— 118 —
anguleux, muni, à l'angle, d’une élégante couronne de
10 épines, dont quelques-unes atteignent jusqu'à 12
millimètres de longueur, arrondi et légèrement ventru,
au-dessous de l’angle, atténué à la base, qui est assez for-
tement striée, et se terminant par un canal rostriforme.
Ouverture irrégulièrement piriforme et d’un blanc bleuâ-
tre luisant, à l’intérieur. Péristome simple, d’un blanc
bleuâtre et à bords éloignés l’un de l’autre, mais réunis
par un dépôt calleux, luisant et très mince; bord columel-
laire assez développé, presque droit, sauf vers la partie
médiane, qui est légèrement arquée ; bord externe assez
mince mais non tranchant, sinueux au-dessus et au-des-
sous de l'angle du dernier tour, prolongé en avant, vers
sa partie médiane, et s'atténuant brusquement, du côté de
la base.
Longueur totale de la coquille 41 millimètres, plus
grand diamètre 51, sans les épines. Longueur de l’ou-
verture 52 millimètres, plus grande largeur 16 (Coll.
Crosse).
Hab. Lac Tanganyika : rare (E. Coode Hore; J. Thom-
son).
Obs. Le T. Horei, qui a été dédié par M. Smith à M. E.
Coode Hore, auteur de sa découverte, est, jusqu’à présent,
la seule espèce connue de ce genre.
>
VII. Genre SYRNOLOPSIS, Smith, 1880.
Le nouveau genre Syrnolopsis a été créé, en 4880, par
M. Edgar A. Smith (1), pour une curieuse coquille flu-
viatile, de forme allongée, subulée, et remarquable par la
présence, à la partie supérieure de la columelle, d’un pli
rappelant de très près celui des Syrnola, qui sont des
(4) Ann. a. Mag. nat. Hist., sér. V, vol. VI, p. 426, 1880.
.
— 149 —
Mollusques marins. Cette ressemblance lui a valu sa déno-
mination générique. Les Syrnolopsis sont imperforés.
L'ouverture est largement sinueuse, vers la base. Le bord
externe, légèrement épaissi, largement sinueux, à sa par-
tie médiane, un peu porté en avant à sa partie inférieure,
est muni, loin à l'intérieur, de 2 raies assez saillantes.
Columelle épaissie, munie, à sa partie supérieure, d’un
pli fortement prononcé, et réunie à l'insertion du bord
externe par un mince dépôt calleux.
10. SyrNoLopsis LACUSTRIS, Smith (pl IV, fig. 6).
Syrnolopsis lacustris, Smith, Ann. à Mag. nat. Hist.
Sér. V, vol. VI, p. #26, 1880.
Coquille imperforée, allongée, un peu étagée, translu-
cide, lisse et luisante. Coloration d’un jaune corné clair,
avec une zone blanche au-dessous de la suture. Spire
élancée, presque subulée, terminée par un sommet assez
pointu. Suture assez profonde et bien marquée. Tours de
spire au nombre de 12, les 2 ou 3 premiers con-
vexes, les autres presque plans, Ss'accroissant lentement,
très finement striés par des lignes d’accroissement forte-
ment flexueuses. Ouverture petite, formant environ 1/4 de
la longueur totale et de même couleur, à l’intérieur,
que le reste de la coquille. Bord externe légèrement
épaissi, largement sinueux, à sa partie médiane, porté en
avant, à sa partie inférieure. Bord columellaire épaissi,
muni, à sa partie supérieure, d’un pli fortement prononcé
et réuni à la partie supérieure du bord externe par un
mince dépôt calleux.
Longueur totaie de la coquille 44 millimètres; plus
grand diamètre 5 ; longueur de l'ouverture 5, largeur
2 (Coll. Crosse).
— 120 —
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. L'individu que nous figurons et qui fait partie de
notre collection n’est pas encore complètement adulte.
Il ne possède que 11 tours de spire, au lieu de 12, et sa
longueur est de 9millimètres seulement, au lieu de 41 1/2:
de plus, nousne retrouvons pas encore, chez lui, les 2 raies
internes du bord droit, dont parle l’auteur Anglais.
VIII. Genre LACUNOPSIS, Deshayes, 1874.
Il peut paraître, au premier ahord, assez étrange de
trouver, dans les eaux douces de l’Afrique centrale, un
représentant d’un genre Asiatique, créé par Deshayes, en
1874 (1), pour des espèces fluviatiles du Cambodge, re-
marquables par leur aspect néritiforme, la briéveté de
leur spire et le développement considérable de leur der-
nier tour. Pourtant, si l’on compare ensemble les espèces
Indo-Chinoises et notamment le Lacunopsis, Jullieni,
Deshayes, le L. monodonta, Deshayes, ou, mieux encore,
le L. Harmandi, Poirier, avec la coquille du Tanganyika
que $S. Woodward a décrite sous le nom de Lithoglyphus
zonatus (2), on aperçoit, du premier coup d'œil, entre
ces formes, des rapports si nombreux, des analogies telle-
ment frappantes, qu’il est difficile de ne pas les compren-
dre toutes dans une seule et même coupe générique :
l'obliquité très prononcée de l'ouverture, qui devient pres-
que horizontale, le développement tout particulier du der-
nier tour de spire et son excavation ombilicale, circons-
crite par une arête anguleuse, qui prend naissance un
peu au-dessous de l'insertion du bord externe et qui finit
par se confondre avec la partie basale du péristome, tout
(4) Nouv. Arch. du Muséum, vol. X, Bulletin, p. 147, 1874.
(2) Proc. Zool. Soc. London, p. 349, pl. xLvu, fig. 3, 1859.
— 121 —
cela constitue autant de caractères spéciaux, qu'on ne
voit guère réunis dans les autres genres et qui justifient
amplement la création de notre savant ami, le professeur
G. P. Deshayes.
Woodwerd a cru devoir ranger parmi les Lithoglyphus,
genre Européen, abondamment répandu dans la vallée
du Danube, son espèce, qui pourtant s'éloigne de ce
groupe par une excavation toute particulière de la région
ombilicale, par l'arête anguleuse qui circonscrit nette-
ment cette excavation, par le développement relativement
faible de sa columelle, et enfin par son habitat.
Après Woodward, un naturaliste Français, M. Bourgui-
gnat, a proposé, pour le Lithoglyphus zonatus, le nouveau
genre Spekia, dedié au capitaine Speke, l’un des premiers
explorateurs du grand lac Africain (4). L'auteur ne se
dissimule pas, d’ailleurs, les rapports, peut-être un peu
trop intimes, de sa nouvelle coupe avec le genre Lacunop-
sis de Deshayes. En ce qui nous concerne, nous pen-
sons qu’elle ne peut avoir qu’une valeur subgénérique
et qu’elle constitue, dans le genre Lacunopsis, un
groupe Centre-Africain, caractérisé par ses stries d’ac-
croissement obliques, que viennent croiser d’autres stries
plus fortes, également obliques, mais dirigées en sens
inverse, et par la présence, en arrière du bord columel-
laire, d’un petit funicule obsolète, comparable à celui de
certaines Natices. D'ailleurs, ce groupe ne compte encore
qu’une seule espèce (2).
(1) Deser. div. esp. terr. et fluv. et diff. genres Moll., p. 27,
1879.
(2) L'auteur du genre Spekia croit devoir nous apprendre
(L. e.) que le Spekia zonata est l’espèce la plus connue de ce nou-
veau genre. C’en est aussi la moins connue, comme une auberge
unique est, à la fois, la meilleure et la plus mauvaise du village
et exaclement pour la même raison. HEC
— 122 —
14. Lacunorsis (SPEKIA) ZONATA, Woodward, (PI.
IV, fig. 4),
Lithoglyphus zonatus, Woodward, Proc. Zool. Soc. p. 549,
pl. XLVIL fig. 5, 1859.
Spekia zonata, Bourguignat, Desc. div. esp. terr. et fluv.,
D'Or, 1810:
Hab. Lac Tanganyika (Speke ; E. Coode Hore ; J.
Thomson).
Obs. Ainsi que le fait observer avec raison S. P. Wood-
ward (1. c.), cette curieuse espèce a, par son aspect géné-
néral, bien plus l'apparence d’une coquille marine que
celle d’une forme fluviatile. Par l’épaisseur de son test,
proportionnellement à sa taille, elle rappelle le Littorina
littoralis, Linné, des côtes de France. Chez les jeunes in-
dividus, il existe, derrière le bord columellaire, une fente
ombilicale visible. Cette fente disparaît complètement chez
les adultes (1). Au reste le genre Lacunopsis comprend, à
la fois, même dans l’Indo-Chine, des espèces à coquille
épaisse (L. Jullieni et L. monodonta, Deshayes) et des
espèces à coquille mince et néritiforme (L. globosa, L.
ventricosa et L. Harmandi, Poirier) ; des espèces à colu-
melle unidentée(L. monodonta, L.globosa et L.ventricosa),
et des espèces à bord columellaire dépourvu de dents (L.
Jullieni et L. Harmandi). De plus, l’arête anguleuse qui
circonscrit l'excavation de la région ombilicale est plus ou
moins développée, selon les espèces : presque nulle ou
réduite à une simple usure, occasionnée par le frottement
habituel, chez le L. globosa, faiblement développée, mais
(4) C’est par suite d’une faute d'impression que la figure 4 de
la planche 1v porte le nom de Spekia zonata. Il faut lire : L.
(Spekia) zonata, Woodward.
— 125 —
pourtant bien apparente (4), chez le L, ventricosa, elle est,
au contraire, aussi forte, aussi nettement prononcée et
aussi tranchante, dans le L. Harmandi, du Cambodge,
que dans le L. zonata, du Tanganyika. Elle est moins for-
tement accusée, mais toutefois très visible encore, chez
le L. Jullieni et le L. monodonta.
IX. Genre TANGANYICIA, Crosse, 1881 (2).
T. viæ rimata, globosa, ampullartiiformis, solidula, epi-
dermide tenuissima, vix conspicua induta. Spira brevis,
apice subacuto, nitidulo. Anfractus ultimus magnus, glo-
bosus. Apertura piriformis. Peristoma rectum, margini-
bus callo crassiusculo junclis, columellari subarcuato,
crassiusculo, infra rimam umbilici, extus peculiariter
sublobato, basuli incrassatlo, externo tenui, acuto.— Oper-
culum ovato-piriforme, corneum, subexcentricum, primo
spirale, dein zona parvulu, subconcentrica quasi circum-
datum, Spira concaviuscula. — Typus : Lithoglyphus ru-
fofilosus, Smith.
Coquille munie d'une fente ombilicale à peine sensible,
globuleuse, rappelant, en petit, la forme des Ampullaires,
assez solide, revêtue d’un épiderme très mince, pelliculi-
forme et à peine apparent. Spire courte, terminée par un
sommet lisse et assez pointu. Tours de spire médiocrement
nombreux. Dernier tour de spire développé et globuleux.
Ouverture piriforme. Péristome droit : bords réunis par
un dépôt calleux assez épais; bord columellaire un peu
arqué, assez épais et se prolongeant, à l'extérieur, au-
(1) Ce caractère n’a pas été suffisamment bien rendu par le
dessinateur (Journ. Conchyl., pl. 1, fig. 2, 1881).
(2) Etymologie : Tanganyika, qui s’écrit également Tanganyica,
— 124 —
dessous de la région ombilicale et près de la base, en une
sorte de petit lobe particulier, terne et terminé par une
arête anguleuse ; bord basal relativement épaissi ; bord
externe mince et tranchant.— Operculeovalo-piriforme,
assez mince, corné, subexcentrique, commençant par se
dérouler en spirale et se développant ensuite de façon à
former, autour de cette spire initiale, comme une petite
zone à peu près concentrique : région nucléolaire légè-
rement concave en dehors.
Type : Lithoglyphus rufofilosus, Smith.
Obs. C'est encore au genre Européen Lithoglyphus que
M.E. A. Smith, suivant l'exemple deS. P.Woodward, a cru
devoir rapporter la forme typique de notre nouvelle coupe
générique, ainsi que l'espècesuivante. Nous ne considérons
pas l’appréciation des deux savants naturalistes Anglais
comme fondée.D'abord il uous paraît bien risquéde placer,
dans la même coupe générique, deux coquiiles aussi dif-
férentes entre elles que le Lacunopsis zonata, dont l’ouver-
ture tourmentée est presque horizontale, à force d’être
ohlique, semi-lunaire, et qui tient, à la fois, des Littori-
nes, des Calyptrées et des Néritines, et, d'autre part,
une forme régulière comme le Tanganyicia rufofilosa,
qui ressemble à une jeune Ampullaire ou à une petite
Natice, tout en s’en éloignant par l’opercule et par d’autres
caractères conchyliologiques. Ensuite, aucune de ces es-
pèces ne réunit, selon nous, l’ensemble des caractères sur
lesquels est basé le genre Lithoglyphus, et ne présente
même l'aspect général des espèces typiques de ce genre.
Nous croyons donc qu’elles sont mieux placées dans des
coupes génériques différentes.
— 195 —
12. TANGANYICIA RUFOFILOSA, Smith, (PI. IV,
fig. 5, 5 a, 5 b).
Lithoglyphus rufofilosus, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist.
sér. V, vol. VI, p. 426, 1880.
Coquille munie d’unelégère fente ombicale, globuleuse,
ampullariiforme, à peu près lisse, assez solide et de colo-
ration blanche, avec des linéoles spirales, espacées, grèles,
roussâtres et peu apparentes, sous un épiderme très mince,
peu visible, pelliculiforme et d’un jaune olivâtre très clair.
Spire courte, terminée par un sommet luisant et assez
pointu. Suture bien marquée. Tours de spire au nombre de
5 4/2, s’accroissant assez rapidement, convexes et marqués
de stries d’accroissements peu apparentes; dernier tour
globuleux, développé, beaucoup plus grand que la spire
et arrondi à la base. Ouverture assez grande, piriforme et
d'un blanc laiteux, à l’intérieur. Péristome droit et d’un
blanc de lait : bords réunis par un dépôt calleux assez
épais et de même couleur ; bord columellaire un peu
arqué, assez épais et se prolongeant, à l’extérieur, immé-
diatement au-dessous de la région ombilicale et près de
la base, en une sorte de petit lobe terne, blanchâtre et
circonscrit par une arête anguleuse (1); bord basal rela-
tivement épaissi; bord externe mince, corné et tranchant.
— Opercule ovale, piriforme, assez mince, corné, d'un
brun marron, subexcentrique, commençant par se déve-
lopper en spirale et formant ensuite, autour de celte spire
initiale, une petite zone à peu près concentrique : région
nucléolaire légèrement concave, du côté externe.
(4) Cette arête n’oceupe pas la même position que celle du La-
cunopsis (Spekia) zonata, qui se prolonge jusque dans le voisi-
nage immédiat du point d'insertion du bord externe. H. C.
— 126 —
Longueur totale de la coquille 42 millimètres, plus
grand diamètre 10. Longueur de l'ouverture 9 millimètres,
plus grande largeur 5 1/2. — Longueur de l’opercule
(contracté par la dessiceation), 5 millimètres, plus grande
largeur 2 4/2 (Coll. Crosse).
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
43. TANGANYICIA ? NERITINOIDES, Smith.
Lithoglyphus neritinoides, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist.
Sér. V, vol. VE, p. 426, 1880.
« Coquille imperforée, ovale, assez mince et lisse. Spire
« courte, pourprée, blanchâtre au-dessous de la suture,
« Tours de spire au nombre de 4 et convexes; dernier
« tour grand, allongé( d’un blanc semi-pellucide, sous un
« épiderme très mince et subolivâtre, et orné de lignes
« transverses filiformes et roussâtres. Ouverture inverse-
« ment piriforme, formant à peine les 5/6 de la longueur
« totale. Bord externe mince. Columelle revêtue d’un
« dépôt calleux large et très développé. »
« Longueur totale de la coquille 6 4/2 millimètres,
« plus grand diamètre 5. Longueur de l'ouverture 5 mil-
« limètres, plus grande largeur 3 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tangauyika (J. Thomson).
Obs. Comme nous ne connaissons le Lithoglyphus ne-
ritinoïides, Smith, que par la courte diagnose latine de
l’auteur, ce n’est qu'avec doute que nous plaçons cette
espèce dans notre genre Tanganyicia. Pourtant, ses prin-
cipaux caractères, y compris son système de coloration,
tendent à la rapprocher du T. rufofilosa.
X. Genre LIMNOTROCHUS, Smith, 1880.
Le genre Limnotrochus a été proposé par M. Edgar A.
— 1927 —
Smith, en 1880 (1), pour des formes particulières qu'il
caractérise comme il suit :
« Coquille trochiforme, ombiliquée, non épidermée,
« munie de raies spirales. Dernier tour caréné, à sa par-
« tie médiane. Ouverture non rayée, à l’intérieur. Bord
«externe oblique, bord basal largement sinueux, bord
« columellaire un peu réfléchi, réuni, par un’@épôt cal-
« Jeux, à la partie supérieure du bord externe. —Opercule
« corné, paucispiré (E. A. Smith). »
Aucune des deux espèces, dont se compose actuellement
la coupe générique Limnotrochus, n’ayant été figurée ni
ne se trouvant entre nos mains, nous sommes forcé de
nous borner à une simple traduction des diagnoses origi-
nales de l’auteur Anglais, qui, du reste, ne nous dit rien
des affinités de son nouveau genre.
44. Limnorrocaus Tomsonr, E. A. Smith.
Limnotrochus Thomsoni, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist.
sér. V, vol. VI, p. 425, 1880.
« Coquille assez solide, étroitement ombiliquée, tro-
«chiforme, d’une coloration pourprée livide, marquée
« de brun, blanchâtre à la base et à la suture. Tours de
« spire au nombre de 7, plans, inclinés, largement cana-
« liculés, à leur partie inférieure, et marqués, en dessus,
« de 4 raies spirales granuleuses, dont la première et la
« dernière sont plus grandes que les autres ; dernier tour
«muni, à sa partie médiane, d’une carène fortement
« prononcée et subaiguë, légèrement convexe au-dessous
« de la partie médiane et sillonné d'environ 8 raies con-
« centriques, plus on moins granuleuses. Ouverture sub-
=
=
(4) Ann. à Mag. nat. Hist., sér, V, vol, VI, p. 425, 1880.
— 128 —
«quadrangulaire, pourprée, à l'intérieur, au-dessus de
«la carène médiane, de coloration claire, en dessous.
« Bord externe mince et oblique. Bord basal largement
« sinueux. Columelle arquée, légèrement réfléchie, à la
« partie supérieure, et réunie au bord externe par un dé-
« pôt calleux. »
« Longueur totale de la coquille 18 millimètres, plus
.« grand diamètre 11 ; longueur de l'ouverture 7 1/2, plus
« grande largeur 6 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (J, Thomson).
45. Limxorrocaus Kirki, Smith (enrend.).
Limnotrochus Kirkii, Smith, Ann, a. Mag. nat. Hist.
sér. V, vol. VI, p. 426, 1880.
« Coquille trochiforme, étroitement mais profondément
« ombiliquée, et de coloration jaunâtre. Tours de spire
«au nombre de 7 environ, légèrement concaves et ornés
« de 6 à 7 raies granuleuses, dont l’inférieure est la plus
grande; dernier tour fortement anguleux, à sa partie
« médiane, et entouré de deux raies granuleuses, bien
« prononcées, presque plan, à sa partie inférieure, con-
«cave vers la carène et entouré de raies nombreuses,
«iuégales entre elles, et parmi lesquelles celles qui sont
« rapprochées de l’ombilic sont plus grandes que les au-
«tres. Ouverture blanchâtre. Bord externe oblique et
« légèrement incurvé. Bord basal largement et profondé-
« ment sinueux ; bord columellaire légèrement épaissi et
« réfléchi, réuni au bord externe par un dépôt calleux
« assez épais. »
« Longueur totale de la coquille 15 millimètres ; plus
« grand diamètre 47 (E. À. Smith). »
Hab. Lac Tanganyiha (E. Coode Hore).
A
2
— 129 —
XI. Genre PLIODON, Conrad {emend.), 1854.
Le genre Pleiodon (melius Pliodon) a été proposé, en
1854 (1), par Conrad, pour un Acéphalé d’eau douce nou-
veau de l’Afrique Occidentale, le P. Macmurtriei. Ce
genre est caractérisé par la présence d’une charnière
sillonnée et comme crénelée par de nombreuses denticu-
lations transverses. Seulement, cette crénelure originale
présente certaines différences, d’une espèce à l’autre.
Ainsi, chez le P. Macmurtriei, Conrad, la charnière est
sillonnée de denticulations transverses, d’une extrémité à
l'autre. Dans le P. Spekei, Woodward, au contraire, la
série de denticulations transverses ne se manifeste que
sur le côté postérieur, tandis que, du côté antérieur, la
charnière ne présente qu'une simple dent lamelliforme,
émoussée et comprimée. On remarque des variations
analogues, parmi les espèces du genre Mutela ([ridina de
Lamarck). Ainsi, par exemple, la charnière du M. exotica,
Lamarck, est fortement crénelée, sur presque toute sa
longueur, tandis que celle du M. elongata, Sowerby,
permet à peine d’apercevoir quelques traces de crénula-
tions, très obsolètes, du côté postérieur, et que celle du
M. cœlestis, Lea, est entièrement lisse. {l faut donc en
conclure que la charnière est sujette à de très nombreuses
variations, dans la famille Africaine des Mutelidæ (2), et
que, si l’on voulait distinguer génériquement toutes ces
(1) Journ. Acad. nat, se. Philadelphia, vol. VIF, p. 178, 1834.
(2) Le nom générique d’Iridina, Lamarck, ayant dû s’effacer
devant celui de Mutela, Scopoli, qui est antérieur, nous pensons
que ce changement entraine, comme conséquence, le remplace -
ment de la Famille des Iridinidæ par celle des Mutelidæ. La dé-
nomination d’Iridinidæ n’a plus de raison de subsister, du mo-
ment où il n’y a plus de genre fridina. °C:
— 150 —
variations, on serait amené fatalement à faire presque
autant de genres que d'espèces, ce qui réduirait beau-
coup trop la valeur zoologique des coupes et ne serait
nullement à souhaiter.
Un naturaliste Français a cru devoir proposer, en
1879, le nouveau genre Cameronia (1), pour le Pliodon
Spekei, Woodward, en s'appuyant sur les caractères que
nous venons d'exposer plus haut. Nous ne pensons pas
qu'ils soient suffisants et nous croyons qu’il n’y a lieu
d'attribuer à ce groupe, composé jusqu’à présent d’une
espèce unique, qu’une valeur subgénérique.
46. Priopon (CAMERONIA) SPEkEI, Woodward
(emend.).
Iridina (Pleiodon) Spekei, Woodward, Proc. Zool. Soc.
London, p, 548, pl. XLVIL, fig. 2,
1859.
Pleiodon Spekei, Reeve, Conch. Iconica, 2, 1866.
lridina Spekei, Clessin, in Chemnitz, ed. Küster, p. 252,
pl. LXX, fig. 1, 4876.
Cameronia Spekei, Bourguignat, Descr. div. esp. terr. et
fluv., etc., p. 45, 1879. :
Pleiodon Spekei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.350,
1880. |
Hab. Lac Tanganyika (Speke : E. Coode Hore).
Obs. Le capitaine Speke a, le premier, recueilli cette
belle espèce, qui porte son nom et dont le type appartient
au British Museum de Londres. M. E. Coode Hore n’en
a envoyé que deux valves dépareillées ; la nacre de l’une
est du même rose saumon foncé que la forme typique,
(1) Descr. div. esp. terr. et fluv. Moll., etc., par Bourguignat,
p. 42, 1879.
— 151 —
mais celle de l’autre est blanche et, en même temps, chez
cette dernière, la coquille est proportionnellement plus
large, moins sinueuse au bord basal; ses crochets sont
plus éloignés de l'extrémité antérieure et ses impressions
musculaires moins profondes. Serait-ce une espèce dif-
férente ?
XII. Genre MUTELA, Scopoli, 1777.
Ce genre, qui a été créé par Scopoli (1) en 1777, pour
une coquille du Sénégal, le Mutel d’Adanson, a été pro-
posé de nouveau, par Lamarck (2), en 1819, sous le nom
d’Iridina, et très bien caractérisé.
17. MutEeLaA exoTicA, Lamarck.
Iridina exotica, Lamarck, An. s. vert. vol. VI (1"° partie),
p. 89, 1819.
— Nilotica, Sowerby, Zool. Jour., vol. 1, p. 55,
pl. Il, 1825.
Mutela exotica, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 550,
1880.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Bassin du
Nil.
Obs. M. E. Coode Hore n'a recueilli qu'une seule
valve, d'environ 5 pouces anglais de long, de cette espèce,
qui, ainsi que le fait observer avec raison M. Edgar
A. Smith, n'avait pas encore été trouvée aussi loin au
S., dans l’intérieur du continent Africain.
{1} Introd. ad hist. nat., p. 397, 1777.
(2) Ann. s. Vert., édit. [, vol. VI, part. 1, p. 88, 1819.
— 132 —
XIII. Genre SPATHA, Lea, 1838.
La coupe des Spatha a été proposée, en 1838, par Lea (1),
comme deuxième section subgénérique du genre Platiris,
et assez médiocrement caractérisée, d’ailleurs, l’auteur
s’étant borné à dire qu’elle renfermait des coquilles « ayant
« le bord dorsal non crénelé ». Plus tard, divers auteurs,
et particulièrement MM. Henry et Arthur Adams, dans
leur Genera (2), l'ont adoptée comme coupe générique,
renfermant un groupe d'espèces Africaines, caractérisées
par leur coquille arrondie, ovale, épaisse, recouverte d'un
épiderme d’un brun rougeâtre, et par leur bord cardinal
arqué et lisse. Elle compte un représentant dans la Faune
du Tanganyika. e
18. SPATHA TANGANYICENSIS, Smith.
Spatha Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 550, pl. XXXI, fig. 8, 82, 1880.
Coquille transverse, irrégulièrement elliptique, un peu
ailée, très inéquilatérale, fortement baillante, à l’extré-
mité antérieure, et beaucoup moins, à l'extrémité oppo-
sée, sillonnée concentriquement. Epiderme d’un brun
olivâtre, marqué de lignes très fines, serrées, rayonnantes
et d’un vert olive foncé. Charnière munie, sur chaque
valve, d’une simple dent lamelleuse, se prolongeant de-
puis le crochet jusqu’à peu de distance de la terminaison
du bord dorsal. Côté antérieur de la ligne cardinale ré-
gulièrement courbé, formant un angle avec la partie la
(1) Trans. Philad. Soc. (New. ser.), VI, part. I, et Obs. on the
gen. Unio, vol. II, p. 118 et 141, 1838.
(2) Genera of Shells, vol. II, p. 507, 1858.
— 135 —
plus étroite du bord dorsal; côté postérieur légèrement
acuminé à son extrémité. Nacre à tons irisés, dans les-
quels pourtant prédomine le pourpre rosé vif. La nacre
des individus jeunes tourne plutôt au bleuâtre.
Longueur totale de la coquille 45 millimètres, lar-
geur 90, diamètre 15.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. La forme des individus jeunes est très différente
de celle des adultes, ainsi que l'a constaté M. Edgar A.
Smith, el nous avons pu reconnaître l’exactitude de son
observation, sur un individu jeune, qui fait partie de
notre collection. Ils ont l'extrémité postérieure de la co-
quille rostrée et recourbée en haut (4), comme certaines
espèces de Leda ou de Yoldia {Le L. Patagonica, Orbigny,
ou le YŸ. limatula, Say, par exemple), mais cette forme se
modifie, au fur et à mesure du développement ultérieur
de la coquille et le prolongement aliforme s’accroit.
XIV. Genre UNIO, Retzius, 1788.
19. Unio Nicoricus, Cailliaud.
Unio Niloticus, Cailliaud, Voy. Meroë, vol. IE, pl. zxt,
fig. 8,9.
— Parreyssii, Bush, in Philippi, Abbild. vol. HE,
p. 81, pl. v, fig. 6, 1851.
— Niloticus, E. A. Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 55, 1880.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. M. Edgar A. Smith a rapporté à cette espèce,
commune dans le bassin du Nil, quelques-uns des Unio
du Tanganyika recueillis par M. E. Coode Hore. D’après
(4) Proc. Zool. Soc. London, pl. xxxi1, fig. 8 a, 1880.
— 154 —
l’auteur Anglais, cette forme est sujette à des variations
considérables : plusieurs individus présentent une angu-
lation beaucoup plus caractérisée, à leur extrémité posté-
rieure, et ont une incurvation du bord inférieur diffé-
rente. La coloration de la nacre est également variable.
Le plus souvent, elle est blanchâtre, avec des teintes de
bleu rosé ; parfois, elle est d’un beau rose saumon.
20. Unio TANGANYICENSIS, Smith.
Unio Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
=
AR
p.55, pl. xxxi, fig. 9,94, 1890,
« Coquille petite, de forme ovale, acuminée posté-
rieurement, assez épaisse, striée concentriquement, et
plus ou moins ridée, dans la région antérieure ou de
la lunule. Coloration d’un jaune paille, avec des radia-
tions fines, serrées et d’un vert clair. Côté antérieur
régulièrement incurvé, formant un angle obtus avec la
ligne dorsale; bord ventral également très arqué, fai-
blement sinueux postérieurement, à l'endroit où les
valves prennent une forme acuminée. Crochets légè-
rement ridés, au sommet, et nacrés. Valves présentant
antérieurement une lunule étroitement délimitée et
une légère dépression sur le côté postérieur. Charnière
composée de dents munies de stries. Impressions mus-
culaires irrégulièrement arrondies. Nacre habituelle-
ment d’un jaune hépatique tournant au pourpré, quel-
quefois blanchâtre avec des rayures indistinctes d’un
rose foncé, plus rarement d’un rose saumon. »
« Longueur totale de ia coquille 47 millimètres, lar-
geur 24, diamètre 11 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. Jolie espèce, remarquable par les fines lignes
— 155 —
rayonnantes et de coloration verte de la surface externe
de ses valves. Les rides du côté antérieur tendent à deve-
nir un peu granuleuses.
21. Unio Horei, Smith.
Unio Horei, Smith, Ann, a. Mag. nat. Hist. Sér. Vs
vol. VI, p. 429, 1880.
« Coquille oblongne, subrhomboïdale, un peu plus
« large, du côté postérieur, inéquilatérale, assez mince,
« nacrée, revêtue d’un épiderme mince et d’un jaune
« olivâtre, striée concentriquement, au-dessus des cro-
« chels, et plissée, de chaque côté, près du bord dorsal et
« dans une direction rayonnante. Bord dorsal assez
« droit; bord antérieur largement recourbé; bord posté-
« rieur oblique et peu-arqué; bord ventral légèrement
« recourbé. Face interne blanche et nacrée. Dents anté-
« rieures et postérieures lamelliformes. Cicatrices mus-
« culaires peu profondes; lantérieure est plus profondé-
« ment marquée et de forme quadrangulaire. »
« Longueur lotale de la coquille 16 1/2 millimètres,
« largeur 25, diamètre 9 1/2 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
22. Unio THomsonr, Smith.
Unio Thomsoni, Smith, Ann. a. Mag. nat. Hist., Sér. V
vol. VI, p. 450, 1880.
»
« Coquille ovale, un peu acuminée en arrière, inéqui-
« latérale, jaunâtre ou rosâtre, obscurément rayonnée
« de rose sale, recouverte d’un épiderme mince et oli-
« vâtre, striée concentriquement, munie, de chaque
« côté, près du bord dorsal, de rides granuleuses, rayon-
— 156 —
nantes et bien distinctes. Bord dorsal incliné en ar-
rière, descendant “en avant d'une façon légèrement
sinueuse ; bord ventral fortement arqué, à peine sinueux
en arrière. Crochets petits, assez pointus, élégamment
ridés, placés à peu près aux 2/7 de la longueur totale.
Dents cardinales petites, irrégulièrement bifides ou
tripartites, rugueuses ou striées; dents postérieures
minces. Face interne d’un blanc bleuâtre, rayonné de
rose, ou d’un brun pourpré.
« Longueur totale de la coquille 45 millimètres, lar-
geur 21, diamètre 10 (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
25. Unio Burtont, Woodward.
Unio Burtoni, Woodward, Proc. Zool. Soc. London,
p. 549, pl. xLvIr, fig. 1, 1859.
Hab. Lac Tanganyika (Speke).
Obs. Cette espèce, de petite taille, comme les trois
précédentes, est ovale, assez mince, atténuée à sa partie
postérieure et d’un jaune olivâtre clair, sur lequel se des-
sinent de nombreuses linéoles foncées et divariquées.
Les crochets sont petits, non érodés et pointus. Les dents
cardinales sont peu saillantes, la dent antérieure est
étroite et la dent postérieure lamelleuse.
XV. Genre ÆTHERIA, Lamarck, 1808.
ÆTHERIA ELLIPTICA, Lamarck.
Ætheria elliptica, Lamarck, Ann. Muséum, vol. X, p. 401,
pl. xxxi, fig. 1, 1808.
Æitheria elliptica, E. A. Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 352, 4880.
— 1357 —
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. Un seul individu, vieux et mort, fait partie de la
collection envoyée par M. E. Coode Hore.
IT.
On voit, par le Catalogue qui précède, que, dans l’état
actuel des connaissances, la Faune malacologique fluvia-
tile du lac Tanganyika se compose de 24 espèces, réparties
dans 15 genres, savoir : 4 Planorbis (P. Sudanicus) ;
4 Physa (P. sp.) ; À Ampullaria (A. ovata); À Neothauma
(N. Tanganyicense) ; 4 Melania (M. nassa, M. admirabilis,
M. Tanganyicensis, M. Horei); À Tiphobia (T. Horei);
4 Syrnolopsis (S. lacustris); 1 Lacunopsis (L. (Spekia)
zonata); 2 Tanganyicia (T. rufofilosa, T. neritinoides) ;
2 Limnotrochus (L. Thomsoni, L. Kirki) ; 1 Pliodon (P.
(Cameronia) Spekei) ; À Mutela (M. exotica) ; 4 Spatha
(S. Tanganyicensis); 5 Unio {U. Niloticus, U. Tanganyi-
censis, U. Horei, U. Thomsoni, U. Burtoni) ; 4 Ætheria
(Æ. elliptica).
Parmi ces espèces, 5 seulement ont été signalées ailleurs :
elles appartiennent au bassin du Haut-Nil, dont, pourtant,
aucun affluent ne parait communiquer, directement, avec
le lac Tanganyika, au moins à l’époque actuelle : ce sont
les Planorbis Sudanicus, Ampullaria ovata, Mutela exotica,
Unio Niloticus et Ætheria elliptica.
Les 19 autres semblent être localisées dans le bassin du
lac Tanganyika : elles comprennent 4 genres tout à fait
particuliers et d'un grand intérêt, au point de vue mala-
cologique (Neothauma, Tiphobia, Syrnolopsis et Tanga-
nyicia), plus 2 sections subgénériques dont on ne connaît
pas non plus de représentants ailleurs (Spekia, section
du genre Lacunopsis, et Cameronia, section du genre
10
— 158 —
Pliodon). Ces espèces sont généralement remarquables
par l’étrangeté de leurs formes, et quelques-unes d’entre
elles ne ressemblent absolument à rien de ce que l’on
connaît.
Ces résultats, tout intéressants qu'ils sont, ne peuvent
être considérés que comme un premier aperçu de la Faune
malacologique fluviatile du Tanganyika, car, en définitive,
les recherches de M. E. Coode Hore se sont bornées aux
environs d'Ujiji; celles de M. J. Thomson, à l’extrémité
méridionale et à une partie de la rive occidentale du lac;
celles de M. Burton, à quelques points isolés. On peut donc
espérer que des recherches ultérieures, effectuées sur une
étendue plus considérable et avec des moyens d'action
plus puissants, nous feront connaître bien d’autres nou-
veaulés encore.
Les documents que l’on possède, jusqu'ici, sur la Faune
malacologique terrestre des bords du Tanganyika, ne
sont pas très importants. Voici la liste des espèces actuel-
lement connues :
1. Ennea lata, Smith, n. sp. (1).
2. — Ujiiensis, Smith, n. sp. (2).
8. — — 9 — Recueilli en trop mauvais état
pour pouvoir être déterminé
autrement que génériquement.
4. Limicolaria Nilotica, Pfeiffer.
5 — Mariensiana, Smith, n. sp. (5).
6. — reclistrigata, Smith, n. sp. (4).
7. Achatina Kirki, Smith, n. sp. (5).
(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 347, pl. xxx1, fig. 4, 4 a, 1880.
(2) Proc. Zool. Soc. Eondon, p. 347, pl. xxx1. fig. 5, 1880.
(3) Proc. Zool. Soc. London, p. 345, pl. xxx1, fig. 1, 1 a, 1880.
(
4) Proc. Zool. Soc. London, p. 346, pl. xxx, fig. 2, 1880.
5) Ann. a. Mag. nat. Hist., sér. V, vol. VI, p. 428, 1880.
— 139 —
8. Perideris — ? — Individu jeune : peu détermi-
nable.
9. Buliminus pytchaxis, Smith, n. sp. (1).
10. Subulina solidiuscula, Smith, n. sp. (2).
LE — lenta, Smith, n. sp. (3).
De toutes ces espèces, le Limicolaria Nilotica est la seule
qui appartienne au bassin du Nil. Les autres sont spé-
ciales. Nous ferons observer que l’Achatina Kirki, grande
espèce blanche, à test granuleux devenant plus lisse à la
partie inférieure du dernier tour, se rencontre commu-
nément sur toute la route, depuis Zanzibar et Bagamoyo
jusqu'au Tanganyika. L’A. Marioni, Ancey, publié récem-
ment dans « Le Naturaliste » (Année Il, p. 414, 1881),
nous paraît constituer, très probablement, un double em-
ploi de l'A. Kirki, et devoir tomber en synonymie. Le Limi-
colaria rectistrigata est remarquable par les bandes bru-
nes, minces et presque droites, qui remplaçent, dans celte
espèce, les zigzags et les fulgurations qui constituent le
système d’ornementation de la plupart de ses congénères.
Les terrains qui entourent le Tanganyika sont d'origine
ignée. H. C.
Troisième Supplément à la Monographie
des Succinées françaises,
Par LE D' Auc. BaAupon.
J'ignore si ce troisième Supplément sera le dernier.
Les recherches de plusieurs conchyliologistes font pres-
(1) Proc. Zool. Soc. London, p. 346, pl. xxx1, fig. 3, 1880.
(2) Ann. a. Mag. nat. Hist., sér. V, vol. VI, p. 428, 1880.
(3) Ann. a. Mag. nat. Hisi., sér. V, vol. VI, p. 428, 1880.
— 140 —
sentir que la liste de nos Succinées n’est pas close. Bien
des régions sont encore inexplorées et montreront pro-
bablement des espèces ou des variétés inédites.
Cependant, avant de créer un type, il faut user d’une
prudente réserve, car, plus on multiplie les observations,
plus on s'aperçoit que beaucoup de caractères, excellents
en apparence, sont le résultat d'actions locales. Tout
d'abord, on a de la tendance à considérer comme nou-
velle une forme insolite, mais, en étudiant davantage un
grand nombre d'individus de diverses régions, l'illusion
disparaît. L’on ne saurait trop insister sur la vérité de
cette grande loi de l'influence des milieux sur l'organisme
des êtres vivants.
Il est prouvé, chaque jour, que l’animal, et surtout son
enveloppe, ne sont pas constamment semblables, chez une
même espèce. Les exemples abondent. La S. putris du
Nord, de VEst, ressemble-t-elle parfaitement à celle du
Sud-Ouest, où déjà elle varie d’une façon si remarquable ?
Cette mème Succinée ne diffère-t-elle pas aussi en Angle-
terre ?
M. Hazay, de Budapest, m’adressa une grande série
des Ambreites amphibies hongroises. Assurément, ces
magnifiques spécimens s’'éloignent des nôtres. Serait-il
rationnel pour cela de les en séparer? Malgré leur dis-
semblance, on reconnaît la S. putris
A la S. Pfeifferi ne se rattache-t-il pas de nombreuses
variétés intermédiaires entre elles et S. elegans, ce qui
engage même cerlains auteurs à les fondre en une seule
forme ? Il en est ainsi de presque toutes les Succinées
d'Europe.
J'en dis autant de la coloration qui, suivant moi, ne
peut constituer un caractère.
La S. arenaria du Boulonnais me fut envoyée par
— 14 —
Bouchard. Ses propres types ont servi à ma description et
à sa figure. En la comparant avec celle de Biarritz, je
trouve des animaux et une coquille rigoureusement iden-
tiques. La nuance seule est beaucoup plus vive dans les
Basses-Pyrénées. Ici, il n’y a aucune altération des con-
tours, mais seulement des tons rougeûtres plus vigoureux
et des stries mieux indiquées.
Sur divers points de la Gironde, elle est mince, sub-
transparente, striée faiblement. Afin de mieux constater
les rapports, j'ai réuni ces Succinées auprès de celles dé
Bouchard, sans qu'il me fût possible d'apercevoir un
signe distinctif, J'ai constamment pratiqué cette méthode
sur d’autres Ambrettes, en prenant toujours pour terme
de comparaison le type adressé par les auteurs.
Ce court Mémoire renfermera principalement des notes
complémentaires ou rectificatives de tout ce qui précède.
Mouy (Oise), 8 mars 1881.
AUG. BAUDON.
[.
5. S. puTris, Linné, var. hians, Baudon (PI. V,
fig. 1).
Dans les diverses localités marécageuses ‘avoisinant
Bayonne, au milieu desquelles pullule la S. patris, et
même sur quelques points des rivages de la Manche, on
rencontre une variété peu commune, à laquelle je donne
le nom de hians, à cause de la grande dilatation de son
ouverture. Elle vit principalement à Dax, à Saint-Etienne
(Basses -Pyrénées), et près du Tréport (Seine-Inférieure).
L'animal gros, trapu, légèrement transparent, jaune
pâle à peine rosé en avant, représente celui de S. putris.
— 142 —
Des taches pulviformes roussâtres sont irrégulièrement
éparses sur le cou. Elles manquent dans le jeune âge et
n'apparaissent que plus tard.
Le tèt ventru, convexe, jaune pâle, mince, brillant,
transparent, laisse voir les viscères. Les arborisations vas-
culaires sont nettement dessinées et les intestins montrent
en partie leur direction.
La spire est excessivement courte.
L'ouverture, très vaste, comprend au moins les 4/5 de
la hauteur. — Hauteur, 11 millimètres, largeur 5 1/2
à 6.
Les jeunes individus sont translucides et l’ouverture est
encore plus élargie.
Cette variété, adulte, ressemble à la var. olivula exces-
sivement dilatée.
IL.
De la S. Bauponi, Drouêt (pl. V, fig. 2), et de la
$. acrambleia, Mabille.
En 1852, Drouët appela S. Baudoni une jeune Succinée
qu'il décrivit, en 1854, dans le Catalogue des Mollusques
de la France continentale.
En 48692, l'ayant recueillie à l’état adulte, je la regar-
dai comme une variété de S. Pfeifferi et je la nommai :
var. aperta.
En 1870, J. Mabille (ilalac. du Bassin Parisien) sup-
prima avec raison l’épithète aperta, que portait déjà une
autre Succinée, et créa S. acrambleia.
Seulement, cette dernière n’est qu’une $S. Baudoni ar-
rivée à son développement complet et la dénomination
donnée par Drouël doit seule subsister, par droit de
priorité.
— 145 —
La plupart des conchyliologistes m'ont communiqué,
sous le nom de S. Baudoni, le bas-âge de S. putris. Je
partageai longtemps cette erreur, tout en exprimant cons-
tamment des doutes. Désireux de trancher définitivement
la question, j'envoyai de nouveau à Drouët de jeunes
S. putris et de jeunes S. acrambleia. Il fut complètement
de mon avis et sa réponse confirma mon opinion.
« La S. Baudoni, m’écrit-il, a été établie sur des sujets
« non adultes et, selon toute vraisemblance, comme vous
« le supposez, de S. acrambleia. Dans tous les cas, les
« spécimens que vous me soumettez concordent parfaite-
« ment avec la courte diagnose de mon énuméralion. »
Il en résulte que la synonymie doit être établie de cette
façon :
4852. S. Baudoni, Drouët.
1862. S. Pfeifferi, var. aperta, Baudon.
1870. S. acrambleia, Mabille.
Ayant été à mème d'observer, pendant l'automne de
1880, de nombreuses S. Baudoni dans plusieurs localités
et de les étudier sur place, à diverses reprises, je puis
donner sur elles d’amples détails.
Les jeunes individus ont une teinte grisâtre. Une
bande brune médiane sépare en deux parties symétriques
le cou, qui porte en outre, de chaque côté, des taches pul-
viformes. Plus tard, elles se multiplient, se joignent, et
forment des bandes continues, accompagnées de sillons
noirs étroits. Parvenu à l’âge adulte, l’animal, plus foncé
antérieurement, paraît brun clair, par transparence. L’en-
veloppe cutanée se couvre, suriout en avant, de petits
tubercules bruns, brillants. Latéralement et en arrière,
ce sont des éminences molles, écariées, s’effaçant insen-
siblement. Sur les côtés, il y a des bandes longitudinales
formées par des poncticulations microscopiques et abou-
— 144 —
tissant à la marge. La sole reste pâle. Les tentacules,
courts, massifs, aux premières époques de la vie, s’allon-
gent, s’effilent, à mesure que grandit l'animal. Les yeux
paraissent très gros et leur dimension n’augmente guère
ultérieurement.
‘
Les petites Succinées sécrètent un mucus plus visqueux
et plus abondant que les adultes. Le foie noir, violacé,
rougeâtre, est marbré de blanc.
Mâchoire cornéo-membraneuse, faible, ayant à peine
un demi-millimètre, épaissie, au bord libre; rostre court,
terminé par une pointe subaiguë, roux foncé ; branches
latérales minces, avec quelques points opaques. Je n’ai pu
apercevoir de stries. Plaque d’insertion avec traces d’apo-
physes latérales.
Après l’éclosion, la coquille est entièrement globuleuse,
comme celle de S. putris ; mais déjà, à sa naissance, l’on
remarque une coloration jaune intense et une solidité
qui n’existe pas chez l’autre. En s'accroissant, le têt s’é-
lève, devient subopaque, luisant. L’on observe souvent
sur l’adulte une coloration rougeâtre de la columelle et de
la callosité. Les dimensions varient. Tantôt elle reste
petite et à spire courte, tantôt la taille atteint des pro-
portions presque doubles et les tours s’allongent. Alors,
l'ouverture est moins large. Malgré ces variations, qui
peuvent se présenter au même endroit d’une localité, la
coquille ne perd rien de ses caractères spécifiques. Sur la
S. Baudoni, comme chez ses congénères, l’on recontre des
nuances intermédiaires fréquentes.
La structure de l’épiphragme concorde avec ses habi-
tudes. La S. Baudoni vit presque constamment sur les
roseaux entourés d’eau et doit donc y être retenue fer-
mement, afin d'éviter de fréquentes immersions. Aussi,
l'épiphragme est-il épais, élastique, soudé au pourtoûr
US —
de l'ouverture par un épaississement filiforme. Cette toile
s'étend sur les végétaux dont elle reproduit l'empreinte
dans les plus petits détails, mais adhérence est surtout
énergique, à la circonférence, et souvent l’on briserait la
coquille plutôt que de l'enlever. La plus grande étendue
n’est qu'appliquée solidement. Lorsque l'animal veut
sortir, il humecte l’épiphragme, qui reste entièrement
collé sur les corps auxquels il était fixé.
Pendant les inondations, les courants entraînent les
roseaux dont la Succinée ne se sépare pas. Le vent a beau
les courber, les secouer violemment, elle s’y tient immo-
bile. Si par hasard elle tombe, elle surnage et de légers
mouvements suffisent ensuite pour la rapprocher des
plantes auxquelles elle s'accroche.
Cette espèce ne quitte pas le bord des élangs et des
larges fossés situés au milieu des prairies. Il est rare de
la rencontrer en dehors des rives. Elle est plus hydro-
phile que S. Pfeifferi, car elle choisit ordinairement pour
demeure les tiges d'Arundo phragmites, qui sont entiè-
rement entourées d’eau et dont elle ronge les parties les
plus superficielles. Je l’ai trouvée, à la fin de l'automne,
sous des feuilles sèches à demi roulées de cette plante. Elle
est lente dans ses mouvements, timide, vit presque tou-
jours par petits groupes, s’écarte à peine du liew de sa nais-
sance et supporte parfaitement les premières gelées. C’est
principalement à la fin de septembre et en octobre qu’il est
aisé de la découvrir. A cette saison, j'ai trouvé, sur une
S. Baudoni qui avait atteint des dimensions gigantesques,
par rapport à l'espèce, un Leucochloridium, dont je vais
donner la description. L'animal et sa coquille avaient ac-
quis des proportions insolites, parce qu’il logeait ur
hôte qui l’obligeait à grossir malgré lui, afin de lui faire
place. Cet exemplaire exceptionnel portait une mâchoire
— 146 —
semblable à celle du type et la spire était bien plus al-
longée que d'ordinaire.
Le parasite dont il est question occupait ie tentacule
gauche. Il ressemble au L. paradoxum par son mode
d'habitation et paraît avoir des habitudes conformes, mais
les caractères diffèrent. Ainsi, d’un filament très ténu
d’abord et augmentant progressivement, logé dans le
foie, sort un gros sac allongé, de 45 millimètres, mou,
blanchâtre, divisé par des segments très écartés qu’indique
à peine une saillie circulaire effacée, et portant latérale-
ment des tubercules peu proéminents. Ils sont marqués
par un point roussâtre, situé à leur sommet. Les lignes
de démarcation des segments deviennent plus apparentes
quand l'animal est exposé à l'air pendant quelques mi-
nutes. Le sac contient une quantité de cercaires, puis il
se rétrécit et se termine par une sorte de renflement
entouré de taches régulières, isolées, de raies d’un brun
clair disposées symétriquement. Enfin, l'extrémité anté-
rieure brune, subaiguë, montre au centre deux éminences
saillantes, séparées par un enfoncement. D’après le dessin
exécuté sur nature, on croirait voir un scolex de Tænia,
parce que je l'ai figuré pendant le mouvement de ré-
traction.
En présence de ce parasite, que je rencontrais pour la
première fois, je mempressai d'envoyer au savant C. Vogt
description et dessin. Ce Leucochloridiam lui est inconnu.
Il pense avec raison qu'il faudrait rassembler un certain
nombre d'observations avant d’être fixé. N'ayant à ma
disposition que cet unique individu, il m'est impossible
de fournir de plus amples détails. Je n'hésite pas cepen-
dant à le signaler, et, si de nouvelles études pouvaient an-
toriser la création d’une espèce, je lui donnerais le nom
de Leucochloridium Vogtianum (PI. V, fig. 5).
— 147 —
Si chaque type de Succinée nourrissait un parasite
spécial, le fait serait curieux, mais c'est une conjecture
que des découvertes ultérieures peuvent seules confirmer.
Les espèces d’Ambrettes les plus hydrophyles m'ont seules,
jusqu'ici, présenté des parasites. S. arenaria, S. humilis,
S. oblonga, souvent éloignées des fossés ou cours d’eau,
ne m'ont jamais offert de Leucochloridium. Ceci peut s’ex-
pliquer jusqu’à un certain point, mais je ne nie pas, du
reste, qu’elles ne puissent en renfermer.
LIT.
S. Preirreri, Rossmässler, var. punctalissima, Baudon
(PI. V, fig. 5).
Cette Succinée sera décrite minutieusement, car elle est
fort remarquable. Néanmoins, comme elle ne présente au-
cun caractère primordial, je préfère la ranger parmi les
nombreuses variations de $. Pfeifferi, avec laquelle ses rap-
portssont accentués, plutôt que de créer uneespèce n’offrant
pas des signes positifs. Ainsi, la coquille rappelle les pius
petites variétés de S. putris. Elle se rapproche davantage
de S. parvula et, tout à la fois, de S. Pfeifferi. Les deux
premières ont une mâchoire tellement caractéristique que
la confusion est impossible. Au contraire, cet organe est
analogue à celui de S. Pfeifferi, quoique bien moins
strié.
L'animal seul diffère des espèces précitées par la pré-
sence d'innombrables poncticulations.
Cette particularité a lieu chez quelques Succinées. S.
arenaria porte plutôt des mouchetures. Des variétés de
S. Pfeifferi sont fréquemment piquetées. Ici, non seule-
ment la surface cutanée est couverte de ces petits points,
mais tous les organes le sont également.
— 1418 —
Elle abonde dans la Nièvre, aux environs de Saint-
Saulge où M. Brevière la découvrit. M. Delaunay me
l'adressa de Cherbourg, parfaitement semblabie à celle-ci.
Animal à peine roussâtre ou grisätre, subtransparent,
portant des tubercules saillants, formés par des amas de
poncticulations noires, drues, serrées, très en relief au
mufle, simulant sur le cou, par leur rapprochement, des
fascies continus.
Latéralement, la peau, moins rugueuse, est ornée de
bandes verticales qui, en s'élargissant, viennent aboutir à
une marge linéaire brun foncé et s’effaçent au fur et à
mesure qu'elles approchent de la queue. Souvent elles
sont coupées par des lignes transversales de même teinte,
qui forment un réseau assez régulier. Outre ces taches
qui figurent des dessins sur les diverses régions du corps,
la surface entière, comme je l'ai dit plus haut, et les or-
ganes internes sont criblés de points microscopiques peu
espacés. Tentacules supérieurs très larges à la base, courts,
terminés par un gros bouton arrondi, bruns. OEil petit,
externe. Tentacules inférieurs très courts, presque tuber-
culeux. Sole gris tendre, plus intense vers ses limites.
Mächoire jaune d’ambre, souple, cornéo-membraneuse,
plus épaisse aux extrémités, au milieu et au bord libre
qui sont brunâtres. Rostre subaigu, strié. Les branches
ont également des stries, visibles seulement à l’aide d’une
forte loupe, et traversées par d’autres, plus fines encore,
mais appréciables. La plaque d’enchâssement est épaissie
par des apophyses montantes, unies en haut en se recour-
bant.
Coquille allongée, oblique, assez ventrue, convexe,
solide, subtransparente, brillante, striée inégalement,
d’un beau jaune ambré; spire légèrement tordue, arron-
die au pourtour, un peu rosée, plus ou moins élevée;
— 149 —
suture superficielle; trois tours dont le dernier compose
la majeure partie du tèt; ouverture oblique, ovale, très
allongé, plus ou moins rétrécie antérieurement, plus large
à la partie moyenne, à peine aiguë en arrière, compre-
nant au moins les 2/5 de la longueur totale. Columelle
blanchâtre, étroite, assez longue, légèrement concave,
n’alteignant pas la base de la coquille. — Hauteur, 10 à
#2 millimètres. Largeur, 6 millimètres.
L’ou voit par cette description qu’il n’y a aucun carac-
tère marquant.
Localités. — M. Brevière la trouve abondamment sur
les bords de la Canne, à Saint-Saulge ; —le long des parois
d'un aqueduc : à cet endroit, elle est petite et ventrue ; —
à Fussy, dans les prairies, aux environs de Saint-Saulge,
elle vit par groupes nombreux ; elle se tient, au printemps,
sur les bords des rigoles, séjourne même sur le fond hu-
mide, se laisse mouiller et disparaît quand la sécheresse
est complète. Jamais M. Brevière ne la vit grimper sur les
plantes. On pourrait citer une multitude de localités de la
Nièvre, puisque cette Succinée y est fort répandue.
M. Delaunay l'a recueillie près de Cherbourg, à 5 kilo-
mètres de la mer (vallée de Quincampoix, au milieu de
laquelle coule la Divette). Son habitat paraît être restreint.
Le long de la route qui serpente dans la vallée, se trouvent,
au pied de pentes très rapides, des rochers couverts de
mousses, que vient baigner l’eau vive découlant des terres
qu’ils soutiennent. C’est principalement à cet endroit
qu'elle demeure. ù
Les individus des Côtes-du-Nord sont semblables à cc x
du département de la Nièvre, surtout à ceux qui vivent
sur les bords de la Nièvre, à Guérigny.
— 150 —
IV.
S. DEBILIS, C. Pfeiffer.
M. F. Bérillon a eu l’obligeance de me confier sa riche
collection des Succinées du Sud-Ouest, et il m’a été permis
d'étudier largement la S. debilis. Plusieurs conchyliolo-
gistes la considèrent comme variété de S. elegans. Je ne
partage pas cette opinion, qu’ils modifieraient, j'en suis
certain, s'ils avaient vu des séries étendues.
La coquille de S. elegans est généralement grande,
solide ; la spire éprouve de la torsion et s’élance avec lé-
gèreté. Les tours sont un peu étroits, effilés. Une suture
très oblique les sépare. Stries fines, irrégulières. La S.
debilis reste toujours petite, mince, fragile. La spire se
compose de tours excessivement courts, convexes, séparés
par une fine suture, à faible obliquité. Des plis ou costules,
espacés régulièrement, remplacent les stries.
Outre ces caractères, dont la valeur est incontestable,
les animaux ont une différence marquée.
M. Morelet me communiqua la S. debilis. Elle était
conforme à la description de Pfeiffer ; et toutes celles du
Sud-Ouest et des autres contrées que je lui comparai of-
fraient une similitude complète. Celle du Morbihan est,
en général, plus allongée et évasée antérieurement.
Le nom de debilis a été donné par M. Morelet, et Pfeiffer
décrivit l'espèce. M. Morelet me dit, à ce sujet: « Je n’ai
« jamais décrit cette coquille. Il y a 20 ans environ que
« je donnai à Cuming, sous le nom de debilis, une Am-
« brette que j'ai recueillie en Algérie. C’est dans la col-
« lection de cet amateur que Pfeiffer la vit et la dé-
« crivit. »
— 151 —
V.
S. OBLONGA, Draparnaud.
D’après de nouvelles observations faites sur l’animal,
la mâchoire et la coquille, surtout, il m’est démontré que
S. Lutetiana est une variété, non pas de $S. humilis, mais
bien de $S. oblonga. Elle n’en diffère que par une spire
moins élancée et par le dernier tour plus ventru. Avec un
certain nombre d'individus, l'on saisira facilement les
rapports qui unissent ces deux formes. Les uns sont
étroits, effilés ; d’autres, surbaissés, ont de l'ampleur, et
ces nuances se rencontrent parmi les habitants d’une
mème localité.
Je reçus de M. l'abbé Dupuy une singulière variété de
l'étang de Cazeaux. C’est l’exagération de la var. acuta,
Drouët (PI. V, fig. 4). Elle a plus d’étroitesse encore et
s'allonge en tarière.
VE:
Telles sont les espèces et les variétés qu'il m'a été
donné d'étudier. La description, les figures ont été faites
presque toutes sur les types que les auteurs ont bien voulu
me communiquer et ne laissent, par conséquent, aucun
doute. Je ne crois pas que l’on puisse rien fournir de plus
certain ni de plus authentique. Je termine par le tableau
des Suecinées françaises publié dans cette Monographie.
TYPES :
4° S. putris (1), Linné.
2° S. Pascali, Baudon.
3° S. parvula, Pascal.
4 $S. Baudoni, Drouët. |
5 S. Pfeifferi (2), Ros-
mässler.
6° S. contortula, Bau-
don.
7° S. elegans (3), Risso.
8° S. debilis, C. Pfeif- |
fer. |
9. S. stagnalis (4), Gas-
sies.
— 152 —
VARIÉTÉS :
*. subglobosa, L. Pascal.
Drouetia, Moquin-Tandon.
Charpeniieri, Dumontet Mortillet.
hians, Baudon.
Charpyi, Baudon.
Ferussina, Moquin-Tandon.
olivula, Baudon.
Limnoidea, Picard.
Morleti, Baudon.
propinqua, Baudon.
brevispirata, Baudon.
ventricosa, Picard.
— punctatissima, Baudon.
— Mortilleti, Stalide.
ochracea, De Betta.
recta, Baudon.
thermalis, Boubée.
elata, Baudon.
longiscata, Morelet.
Folini, Baudon.
Berilloni, Baudon.
viridula, Baudon.
(4) Je ne regarde pas la var. dentata comme ayant une impor-
tance réelle. C’est un accident local.
(2) Var. gigantea des tufs quaternaires de La Celle appartient
à S. putris, var. limnoidea.
(3) S. elegans. Je reconnais que S. elegans et S. Corsica sont
absolument identiques.
(4) S. stagnalis. — La var. tuberculata de $. debilis n’est autre
chose que $. stagnalis.
— 153 —
TYPES : VARIÉTÉS :
“0 A 7 ane Var. callifera, Baudon.
chard.
11. S. Crosseana, Bau-
don.
12. S. breviuscula, Bau-
don.
13. S. humilis Drouët.
— Droueti, Dumont et Mortillet.
14. S. oblonga, Drapar- — Lutetiana, J. Mabille.
naud. — montana, Drouët.
— acuta, Drouët.
Explication de la planche V.
4. S. patris, Linné, var. hians, Baudon, vue de face.
4 a. La même, vue de dos.
{ b. La même, vue de dos, avec l’animal.
4 c. Partie antérieure et cou de l'animal, très grossis.
2. S. Baudoni, Drouët, avec l’animal en marche, très
grossi.
2 a. La même, presque embryonnaire, grossie.
2 b. La mème, dans sa deuxième phase de développement,
avec et sans l’animal, et grossie.
2 ce. Mâchoire de la même, grossie.
2 d. La même, adulte et de grandeur naturelle.
2e. Partie antérieure et cou de l’animal, très grossis.
5. S. Pfeifferi, Rossmässler, var. punctatissima, Bau-
don, vue de face et de dos.
5 a. La même, de plus petite taille, vue de face et de
dos.
3 b. La même, vue de dos, avec l'animal.
3 c. Mâchoire de la même.
3 d. Partie antérieure et cou de l'animal, très grossis.
11
mt De
4. S. oblonga, Draparnaud, var. acuta, Drouët, de l’é-
tang de Cazeau, vue de face et grossie.
4 a. La mème, vue de dos et grossie.
5. Leucochloridium Vogtianum, Baudon, grossi.
AD.
Note sur quelques espèces de Coquilles fluvia-
tiles, récoltées à Bornéo et à Sumatra, par
M. Carl Bock,
Par LE D' A. Bror.
Les quelques espèces qui font l’objet de cette Note
m'ont été communiquées par M. Robert F. Geale, de
Londres, avec prière de les examiner et de décrire, s’il
y avait lieu, celles qui pourraient être nouvelles. Quatre
d’entre elles m'ont paru différer assez notablement des
formes qui me sont connues pour mériter d’être décrites
comme nouvelles, au moins provisoirement, car les deux
premières présentent des liens de parenté assez rapprochés
avec des espèces déjà connues.
“
4. MELANIA BoEaANaA, sp. nova (PI. VI, fig. 4).
T. elate turrita, solida, luteo-olivacea, unicolor, sub
luto tenui, fusco-nigro. Spira elala, erosa; anfr. persist.
6, convexi, in medio uniseriatim spinoso-tuberculati,
transverse irregulariter plicati, lineis elevatis, filifor-
mibus, longitudinalibus, irregularibus ornati, quarum in-
fima, supra suturam posita, magis expressa est. Anfractus
“ultimus infra suturam leviter constrictus, deinde con-
veæus, tuberculis obsoletis, distincte et præsertim busi,
lineis elevatis, distantibus cinctus. Aperlura ovato-acuta,
— 155 —
basi obtuse producta; columella torta, incrassata, alba ;
margine deætro acuto, superne excavato, basi arcuatim
producto.— Operculum?— Alt. 53, lat. 22; apert. alt. 20,
lat. 19 mall.
Habitat Boea (Sumatra) : legit Bock.
B Var. anguste iurrita. — Alt. 47, lat. 15 1/2; apert.
alt. A7, lat. 9 maill. (PI. VI, fig. 1 a).
Habitat cum forma typica.
y (PI. VL fig. 16) Var. tuberculis in anfr. supremis
obsoletis, in ultimis evanidis. — Alt. 32, lat. 14 mall.
(specim. juvenile).
Habitat cum forma typica.
J'ai devant moi huit échantillons semblables de la
forme typique, et un seul de la variété 8, qui pourrait
bien être une simple anomalie individuelle.
La M. Boeana est ornée, sur le milieu de tous les tours
(sauf quelquefois le dernier), d’une rangée unique de tu-
bercules épineux, qui se prolongent vers le bas en plis
obliques un peu effacés, et de lignes élevées en nombre
variable, parallèles à la suture, plus marquées et espa-
cées à la base; sur la ligne suturale se trouve une strie
plus forte, formant carène, qui, en général, reste vi-
sible sur tous les tours, immédiatement au-dessus de la
suture. Dans la variété, qui n’est représentée que par un
jeune individu, les tubercules- épineux sont très faible-
ment indiqués sur les deux tours supérieurs et disparais-
sent complètement sur les suivants, le dernier tour étant
lisse, sauf des lignes élevées à la base. |
Cette espèce pourraît être comparée à M. Menkeana, qui
présente aussi une série médiane de tubercules épineux,
mais qui est généralement fasciée et manque de lignes
élevées parallèles à la suture. M. variabilis est plus ou
— 156 —
moins ornée de côtes transverses, qui ne se voient pas
dans M. Boeana. Le plus proche parent de notre nouvelle
espèce serait M. Sumatrensis, Brot. Cependant, cette der-
nière espèce est ornée de deux séries de tubercules, pla-
cées aux tiers supérieur et inférieur des tours, et, en
supposant que l’une des deux séries vint à manquer, celle
qui resterait ne se trouverait pas placée à égale distance
des deux sutures, comme dans la Boeana.
2. MELaNIA PRoviIsoRIA, sp. nova (PI. VI, fig. 2).
T. anguste turrita, lævigata, solida, fusco-olivacea,
sparsim nigro strigata vel maculata, adulta omnino nigro-
fusca. Spira in adultis valde decollata; anfr. persist. 5-6;
supremi (in specimine juvenili) planulali, imbricatr, se-
quentes superne leviter constrictri, declivi-convexiusculr,
obsolete longitudinaliter elevato-striati; anfr. ultimus
paulo convexior, basi distincte et distanter elevato-stria-
tus. Aperlura ovata, superne acuta et coarctata, busi sub-
angulatim producta, intus cærulescens, sæpe brunneo stri-
gata ; columella torta, alba; margine dextro tenu, acuto,
superne excavato, basi arcuatim producto. — Alt. 53,
lat. 19; apert. alt. 16, lat. 9 mall. (decoll. anfr. 6).
Habitat Boea (Sumatra); legit Bock.
Les tours supérieurs sont presque plats, lisses à l'œil
nu : à l’aide de la loupe; l’on distingue de fines stries
longitudinales, qui deviennent graduellement des stries
filiformes sur les tours suivants. En général, il existe au-
dessous des sutures une zone qui reste entièrement lisse.
Les huit échantillons d’âges divers, qui m’ont été com-
wupniqués, ne différent pas entre eux autrement que par
la taille. Cette espèce ressemble à de jeunes individus de
M. gloriosa, Anthony, mais elle est étroitement turriculée;
— 157 —
ses tours sont aplatis et imbriqués au sommet; les derniere
sont moins convexes; enfin, sa coloration est flammulée,
tandis qu’elle paraît être fasciée, chez la M. gloriosa.
Elle a également des rapports avec M. Tourannensis, Sou-
leyet, qui est plus cylindrique, distinctement anguleuüse et
étranglée au-dessous des sutures. C'est de M. Brookei,
Reeve, qu'elle se rapproche le plus, et je ne serais pas
étonné qu'elle ne fût qu'une variété lisse de cette espèce.
Son apparence plus cylindrique tient peut-être unique-
ment à l’absence complète de tubercules et de côtes.
L'envoi de M.C. Bock ne renfermait aucun échantillon
typique de M. Brookei. La M. provisoria pourrait donc, en
tout cas, être considérée comme une variété locale, cons-
tante dans sa forme.
9. MELANIA Bocknt, sp. nova (PI. VE, fig. 5).
T. solida, anguste turrita, virenti-cornea, luto ferrugi-
neo obtecta. Spira apice erosa; anfr. persist. 6 convexi,
costs validis, obliquis, variciformibus ornati, longitudi-
nâliter obsolete et distanter inciso-striati; anfr. ultimus
basi lineis elevalis quatuor instructus. Apert. piriformis,
superne aculta, basi rotundala; columella crassa, torta ;
margine dexlro simplice, superne sinuato, deinde arcua-
tim producto. — Operculum?—AIt. 16. lat. 51/2; apert.
alt. 6, lat. 3 mill.
Habitat Paijo (Sumatra) : legit C. Bock.
Cette petite espèce, dont il n’a été rapporté qu'un seul
échantillon, ne peut se confondre avec aucane autre ; elle
est épaisse et solide, ornée de côtes obliques robustes, un
peu renîlées dans leur milieu, qui sont coupées par quel-
ques stries longitudinales peu apparentes ; ces côtes s’é-
tendent, en s'affaiblissant, jusqu’à la base du dernier
— 158 —
tour, où elles sont croisées par quatre lignes élevées, fili-
formes, distantes.
La suture est bien marquée et rendue onduleuse par
les côtes du tour précédent. La M. Bockii me paraît de-
voir être placée à côté des M. dura, Reeve, M. Herklotzi,
Petit, et M. dimidiata, Menke,'dont elle est, du reste, par-
faitement distincte.
4. MELANIA LIRATA, Benson.
Recueillie à Boea (Sumatra), en deux variétés :
6. Distincle triseriatim granosa : correspondant à la
forme que Mousson figure sous le nom de M. semigra-
nosa; V. d. Busch, dans ses Mollusques de Java (t. X,
fig. 7). ,
y. Sublaevigata. (M. flavida, Dunker) : presque en-
tièrement lisse, avec de légères indications de granules,
le long de la suture. (Mousson, Java, t. X, fig. 5).
5. MELANIA MaLayana, Issel.
(M. tuberculata, var. Malayana, Issel, Moll-Borneensi,
p. 400 —M. Malayana, Brot, in Küster, (p.255, t. XXVI,
fig. 5, 54).
Habitat Boea (Sumatra).
Je rapporte à cette espèce une dizaine d'échantillons
d’une Melania, constante dans sa forme, mais assez va-
riable, au point de vue de la sculpture. La forme géné-
rale est celle de M. tuberculata, Müller, mais les tours
sont moins convexes et le test est couvert de lignes inci-
sées, plus ou moins marquées, au lieu de lignes élevées ;
les tours supérieurs sont ornés de côtes transverses qui
s'étendent plus ou moins aux tours suivants. Les dimen-
sions sont plus fortes que celles que j'ai. indiquées dans
— 159 —
Küster (Nouveau Chemnitz), d’après des échantillons de
Bornéo, et atteignent 28 millimètres sur 9 4/2.
6. M£ELANIA SUMATRENSIS, Brot.
Un échantillon unique, jeune, à sculpture peu mar-
quée, quoique suffisamment caractérisée, recueilli à Boea
(Sumatra). J'ai reçu la mème forme provenant de Kepa-
hiang (Sumatra), de M. le professeur de Martens; elle est
citée sous le nom de var. mitescens, Martens : elle est
citée sous le nom de var. mitescens, Martens MSS., par
Schepman, dans ses Mollusca v. midden Sumatra, p. 15.
7. CLEA NIGRICANS, H. Adams.
Cette espèce a été récoltée à Bandjermasin (Bornéo),
en deux variétés distinctes l’une de l’autre, mais toutes
deux typiques, quant à la forme générale. La première,
de taille moyenne (26 millimètres sur 14), présente trois
larges fascies, très peu visibles à l'extérieur qui est d’un
brun foncé, mais bien apparentes à l’intérieur de la bouche,
où elles sont séparées par d’étroites bandes claires; elles
s'arrêtent un peu avant d'atteindre le bord du péristome,
qui reste d'un blanc pur. La surface de la coquille est
lisse, sauf une ou deux stries au-dessous des sutures.
La seconde variété (var. maxima, pl. VI, fig. 4) se fait
remarquer par ses dimensions inusitées, elle atteint,
malgré la perte des premiers tours de spire, une hauteur
de 35 millimètres, sur un diamètre maximum de 20.
Elle est, à l'extérieur, d’un brun uniforme, et est cou-
verte de stries parallèles à la suture, distinctes mais su-
perficielles. L'intérieur de la bouche est d’un blanc
bleuâtre uniforme.
8. CLEA Bocxit, sp. nova. (PI. VI, fig. 5).
T. fusiformi-ovata, solidula, fusca, fuscris tribus nigris,
— 160 —
viæ conspicuis ornata. Spira elata, subintegra; anfr. per -
sist. 5 convexi, sutura distincta divisi, longitudinaliter
dense et profunde sulcati, striis incrementi subgranose
decussatuli. Apertura fusiformis, intus distincte trifas-
ciata; margine dextro (imperfecto) acuto. — Operculum
typicum. — Alt. 16, lat. 7; apert. alt. T, lat. 3 mull.
Habitat Paijo (Sumatra) : legit C. Bock.
Cette nouvelle espèce est bien caractérisée par son as-
pect fusiforme, ses tours de spire convexes et sa sculpture
élégante. Toute la coquille est couverte de sillons pro-
fonds, séparés par des intervalles élevés en forme de
cordelettes, rendus un peu granuleux par leur croise-
ment avec les stries d’accroissement. Le seul échantillon
qui ait été rapporté n’est pas tout à fait adulte, mais il
diffère tellement de Clea nigricans, H. Adams, et de C.
fanesta, H. Adams, que je n'hésite pas à en faire une es-
pèce nouvelle. D'A'B.
Genève, 16 février 1881.
Note rectificative sur l’Helix Farafanganensis,
H. Adams (emend.), de Madagascar,
Par H. CRossE ET P. Fiscer.
M. Henry Adams a décrit et figuré, en 4875 (1), sous le
nom d’Eurycratera Farafanga, une fort belle et fort re-
marquable Hélice, dont il indique l'habitat, comme il
suit : « Madagascar; dans une plaine sablonneuse, dans
« la partie S.-0., près de la rivière Farafanga. » Si nous
consultons les cartes de l'île de Madagascar les plus ré-
(1) Proc. Zool. Soc. London, p. 389, pl. xzv, fig. 1, 1 a, 1875.
— 161 —
centes et les plus accréditées, par exemple celle de l'atlas
de Stieler (1), ou celle qu'a publiée récemment M. A. Gran-
didier (2), pour montrer la distribution géographique des
Indrisinés, dans la grande île Africaine, nous trouvons
que le cours d’eau, d’après lequel l’auteur Anglais a nommé
son espèce, est situé dans la partie S.-E., et non, comme
il le dit par erreur, dans la partie S.-0. de Madagascar :
de plus, le nom de cette petite rivière est Farafangane, et
non Farafanga. Ainsi donc, la dénomination attribuée par
M. Henry Adams à sa nouvelle espèce se trouve être un
nom barbare et, qui pis est, un nom barbare écorché,
double raison pour ne pas pouvoir l’admettre, tel qu’il
est, dans la nomenclature.
Nous proposons de désigner l'espèce sous le nom d’He-
lix Farafanganensis, H. Adams (emend.), ce qui aura
l’avantage d'effectuer une rectification nécessaire, sans
pour cela changer complètement la dénomination. La
synonymie se trouvera donc établie comme il suit :
HgLix FARAFANGANENSIS, H. Adams (emend.).
Eurycratera Farafanga, H. Adams, Proc. Zool. Soc.
London, p. 589, pl. XLV,
fig. 1,14, 1875.
Bulimus Farafanga (Eurycratera), Pfeiffer, Monog. Heli-
ceorum, vol. VIT,
pu4174877:
Helix (Panda) Farafanga, Pfeiffer et Clessin, Nomencl.
Helic., p. 170, 1878.
— Farafanganensis, Crosse et Fischer, in Madagascar,
Mollusques, pl. VE, fig. 1, 1% et
pl. X, fig. 1,14, 1879 (inéd.).
(4) Adolf Stieler’s Hand-Atlas, carte n° 71.
(2) Mammifères de Madagascar, pl. cxxu1.
ST
Helix Farafanganensis, Crosse et Fischer, Journ. Conchyl.,
| vol. XXIX, p.161, 1881.
Hab. Madagascar, dans la région S.-E., près de la ri-
vière Farafangane, dans une plaine sablonneuse.
Obs. Celte espèce nous paraît mieux placée dans la
section des Helicophanta que dans celle des Eurycratera
ou des Panda. H-' Get P: Fe:
Description de deux espèces nouvelles,
PAR LE BARON H. v. MaLrzan (1).
1. Bacea Heypeni, Maltzan (PI. VI, fig. 6).
Testa sinistrorsa, perforato-rimata, brevis, conico-fusi-
lormis, olivacea, tenera, striatula. Anfr. T parum con-
vexi, sutura profundiuscula disjuncti. Aperitura ovato-
rhomboïidea, nullo modo dentata, perislomatle subreflexo,
marginibus distantibus. — Alt. 6, lat. 2 maill.; alt. apert.
2 mill., lat. apert. À 1/2 mall.
Habitat in Lusitania, prope Cintra. Comm. cl. Barboza
du Bocage.
Dans la première année du Nachrichtsblatt de la So-
ciété malacologique Allemande (1869), p. 156, M. le D'
Lucas von Heyden à publié un Catalogue des Mollusques
observés par lui, en Espagne et en Portugal, dans le
cours de l’année 1868. Au nombre des espèces citées se
trouve un Balea sp., qui est bien caractérisé, comparati-
vement avec le B. perversa, Linné (— B. fragilis, Dra-
(1) Traduit de lAllemand, sur le manuscrit original, par
H. CROSSE.
— 165 —
parnaud), par la courte remarque qui suit : « plus lisse
« et muni de moins de tours que le fragilis. » Indubita-
blement, l’espèce recueillie à Bussaco, par L. von Heyden,
est identique avec la mienne.
. Pour cette raison, je me fais un plaisir de donner à
l'espèce le nom du naturaliste qui l’a découverte le pre-
mier.
Le Balea Heydeni se distingue de toutes les espèces ac-
tuellement connues du genre par sa forme remarquable-
ment courte et conique.
2. ARGONAUTA BOTTGERI, Maltzan (PI. VI, fig. 7).
Testa forma Argonautæ Oweni, Adamsi et Reevei, similis,
semiorbiculari-involuta, parum inflata, ad axin utrinque
subconcava, sordide cerina, lateribus valde convexis, ru-
gts compressis, subacutis, ab axi usque ad tubercula cari-
nϾ pertinentibus, rugulis alternantibus, minoribus 1-2 in-
Lerpositis ornata. Carina satis lata, sericbus binis luber-
culorum approæimatlorum cincta. Anfractus uliimus
27 tuberculis instructus (in Arg. Oweni 18-22). Apertura
elliptico-fusiformis, superne ad axin compressa, auriculis
appressis, media parle lutissima, inferne ad carinam
truncata. — Diam. mux. lesiæ 39, min. 26 1/2; apert.
29 172 longa, 15 mall. lata.
Patria ignota.
Je dédie celte espèce à mon ami, le D' Oscar Bôttger,
de Francfort-sur-le-Mein. H. v. M.
— 164 —
Sur la Belgrandia thermalis, Linné,
PAR CHARLES DE STEFANI.
M. S. Clessin a soutenu, récemment ({), qu'une espèce
fluviatile d'Italie, la Bythinia Saviana, Issel, des Bains de
San Giuliano, près de Pise, était une Belgrandia et ne de-
vait nullement être confondue avec le Turbo thermalis,
Linné, signalé dans la même localité.
Madame la marquise Paulucci, bien connue des natura-
listes par ses travaux malacologiques sur l’ltalie, a ré-
pondu au savant Allemand (2) que la Bythinia Saviana,
Issel, était, certainement, synonyme du Turbo thermalis,
Linné, et n’était pas une Belgrandia; que, par consé-
quent, les individus examinés par M. Clessin devaient ap-
partenir à une espèce différente.
On ne saurait douter que la Bythinia Saviana ne soit
la même chose que le Turbo thermalis, Linné (5), d'autant
mieux que M. [ssel l’a expressément établi, dans une pu-
blication qui, paraît-il, n’a été connue ni par M. Clessin,
ni par Mme la marquise Paulucci. J'ai, moi-même, il y a
peu de temps, recueilli, dans les eaux thermales de Cal-
daccoli, près de San Giuliano, une grande quantité d’indi-
vidus de cette espèce, qui a été, successivement, éludiée
par Linné et par Issel, et qui ne pourrait certainement
être confondue avec aucune autre coquille de la même
localité.
Pourtant, cette petite espèce n’est, en réalité, ni une
} Nachrichtsblatt, 1878, p. 129.
} Jahrb. d. deuts. malak. Ges., vol VI, p. 64, 1879.
} Syst. nat., ed XII, p. 1237, n° 629.
4) App. ai Moll. Prov. di Pisa, in Atti Soc. Ital. sc. nat., vol.
XV, p.73, 1873.
— 165 —
Bythinia, ni une Hydrobia, ce qui résulte, d’ailleurs, de
la description de M. Issel « peristomate continuo, aculo,
exlus marginato ». Il faut la considérer, avec M. Clessin,
comme une vraie Belgrandia. En effet, il existe, tout
près du bord externe, un gonflement en forme de petite
saillie oblongue, occupant toute la hauteur du dernier tour
de spire, et ce gonflement est précisément ce qui caracté-
rise les Belgrandia (1).
Il faudra donc appeler l'espèce : Belgrandia thermalis,
Linné.
Mme la marquise Paulucci a proposé le nouveau
genre Thermhydrobia, pour l’espèce que nous venons
d'étudier, ainsi que pour l'Hydrobia Aponensis, Martens,
et pour les autres Hydrobies qui vivent dans les sources
chaudes.
On sait que le genre Hydrobia, que Hartmann a établi
en 1821 et dont le type fut l'H. acuta Draparnaud, s’ap-
plique indistinctement aux espèces qui habitent les relais
de mer et les marais salants, aussi bien qu'à celles qui
vivent dans les eaux saumâtres ou que l’on rencontre
dans les eaux douces, particulièrement dans les sources
thermales et minérales, Jusqu'à présent, on n’a pas plus
constaté de différences anatomiques entre les Hydrobies
pour ainsi dire marines, et les Hydrobies que j'appellerai
continentales, que de différences conchyliologiques dans
le test. Par conséquent, on ne saurait, au moins pour le
moment, établir une distinction générique entre les dif-
férentes espèces.
Le genre Thermhydrobia n'est donc pas suffisamment
justifié, à mon avis, surtout si l’on considère que l’auteur
(4) Genre Belgrandia, Bourguignat, 1868, type : Cyclostoma
gibbum, Draparnaud (Cat. Moll. terr. et fluv. env. Paris, à l’ép.
quaternaire, p. 13-15, 1868).
— 166 —
de cette coupe y a compris la Belgrandia thermalis, qui
n’est point une vraie Hydrobie, en même temps que
l'Hydrobia Aponensis, qui en est une.
L'habitat dans les eaux thermales est un fait accidentel,
sur lequel on ne saurait établir des distinctions géné-
riques fondées. En effet, on voit vivre ensemble, dans les
eaux thermales, des Belgrandia, comme la B. thermalis,
la B. Bonelliana, etc.; des Hydrobia, comme l'H. Apo-
nensis ; des Amnicola, comme l’A. Lucensis; des Neritina;
des Melanopsis, etc. II y a même des Mollusques qui habi-
tent tantôt les eaux tièdes, tantôt les eaux froides, et
entre lesquels on ne pourrait pas seulement établir de
distinctions spécifiques.
Je terminerai mon travail en donnant la liste des Bel-
grandia qui ont été trouvées, en [talie, soit à l’état fossile,
soit à l’état vivant. Parmi les synonymes du genre Bel-
grandia, je place le genre Stalioa, qui a été proposé par
Brusina, pour quelques espèces fossiles, et que, précédem-
ment, j'avais moi-même adopté.
4. BELGRANDIA THERMALIS, Linné (Bythinia Sa-
viana, Issel).
Caldaccoli, près de San Giuliano; sources de la Bruna,
près de Massa Maritima. Fossile dans les travertins qua-
ternaires, près de Colle, à Sarteano et dans plusieurs
autres localités.
9. BELGRANDIA DELPRETEI, Paulucci.
Bozzano, près de Viareggio.
3. BELGRANDIA BonELLIANA, De Stefani (Boll. So-
cieta Malacologica italiana (vol. V,, p. #5).
Sarteano, dans le Siennois.
— 167 —
4. BELGRANDIA, Sp. 0.
Petite espèce fossile des travertins quaternaires des
environs de Colle, en Toscane.
5. BELGRANDIA PROTOTYPICA, Brusina.
Fossile, dans les terrains pliocènes de Castelritaldi, près
de Spoleto et de Monticiano, en Toscane.
6. BELGRANDIA ACUTA, De Stefani (Molluschi con-
tinentali pliocenici d'Italia. Atti Soc. Toscana
sc, nat., vol. IT, p. 524, Tav. XVIIL, fig. 22).
Fossile, dans les terrains pliocènes, près de Sienne.
C. d.S.
Description d'espèces inédites du Bassin
Parisien,
PAR M. COSSMANN.
4. AneorBis LUCIDUS (PI. VIL, fig. 5,3 a, 5b).
A. testa minima, orbiculato-depressa, spira paululum
elevata, apice obtusa; anfractus 5 ad suturam depressi,
nilidi, strüs tenuissimis ornali; uliimus anfractus sub-
tus planus, striis tenuibus ornatus, basi mediocriter um-
bilicatus ; apertura rotundata, paululum obliqua, margi-
nibus tenuibus. — Diam. maj. 2 maill., crass. 0,75 mall.
(Coll. Cossmann). |
L’Adeorbis Incidus est une petite coquille orbiculaire
et aplatie ; la spire, passablement saillante, se compose de
cinq tours brillants, dont l'accroissement est régulier, et
— 168 —
sur lesquels on peut, en faisant miroiter la coquille sous
une forte loupe, apercevoir un grand nombre de stries
concentriques, extrêmement fines, qui tendent à dispa-
raître sur le dernier tour. Les tours sont aplatis vers la
suture, légèrement convexes et décurrents vers le tour
suivant. La suture est linéaire et n'offre aucune trace de
canal ni de rampe.
Le dernier tour, aminci et arrondi à la circonférence,
est, en dessous, percé d’un ombilic assez médiocre, dont
la largeur est inférieure au tiers du diamètre. La base de
la coquille est plane, brillante et ornée d'un grand
nombre de stries concentriques, plus visibles que celles des
tours. L’ombilic est faiblement caréné par un angle qui
vient aboutir à l’ouverture et la rend anguleuse vers la
partie supérieure.
Dimensions. — Diamètre, 2 millimètres; épaisseur,
75 centièmes de millimètres.
Rapports et différences. — L’Adeorbis lucidus se dis-
tingue de l’A. Fischeri par la forme de son ouverture,
qui est moins oblique et moins découpée, et par les
stries de la base; de l'A. lævigatus, par sa forme plus
aplatie, par l’absence de stries à la suture, et d'angle à la
circonférence; de l'A. tenuistriatus, par l'absence de
stries profondes sur la partie supérieure des tours et par
sa forme plus aplatie.
Gisement. — La gorge du Han, près de Cuise-la-Motte,
dans les sables inférieurs.
2. CERITHIUM DEPONTAILLIERI fig. 5,54, D 0).
C. testa elongato-turrita, subulata, acutissima ; anfrac-
tus numerosi, angusti, transversim antice costula simplice
et postice catena granulosa ornali ; ultimus anfractus ad
periphæriam bicarinatus; apertura obliqua, paululum
160
quadrata, canali brevi, profundo terminata; labro sinis-
tro incrassato, lateraliter ad columellam late depresso. —
Long. 24, diam. maj. 6 mill. (Coll. Cossmann).
Le Cerithium Depontaillieri est une coquille de moyenne
taille, allongée, pointue, subulée, turriculée, et composée
de 15 à 18 tours assez étroits. [ls sont ornés, à la partie
antérieure, d’une carène transverse, et, à la partie pos-
térieure, d’une série de granulations régulières et sem-
blables à un rang de petites perles. L’intervalle compris
entre ces deux costules représente à peu près la moitié
de la hauteur des tours, et est sénéralement lisse; cepen-
dant, sur les derniers tours des individus frais, on aper-
çoit, vers le milieu, la trace d’une strie simple.
Des stries longitudinales, flexueuses, fines et serrées
marquent les accroissements successifs de la coquille. Le
dernier tour est bicaréné à la circonférence et la base
aplatie ne porte que des stries d’accroissement.
L'ouverture est subquadrangulaire et terminée par un
canal court, profond, et rejeté en arrière. Le bord droit
est légèrement réfléchi, et le bord gauche, assez épais,
s’étend largement sur la columelle.
Var. &. Sur les premiers tours, la carène antérieure
est légèrement dentelée par de petites côtes longitudinales
qui descendent jusqu'aux granulations de la carène posté-
rieure et s’y arrêtent. Les derniers tours deviennent in-
sensiblement pareils au type de l’espèce.
Dimensions. — Longueur, 24 millimètres ; largeur, 6.
Rapports et différences. — Le C. Depontaillieri se dis-
tingue, par sa forme étroite et subulée, du Cerithium con-
fluens, avec lequel il a delointains rapports; la variété se
distingue des C. cristatum et C. subscabrum par son rang
de perles, par la position de la crête dentelée et surtout
12
— 170 —
par la disparition des dentelures sur les derniers tours.
D'autre part, on ne saurait le confondre avec le C. cris-
tatum, qui est orné de plusieurs petites côtes transverses,
et dont les granulations ne sont jamais formées par des
côtes longitudinales.
Gisement. — Sablonnière de la tuilerie de Marines,
dans l'horizon inférieur des sables moyens, où il est abon-
dant,
5. Mirra ViINCENTIANA (PI. VIL, fig. G).
M. esta ovato-ventricosu, longitudinaliter costulosa ;
anfractus 8 superne marginali, stris transversis 3 ornali,
apice acuto; ultimus spira longior, ventricosus, antice at-
tenuatus, costulis latis, paulo elevatis et striis transversis
decussatus; apertura angusta, postice angulata ; columella
paulutum concava, in medio quadriplicata. — Long. 9,
diam. may. 5 mill.
Var. 8. Costulis numerosioribus, striis transversis cr'e-
nulatis.
Var. 7. Costulis lœvigalis, transversim ad suturam
unistriatis.
Le Mitra Vincentiana est une petite coquille assez ven-
true, composée de 7 ou 8 tours de spire, dont les deux
premiers sont lisses et allongés, tandis que les suivants
sont étroits et que leur accroissement est lent, ce qui
donne à l'extrémité de la coquille une forme très pointue
et un contour général concave. Les tours sont ornés de
12 à 45 côtes longitudinales, aplaties, courbées, créne-
Jant la suture qui est assez profonde, et de trois stries
équidistantes, dont l’une est plés marquée et borde la su-
ture, en formant une sorte de rampe ascendante qui per-
siste dans toutes les variétés. L'ouverture est étroite, à
— 171 —
bords parallèles, anguleuse à l'arrière; le bord droit est
sinueux ; l’échancrure est large et peu profonde; le bord
gauche est étalé, et la columelle porte quatre plis trans-
verses, saillants, et elle en forme un cinquième en se
tordant sur elle-même pour aboutir à l’échancrure.
On distingue plusieurs variétés du type que nous venons
de décrire :
Var. 8. Les côtes sont extrêmement nombreuses et
serrées ; sur le dernier tour, ce sont plutôt des plis d’ac-
croissement que des côtes; les stries transverses sont
aussi plus serrées ; on en compte 17 ou 18 sur le dernier
tour, en y comprenant celles de la base; elles forment
avec les côtes des mailles serrées et crénelées,
Var. +. Autant de côtes que dans le type, mais
une seule strie profonde (quelquefois 2 sur le dernier
tour), bordant la suture ; le reste des tours est lisse, sauf
la base du dernier, sur laquelle on compte huit stries as-
cendantes.
Dimensions. — Longueur, 9 millimètres ; largeur, 5.
Rapports et différences. — Le M. Vincentiana se dis-
tingue du M. fusellina par ses proportions beaucoup plus
ventrues et par la régularité des côtes dont il est invaria-
blement orné. Lorsque le M. fusellina a des plis longitu-
dinaux, comme cela arrive dans les échantillons du cal-
caire grossier, ces plis sont étroits et tranchants, et ils
s'arrêtent avant d'atteindre la suture inférieure. Enfin,
dans le M. Vincentiana, la spire est toujours plus petite
que le dernier tour; c’est le contraire dans le M. fusel-
lina.
Il se distingue du M. inaspecta par ses stries trans-
verses, dont une au moins persiste dans toutes les variétés,
et par le nombre des côtes longitudinales ; du M. mono-
donta, par l'absence de toute trace de dents à l’intérieur
$ — 172 —
du bord droit, du M. marginata, par ses côtes longitu-
dinales; du M. graniformis, par sa forme moins ventrue
et par ses stries transverses. |
Gisement. — Sablonnière de la tuilerie de Marines,
dans l'horizon inférieur des sables moyens.
4. DIASTOMA MuLTiISPIRATUM (PI. VIT, fig. 5).
D. testa minima, turrita, subulatla, elongata ; anfractus
numerost (14 ?), convexi, costulis crebris, angustis et cur-
vis ornali, transversim funiculosi et varicibus ad apertu-
ram oppositis deformaii; apertura ovata, angulo inferiore
terminata atque umbilico mediocri marginata.
Le Diastoma multispiratum est une petite coquille tur-
riculée, composée d’un grand nombre de tours convexes
et séparés par une suture très profonde. Leur surface est
ornée d'une quinzaine de petites côtes courbées, assez
étroites, plus marquées vers la suture inférieure que sur
le haut des tours, et qui, dans certains échantillons, ten-
dent à s’effacer sur les derniers tours, où elles sont rem-
placées par de simples stries d'accroissement. Ces côtes
sont traversées par 6 ou 7 cordons inégalement serrés,
entre lesquels s'intercalent souvent des stries plus fines,
et qui deviennent légèrement granuleux en passant sur
les côtes. Les varices sont assez variables, très larges, et
elles se suivent, d’un tour à l’autre, dans l'individu type
que nous avons figuré; elles sont au nombre de deux
par tour sur d’autres échantillons, à peine perceptibles,
au contraire, sur quelques individus.
L'ouverture est ovale, à peine infléchie en avant,
anguleuse à l'arrière; son bord droit, mince, chezles indi-
vidus qui n’ont qu’une série de varices, garni d’un bour-
relet sur ceux qui en ont deux séries, est sinueux; le
— 175 —
bord gauche se recourbe au-dessus d’une petite perfora-
tion ombilicale.
Dimensions. — Largeur de notre plus grand exem-
plaire, dont la spire est incomplète, 2 millimètres; pro-
portions, 5 millimètres de longueur, sur 1 1/2 de largeur.
Rapports et différences. — Le D. multispirata se dis-
tingue du D. variculosa par ses tours bien plus convexes,
par sa forme générale plus allongée et plus cylindrique
et par les détails de son ornementation qui est différente.
On ne saurait le confondre avec le D. interrupta, dont le
dernier tour est beaucoup plus grand, par rapport à la
spire, dont l'ouverture est presque échancrée à l'avant et
dont la forme générale est plus conoïde.
Gisement. —- Bois d’Abbecourt, au lieu dit les Godins,
dans l’étage des sables de Bracheux. M. C.
Description de deux nouvelles espèces fossiles,
Par J. DEPONTAILLIER.
1. Euraria Rivieret (PI. VIL. fig. 1.)
Testa crassa, ovata ; spira brevis? Anfractus convexius-
culi, postice cunaliculati ; ultimus antice parum depres-
sus, inflalus, dimidiam longitudinem superans ? Suturæ
parum profundæ. Superficies tola transverse irregulari-
ler striata, longitudinaliter costatu ; costæ 10, obtusissi-
mc, oblique, interstitis latioribus, ad suturam productæ,
in parte anlica ullimi anfractus evanescentes. Apertura
ovalis, brevis, postice canaliculata. Labrum extus costa
crassa marginatum, intus leviter plicatum ; et postice
incrassatum. Labium sinistrum postice biplicatum ; colu-
mella arcuata; canulis brevis, contortus.
— 174 —
Coquille épaisse, ovale; spire courte ; tours légèrement
convexes, canaliculés postérieurement, le dernier peu
déprimé antérieurement, renflé, dépassant la moitié de
la longueur ? (L’extrémité de la spire manquant, on ne
peut donner ni le nombre des tours, ni la proportion
exacte du dernier, qui paraît toutefois avoir été un peu
plus long que la spire.) Sutures peu profondes, surface
entièrement striée transversalement, stries irrégulière-
ment disposées, élevées, tantôt contiguës, tantôt séparées
par de larges intervalles, passant par-dessus les côtes lon-
gitudinales ; stries d’accroissement fines et régulières, du
moins sur la petite partie du dernier tour où elles sont
visibles. Côtes au nombre de 10, très obluses, peu sail-
lantes, larges, obliques, séparées par des intervalles moins
larges qu’elles, allant d’une suture à l’autre en s’affaiblis-
sant dans le canal, s'évanouissant sur la partie antérieure
du dernier tour. Bouche ovale, courte, resserrée posté-
rieurement en un canal étroit qui se continue à l’intérieur
de la coquille. Bord droit épaissi extérieurement par
une côte beaucoup plus forte que les autres, légèrement
plissé à l’intérieur, portant postérieurement un épaissis-
sement garni de trois petits plis qui forment un des bords
dudit canal. Bord gauche muni postérieurement de deux
plis étroits et aigus, le postérieur bien plus élevé et for-
mant l’autre bord du canal, qu’il suit à l’intérieur de la
coquille. Columelle arquée ; canal court, contourné. (Le
canal ne m'a pas l'air d’avoir été plus long qu'il ne l'est.)
Longueur, 56 millimètres? Largeur, 20 millimètres ;
dernier tour, 21. .
Cette coquille unique, trouvée par M. Emile Rivière,
dans ses intéressantes fouilles des grottes de Menton, offre,
malgré sa mauvaise conservation, des caractères qui la
distinguent si bien des Euthria vivantes de ces côtes et des
Euthria pliocènes et miocènes, que je ne puis la considérer
que comme une espèce nouvelle. Celle de ses congénères
dont elle se rapproche le plus est l'E. costata, Bellardi, du
miocène moyen de Turin, mais elle en diffère par ses
tours plus canaliculés, ses stries élevées irrégulières, ses
côles moins nombreuses, plus larges, obliques, se con-
tinuant jusqu’à la suture, où elles redeviennent plus fortes,
après s'être abaissées sur la partie canaliculée. Le canal
de l'E. costata, autant qu'on en peut juger, car l’échan-
tillon dessiné par M. Bellardi est incomplet, devait aussi
être plus long et moins contourné, et son bord gauche ne
porte aucun pli, à la partie postérieure.
Quant à la provenance de la coquille, il est difficile de
savoir si c’est une coquille de Ja plage méditerranéenne
de cette époque, ou bien une coquille tertiaire, apportée
d'Italie ou des gisements pliocènes environnants. Sa
forme et ses affinités spécifiques la rapprochent aussi bien
des formes tertiaires que de certains échantillons très
renflés et très canaliculés de l'E. cornea, Linné, vivante.
L’échantillon est, grâce aux éponges perforantes et autres
animaux destructeurs, dans un si mauvais état, qu’il est
peu probable qu’il ait été apporté là dans le but de servir
d'ornement; la même cause prouve que ce n’était pas non
plus pour manger l'animal, à moins toutefois, qu’elle ne
fût habitée par un Pagure, ce qui serait une manière
d'expliquer sa présence en aussi mauvais état dans la
grotte. Je donne pour ce qu’elle vaut cette explication
el me garde de conclure pour l’une ou l’autre des pro-
venances. |
Je demande à M. Emile Rivière, mon sympathique et
savant collègue, la permission de lui dédier cette espèce,
qu'il a bien voulu me confier.
2. ScissuRELLA CossmaNNi (PI. VIT, fig. 2).
Testa minima, tenuis, fragilis, supra complanaia, infra
late umbilicata ; spira viæ prominula; anfractus 3 ; pri-
mus rotundatus, costulatus; secundus rotundatus, 13 la-
mellis valde elevatis ornatus ; ultimus supra complana-
lus, infra rotundatus, ad terliam partem superiorem area
scissuræ percorsus; hœc area arcualim leviter striata, la-
mella elevatissima uirinque marginata. Pars plana ulti-
mi anfractus striis elevatis spiralibus, prϾsertim ad par-
tem externam, munita. Pars inferior lamellis\4 tenuibus,
elevatissimis, et striis spiralibus super lamellus ascenden-
tibus ornata. Superficies tota striis incrementi irrequla-
ribus et tenuibus percorsa. Umbilicus valde profundus et
late apertus. Apertura valde obliqua, subquadrangularis.
Scissura longa, labrum dextrum in lamellam expansum,
labium sinistrum antice valde productum. Columella lLe-
viler arcuatu.
Coquille très petite, fragile, plane à sa partie supérieure,
renflée et largement ombiliquée à sa partie inférieure.
Spire à peine saillante, croissant très rapidement, com-
posée de 5 tours, le premier arrondi, costulé; le second
arrondi, muni de 15 lamelles fort élevées. Le dernier tour,
qui compose presque toute la coquille, est plat en dessus et
arrondi dans ses deux tiers inférieurs, séparés du pre-
mier tiers par l’area de la fente; cet area est irréguliè-
rement et légèrement strié en croissant, surtout à sa nais-
sance; il part de la fin du second tour et longe toute la
partie plane du dernier ; il est bordé de deux lamelles
minces et-très élevées, qui forment les bords de la fente.
Partie plane du dernier tour munie de stries spirales
élevées, surtout à la partie externe. Partie inférieure
— 177 —
ornée de 14 lamelles, en comptant depuis celle qui borde
la bouche jusqu'à celle contre laquelle vient se terminer
le bord gauche.
Les lamelles sont minces, très saillantes, commencent
au bord de l’ombilic et finissent avant l’area de la fente ;
leurs intervalles sont coupés par 14 stries saillantes, très
écartées, qui passent par-dessus les lamelles, tout en étant
moins visibles en avant; la première borde lombilic, et
la dernière longe la convexité du dernier tour; après
celle-ci vient un intervalle fort large, dépourvu de stries,
puis apparaissent de nouvelles stries élevées, mais plus
fines et plus serrées et se serrant de plus en plus, à me-
sure qu'on approche de l’area, et enfin, contiguës sur la
lamelle qui la borde. Toute la surface est couverte de
stries d’accroissement fines et irrégulières. Ombilic très
profond et largement ouvert, portant Ces stries d’accrois-
sement très marquées. Bouche très oblique, subquadran-
gulaire, arrondie, presque détachée de la spire; fente
longue et assez large laissant après elle une bande à l’in-
térieur de la coquille. Bord droit s'étendant en une la-
melle relevée; bord gauche très prolongé en avant :
columelle légèrement 1rquée.
Longueur, 4,5 millimètre ; hauteur, 1.
Cette coquille à beaucoup de rapports avec le Scissu-
rella costata, d'Orbigny, = Sc. plicata, Philippi, mais
elle s'en éloigne par quelques différences dans la forme
générale, que lesfigures montreront mieux que je ne puisle
faire. Dans le Sc. costata, la bouche est ovale, les lamelles
sont plus nombreuses et moins saillantes et vont jusqu’à
l’area. Ses stries spirales ne sont pas disposées de la même
façon, elles sont équidistantes sur les deux parties du der-
nier tour et très obsolètes (Philippi, qui n’a probablement
pas étudié la coquille au microscope, dit qu'il n'y en a
— 178 —
pas). Les lamelles qui bordent l’area sont aussi moins
élevées.
C’est en vidant un Turbo Parkinsoni, provenant du
Tongrien supérieur de Gaas (Landes), que j'ai trouvé un
seul échantillon de cette charmante petite coquille. «
J. D.
Diagnoses d’'Espèces nouvelles du Pliocène
des Alpes-Maritimes,
Par J. DEPONTAILLIER.
4. CoLUuMBELLA MARIÆ.
Syn. An C. corrugala, var. À. Bellardi? Mon. Co-
lumb. (p.15, pl. L, fig. 10).
Testa parva, crassa, solida, ventricosa, medio inflata ;
superficies lœvis. Spira acuta, conveæa; anfractus 7-9
convexiusculi: suluræ profundæ; anfractus emnbryonales
3 rolundali, læves; sequens semper planus el longitudi-
naliter costatus; costæ oblusæ, interstitits angustiores,
sœæpe in «lios anfractus,rarissime usque in ultimum decur-
rentes : cæteri anfractus læves et conveæiusculi, ullimus.
antice depressus, 3{1 lotius longitudinis œquans, fere
semper lœvis, sed, in speciminibus undique costatis, levis-
sime antice striatus : canalis brevis, contlortus, Striis im-
pressis, dorso profunde sulcatus. Aperlura ovato-oblonga ;
labrum dexætrum extus incrassatum, intus 6-7 dentatum,
dens secundus crassior ; labium sinistrum vix productum.
Columella recta, 3-4 dentata. Color fuscus, maculæ albi-
dæ, obliquæ, ad suturam el in ventre ultimi anfractus,
— 179 —
bi aliquando fasciam vel lineam continuum formantes,
valde variabiles. — Long. 7 mill., lat. 3 ; ult. anfr. 3.
(Specimina minus lonqa in proportione latiora sunt.)
Differt a Columbella corrugata, Bell. (non Buccinum cor-
rugatum, Brocchi) : parte antica fere semper ecostala vel
costis irregularibus et obsolelis ornata; superficie lævi,
nec unquam striata, lubro dextro extus magis incrassato,
intus dentibus crassioribus munilo, canali minus distinc-
lo; denique spira embryonali lœvi, nec, ut in C. corrugata,
costulis sinuosis ornata.
Fossilis in loco « Moulin de l’Abadie » dicto, prope Ægit-
nam (Cannes).
2, ERATO UNIPLICATA.
Syn. — ? Éraio cypræola, Risso (ion Brocch), Hist.
nat., Nice, (vol. IV, p. 240, n° 651, pl. IV, fig. 85).
Testa conoidea ; superficies nitida, longitudinaliter ri-
regulariler striala; spira brevissima, apice depressa,
Concava, vix prominula, callositate non tecta; anfractus
5; 2 embryonules, in plano convoluti, sequentes convexius-
culi ; suturæ valde perspicucæ ; ullimus anfractus postice
valde inflatus, antice leviter depressus, in canalem dis-
linctum terminatus, nonnunquam costulis transversis
obsoletissimis ornalus. Apertura angusta; canalis brevis,
latus, sicut in genere Nassau, plica in margine ornalus.
Columella medio depressiuscula, leviter canaliculata,
denticulata vel lœvis, sed nunquam veris plicis munita,
ea quæ marginem canalis ornat excepla. Labrum dextrum
incrassatum, intus denticulalum, extus acute marginu-
tum, in parte antica reclum, in parte postica angulosum,
extensum. Partes callosæ albidæ ; pars dorsalis pallide
fusca. — Long. 7,5 mall.; lal. 5,5; spira 4.
— 180 —
(Specimina adulta k,5 mall., longa. 3 lata, cum spira
0,5 muill. longa, inveni.)
Differt ab E.lævi, Donovan, forma magis inflata,spira
breviore, concava; primis anfractibus apicem detrunca-
tum simulantibus, nec callositate fere unquam tectis ; ulti-
mo anfractu postice magis inflato, in canalem magis dis-
tinctum producto; striis incrementi distincts; aperlura
paulo latiore ; labro deætro dentibus majoribus el magis
distantibus ornato, in angulum subacutum, a tesla diver-
gentem, postice reflexo; columella minus profunde canali-
culata; margine canalis umiplicato; denique dimensiont-
bus que sunt in E. lœvi: — Long. 9,5 mall.; lat. 5,5;
spira 2.
Fossilis apud pagum Bisotum (Biot), prope Antipolim
(Antibes) el in loco dicto « Moulin de l’Abadie » prope
Ægqilnam (Cannes).
JD:
BIBLIOGRAPHIE.
Manual Of Conchology structural and systematie.
With illustrations of the species. By (Manuel de
Conchyliologie structurale et systématique, avec
les figures des espèces. Par) George W. Tryon
Sr. — Partie X fl).
Ce Fascicuie comprend les espèces appartenant à la fin
(1) Philadelphie, 1881, chez l’auteur {Acad. of nat. sciences,
Cor. 19th and Race Streets). Faséicule in-8 comprenant 64 pages
d'impression et accompagné de 23 planches coloriées. Prix de
chaque fascicule (en Amérique) : figures coloriées, 25 francs ;
figures noires, 15 francs.
— 181 —
du genre Fusus, au sous-genre Sinistralia (type : Fusus
Maroccensis, Gmelin); au genre Afer, Conrad {type : Fu-
sus Afer, Gmelin), coupe dont le nom est défectueux, dont
la caractéristique n’a jamais été donnée par l'auteur, et à
laquelle le même auteur a rattaché des espèces fossiles que
M. Meek a reconnu appartenir à un genre différent, le
genre Pyrilusus, triple raison pour laquelle M. Tryon au-
rait aussi bien fait de la laisser dans l’oubli qu’elle mérite:
au genre Clavella, Swainson, dont le genre Cyrtulus, Hinds,
est synonyme; au genre Buccinofusus, Conrad, dont le
genre Boreofusus, Sars, est synonyme et qui à pour type
le Fusus Berniciensis, King.
L'auteur passe ensuite à l’étude de la sous-famille des
Ptychatractinæ, dans laquelle nous trouvons le genre Pty-
chatractus, Stimpson (type : P. ligatus, Mighels et Adams),
et le genre Meyeria, Dunker et Metzger (type : M. alba,
Jeffreys); puis à celle de la sous-famille des Fasciolariidæ,
comprenant le genre Fasciolaria, Lamarck; ensuite celle
de la sous-famille des Peristerniinæ, comprenant le genre
Peristernia, Morch, le genre Latirus, Montfort (auquel
l’auteur rattache ie genre Chascax, Watson), le genre
Leucozonia, Gray, et le sous-genre Lagena, Schumacher.
La livraison se termine par le commencement de la fa-
mille des Buccinidæ, dans liquelle se trouvent comprises
6 Sous-familles : Melongeninæ , Neptuniinæ, Pisaniinæ ,
Buccininæ, Eburninæ, Photinæ. La Sous-famille des Me-
longeninæ renferme les genres Melongena , Schumacher ;
Hemifusus, Swainson, et Thatcheria, Angas, établi sur
une forme très remarquable, mais peut-être monstrueuse;
celle des Neptuniinæ comprend les genres Neptunea, Bol-
ten; Voluptopsis, Morch, avec le sous-genre Heliotropis,
Dall; Sipho, Klein, avec le sous-genre Mohnia, Friele;
Siphonalia, A. Adams, avec le sous-genre Austrofusus,
— 182 —
Kobelt: Falgur, Montfort, avec les sous-genres Taphon,
H. et A. Adams, et Sycotypus, Browne (Gill); Strepto-
siphon, Gill; Tudicla, Bolten.
On voit, par ce qui précède, que la publication du troi-
sième volume du grand ouvrage de M. Tryon se trouve
déjà bien avancée et que ce travail important se poursuit
avec une activité de bon augure. H. CRossE.
Manuel de Conehvyliologie ou Histoire naturelle
des Mollusques vivants el fossiles, par le
Dr Paul Fischer. — Deuxième Fascicule (1).
Le deuxième Fascicule du Manuel de Conchyliologie du
D' P. Fischer renferme, d’abord, le complément des no-
tions générales, relatives aux Mollusques. Nous signale-
rons ensuite un des plus importants chapitres de l’ou-
yrage , celui qui est consacré à la distribution géogra-
phique de ces animaux. L'auteur, pour les espèces marines,
adopte la division de Woodward en 18 provinces, tout en
faisant observer que cette classification, fondée sur l’é-
tude des Mollusques ct très naturelle, dans l’état actuel de
la science, ne peut s'appliquer qu'aux animaux recueillis
à une faible profondeur. En effet, la faune malacologique
des grands fonds parait être distribuée suivant des lois
différentes de celles qui règlent la répartition des formes
littorales ou des espèces qui sont comprises entre le ni-
veau du balancement des marées et la profondeur de
500 mètres. |
Le chapitre IL est consacré à l’étude de la distribution
(4) Paris, 1881, chez F. Savy, libraire, boulevard Saint-Ger-
main, 77. Fascicule grand in-8 de 80 pages d'impression, accom-
pagné d’une carte coloriée.
— 185 —
bathymétrique des Mollusques marins. Dans le chapitre
précédent, l’auteur s’est contenté de compléter les listes
de Woodward êt de les mettre à la hauteur des décou-
vertes récentes : dans celui-ci, ses aperçus sont plus nou-
veaux, et les renseignements qu’il nous donne sur les es-
pèces des grands fonds et sur les résultats des dragages les
plus récents sont fort intéressants et très complets. [l admet
5 zones bathymétriques : 4° zone littorale ; 2° zone des
Laminaires:; 5° zone des Nullipores et des Corallines ;
4° zone des Brachiopodes et des Coraux ; 5° zone abys-
sale. Cette dernière s'étend entre 500 et 5,000 mètres de
profondeur, et au delà. En général, les coquilles qui s’y
rencontrent sont de petite taille, peu colorées et à test
blanc, mince et translucide. Les formes qui dominent dans
les grands fonds sont les Dentalidæ, les Bullidæ, quelques
Pleurotoma et Fusus, un certain nombre de Rhipidoglosses
(Scissurella, Puncturella, Cyclostrema, Seguenzia), des
quantités de Piéropodes, qui n’ont jamais vécu dans ces
eaux, mais dont les coquilles, flottantes pendant la vie
des animaux, ont coulé à fond après leur mort; des Ar-
cidæ, Nuculidæ, Pectinidæ, les genres Dacrydiam, Axi-
nus, Pecchiolia, Syndesmia ; enfin les Brachiopodes, dont
une belle espèce (Terebratula Wyvillei) descend jusqu’à
5 500 mètres de profondeur.
En ce qui concerne la distribution des Mollusques ma-
rins de la zone abyssale, Lovèn, en 1865, a émis lopinion
qu’une Faune de caractère identiques étendait d’un pôle à
l’autre, à travers tousles degrés delatitude, etque quelques-
unes des espèces qui la composaient étaient très largement
répandues. Plus tard et tout récemment, M. Wyville
Thomson est arrivé à la même conclusion, en faveur de
laquelle on n’est pas encore parvenu à accumuler suffisam-
— 184 —
ment de preuves, mais qui n’est nullement impossible,
au point de vue scientifique.
Le Fascicule se termine au commencement du cha-
pitre IV, dans lequel l’auteur s'occupe de l'étude de la
population malacologique des régions terrestres.
H. CROSSE.
Sur le Dévonien du département de la Sarthe,
par NM. Œhlert et Davoust (1).
Les auteurs, après avoir fait l'exposé des différents tra-
vaux publiés, jusqu'ici, sur les fossiles dévoniens de la
Sarthe, depuis l’époque à laquelle M. Triger découvrit,
près du bourg de Viré, le premier gisement appartenant
à cette formation, décrivent et figurent les espèces nou-
velles qui suivent : Rhynchonella Chaignoni; Leplæna
Soyei, L. Davousti, Verneuil (insuffisamment décrit par
l’auteur), L. Sarthacensis, L. acutiplicata ; Rhynchotreta
Brulonensis ; Spirifer Jouberti ; Pentamerus affinis ; Pleu-
rotomaria pseudodecussata; Platyceras Lorieri, Verneuil ;
Naticopsis Bigsbyi, N. elegantula ; Catantostoma Baylei ;
Bellerophon Hermitei, B. angulatus, Guéranger ; Tenta-
culites striatus, Guéranger; Aviculopecten Keyserlingi ;
Pterinea Morleti. H. CRossE.
(1) Paris, 1879. Brochure in-8 de 21 pages d'impression, ac-
compagnée de 3 planches lithographiées. (Extr. du Bull. Soc.
Géol. France, 3° sér., 1. VII, p. 697.)
— 185 —
Note sur l'Helix ehelonitis. — Les Hélices car-
nassières Ct phytophages de la Nouvelle-Ca-
lédonie, par Alfred de Saint-Simon (|).
Nous voyons avec plaisir M. de Saint-Simon revenir aux
études anatomiques qui lui ont valu une si juste réputa-
tion parmi les naturalistes qui s'occupent de malacologie.
Dans ce Mémoire, il constate l'exactitude des observations
faites précédemment, par M. K. Semper, par le D’ Fischer
et par nous-même, au sujet de l’armature linguale de
l'Helix inæqualis, qui présente la même disposition que
celle des Testacellidæ, et il pense, avec nous, que l’on
doit adopter, pour les Hélices carnassières de la Nouvelle-
Calédonie, le genre Rhytida, qui comprend les espèces à
tours larges, comme les H. inæqualis et H. multisulcata,
et le genre Diplomphalus, qui renferme les formes à tours
étroits et à spire plus ou moins concave, comme les H.
Cabriti, H. Montrouzieri, etc.
De plus, l’auteur nous apprend, et c’est là la partie la
plus intéressante de son travail, qu'il existe également,
en Nouvelle-Colédonie, des Hélices phytophages, dont les
pièces buccales se rapprochent sensiblement de celles des
espèces Européennes. Il a eu occasion d'étudier l’animal
d’une des espèces que nous avons publiées dans ce Recueil,
l’Helix chelonitis (2), et il a trouvé qu’il était muni d’une
mâchoire sillonnée de lamelles, que terminent, au bord
libre, des denticules, et d'une armature linguale présentant
5 types de dents : marginales à cuspides en ciseaux, laté-
rales munies de lamelles échancrées, ainsi que les dents
(1) Toulouse, 1881. Brochure in-8 de 8 pages d’impression.
(Extr. du num. Mars 1880, Bull. Soc, Hist. nat. Toulouse.)
(1) Journ. Conehyl., vol. XVI, p. 157, pl. 1x, fig. 2, 1868.
13
— 186 —
rachiales, qui sont de même grosseur que les latérales.
Formule dentaire : (12 — 8 — 1 — 8$—12) X 80. L'He-
lix bidentata, d'Europe, se rapproche, sensiblement de
l'espèce Néo-Calédonienne, sous le rapport de la structure
de la mâchoire et de l'appareil lingual; seulement, les
cuspides de ses dents marginales ne présentent pas la dis-
position en ciseaux, comme chez FH. chelonitis. Cette
dernière espèce est jusqu'ici la seule espèce du genre
connue, en Nouvelle-Calédonie, comme phytophage, mais
il est probable que les formes voisines, non encore étu-
diées jusqu'ici, possèdent une organisation analogue.
H. CROSSE.
Contributions (o ëndian Malacology, N° XIE. Des-
criplion of new Eand and Freshwater Sheils
from Southern and Westera Hudia. Euramaln,
the Amdaman Eslands, etc. By (Contributions
à la Malacologie Indienne. N° XIE. Descripüions
de nouvelles espèces de Coquilles terrestres et
fluviatiles, provenant de l'Inde Méridionale et
Occidentale, de la Birmanie, des îles Anda-
man, etc. Par) ww. 7. Blanford (1).
Plus de dix ans se sont déjà écoulés depuis la publica-
tion du onzième numéro des Contributions à la Malacolo-
gie Indienne, dans lesquelles M. W. T. Blanlord nous à
fait connaitre tant de nouveautés intéressantes et de for-
mes curieuses. L'auteur, détourné momentanément de
(4) Calcutta, 1880. Brochure in-8 de 42 pages d'impression,
accompagnée de 2 planches lithographiées, (Extr. de la Partie II
du volume XLIX du Journal of the Asiatie Sociely of Bengal,
1880.)
— 187 —
ses éludes malacologiques par les Missions en Abyssinie
et dans le Béloutchistan dont il avait été chargé et par les
publications auxquelles l’accomplissement de ces Missions
avait donné lieu, a fini par y revenir, et nous l'en félici-
tons bien sincèrement.
Les espèces suivantes sont décrites comme nouvelles et,
pour la plupart, figurées : Oxytes sylvicola; Hemiplecta
tinostoma, H. enisa ; Xestina albata ; Macrochlamys ? pla-
tychlamys, M. plicifera (Nanina plicatula, W.T. Blanford,
nec Martens), M. Wynnei; Succinea collina; Streptaxis
compressus, S. personatus, S. concinnus, S. pronus; En-
pea macrodon, E. subcostulata, E exilis, E. stenostoma,
Beddome ms., E. Beddomei, E. Canarica, Beddome ms. ;
Spiraculum Travancoricum, Beddome ms. ; Cataulus cos-
tulatus, C. albescens ; Realia (Omphalotropis) Andersoni,
R. paliida, R. decussata ; Paludomus Travancorica, Bed-
dome ms.; Bythinia Evezardi ; Corbicula [ravadica.
L'auteur considère l'espèce créée par M. Théobald,
sous le nom d'Hapalus Travankoricus, comme établie sur
de jeunes iudividus de Cataulus. Il réclame contre la pa-
ternité d’un Cremnoconchus Fairbanki, que lui attribue à
tort M. Hanley, dans la Conchologia Indica, bien qu’il
n'ait jamais décrit nulle part cette espèce, d’ailleurs fon-
cièrement mauvaise, car la figure de l'ouvrage représente
tout simplement une variété du C. conicus (4).
H. CROSSE.
ROUVELLES.
Nous apprenons que M. W. M. Dall est de retour de sa
(4) Conch. Indica, pl. cxLvi fig. 7.
— 188 —
récente expédition dans l'Alaska (Amérique du Nord). I a
recueilli le premier exemplaire adulte et en bon état
que l’on connaisse du Voluta Stearnsii, un Chrysodomus
nouveau, et quelques autres formes intéressantes. Grâce
à ses recherches, la Faune des mers de l’ancienne Amé-
rique Russe se trouve bien explorée et suffisamment con-
nue, depuis la zone littorale jusqu’à une profondeur de
100 brasses, à partir du cinquantième degré de latitude
Nord.
Nous recevons de M. le D' Dante Pantanelli une lettre-
circulaire dans laquelle il nous apprend que le Conseil
directif de la Société Malacologique Italienne a décidé qu'il
y avait lieu d'inviter les Membres de cette Société, ainsi
que les naturalistes qui s'occupent d’études conchyliolo-
giques, à assister à une Séance extraordinaire, qui se
tiendra, à Venise, au mois de septembre prochain. Dans
cette réunion, on $s'occupera particuhèrement des ques-
tions qui se rattachent à la Conchyliologie. On a choisi la
ville de Venise, parce que, dans le courant du même
mois, le Congrès international de Géographie s'y réunira,
etle Congrès international de Géologie tiendra ses séances
à Bologne. Le Conseil doit, ultérieurement, faire con-
naître le jour de la Séance ainsi que le lieu dans lequel
la Société doit se réunir, et il invite, dès à présent, les
naturalistes à vouloir bien hororer de leur présence
cette rénnion scientifique. H. CROSSE.
Paris, — Imprimerie de Mme Ve Bouchard-Huzard, rue de l'Eperon, 5;
J. TREMBLAY, gendre et successeurs
COLLECTION A VENDRE.
A vendre, à l’amiable, une Collection considéable, ayant
appartenu à feu M. Am. Boivin, ancien maitre des requêtes au
Conseil d’État, composée de Coquilles terrestres, fluvia-
tiles et marines et comprenant beaucoup d'espèces précieu-
ses. Celte collection, très développée dans lous les genres, est
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Cône,
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et
la beauté des individus, que par ia rareté des espèces, parmi
lesquelles figure un certain nombre de types.
S'adresser, pour plus amples renseignements et pour visiter
la collection, à Madame Lalesque, née Boivin, rue
Sainte-Catherine, 1, Bordeaux (Gironde).
OUVRAGES NOUVEAUX.
Studio sulla Helix (Campilæa) cingulata, Studer e forme
affini, di M. Paulucci. — Sienne, 1881. — Brochure grand
in-8 de 55 pages d'impression et accompagnée de 2 planches
lithographiées. FU
Sopra una puova forma di Pecten dei depositi pliocenici di
Civita-Vecchia. Nota dell’ Ingegnere L. Meli. — Rome,
1881.— Brochure in-4 de 7 pages d'impression, accompagnée
de 1 planche lithographiée.
Note sur l'Helix chelonitis. Les Hélices phytophages et car-
nassières de la Nouvelle-Calédonie, par Alfred de
Saint-Simon. — Toulouse, 1881. — Brochure in-8 de 8 pa-
ges d'impression.
Anatomie de l’Helix Cantabrica, par A. de Saint-Simon.
— Toulouse, 1880. — Brochure in-8 de 4 pages d'impression.
Bulletin de la Société d’études des Sciences naturelles de
Béziers. Compte rendu des séances. Quatrième année. — Bé-
ziers, 1880, — Un volume grand in-8 de 232 pages d’impres-
sion, accompagnée de 2 planches noires.
Das Vesullian, eine neue dreithetlige Jura-Stufe. Von Pro-
fessor Karl Mayer. — Zurich, 1879. — Brochure in-8 de
18 pages d'impression.
Histoire géologique du Ganal de la Manche; par M. Hébert.
— Paris, 1880. — Brochure in-4 de 13 pages d'impression.
Table des Matières
CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON.
Faune malacologique du lac Tanganyika. . .. . . . H. CRosse.. . . . . . . 405
Succinées françaises (troisième Supplément). . . .. A. BAUDON. . : . . . . 139
Note sur quelques espèces de coquilles fluviatiles re-
cueillies à Bornéo et à Sumatra, par M. Carl Bock. A. BROT. . « . . . ,. 154
Noterectificative sur l'Helix Farafanganensis, H. Adams
(emend.), de Madagascar . . . + . . . . . . . . . . H-CrossEetP.FISCHER. 460
Description de deux espèces nouvelles. . : . . . . . H. de MALTZAN . . . . 462
Sur la Belgrandia thermalis, Linné. . . . . . ,. . . C. de STEFANI , .. . . 164
Description d'espèces inédites du Bassin Parisien. . . M. COSSMANN. . . . . . 167
Description de deux nouvelles espèces fossiles. . . . . J. DEPONTALLIER. . . : 113
Diagnoses d'espèces aouvelles du Pliocène des Alpes-
Man times 0e ANR RAA ES TR ANA J. DEPONTAILLIER . . . 178
PIDMOPTA PRIE SR RENE Re SNS MP Te H. CROSSE: +218) 155/0022 480
Nouvelles. : ... +, .. OC ARE NOR IE CE ME AMEN : H., Grosse. tt 12 Ade7
Le journal paraît par trimestre et forme 1 volume par an.
PRIX DE L’ABONNEMENT [PAYABLE D'AVANCE) :
Pour Paris et pour les départements (reçu franco). . . 16 fr.
Pour l'étranger (Union postale) id. AS TS
Pourles pays hors de l’Union postale id. Sa SUN TS
S’adresser, pour l'abonnement, payable d'avance, et pour les com-
munications scientifiques, à M. H.CROSSE, directeur du Journal, rue
Tronchet, 25, à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé-
demment publiés du Journal de Conchyliologie. (Ecrire franco.)
Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de Paléonto-
logie dont deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal.
PARIS. — IMP + DE M"° V° BOUCHARD-HUZARD , RUE DE L'ÉPERON, D. —1881.
J. TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR.
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8: Série. — l'ome KXKE. — No 3.
JOURNAL
DE
CONCHY LIOLOGIE
|
COMPRENANT
L'ETUDE DES MOLLUSQUES
VIVANTS ET FOSSILES 3
Publié sous la direction de
H. CROSSE et P. FISCHEN.
A PARIS,
CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95.
Dépôt à Londres, chez MM. Wicurams et NorGATE, 4, Henrietta Street, Covent-Garden.
— à Edimbourg, chez MM. Wiziams et NonGATE, 20, South Frederick Street.
1881
VIENT DE PARAITRE
INDEX GÉNÉRAL ET NINTÉMATIQUE
DES MATIÈRES
Gontenues dans les vingt premiers volumes
DU
JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE
1850-1872
Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table
des articles contenus dans les volumes I à XX et la table, par
ordre alphabétique, des Famulles, Genres, Sous-genres et
Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes.
EN VENTE ACTUELLEMENT
AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 95.
Prix : 8 francs.
D RRE—————
OUVRAGES NOUVEAUX
Mission scientifique au Mexique et dans l'Amérique
centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc-
tion publique. — Recherches zoologiques publiées sousla
direction de M.Mizxe-Epwanps,membredel’Institut.—7e partie.
—Étudesurles Mollusquesterrestreset fluviatiles,
par MM. P. Fiscuer et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale,
MDCCCLXXX. Le premier volume (702 pages d'impression
et xxx1 planches noires el coloriées) est terminé. La huitième
livraison, qui forme le commencement du second volume, vient
de parailre et est actuellement en vente.
M. Paulucci.— Contribuzione alla Fauna malacologica
Italiana. — Specie raccolte dal Dorr. G. CAVANNA, negli
anni 1878, 1879, 1880, con elenes delle Gonchiglie Abruz-
zesi e descrizione due nuove Succinea. — Sienne, 1881. —
Un volume grand in-8 de 122 pages d'impression, accompa-
gné de 5 planches lithographiées.
JOURNAL
DE
CONCHYLIOLOGEIE.
‘ fer Juillet 1881.
A ————— ——————…————
Contribution à la Faune malacologique de
Nossi-Bé et de Nossi-Comba
Par H. CRossE.
EH. Nossi-Hé et Nossi-(Comba.
Nossi-Bé est une île peu élevée au-dessus du niveau de
la mer, et d’une largeur d'environ 12 kilomètres; elle est
située entre le 15° et le 14° degré de latitude Sud, très
près de la côte occidentale de Madagascar et non loin du
cap d'Ambre, qui forme l'extrémité septentrionale de la
grande île Africaine. D'après M. Vesco, elle offre la forme
d’un plateau incliné au Nord et dominé, vers l'Est, par
une montagne de 500 mètres d'altitude. « La magnifique
« forêt de Loucoubé (1) ombrage ces hauteurs dont les
« pentes abruptes sont ravinées par de petits torrents. Le
« sol, dans la majeure partie de l'ile, à pour base des
« marnes siliceuses et ferrugineuses, traversées çà et Ià
« par des schistes stratifiés et, sur quelques points, par
(1) A. Morelet, Sér. Conchvl., LL, p. 46, 1860,
— 190 —
« des roches scoriacées, provenant d’un ancien cratère
« volcanique. Le fond de ce bassin est occupé par un lac.
« Il en sort un ruisseau sinueux et profondément encaissé,
« qui, traversant le plateau, du Nord au Sud, fertilise la
« seule partie de l’île dont la culture ait modifié l'aspect,
« en y créant des plantations et des jardins. » Certaines
parties de l’île sont morécageuses et il y règne des fièvres
paludéennes que les Européens ne peuvent guère éviter
et dont ils ont beaucoup de peine à se débarrasser. Nossi-
Bé est donc une de nos colonies les plus malsaines et les
moins agréables à babiter. Peu de naturalistes l’ont explo-
rée, au point de vue malacologique. Parmi eux, nous
citerons M. le commandant Guillain; M. Eugène Vesco,
chirurgien-major de la marine, dont nous avons à re-
gretter la perte récente et qui a visité l’île, dans le cours
de sa campagne de 1848-1849 (4); ii. Craven, officier
de marine Anglais (2); M. Hildebrandt, naturaliste Alle-
mand, mort, il y a peu de temps, à Madagascar, dans le
cours d’un voyage scientifique (5); et enfin M. E. Marie,
qui a exercé dans l’île les fonctions d’ordonnateur, pen-
dant environ une année (1878-1879), mais que, malheu-
reusement, l’état précaire de sa santé a empèché de faire
(4) D’après A. Morelet (1. c.}, M. Vesco aurait recueilli, à
Nossi-Bé, les 5 espèces suivantes : Neritina spiniperda, Morelet;
N. Knorri, Récluz; Cyclostoma aplustre, Sowerby ; Ampullaria
Cecillei, Philippi; Melania decollata, Lamarck.
(2) M. Craven a décrit récemment (Proc. Zool. Soc. London,
p. 215-216, pl. xxur, 1880), comme espèces nouvelles : Achatina
mamillata, qui est un Subulina; Papa cafæicola, qui nous parait
un double emploi de l’Ennea bicolor, Hutton, et un mauvais
nom ; Paludina Colbeaui.
(3) M. Hildebrandt a découvert, à Nossi-Bé, un Helix inédit,
H. Stumpfñi, Kobelt (Nachrichtsblatt, p. 31. 1880), du groupe
des Ampelita de Beck. :
— 191 —
des recherches aussi fructueuses qu’il l'aurait désiré, Malgré
ce fâcheux contretemps, notre honorable correspondant
a pu, grâce au zèle scientifique qui l'anime, recueillir, à
Nossi-Bé, une quarantaine d'espèces, dont quelques-unes
sont intéressantes et dont l’ensemble permet de se faire
une idée des caractères que présente la Faune malacolo-
gique de l’île. Ainsi que l'on devait s’y atteindre, d’après
la position géographique de Nossi-Bé, cette Faune est con-
stituée par un mélange d’espèces des Comores et d’es-
pèces de Madagascar, avec un petit nombre de formes,
qui, jusqu'ici, n’ont pas été recueillies ailleurs, mais qui,
présentant de grandes analogies avec celles des terres voi-
sines, pourront vraisemblablement y être retrouvées, au
moins en partie. Il en résulte que la Faune malacologique
de Nossi-Bé manque essentiellement d'originalité et qu’elle
est, sous ce rapport, très inférieure à celle du groupe voi-
sin des Comores.
Nossi-Comba est une petite île située entre Nossi-Bé et
la côte occidentale de Madagascar. Elle n'avait, à notre
connaissance, été l’objet d’aucunes recherches malacolo-
giques, avant l’excursion que M. E. Marie a eu occasion
d'y faire, en 1879. Malheureusement, c'était pendant la
saison chaude, et cette partie de l’année est très défavorable
à la recherche des Mollusques, dans les régions tropicales.
Pourtant, M. Marie a recueilli un certain nombre d’es-
pèces, dont plusieurs existent également à Nossi-Bé. Les
deux faunules se ressemblent beaucoup, ce qui s'explique
facilement par le voisinage des deux îles.
Au nord de Nossi-Bé, et à une distance peu éloignée,
on rencontre successivement deux petites îles : Nossi-Mit-
ziou, signalée depuis longtemps comme l'habitat du Cyclos-
toma Cuvicrianum, Petit, et Nossi-Fali, d'où a été rap-
porté, par M. le commandant Guillain, le Cyclostoma spec.
— 192 —
tabile, Petit (4), forme remarquable par la belle colo-
ration d’un rouge orangé de son ouverture et qui est con-
sidérée généralement comme ne constituant qu’une variété
du C. cariniferum, Sowerby. M. E. Marie n’a visité aucune
de ces deux Îles, qui, comme Nossi-Comba, appartien-
nent à la France, à titre de dépendances coloniales de
Nossi-Bé.
II. Catalogue des espèces de Nossislré
et de Nossi-Combhba.
I. Genre ENNEA, H. et À. Adams.
1. ENNEA gicoLor, Hutton.
Pupa bicolor, Hutton, Journ. As. Soc. Bengal, vol. IT,
p. 86. 1854.
— cafæicola, Craven, Proc. Zool. Soc. London, p. 215,
pl. xx, fig. 10, 1880.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie) ; dans les plantations de café
(Craven).
Obs. M. Marie a retrouvé, à Nossi-Bé, l'E. bicolor,
qui existe également aux Seychelles, dans l’Indo-Chine et
même aux Antilles, où il a été introduit, involontairement,
par l'industrie agricole humaine, dans les sacs de riz, etoù
il s’est accelimaté.
Il nous est impossible de distinguer spécifiquement de
VE. bicolor la forme que M. Craven a recueillie dans les
plantations de café de Nossi-Bé et qu'il a décrite sous le
nom, d'ailleurs défectueux, de Pupa cafæicola (P. coffæi-
cola serait plus correct). Nous croyons donc devoir la faire
passer dans la synonymie de l'espèce.
(1) Journ. Conechyl., vol. I, p. 49, pl. im, fig. 2, 1850.
— 195 —
3, ENNEA minor, Morelet.
Pupa minor, Morelet, in Rev. Zool., p. 220, 1851.
Eanea minor, Morelet, Sér. Conch. IT, p. 77, pl. v,
fig. 11, 1860.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Madagascar, sur la
plage sablonneuse de Port-Leven (Vesco).
3. ENNEA INTERMEDIA, Morelet.
Pupa intermedia, Morelet, in Rev. Zool., p. 220, 4851.
Ennea intermedia, Kobelt, var.? Jahrb. deutsch. Malak.
Ges., p. 555, pl. vu, fig. 4-7,
1880.
Hab. Nossi-Bé (Stumpff). — Côte N.-0. de Madagascar,
sur la plage de Port-Leven (Vesco).
Obs. M. le D° W. Kobelt considère, avec doute, il est
vrai, comme une variété probable de l'E. intermedia, Mo-
relet, la forme qu’il figure (L. c.) et qui a été recueillie, à
Nossi-Bé, par M. Hildebrandt. Le fait n’a rien de sur-
prenant, si l’on se rend compte que Port-Leven, habitat
du type de l'espèce, est situé sur la partie du littoral
N.-0. de Madagascar la plus rapprochée de Nossi-Bé.
M. E. Marie n’a point recueilli cette espèce.
4. ENNEA METuLA, Crosse (PJ. V, fig. 5).
T. suboblecte rimata, elongalo-pupæformus, longitudina-
liler costulato-striata (costulis in vicinio suturæ promi-
nulis, mox subobsoletis), tenuis, sat nitida, translucida,
pullide cerea, unicolor ; spira turrita, apice obtusulo; su-
lura sat profunde impressa, marginato-crenata; anfr.
1-7 1/2 convexiusculi, lente accrescentes, ultimus spira
— 194 —
mullo minor, minus conspicue striatus, ad occursum mar-
ginis externi sublævis, costulis'evanescentibus ; apertura
breviter ovato-piriformis, intus concolor ; peristoma sim-
plex, marginibus disjunctis, columellari recto, subdila-
tato, rimæ umbilici partem obtegente, livide cereo, basali
rotundato, externo acuto.— Long. A, diam. maj. # mill.
Apertura 3 mill. longa, 2 1/4 lata (Coll. Crosse et Marie).
Habitat Nossi-Comba (E. Marie).
Coquille munie d’une fente ombilicale légèrement re-
couverte, allongée, pupiforme, munie, en sens longitudinal,
de fortes stries costuliformes, qui sont développées dans
le voisinage de la suture et qui tendent à disparaitre,
bientôt après. Test mince, assez luisant, translucide et
d’un jaune de cire clair et uniforme. Spire terminée par
un sommet légèrement obtus. Suture assez profondément
marquée et crénelée. Tours de spire au nombre de 7 à 7 4/2,
assez convexes et s’accroissant lentement; dernier tour
beaucoup plus petit que la spire, moins distinctement
strié que les précédents et devenant presque lisse, dans
le voisinage du bord externe, par suite de la disparition
des stries costuliformes. Ouverture brièvement ovalo-pi-
riforme et de même coloration, à l’intérieur, que le reste
de la coquille. Péristome simple et à bords séparés l’un de
l’autre : bord columellaire droit, légèrement développé,
recouvrant une partie de la fente ombilicale et d’un jaune
de cire clair; bord basal arrondi; bord externe tranchant.
Longueur totale de la coquille 41 millimètres, plus
grand diamètre 4. Longueur de l'ouverture 3 millimètres,
plus grande largeur 2 1/4.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie).
Obs. Ce n’est pas sans quelque doute que nous plaçons
dans le genre Ennea cette espèce dout M. E. Marie ne
— 495 —
nous à communiqué qu'un seul exemplaire, qui ne nous
paraît pas tout à fait adulte. Pourtant, l'aspect luisant, la
coloration uniforme et d’un jaune de cire blanchâtre et
le système de scuipture de la coquille nous paraissent la
rapprocher plutôt des Ennea que des Buliminus ou des
Pupa. Dans cette hypothèse, la ténuité de son bord externe
proviendrait de son état imparfaitement adulte.
Il. Genre Hezix, Linné.
5. HELIx LANx, Férussac.
Helix lanx (Helicigona), Férussae, Hist. nat., p. 557,
pl. zxv, fig. 7.
Hab. Nossi-Bé, dans la forêt de Loucoubé (E. Marie).
— Madagascar.
Obs. M. E. Marie n’a recueilli qu'un exemplaire en
mauvais état de cette grande espèce, connue depuis long-
temps à Madagascar. Ainsi que les deux suivantes, elle
appartient au groupe des Ampelita de Beck.
6. H£ELIx OMPHALODES, Pfeiffer.
Helix omphalodes, Pfeiffer, Proc. Zool. Soc. London,
p. 64, 1845.
Var. 6. Loucoubeensis. Sat tenuis, nigricans, unicolor.
— Diam. maj. 37, min. 31, alt. A7 mill. Apertura 19 mil
longa, 46 lata (cum peristomate). (Coll. Grosse et Marie).
Hab. Nossi-Bé, dans la forêt de Loucoubé (E. Marie).
Obs. La coquille que nous croyons devoir rattacher, à
titre de variété, à l'H. omphalodes de Pfeiffer se distingue
de la forme typique par son test moins épais et d'une co-
— 196 —
loration noirâtre uniforme. La forme typique habite Ma-
dagascar.
7. Heuix Srumrrru, Kobelt.
Helix Stumpffi, Kobelt, Nachrichtsb. d. Malak. Ges.p.51,
février 4880.
= — — Jahrb. d. Malak. Ges., vol, VIE,
p. 992, pl. vu, fig. 5, 4, 1880.
Hab. Nossi-Bé, dans la forêt de Loucoubé (Stumpf, Hil-
debrandt, E. Marie).
Obs. Cet Helix, très voisin, d’ailleurs, de l'H. Cazena-
vettei, Fischer et Bernardi, en diffère par son test plus
mince, plus luisant, par sa forme plus aplatie et par les
bandes brunes qui tranchent sur le fond de sa coloration.
IT. Genre ACHATINA, Lamarck.
8. ACHATINA FULICA, Férussac.
Helix fulica (Cochlitoma), Férussac, Hist, nat. pl. 424 A,
fig. 4.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Madagascar.
Obs. On sait que cette espèce, originaire de Mada-
gascar, à été successivement introduite et acclimatée à
Bourbon, à Maurice, aux Comores et dans l'Inde Anglaise,
par le fait de l’homme.
9. ACHATINA PANTHERA, Férussac.
Helix panthera (Cochlitoma), Férussac, Hist. nat. pl. 126,
ho. 1,2
Hab, Nossi-Bé (E. Marie). — Madagascar, sur le ver
— 197 —
sant intérieur des dunes boisées de Port-Leven, au pied
des gros arbres, sous les amas de feuilles mortes, et quel-
quefois sur les arbustes (E. Vesco).
Obs. Cette espèce a été introduite et acclimatée, com-
me la précédente, à l’île Maurice . M. Marie nous apprend
que les grosses Agathines forment, en toute saison, un
épiphragme assez solide. Il nous a communiqué un exem-
plaire de celui de l'A. panthera et nous croyons devoiren
donner la figure (PI. VIT, fig. 2), vue du côté externe.
Ce côté est d’un blanc mat, terne, opaque, et, à la vue
aussi bien qu’au toucher, il ressemble à du biscuit de
Sèvres ; la face interne, au contraire, est brillante et
presque nacrée. L'épaisseur de l’épiphragme est à peu près
la même que chez notre Helix pomatia d'Europe. On re-
marquera que l'échancrure basale caractéristique du gen-
re Achatina détermine, dans la partie correspondante de
l'épiphragme, une disposition particulière : en vue d'ob-
tenir une clôture complète, lPépiphragme suit exacte-
ment le contour du bord externe et du bord basal et,
arrivé là, fait saillie, pour boucher l’échancrure.
10. ACHATINA ANTOURTOURENSIS, Crosse (PI. VII,
fig. 1).
Achatina Antourtourensis, Crosse, Journ. Conchyl.,
vol. XXvII, p. 540, 1879.
Coquille imperforée, de forme oblongue conique, assez
mince de test, sans manquer de solidité, munie de stries
longitudinales pliciformes, assez fortement prononcées, et
présentant, en sens transversal, d’autres petites stries
assez espacées, peu apparentes et difficilement perceptibles
à l’œil nu. Test terne et d’un blanc uniforme, sous une
pellicule épidermique jaunâtre, peu persistante et se dé-
— 1985 —
tachant très facilement. Spire assez allongée, terminée par
un sommet aplati, offrant, à sa partie médiane, un sem-
blant de concavité. Suture assez irrégulièrement marquée,
sublaciniée. Tours de spire au nombre de 7 1/2, légè-
rement convexes et s’accroissant régulièrement; tours
embryonnaires, au nombre de 2, lisses et luisants; dernier
tour légèrement descendant, un peu plus grand que le
reste de la coquille, légèrement renflé au-dessous de la
partie médiane, arrondi et un peu atténué à la base.
Ouverture de forme ovale-anguleuse, piriforme, luisante
et d’un blanc uniforme à l’intérieur. Péristome simple,
luisant et de coloration blanche : bords réunis par un dé-
pôt calleux également blanc et assez épais; bord columel-
laire arqué, développé, légèrement réfléchi et tronqué à la
base; bord basal arrondi, légèrement épaissi ; bord ex-
terne presque tranchant.
Longueur totale de la coquille 90 millimètres, plus
grand diamètre 41 (Coll. Crosse et Marie).
Hab. Nossi-Bé, à Antourtour (E. Marie).
Obs. Jolie espèce, d’assez grande taille, se distinguant
facilement des deux précédentes par son système de sculp-
ture et sa coloration.
IV. Genre BULIMINUS, Ehrenberg.
11. Buziminus vArioLosus, Morelet.
Buliminus variolosus, Morelet, Sér. Conch. Il, p. 66, pl. v,
fig. 2, 1860.
Hab. Nossi-Bé, à Hellville, près du bord de la mer
(E. Marie). Nossi-Comba, également près du bord de fa
mer, sous lécorce des Tamariniers (E. Marie). — Afrique
— 199 —
Orientale, sur la plage de Mogadoxa, au pied des plantes
qui croissent dans le sable (E. Vesco).
V. Genre PUPA, Lamarck.
42. Pupa SeiGNacIaNA, Crosse et Fischer (PI. VII,
fig. 4).
Pupa Seignaciana, Crosse et Fischer, Journ. Conchyl.
vol XXVII, p. 49, 1879.
Coquille munie d’une fente ombilicale, de petite taille,
de forme allongée, subcylindrique, à peine striée obli-
quement, mince, subtranslucide, médiocrement luisante
et de coloration cornée. Spire relativement assez allongée,
terminée par un sommet légèrement obtus. Suture mar-
quée. Tours de spire au uombre de 5 1/2 et légère-
ment convexes; dernier tour brièvement arrondi à la base.
Ouverture verticale, de forme semi-lunaire arrondie, rétré-
cie par la présence de 2 dents pariétales, dont l’une est
plus grande que l’autre et de forme assez irrégulière :
même coloration que celle du reste de la coquille. Péris-
tome simple, de coloration cornée et à bords séparés l’un
de l’autre; bord columellaire réfléchi ; bord basal arrondi,
réfléchi; bord externe légèrement réfléchi, ascendant,
subanguleux dans le voisinage du point d'insertion, atté-
nué et remontant plus haut que les dents pariétales.
Plus grande longueur de la coquille 2 millimètres 3/4;
plus grand diamètre 5/4 de millimètre. Longueur de l’ou-
verture 3/4 de millimètre, plus grande largeur 5/4 de
millimètre (Coll. Crosse et Marie).
Hab. Nossi-Bé, à Calempo (E. Marie). Nossi-Comba,
près de la mer, sous les écorces des Tamariniers, où il se
trouve en compagnie du Buliminus variolosus (E. Marie).
Obs. L'exemplaire figuré ne possède que 2 dents parié-
— 200 —
tales. D’après M. Marie, les individus recueillis par lui
à Calempo et très adultes posséderaient, en sus des2 dents
pariétales, 2 autres denticulations, situées sur le bord ex-
terne et dont l’une serait à peine apparente.
VI. Genre GEOSTILBIA, Crosse.
15. GeosrizBia Mariet, Crosse, (PI. VILL, fig. 5).
Geostilbia Mariei, Crosse, Journ. Conchyl., vol. XXVELE,
p. 149, 1880.
Coquille imperforée, subeylindrique, mince, lisse et
polie, diaphane, crystalline et de coloration blanchâtre.
Spire assez allongée, terminée brusquement par un som-
met arrondi et très obtus. Suture marquée. Tours de spire
au nombre de 4 à peine et de forme plutôt aplatie que
convexe; dernier tour un peu descendant et plus petit
que la spire. Ouverture allongée, régulièrement piriforme
et de même couleur, à l’intérieur, que le reste de la co-
quille. Péristome simple, blanchâtre et à bords réunis
par un mince dépôt calleux : bord columellaire légère-
ment épaissi, semblant tronqué, sans l'être réellement,
atteignant à peine la base; bord basal arrondi: bord ex-
terne arqué en avant, mince et un peu tranchant.
Longueur totale de la coquille 5 millimètres, plus grand
diamètre 1 (Coll. Crosse et Marie).
Hab. Nossi-Bé, à Calempo (E. Marie).
Obs. M. E. Marie semble prédestiné à la découverte des
espèces de ce genre, dont il a déjà signalé la présence en
Nouvelle-Calédonie et aux Antilles. En tout cas, le fait de
l'existence, à Nossi-Bé, du genre Geostilbia est fort inté-
ressant, au point de vue de la distribution géographique
des espèces. Il prouve que l’area du genre est encore plus
— 201 —
étendu qu'on ne le croyait jusqu'ici. On peut mème sup-
poser, avec quelque vraisemblance, que, entre les An-
tilles, les îles de l'Afrique et la Nouvelle-Calédonie, il reste
à découvrir un certain nombre d'espèces de Geostilbia.
Malheureusement, la petitesse des espèces de ce genre et
leur mode de station rendent leur découverte difficile pour
les naturalistes qui ne possèdent pas, à la fois, comme
M. E. Marie, une grande patience, une vue excellente et
une longue habitude de la recherche des Mollusques de
petite taille.
VIT. Genre OPEAS, Albers.
14. OPEAS GRAcCtLIS, Hutton.
Balimus gracilis, Hutton, Journ. As. Soc. Bengal, vol. IT,
p. 84, 1854.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). Nossi-Comba (E. Marie). —
Ile Rodriguez (A. Desmazures) ; Inde Anglaise, Calcutta
(Hutton),
Obs. Un peu moins effilé que la forme de Calcutta,
mais, néanmoins, appartenant bien à la même espèce.
45. OpEaAs JonAnNiNus, Morelet.
Balimus (Stenogyra) Johanninus, Morelet, Journ. Con-
chyl., vol. XXV, p. 555, pl. x1i, fig. 5, 1877.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — [le d’Anjouan, dans
les Comores (Bewsher).
VilL. Genre SUBULINA, Beck.
16. SUBULINA MAMILLATA, Craven.
Achatina mamillata, Craven, Proc. Zool, Soc, London,
p. 215, pl. xx, fig. 8, 1880.
2 OUD 2
Hab. Nossi-Bé (Craven). Nossi-Comba (E. Marie).
IX. Genre SUCCINEA, Draparnaud.
17. SUCCINEA STRIATA, Krauss.
Succinea striata, Krauss, Sudafr. Moll., p. 75, pl. IV,
fig. 16, 1848.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Afrique méridionale,
près du fleuve Limpopo (Krauss).
X. Genre PYRGOPHYSA, Crosse.
18. PyraornysAa MARtEt, Crosse.
Pyrgophysa Mariei, Crosse, Journ. Conchyl., vol. XXVIT,
p. 209, 1879.
= — Crosse, Journ. Conchyl., vol. XX VIII,
p. 141, pl. 1v, fig. 5, 14380.
ab. Nossi-Bé, aux environs d’Hellville et dans le ruis-
seau de Passandava (E. Marie).
Obs. M. E. Marie nous apprend que tous les individus
de cette curieuse espèce trouvés aux environs d’Hellville
sont recouverts, particulièrement sur les premiers tours
de spire, d’un enduit noirâtre, tandis que ceux qui ont été
recueillis dans le ruisseau de Passandava ne présentent
aucune trace de cet enduit (Coll. Crosse et Marie).
XI. Genre PLANORBIS, Guettard.
19. PLANORBIS CRASSILABRUM, Morelet.
Planorbis crassilabrum, Morelet, Sér. Conch. Il, p. 96,
pl. vi, fig. 8, 1860.
— 205 —
Hab. Nossi-Bé, dans le ruisseau de Simaremare
(E. Marie). — Mayotte (E. Vesco). Anjouan (Bewsher).
N.-0. de Madagascar (E. Vesco).
XIE. Genre ANCYLUS, Geoffroy.
20. AxcyLus mopEstus, Crosse (PI. VITE, fig. 6).
Aneylus modestus, Crosse, Journ. Conchyl., vol. XXVIL,
p. 150, 1880.
Coquille de forme ovale elliptique, légèrement gib-
beuse, mince, diaphane, et d’une coloration cornée tour-
nant au verdâtre. Sommet à pointe légèrement infra-mé-
diane et recourbée à droite. Ouverture de forme ovale
elliptique et de même coloration que le reste de la co-.
quille, à l'intérieur.
Longueur totale de la coquille 3 millimètres, plus
grande largeur 2, hauteur 1 4/2 (Coll. Crosse et Marie).
Hab. Nossi-Bé, dans le ruisseau de Passandava, sur les
bois morts et sur le test des Melania (E. Marie).
XIIE. Genre AURICULA, Lamarck.
21. AURICULA SUBULA, Quoy et Gaimard.
Auricula subula, Quoy et Gaimard, Voy. Astrolabe, IF,
p. 171, pl. x, fig. 59, 40.
Hab. Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — Nouvelle-
Irlande (Quoy et Gaimard) ; Célèbes (A. Adams) ; Philip-
pines (H. Cuming); Nouvelle-Calédonie (R. P. Montrou-
zier, E. Marie); Scheik Said, sur le littoral de la mer
touge (Jickeli).
— 904 —
XIV. Genre MELAMPUS, Montfort.
99, MELAMPUS FASCIATUS, Deshayes.
Auricula fasciata, Deshayes, Encycl. méth. If, p.90, 1850.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Mayotte (E. Vesco). Iles
Nicobar (Frauenfeld). Basse-Cochinchine (teste A. Morelet).
Java, Philippines, Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Irlande, etc.
29. MELAMPUS PFEIFFERIANUS, Morelet.
Melampus Pfeifferianus, Morelet, Sér. Conchyl. IE, p. 95,
pl. vi, fig. 6, 1860.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Mayotte (E. Vesco).
XV. Genre CASSIDULA, Férussac.
24. CASSIDULA LABRELLA, Deshayes.
Auricula labrella, Deshayes, Encycl. méth. II, p. 92,
1850.
Hab, Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — Massaouah
(Jickeli). Ile de France (actuellement, île Maurice).
XVI. Genre PLECOTREMA, H. et À. Adams.
25. PLECOTREMA Morpax, Dobrn.
Plecotrema mordax, Dohrn, Malak. BI., vol. VIE, p. 204,
1859.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Littoral de la mer
Rouge (Issel). Taiti (Vesco). Ile Anaa (Pease).
— 905 —
XVIL. Genre TRUNCATELLA, Risso.
26. TRUNCATELLA GUERIN1, À. et J. B. Villa.
Truncatella Guerini, A. et J. B. Villa, Disp. syst., p. 59,
1841.
Hab. Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — I. Maurice.
27. TRUNCATELLA TERES, PFEIFFER.
Truncatella teres, Pfeiffer, Proc. Zool. Soc. London, p.556,
1856.
Hab. Nossi-Bé, à Hellville (E. Marie). — TI. Maurice
(teste Pfeiffer). I. Rodriguez (A. Desmazures). Australie
(Cox).
XVIII. Genre CYCLOSTOMA, Lamarck.
28. CYCLOSTOMA BICARINATUM, Sowerby.
Cyclostoma bicarinatum, Sowerby, Thes. Conch., p. 420,
pl. xxvi, fig. 121, 1842.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Madagascar.
29. CyCLOSTOMA APLUSTRE, Sowerby.
Cyclostoma aplustre, Sowerby, Proc. Soc. Zool. London,
p. 15, pl. 11, fig. 4, 5, 1849.
Hab. Nossi-Bé, à Ampombilave (E, Vesco; E. Marie).
— Madagascar.
Obs. M. À. Morelet cite cette espèce au nombre de celles
qui ont été recueillies à Nossi-Bé, par E. Vesco (1). M. Marie
(1} Sér. Conchyl., If, p. 103, 1860.
— 906 —
n’a point trouvé l’espèce lui-même, mais elle Ini a été
donnée, dans l'île, comme provenant de la propriété d'Am-
pombilave. Un peut, à juste titre, s'étonner de la rareté
des Cyclostomes, à Nossi-Bé, alors que cette ile est si rap-
prochée de Madagascar, où ils constituent un des genres
les plus développés.
XIX. Genre AMPULLARIA, Lamarck.
50. AMPULLARIA CECILLEI, Philippi.
Ampullaria Cecillei, Philippi, Zeits. f. Malak., vol. V,
p. 191, 1848.
— inops, Morelet, Rev. Zool., p. 220, 1851.
Hab. Nossi-Bé, dans le grand ruisseau qui arrose le
plateau d’Hellville (E. Vesco).
XX. Genre ASSIMINIA, Leach.
51. AssIMINIA PARVULA, Morelet.
Assiminia parvula, Morelet, Journ. Conchyl., vol. XXV,
p. 545, pl. xt, fig. 6, 1877.
Hab. Nossi-Comba (E. Marie). — Ile d’Anjouan
(Bewsher).
XXI. Genre PALUDINA, Lamarck.
52. PaAzuDINA CoLBEAUI, Craven.
Paludina Colbeaui, Craven, Proc, Zool. Soc. London,
p. 216, pl. xxni, fig. 5, 1880.
Hab. Nossi-Bé, dans un ruisseau traversant les planta-
ions de caféiers {Craven).
1 sage
XXIT. Genre MELANIA, Lamarck.
99. MELANIA THIARELLA, Lamarck.
Melania thiarella, Lamarck, An. s. vert. éd. I, vol. VI,
p. 166, n° 11, 1822.
— — Brot, Chemn.ed.nov., p.291, pl. xx1x,
fig. 5,5 a, 50, 1880.
Hab. Nossi-Bé, dans la rivière d’Ankiabé (E. Marie). —
Ile d’Anjouan, Comores, dans les marécages de la côte
(Bewsher).
54. MELANIA DECOLLATA, Lamarck.
Melania decollata, Lamarck, éd. 2, vol. VIIL, p. 451,
1858.
— —— Morelet, Sér. Conchyl. If, p. 116,
1860.
Hab. Nossi-Bé (E. Vesco).
XXIII. Genre NAVICELLA, Lamarck.
95. NAVICELLA BIMACULATA, Reeve.
Navicella bimaculata, Reeve, Conch. Icon., pl. x, fig. 2,
1856.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). Nossi-Comba (E. Marie).
Obs. Espèce commune, répandue dans les eaux des
deux iles.
XXIV. Genre NERITINA, Lamarck.
56. NerrrinA Knorri, Récluz.
Neritina Knorri, Récluz, Rev. Zool., p. 274, 1841.
Hab. Nossi-Bé (E. Vesco). — Madagascar.
— 208 —
57. NERITINA SPINIPERDA, Morelet.
Neritina spiniperda, Morelet, Sér. Conchyl. Il, p. 1924,
pl. vi, fig. 5, 1860.
Hab. Nossi-Bé, dans les eaux courantes (E. Vesco).
58. NERITINA (SMARAGDIA) SOUVERBIANA, Mont-
rouzier,
Neritina Souverbiana, Montrouzier, Journ. Conchyl.,
vol. XE, p. 75, 4865.
— —- Montrouzier, Journ. Conchyl., vol.
XI, p. 175, pl. v, fig. 5, 1865.
Var. 8. Hellvillensis. Pallide viridulo-albida, longitu-
dinaliter purpureo-nigro biseriatim aut pluriseriatim ful-
gurala, aurantio-luteo spiraliter bizonata aut trisonata,
serie unica inframediana punctorum lacteorum (interdum
carente) transversim cincia. — Operculum tenue, albi-
dum, extus concaviusculum, inlus spiraliler, ut in Cli-
thonibus, obscure bicostatum.
Habitat in mari littus Hellvillense alluente (E. Marie).
Var. 8. Hellvillensis. Coquille de petite taille, présen-
tant, sur un fond de coloration d’un blanc verdâtre clair,
des fulgurations d’un noir pourpré, disposées par séries
de deux ou d’un plus grand nombre, avec deux et quel-
quefois trois bandes spirales d’un jaune orangé et une
série transverse et infra-médiane de points d’un blane de
fait (ce dernier caractère de coloration n’est pas constant).
— Opercule mince, blanchâtre, légèrement concave, du
côté de la face externe, el présentant, sur la face interne,
deux côtes spirales faiblement accusées el analogues à
celles de l'opercule des Clithons.
— 209 —
Hab. Nossi-B6, à Hellville (E. Marie).
Obs. Cette petite Néritine est marine, ainsi que le sont,
d'ailleurs, toutes les espèces du groupe des Smaragdia. Il
est assez intéressant de retrouver, dans les eaux de Nossi-
Bé, ï’espèce Néo-Calédonienne découverte, à l'île Art, et
décrite, par le R. P. Montrouzier, sous le nom de N. Sou-
verbiana, puis décrite à nouveau (2), sous la dénomina-
tion de N. (Vitta) pulcherrima, par M. Geo. French An-
gas, qui Pavait reçue de Port-Jackson (Australie). Ce fait
prouve que cette jolie Néritine possède une aire de dis-
tribution géographique très étendue.
Toutefois, il y a peut-être lieu de soulever ici une autre
question d’antériorité, celle de savoir sile N. Souverbiana
diffère sufiisamment du N. Rangiana, Récluz (3), pour
pouvoir en être distingué spécifiquement. Les seules
figures que nous connaissions de l'espèce de Récluz, celles
du Thesaurus de Sowerby, du Conchologia fconica de Reeve
et du nouveau Chemnitz de Martens ne représentent
malheureusement que des coquilles mortes, ayant perdu
leur transparence, et passées à la nuance d'un vert opa-
que, qui caractérise uniformément toutes les espèces de
Smaragdia décolorées par l’action du soleil. L’angle du
dernier tour indiqué par Récluz comme caractère diffé
rentiel de son espèce n’est pas très sensiblement pro-
noncé dans nos individus de Nossi-Bé, et il l’est moins en-
core dans ceux de l’île Art. La question nous paraît done
rester encore douteuse, les éléments d’une solution cer-
taine faisant défaut.
(1) Journ. Conchyl., vol. XI, p. 75 et 175, pl. v, fig. 5, 1863.
* (2) Proc. Zool. Soc. London, p. 19 et 96, pl. 1, fig. 25, 1871.
(3) Rev. Zool., p. 339, 1841.
— 210 —
XXV. Genre RINGICULA, Ménard.
99. RinGicuca MaRiEt, L. Morelet.
Ringicula Mariei, L. Morelet, Journ.Conchyl.vol. XXVIHE,
p. 152, 1880.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie).
40. RiNGICULA PRISMATICA, Folin.
Ringicula prismatica, Folin, Fonds de la mer, vol. I,
p. 87, pl. x1, fig. 1, 1867.
apicata, Nevill, Journ. As. Soc. Bengal, vol. XE,
p. 5, pl. 1, fig. 12, 1871.
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Ile Maurice (Nevill).
Îles Andaman (Nevill). Ceylan (Nevill).
Obs. Cette espèce et la précédente ont été trouvées
dans des vases et résidus de dragages, envoyés de Nossi-
Bé, par M. E. Marie, à M. de Folin.
XXVI. Genre PINAXIA, A. Adams.
41. PINAXIA CORONATA, À. Adams.
Pinaxia coronata, À. Adams, Proc. Zool. Soc. London,
p. 185, 1855.
H.et A. Adams, Genera, vol. [, p. 152,
pl. xiv, fig. 4, 1858.
Hab. Nossi-Bé !E. Marie). — Philippines (H. Cu-
ming).
Obs. L’exemplaire de cette espèce, qui nous a été com-
muniqué par M. E. Marie, est muni de son opercule. Bien
— 211 —
qu'il soit en mauYais état, il nous parait justifier la place
que MM. Adams ont assignée au genre, dans la sous-fa-
mille des Purpurinæ.
XXVII. Genre LYRIA, Gray (emend.).
49. LyriA DELESSERTIANA, Petit.
Voluta Delessertiana, Petit, Mag. Zool., pl. Lvir, 1842
Hab. Nossi-Bé (E. Marie). — Madagascar. Mayotte.
Obs. M. E. Marie a recueilli deux exemplaires de celte
espèce.
HN. Iistrilutdion ecommparative des espèces
terrestres et fluviatiles de Nossi-Bé ed de
Nosei-Comha.
En résumé, nous énumérons, dans le Catalogue qui
précède, 50 espèces terrestreset fluviatiles, recueillies par
M. E. Marie, à Nossi-Bé. Avant lui, M. Vesco n’en avait
trouvé que 5, auxquelles il convient d’en ajouter 2, pro-
venant des recherches de MM. Stumpff et Hildebrandt et
5 autres, dues à celles de M. Craven, soit 10 en tout.
M. Marie a donc signalé, dans cette île, la présence de
20 espèces, inédites ou déjà précédemment décrites, qui
n’y avaient pas été découvertes avant Jui. Sur le total des
50 espèces citées, 49 sont terrestres (en y comprenant les
Auriculacés) et 11 fluviatiles : 7 espèces de Nossi-Bé se
retrouvent à Madagascar, 8 à Nossi-Comba, 5 aux Co-
mores et À dans la partie orientale du Continent Afri-
Cain.
À Nossi-Comba, notre liste comprend un total de 12 es-
pèces, dont 40 sont terrestres (y compris les Auriculacés
et 2 fluviatiles. On trouve, dans le nombre, 5 espèces
Leo poies
existant à Nossi-Bé, 5 aux Comores, et 5 également à Ma-
dagascar.
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, la Faune de Nossi-
Bé emprunte la presque totalité de ses caractères à ceux
des terres voisines : elle n’est donc pas originale et
celle de Nossi-Comba ne l’est pas davantage. Les grands
Helix de Nossi-Bé, y compris l’H. Stumpffii, Kobelt, qu’on
n’a pas encore trouvé ailleurs, sont des Ampelita, groupe
très abondamment répandu à Madagascar. Les Achatina
appartiennent également au type Malgache. Le genre
Pyrgophysa renferme des espèces Africaines connues ail-
leurs (P. Wahlbergi, Krauss, par exemple). Pourtant, la
présence d’un représentant de notre genre Geostilbia, à
Nossi-Bé, est assez inattendue. Elle tendrait à prouver
que, comme certains autres genres, comme les Pupa, les
Succinea, les Physa, par exemple, les Geostilbia seraient
un peu cosmopolites.
HG:
Malaeologie des Comores.
Récolte de M. Marie à l’île Mayotte,
PAR À. MORELET.
L’exploration, bien incomplète à la vérité, de l'ile
d’Anjouan, par M. Bewsher, n’en a pas moins contribué,
dans une proportion notable, à l'accroissement de nos
connaissances sur la conchyliologie des Comores(1). Néan-
moins, il nous reste encore beaucoup à apprendre, car
nous ne possédons qu'un nombre de documents restreint
sur Mohéli et sur la Grande Comore, qui serait, sans doute,
{{) Journ. de Conchyl., 1877, p. 325, et 1879, p. 308.
la plus intéressante du groupe, par le relief de ses mon-
tagnes, si la disette d’eau ne s’y faisait trop généralement
sentir. L'île Mayotte même, la plus fréquentée de ces
îles, n’a fourni, jusqu'ici, qu’un faible contingent à la
science. Il est heureux que M. Marie, dont le nom est
bien connu des conchyliologistes depuis ses découvertes
dans la Nouvelle-Calédonie, se soit proposé de combler
cette lacune, au moins dans la mesure de ses forces. Cette
tâche, effectivement, n’est pas exempte de difficultés, sur-
tout dans les conditions où se trouve placé notre natura-
liste, et, pour la mener à bonne fin, il faut infiniment
d’ardeur. Nous ne connaissions guère, de ces terres loin-
taines, avant la double excursion de M. Bewsher, que des
coquilles d’une certaine dimension, qui se présentent
d’elles-mêmes à la main du passant. M. Marie nous met
sous les yeux une faune absolument nouvelle, que sa peti-
tesse avait dérobée aux recherches superficielles de ses
prédécesseurs. Il ne faut pas s’imaginer, en effet, que les
productions des pays tropicaux se distinguent par des pro-
portions qui excluent les infiniment petits; au contraire,
ces derniers y sont nombreux, mais il faut un œil exercé
pour les découvrir, et un véritable amour de la science
pour s'intéresser à leur recherche.
Les investigations de M. Marie ont été principalement
dirigées sur les points élevés de Mayotte, et, notam-
ment, sur la montagne appelée M'sapéré, dont la hau-
teur est de 450 mètres. C’est de là, et particulière-
ment du site qui porte le nom de Mijémebini, que pro-
vient la partie la plus considérable et la plus intéressante
de ses récoltes. Je citerai, notamment, un genre tout à
fait extraordinaire de Cyclostomacé, dont la spire, presque
embryonaire, s’écartant tout à coup de lenronlement
normal, se détache librement et se prolonge en un long
— 214 —
tube arqué. La découverte d’un type aussi singulier, qui
rappelle certaines formes depuis longtemps éteintes, est
un fait entièrement nouveau. M. Marie a visité, en outre,
Débenay et Combani, localités d’une moindre élévation,
et il a exploré le petit lac qui porte ce dernier nom sans y
rencontrer le moindre vestige de Mollusques. Il en est de
même du lac qui baigne l’îlot de Pamanzi, relié à celui de
Dzaoudzi, séjour de notre voyageur. Voilà donc, comme
il le dit lui-même, deux points bien éclaircis par ce ré-
sultat négatif.
Quant aux montagnes de Mayotte, il ne faut pas s’exa-
gérer leur importance. Elle se maintiennent, en général,
à un niveau de 5 à 600 mètres, et ie Mavégani, la plus
haute sommité de l’île, ne dépasse pas une altitude de
660 mètres. Après ces observations préliminaires, je passe
à l’examen de la récolte.
4. Herix Comorensis, sp. n. (PI. IX, fig. 1).
T'.subobtecte perforata, orbiculata-conoidea, tenuis, dia-
phana, superne tenere plicato-striata, corneo-rufa, parum
nilens, subtus exiliter et radiatim striata, nitidissima,
pallidior ; spira depresse conoidea, apic. minuta, hyalina.
Anfract. 5 1[2 mediocriter conveæi, lente accrescentes, su-
tura impressa et submarginata juncti, ullimo acute cari-
nalo, sublus convexo, circa perforationem strictissimam
carina filari munito. Apertura parum obliqua, angulata,
depressiuscula, marginibus tenuibus, rectis, columellari
ad insertionem calloso, breviter reflexo, perforationem
semilegente. — Diam. maj. 15 1/2; main. 13; altit.
9 mal.
Mince, cornée, transparente, celte nouvelle espèce du
groupe des Nanina se rapproche des {E. renitens et co-
— 215 —
rusca qui vivent dans les mêmes parages. Plus petite que
ses congénères, elle se distingue, au premier coup d'œil,
par une carène tranchante qui se prolonge jusqu’à la base.
Convexe des deux côtés, les tours de spire qui la consti-
tuent se déroulent lentement et se terminent par une ou-
verture médiocrement oblique, anguleuse et un peu dé-
primée, à péristome mince, droit et fragile. Le bord
columellaire, largement arqué, se réfléchit, à son point
d'insertion, sur la perforation ombilicale, qui est excessi-
vement étroite et circonscrite par un faible bourrelet d’une
nuance un peu plus prononcée. Le test est d’un fauve ti-
rant sur le roux, très brillant par dessous, beaucoup moins
du côté de la spire, gravé de stries nombreuses qui se
changent, sur l'avant-dernier tour, en une costulation
régulière et pliciforme, mais peu saillante. Le spécimen
unique qui à servi à cette description n’est peut-être pas
complètement adulte; mais la carène suffit pour faire re-
connaitre l'espèce.
2, HeLzix RENITENS, Morelet.
Habite avec la précédente.
9. H. CEROMATICA, sp. n. (PI. 1x, fig. 2).
T. stricte perforata, convexo-depressa, tenuiuscula, ni-
lida, corneo-fusca, irregulariter et tenere striata; spira
planulata, apice non prominente. Anfract. 5. depressi, su-
tura superficiali et submarginata juncti, uliimo terele,
circa perforalionem declivi. Aperlura vix obliqua, depresse
lunaris, marginibus inæqualibus, remolis, supero tenu,
recto; columellauri sinuoso, ad inserlionem calloso. —
Diam.maj. 10 1/2; min. 9 ; altit. 5 mall.
Coquille orbiculaire et déprimée qui rappelle, par sa
= GI
taille, sa forme et sa couleur, certaines Hélices de nos
pays, et, notamment, l'H. alliaria, du nord de l’Europe.
Parmi les nombreuses espèces du groupe des Nanina, si
multipliées dans l'Inde, je n’en connais aucune qui se con-
fonde avec celle-ci Elle se distingue, d’ailleurs, de l'E. rus-
seola, qui vit dans les mêmes parages, par sa spire aplatie
et sa couleur foncée. Cette Hélice est formée de cinq tours
déprimés, qui conservent toutefois une certaine convexité,
et qui sont réunis par une suture superficielle, plus ou
moins distinctement marginée. Le sommet est à peine
saillant, et la perforation ombilicale est très étroite et peu
profonde. Le péristome, mince et tranchant sur le bord
extérieur, devient calleux sur le bord opposé au point de
l'insertion. Enfin, le test, finement et confusément strié,
est poli, brillant, et d'une nuance foncée tirant un peu
sur le roussâtre.
4. ÏTELIX ARACHNE, Morelet.
Un seul individu de cette espèce récoltée, primitivement,
à l’île d’Anjonan a été trouvé mort sur la montagne de
M'sapéré.
5. Bucimus Comorensis, sp, n. (PL. 1x, fig. 7).
T. perforata, ventroso-conica, tenuis, subdiaphana, le-
vissime striolata, nitida, epidermide lutescente induta,
castaneo trifasciata el passim punctata. Spira conica,
acuta, rubello strigata. Anfract. 6 1/2 conveæiusculi, ul-
limo inflato, medio lineu et basi fasciis 2 latis, intense
caslaneis cinqulato. Columella fere verticalis; aperi.
ovulis; perisioma simplex, lenue, rectum, margine colu-
mellari superne breviler et fornicatim reflexo.— Long. 13;
diam, A1 mull.
— 217 —
Coquille mince, fragile, ventrue, à spire courte et aiguë,
composée de six tours et demi, dont le dernier constitue
plus de la moitié de la coquille. Les premiers tours sont
d'une nuance rougeâtre, d’abord uniforme, puis striée de
jaune pâle, tirant sur le fauve. Cette couleur devient domi-
pante sur le dernier tour, qui est orné d’une ponctuation
brunâtre, comme on en voit plusieurs exemples chez les
Hélicéens de la côte méridionale d'Afrique, et, en outre, de
trois fascies d’un brun marron foncé; l’une, linéaire, à
peu près médiane, finit par se confondre avec la suture:
les deux autres, très larges, se déroulent à la base. La per-
foration ombilicale, chez cette coquille, est très étroite et
à demi masquée par la révolution du bord columellaire, à
son point d'insertion. Le test est brillant et faiblement
strié.
Bucimus BADIOLUS, sp. n. (PI. 1x, fig. 5).
T. oblecte rimata, pyramidatu, tenuis, glabriuscula,
nilida, subpellucida, fusca; spira turrita, apice acutius-
cula. Anfract. 8 convexi, ullimo lumidulo, longitu-
dinis 1/3 œquante. Columella recta; apert. subtrigona :
perist. aculum, tenue, margine externo recto, columellari
sursum in laminam triangularem fornicatim reflexo. —
Longit. 9; diam. 4 1/2 mill.
Petite coquille fragile, transparente, d’un brun rou-
geâtre, à spire pyramidale, composée de huit tours très
convexes, dont le dernier est plus développé proportion-
nellement que les autres. La columelle est droile, dilatée
et réfléchie sur la fente ombilicale qui est tout à fait su-
perficielle. Cette direction de l'axe columellaire déter-
mine, au point où il s’unit au bord basal, un angle peu
sensible à la vérité, mais qui suffit pour imprimer à l’ou-
— 218 —
verture une forme obscurément trigone. Le test parait
lisse à l'œil nu ; on reconnaît, à l'aide d’un certain gros-
sissement, qu'il est marqué de quelques stries superfi-
cielles et irrégulières.
7. Buzimus INcCONSsPICUUS, sp. n. (PI. 1x, fig. 4).
T. rimata, oblonge conoidea, tenuis, rudiuscule striata,
nitidula, corneo-fulvastru. Spira obtuse conica,versus api-
cem lœvis. Anfract. 8 parum convexi, sulura sat profunda
juncti. Columella dilatata, plicata. Apertura regulariter
ovalis ; peristoma crassiusculum, marginibus breviter re-
flexis, dextro leviter sinuato, columellari superne forni-
catim patente, callo tenui, nitido, cum altero juncto. —
Longit. AT; diam. 6 mull.
On peut comparer ce Bulime au B. montanus de l'Eu-
rope, avec lequel il a quelque ressemblance. Un peu plus
grand, avec une spire moins déliée, dont le sommet est
plus obtus, il compte un tour de plus et sa nuance est
moins prononcée. La columelle, chez cette espèce, se re-
plie en se dilatant sur la région ombilicale. L'ouverture
est oblongue, les bords en sont peu arqués, légèrement
épaissis et très brièvement réfléchis. Le test, d’un fauve
brunâtre, est peu brillant ; il est gravé de stries pressées
qui grossissent progressivement avec le développement de
la spire.
8. Burimus ExIGuus sp. n. (PI. 1x, fig. 6).
T. rimata, oblonge ovata, apice obtusa, confertim ca-
pillaceo-striata, parum nilens,corneo-fulva. Anfract. 64/2
conveæiusculi, sutura minute denticulata juncti. Aper-
tura truncato-ovalis, denliculo exiguo in pariete munita;
0 —
perist. callosum, reflexzum, margine exlerno subsinuato,
columellari dilatato, patente. — Longit. 8 ; diam. k mil.
Ce Bulime est d’une consistance assez solide pour sa
pelite taille, qui n'excède pas 8 millimètres. Il est formé
de six tours et demi, peu convexes, réunis par une suture
bien nette, très finement denticulée, au moins sur les
deux derniers. Les stries qui produisent cette denticulation
sont pressées, mais ne deviennent bien apparentes qu’en
approchant de la suture. L'ouverture, épaissie sur les
bords, prend une forme ovale légèrement altérée par un
excès de callosité qui épaissit le bord droit, un peu avant
son insertion, Elle porte, vers le milieu de sa paroi, une
dent peu apparente, de forme allongée. Le péristome,
légèrement réfléchi, est étalé du côté de la columelle.
9. STENOGYRA OCTONA, Bruguière.
Conforme au type des Antilles.
10. STENOGYRA JOHANNINA, Morelet.
J'ai déjà signalé la variabilité de cette espèce dans un
article sur la conchyliologie de l’île d’Anjouan (Journ. de
Conch. 1877). Les sujets recueillis à Mayoite, par M. Marie,
sont plus grèles et n’excèdent pas 6 millimètres de lon-
gueur sur 5 de diamètre. |
11. STENOGYRA AVENACEA, Sp. n. (PI. 1x, fig. 5).
T. imperforata, oblonga, tenuis, nitidula, glabra, cereo-
fuscula: anfract. T parum convexi, ultimo longitudinis
3/7 æquante. Columella recta, oblique truncata, basin non
altingens. Apertura semi-ovalis, marginibus simplicibus,
reclis. — Longit. 7; diam. 2 1/2 maull,
—_ 299 —
La meilléure description que l’on puisse donner de
celte petite coquille, dénuée de caractères saillants, c’est
de la comparer aux espèces voisines, surtout à celles qui
vivent dans les mêmes parages.
Elle se distingue de Ja S. Johannina, qui est beaucoup
plus brillante, en ce qu’elle est imperforée; de la gracilis
et de la clavulina par sa columelle tronquée ; de la Mau-
ritiana (forme douteuse) par les deux caractères précédents
et par sa surface absolument lisse. Les autres espèces du
même groupe sont beaucoup plus grandes.
La columelle, chez cette coquille, est obliquement tron-
quée avant d'atteindre la base ; l'ouverture, au point où
l'axe se termine, forme un sinus arrondi et peu profond.
Je n’ai vu que deux exemplaires de l’espèce; encore
avaient-ils perdu leur fraicheur : je la crois néanmoins
très reconnaissable.
42. STENOGYRA PUSILLA, Sp. n. (PI. x, fig. 4).
T. parvula, rimata, lurrita, tenuicula, albido-cornea,
nilida, minule costulata, apice oblusiuscula. Anfract.
51/2 plano-conveæi, sultura sal profunda juncti, paulu-
lum contabulati, ultimo 113 longitudinis subæquante. A per-
tura ovalis; peristoma simplex, acutum, margine colu-
mellari verticaliter descendente, usque ad basin breviler
reflexo. — Longit. 3 ; diam. 1 1/2 mull.
Cette coquille, dont j'ai sous les yeux deux spécimens
parfaitement adultes, est, sans doute, la plus petite espèce
du genre. L’exiguité de sa taille suffirait, en l’absence de
toute description, pour la faire reconnaître. Les cinq tours
de spire qui la constituent sont nettement détachés et
même un peu turriculés ; les deux premiers sont lisses,
EC,
les suivants finement côtelés. La columelle est droite, mais
tronquée.
15. ENNEA CROSSEANA, sp. n. (PI. 1x, fig. 10).
T. profunde rimata, ovata, tumida, tenuis, dense capil-
laceo-striata, nitida, subpellucida, pallide cornea. Spira
brevis, in conum oblusum, rotundatum attenuala. Colu-
mella oblique plicata. Anfract. 6 convexiusculi, sutura
eæiliter marginala juncti, ullimo basi attenuato, leviter
ascendente. Apertura ovalis, edentula. Peristoma callo-
sum, undique reflezum, marginibus inæqualibus, eæterno
arcuato, columellari sursum dilatato, patente. — Longit.
15; diam. 9 mill.
Il est remarquable que, chez les Ennea, ce sont les gran-
des espèces dont l'ouverture est dépourvue de dents ou de
lamelles. L’Ennea Crosseana confirme cette observation,
car, sans se distinguer par des proportions remarquables,
elle excède cependant, par sa taille, un très grand nombre
de ses congénères. C’est une coquille pupiforme, ventrue,
à spire courte, arrondie et très brièvement conique au
sommet. L'ouverture, médiocre, est épaissie sur les bords,
dilatée, surtout à la columelle, et légèrement réfléchie en
dehors. La fissure ombilicale, en partie masquée par lé-
panouissement columellaire, est profonde mais non pé-
nétrante. Le test est mince, presque transparent, brillant,
d’une nuance de corne pâle, et gravé de stries obliques,
pressées, égales et superficielles. La suture est étroitement
marginée.
14. ENNEA INCISA, 52. n. (PL. 1x, fig. 14).
T. subrimata, fusiformi-oblonga, lævigata, infra sutu-
ram minute denticulatam strigis obliquis, brevibus notata,
16
…— 229 —
corneo-lactea, subpellucida, nitida. Spira elongala, apice
obtusiuscula. Anfract. 6 1/2 parum convexi, ultimo longi-
tudinis dimidio paulo minore ; apertura ovato-acuminata,
sursum emarginata. Peristoma callosum, obtusum, bre-
viter reflezum, margine columellari brevi, superne dila-
talo, dextro pone insertionem incisione profunda, lobulo
acuio în anfraciu superstante, distincto. — Longit. M;
diam. & maill.
Une particularité assez remarquable distingue cette
Ennea de toutes celles qui me sont connues. Le bord ex-
terne de l’ouverture est échancré par un sinus profond
qui suit la direction de la suture. Celte solution, étroite à
l'origine, s’élargit en s’arrondissant, et ne laisse subsister
qu’un lobule aigu et triangulaire du bord correspondant
à son point d'insertion. Le péristome, sensiblement épaissi,
se réfléchit, sans expansion, sur toute son étendue. Toute-
fois, le bord columellaire, beaucoup plus court que l’autre,
est aussi plus dilaté. Le test est blanc, luisant, gravé,
contre la suture, de stries superficielles très courtes, pro-
duisant une fine denticulation; le reste est parfaitement
lisse. Cette coquille ressemble, par la taille et la forme, à
certaines espèces du genre Ferussacia.
15. ENNEA micronon, Morelet.
Recueillie pour la première fois à Port-Leven, dans l’île
de Madagascar, cette Ennea a été retrouvée par M. Marie,
à Mayotte.
16. ENNEA MARTENSIANA, 5p. n. (PI. 1x, fig. 42).
T. superficialiter rimata, oblonga, bulimiformis, tenus,
crystallina, diaphana, arcuatim primo et demum sinuose
Le ae
plicato-costulata. Spira elongata, aculiuscula, versus api-
cem lœvis. Anfract. 7 1/2 convexiusculi, sutura profunda,
subdenticulata juncti. Columella cblhiqua, plicata; aper-
tura acuminato-ovalis, callo parum eminente, compresso,
in pariele munila; perist. breviter expansum, reflexius-
culum, margine columelluri sursum dilatato, patiente,
deætro fleæuoso, ad insertionem paulo recedente.— Longit.
A4; diam. 5 mil.
La plupart des Ennea se distinguent par une costu-
lation régulière, quelquefois pliciforme, souvent élégante,
et produisant une denticulation, plus ou moins apparente,
au bas de la suture. Il y en à qui sont parfaitement lisses,
mais très peu dont le test porte l'empreinte de stries spi-
rales. L’Ennea Martensiana appartient à la première ca-
tégorie. C’est une coquille qui s’écarte sensiblement de la
forme pupoide, qui est la plus ordinaire, pour prendre
celle d’un petit Bulime cristallin, dont la spire s’allonge en
s’atténuant progressivement. Les tours embryonaires sont
lisses et faiblement teintés de fauve; les suivants, ornés
de petites côtes pliciformes qui grossissent par degrés. D’a-
bord droites, puis arquées, ces côtes finissent, sur le dernier
tour, par devenir sinueuses, et elles marquent la suture
d’une denticulation faible, parfois interrompue. La courbe
de l’ouverture est un ovale aigu, légèrement modifié par le
retrait du bord externe, à son insertion, et par la sinuosité
qui en résulte. On remarque, sur la paroi, à peu de dis-
tance du même bord, une faible callosité, semblable à une
lamelle obtuse, qui s'enfonce dans Pintérieur. Le péris-
tome, épaissi sur ses bords et largement étalé da côté de
la columelle, se réfléchit brièvement en dehors.
OT AUS
47. ENNEA AURICULATA, 5p. n. (PI. 1x, fig. 45).
T. brevissime rimata, subfusiformis, apice obtusiuscula,
longitudinaliter costulata, albida, cryslallina. Anfract.
7 A/# plano-convexi, subcontabulati, sutura profunda
juncti. Apertura parva, subauricularis, callo dentiformi
in pariele munita. Peristoma leviter callosum, expunsius-
culum, margine columellari superne in lobulum rimam se-
milegentem dilatata, deætra fleæuoso, ad insertionem pau-
lulum recedente. — Longit. 9 ; diam. vix k mill.
Plus petite que la précédente, cette Ennea appartient
au même groupe, car elle est douée de caractères parfai-
tement analogues. Ses tours de spire, bien qu’à peine con-
vexes, sont également reliés par une suture profonde ;
son aspect est cristallin, sa surface côtelée; enfin, sun ou-
verture, unidentée, offre le même retrait du bord droit.
Cependant, les traits généraux qui associent ces deux espèces
ne sont point identiques et fournissent même, par cer-.
taines modifications de détails, les éléments d’une bonne
distinction spécifique. Ainsi, chez la petite espèce, les tours
de spire sont moins convexes, plus nettement détachés,
plus étagés dans leur ensemble. La costulation, plus pro-
noncée et relativement plus forte, est rectiligne; la cal-
losilé de l'ouverture est un peu plus saïllante, et la sinuo-
sité du bord droit plus marquée. Enfin, le bord columel-
laire n’est point étalé en dedans, mais il se dilate en dehors,
sous la forme d’un lobule allongé qui s'applique contre la
fente ombilicale en contribuant à la former.
18. ENNEA pusiLLa, sp. n. (PI. 1x, fig. 8).
T. rimata, cylindrica, solidula, lævigata, ad suturam
breviter plicatulo-striala, pallide cerea. Spira cylindra-
ec ie
cea, in conum oblusum, rotundatum altenuata. Anfract.
8 subæquales, viæ convexiusculi, sulura impressa, in
duobus ultimis minute denticulata, juncli, ultimo bre-
viter et arcualim ascendente. Aperlura truncalo-ovalis,
plicis 2 validis et dente À coarclata; plica À parietalis
juxta angulum fleæuosa, profunde immergens; plica colu-
mellaris À contoria, dentem simulans; dens À parvus,
conicus, medianus, in fundo paluti. Peristoma crassius-
culum, albidum, marginibus breviter refleæis, columellari
dilatato, patente. — Longit. 12; diam. & 1/2 mull.
Nous rentrons, avec cette espèce, dans la forme pupoide,
qui est plus généralement Fattribut des Ennea. Celle-ci
est une coquille presque cylindrique, légèrement atténuée
à la base. Les tours de spire intermédiaires ont à peu près
le même diamètre avec une faible convexité: ils sont unis
par une suture nette, à laquelle aboutissent des stries très
courtes, qui donnent naissance à une denticulation fine et
blanchâtre. Partout ailleurs la coquille paraît lisse, lesstries
de l’accroissement étant peu sensibles. L'ouverture est
droite, bordée d’un péristome blanchâtre, assez épais et
réfléchi sur toute son étendue. On y remarque trois callo-
sités saillantes : la première, en forme de crête amincie,
se dresse sur la paroi, non loin de l’insertion du bord droit,
et s’enfonce profondément dans l’intérieur ; la seconde
est produite par une forte lorsion de la columelle; la troi-
sième, enfin, isolée au fond du palais, à une certaine dis-
tance du bord basal, se réduit à une petite callosité co-
nique. La couleur de cette coquille est une nuance de corne
très pâle.
19. ENNEA TRIGONA,.sp. n. (PI. x, fig. 2).
T. parvula, profunde rimata, cylindracea, lœvis, niti-
— 226 —
diuscula, pallide cornea; spira in conulum oblusum atte-
nuata. Anfract. 8, sutura exililer marginata juncti, su-
premi convexiusculi, sub lente subtiliter striolati; se-
quentes subæquales, planulati, ultimo basi valde atte-
nualo, latere scrobiculato, circa rimam compresso. Aper-
tura trigona, dentibus 3 coarclaia : uno in pariete, plici-.
formi, haud procul ub inserlione marginis; altero colu-
mellari, con1co; tertio validiore, in medio marginis dextri.
Peristoma continuum, crassum, marginibus sinuosis, bre-
viler refleæis. — Longit. 6; 3 mil.
L'ouverture de cette petite coquille est rétrécie par trois
dents opposées et à peu près de même grosseur, en sorte
que l’espace vide ressemble assez à une feuille de trèfle.
Les bords de cette cavité sont épais, légèrement sinueux
et réunis par une callosité sensible. La coquille se com-
pose de huit tours faiblement convexes, formant d’abord
un cône obtus, et conservant ensuite le même diamètre
jusqu’à la naissance du dernier tour. Celui-ci est atténué
à la base, comprimé et marqué d’une petite fossette
correspondant à la dent du bord libre. On ne voit point
de stries sur le test, qui est brillant et d’une nuance de
corne grisatre.
20. ENNEA CALLOSA, sp. n. (PI. x, fig. 4).
T. breviter rimata, subcylindracea, solidiuscula, lœvi-
gata, nitida, hyalina. Spira paululum attenuata, in conum
obtusum sensim desinens. Anfract. 8 conveæiusculi, subir-
liter marginati, ultimo basi attenuato, subgibboso, latere
scrobiculato. Apertura verticalis, subtriangularis, la-
mina erecla in angulo parietis, denticulo triangulari
marginis dextri, altero minore columellari et callo elon-
gato infra posito coarctata. Peristoma album, undique bre-
0
re
viter refleæiusculum. — Longit. 9; diam. k mill.
Cette coquille n’est pas sans rapports avec l'E, Kraussi,
de Natal; cependant, si les deux espèces sont voisines l’une
de l’autre, elles ne se confondent pas. L’E. callosa est plus
grande, plus grosse surtout et moins cylindracée; son
ouverture affecte une forme plutôt triangulaire que cir-
culaire ; la dent columellaire est plus déliée, et celle du
bord droit, au contraire, est plus forte; enfin, la denti-
cule très nette que l’on remarque chez l'E. Kraussi, à la
base de l'ouverture, n’existe pas ici; elle est remplacée
par un simple épaississement du péristome. Le test est
lisse, brillant et transparent ; la suture est finement bordée
sur les quatre derniers tours de la spire.
21. ENNEA crypropxoraA, 5p. n. (PI. x, fig. 5).
T. minuia, perforata, ovata, subtilissime et recte costu-
lata, crystallina. Spira brevis, apice conoidea. Anfract. 7
conveæt, subæquales, ultimo horizontaliter involuto. Aper-
dura parvula, subrotundata, plica parietali valida, den-
ticulo columellari et callo marginis dextri subbidentato
courclata. Peristoma continuum, callosum, viæ reflexius-
culum. — Longit. 2; diam.1 mill.
Il est assez difficile de se rendre un compte exact des
particularités que présente l'ouverture de cette coquille, à
cause de sa petitesse et de son aspect cristallin. Cepen-
dant, on reconnaît que celte cavité est accidentée par une
forte lame pariétale, une denlicule columellaire, et deux
petites protubérances, voisines l’une de l’autre, qui se dé-
tachent de la callosité péristomale. L'ouverture, qui est
petite, se trouve ainsi très rétrécie. Cette Ennea, formée
de sept tours de spire à peu près égaux, sauf les tours
— 228 —
embryonaires, est ovale et légèrement renflée en son mi-
lieu. Le dernier tour, s’enroulant horizontalement, comme
ceux qui le précèdent, laisse subsister une perforation sen-
sible, à la base. Le test est cristallin et finement côtelé
dans le sens vertical. C’est une forme qui se rapproche,
par le mode d’enroulement, des Pupa clavulata et Cald-
welli, de l'ile Maurice, qui appartiennent eux-mèmes,
selon toute apparence, à la section des Ennea.
22. Ennea Marrei, sp. n. (PI. 1x, fig. 11).
T. rimala, cylindracea, obtusa, solidiuscula, infra sutu-
ram et basi leviter costulata, cæterum lœvigata, pallide
cornea, nilida, translucens. Sutlura minute denticulata,
in summo teslæ lœvis. Anfract. 8 1/2 planulati, ultimo
longitudinis fere 1]3 attingente, ad inserlionem paulum
ascendente. Apertura verticalis, truncato-ovalis, plicis et
dentibus k coarclata : plica 1 lamelliformi, in pariete
aperturali erecta ; secunda columellari, nodulum acutum
fingente; denticulo uno profundo in palato, alteroque
minore in medio marginis deætri. Perisioma album, sub-
incrassatum, breviler refleæzum, margine columellari su-
perne dilatato. — Longit, 13; diam. k mill.
L'Ennea à laquelle je donne le nom de M.'Marie est
une coquille allongée et presque cylindrique dont le som-
met,comme chezla plupartdes espèces du genre, s’arrondit
en forme de cône obtus. L'ouverture, bordée d’un péristome
légèrement étalé, blanchâtre et réfléchi, est retrécie par
quatre callosités de formes différentès : d’abord, sur la paroi,
non loin de l'insertion du bord externe, une lamelle, un
peu contournée, qui pénètre dans l’intérieur ; puis, sur le
bord opposé, une dent proéminente et fortement calleuse,
formée par la torsion de la columelle. Au fond du palais,
2,480
se délache une autre dent isolée ; enfin, une légère callo-
sité dentiforme se manifeste vers le milieu du bord droit:
mais elle n’est réellemeut sensible que lorsque la coquille
est tout à fait adulte. Le test est d’un fauve clair, brillant,
demi-transparent, avec des stries obliques, un peu effacées,
mais très nettes, contre la suture, où elles produisent une
denticulation fine et régulière, principalement sur les deux
derniers tours.
25. ENNEA Dupuyana, Crosse.
Cette espèce correspond à celle que M. E. V. Martens a
nommée postérieurement E. quadridentata. On ne saurait
en douter, d’après la description très claire et très nette de
l’auteur. Je crois qu’il faut rattacher au mème type, à titre
de variété, une forme plus petite qui n’en diffère, outre la
taille (10 mill. sur 5), que par une particularité que je
vais indiquer. Constatons d’abord que la petite forme re-
produit exactement la grande, et que les quatre denticules
de l'ouverture sont semblables et placées aux mêmes points.
Seulement, elles sont plus nettes, plus accentuées et
surtout plus constantes : chez le type, les denticules du
bord basal sont parfois rudimentaires ou manquent même
tout à fait. Cette observation est fondée sur l’examen d’un
grand nombre d'individus des deux formes. Du reste, il
est remarquable que l'ouverture, chez les grandes espèces
d’Ennea que nous connaissons, est toujours libre, tandis
que les plis ou les dents s’y montrent d'autant plus nom-
breux et prononcés que l'espèce est plus petite. Les deux
formes sont abondamment répandues dans l’île d’Anjouan:
c'est à la seconde qu’appartiennent les sujets recueillis, à
Mayotte, par M. Marie. Cest aussi à la même que se rap-
porte l'article sur l'E. quadridentata publié, en 1877,
dans le tome XXV du Journal de Conchyliologie.
— 9250 —
24. ENNEA LUBRICA, sp. n. (PI. 1x, fig. 9).
T. parum rimata, subcylindracea, nitida, hyalina,
lœvis, cereo-albida, apice obtusa, sensim conoidea. Anfract.
7 1/2 vix convexiusculi, ultimo basi attenuato, compresso,
subgibboso. Apertura verticalis, subtrigona, ringens, den-
tibus 4 validis armata ; À pliciformi, arcuato, exætrorsum
prominente, ad angulum parietis; 2 ad columellam, su-
pero prominulo, altero latiore, obtuso; quarto horizontali
in medio marginis liberi. Perist. callosum, crassum, mar-
ginibus brevissime reflexis, dextro sinuoso, scrobiculato.—
Longit. 9; diam. k mul.
Le caractère spécifique de cette Ennea réside dans l’ou-
verture, car le reste de la coquille n'offre rien de parti-
culier. Cette cavité, élargie en haut et rétrécie à la base,
est à peu près trigone. Les bords en sont calleux et très
brièvement réfléchis. On remarque, à l’angle de la paroi,
un pli vertical, saillant, qui pénètre dans l'intérieur, en
décrivant un are de cercle, et remonte en dehors, au-dessus
de l'insertion du bord droit. La columelle porte, à son
tour, deux denticules rapprochées mais distinctes ; la su-
périeure est pointue et saillante; l’inférieure, qui touche
au bord basal, est épaisse et obtuse. Enfin, le bord externe
est également muni, en son milieu, d’une quatrième denti-
cuie, comprimée dans le sens horizontal, et correspondant,
au dehors, à une dépression large et superficielle. Le der-
nier tour de spire est légèrement aplati, du côté de l’ou-
verture.
25. ENNEA FiscuERIANA, Morelet.
Cette curieuse espèce, une des plus plus petites du
genre, a été décrite, dans le Journal de Conchyliologie de
l'année 4877 (p. 540), sous le nom erroné de Pupa minus-
cula, et représentée (PI. xx, fig. 5), sous celui de Pupa
Fischeriana. J'ai été à même de pouvoir constater, sur
les spécimens de l'Ile Mayotte, un peu plus grands que
ceux d’Anjouan, que les callosités de l’ouverture sont va-
riables chez cette espèce. Ainsi, la denticule columellaire
est parfois très accentuée, le pli pariétal peut être accom-
pagné d’une très petite denticule plus profonde; enfin,
chez les sujets parfaitement adultes, on voit apparaître
une cinquième petite dent, dans la gorge de la coquille.
Ces différentes callosités, jointes à l’épaississement du pé-
ristome, rétrécissent notablement l’ouverture.
26. ENNEA VERMIS, 5D. n.
T. minuscula, rimata, cylindracea, apice rotundata, te-
nuis, diaphana, nitida, alba, omnino lœvis. Anfract.7 pla-
nulati, sulura impressa juncli. Aperiura irregulariter
trigona, dentibus 5.coarctala; primo aculo, in pariete;
secundo obtuso, ad columellam; tertio obverso, in margine
dexiro; denticulis demum geminis in margine basali. Pe-
ristoma obtusum, vix expansiusculum, margine columel-
lari arcuato, altero medio angulatim dilatato.— Longit. 3;
diam. À 4/2 mull.
J'ai le regret de ne pouvoir donner la figure de cette
espèce, dont l’exemplaire unique a été perdu. On le recon-
naîtra facilement à sa taille exiguë, à sa forme presque
exactement cylindrique et à la disposition des denticules
qui accidentent son ouverture.
27. PupA MINUTALIS, sp. n. (PI. x, fig. 5).
T. minuta, sat profunde rimata, ovato-subcylindracea,
2
19
=
eee
corneo-fulva, nitidiuscula, lœvis, apice obtuse conoideu.
Anfract. 514112 conveæiusculi; apertura regulariter ovalis,
sexplicala : plica angularis À lamelliformis ; parietalis 1,
transversa; columellaris À prominula; 3 punctiformes,
in margine libero perislomatis subæquidistantes. Perist.
simplez,expansiusculum, marginibus disjunctis.— Longit.
2; diam. 4 mull.
Très petite coquille, lisse et médiocrement brillante,
d'un fauve brunâtre, composée de cinq tours et demi, dont
le dernier est atténué à la base. L'ouverture, régulièrement
ovale, est munie de trois plis et de trois denticules ponc-
tiformes. Le premier pli se montre à l’angle de l’ouver-
ture; le second, à peu près de même valeur, s'élève au
fond de la paroï et suit une direction oblique, par rapport
au premier ; le troisième naît de la columelle; les trois
denticules, visibles à la loupe, sont placées sur le côté libre
du péristome, à des distances à peu près égales l’une de
l’autre. Cette petite espèce, qui rappelle par sa taille ainsi
que par sa forme le P. pygmæa de nos contrées, est bien
distincte du P. monas de l’île d’Anjouan. Il à été trouvé,
dans l’îlot de Dzaoudzi, sur l’écorce d’une sorte d’Acacia.
C’est par inadvertance que son nom a été donné à l’Ennea
Fischeriana dans le tome XXV, p.540, du Journal de Con-
chyliologie (1877).
28. MELAMPUS FASCIATUS, Deshayes.
29. Mecampus CaFFer, Krauss.
50. CvcLosroma Sowergyi, Pfeiffer.
N'offre rien de particulier.
91. CYCLOSTOMA SEMILIRATUM, sp. n. (PI. 1x, 45).
T.umbilicata, globoso-turbinata, solida, griseo-lutescens,
vel fuscula, unicolor, obscure strigata, parum niîtens.
Spira turbinata, apice acutiuscula. Anfract. 5 1/2 convexi,
2 priores lœvigali, sequentes obsolete striuto-costulati, liris
spiralibus plus minusve prominulis usque ad peripheriam
clathrati ; ultimo subtus sublævigato, circa umbilicum mé-
diocrem, pervium spiraliler lirato. Apertura obliqua, fere
circularis; peristoma crassiusculum, expansum, album,
marginibus refleæis, superne angulalim junctis. — Diam.
maj. 13-15; minor 10-13; altit. 12-14 maill.
Specimina plurima emortua ad ripas lacus Pamanzi
lecta.
Ce Cyclotome a été recueilli sur les bords du lac qui
baigne l’ilot de Pamanzi. Les sujets morts étaient abon-
dants, mais il n’a pas été possible d’en rencontrer de vi-
vants. Ceux que j'ai sous les yeux ont subi l’influence des
agents atmosphériques qui ont effacé en grande partie
leur couleur; mais la sculpture, qui est intacte, fournit
des caractères spécifiques suffisants.
À partir des tours embryonaires qui sont lisses et cornés,
la coquille est inégalement couverte de stries obsolètes
qui disparaissent sur la face inférieure. Ces stries sont croi-
sées par de petites côtes décurrentes, plus ou moins sail-
lantes, qui s'arrêtent à la circonférence du dernier tour.
La surface, alors, devient lisse jusqu’au pourtour de l’om-
bilic où la costulation spirale reparaît en s’enfonçant dans
cette cavité. Celle-ci est étroite, perspective et arrondie
sur les bords. Le. péristome est épais, étalé, continu et
brièvement réfléchi. Les spécimens, dans le meilleur état
de conservation, sont d'un brun clair, tirant un peu sur
— 254 —
le jaunâtre, sans éclat. Ce Cyclostome est à peu près
de la forme et de la taille du C. Creplini, de Zanzibar.
32. CYCLOSTOMA MONILIATUM, sp. n. (PI. x, fig. 7).
T. anguste umbilicata, globoso-conica, tenuis, corneo-
rubella, vix nitens, spiraliler costulata et in interstiliis
dense striolata; spira conicu, prominula. Anfract. 5 con-
vezxi, 2 priores lœves et rubelli, ultimo rotundato, costulis
spiralibus subæqualibus 6-7, rufo interruptim annulatis,
et liris nonnullis sublilioribus distincto. Umbilicus an-
gustus, non pervius, periomphalo concentrice sulcato.
Apertura paululum obliqua, ovaio-rotundata, marginibus
simplicibus, viæ expansiusculis, angulatim junctis.
Var. & lulescens, costulis albo et castaneo annulatis.
Diam. maj. 6; altit. 8 mill.
Ce petit Cyclostome, qui emprunte une certaine élé-
gance aux côtes fines et annelées dont il est orné, peut être
confondu facilement avec d’autres espèces vivant dans des
parages voisins, telles que le C. castaneum, le C. fusculum
et ie C. Hildebrandti de l’île d’Anjouan.
On le distinguera des deux premiers par sa coloration
qui est très différente et par ses tours de spire franche-
ment arrondis ; du dernier, par la costulation de la face
inférieure, qui manque chez le C. Hildebrandti; de tous
les trois, enfin, par la jonction des bords de l’ouverture
qui forment un péristome continu.
35. CYCLOPHORUS RARIPILUS, 5p. n. (PI. x, fig. 9).
T. umbilicata, trochiformis, tenuis, corneo-fulva, ro-
saceo irregulariter strigata, sub lente striolata, parum
nitens. Spira prominula, apice minuta. Anfract. 51/2 valde
— 255 —
convexi, 3 priores lœves, sequentes undique lirulis spira-
libus breviter piliferis cingulali, ullimo magis dilutato,
compresso; umbilicus crateriformis, pervius; apertura
leviter obliqua, circularis, marginibus simplicibus, rectis,
in adultis conniventibus. — Operculum?— Diam maj. 4;
altit. 5 mul,
Petite coquille conique, d’an fauve corné qui paraît
uniforme au premier aspect, mais qui est strié d’un brun
verdâtre ou rosacé peu apparent. La spire, déliée au som-
met, se compose de tours très convexes. Le dernier est
déprimé et percé d’un ombilic assez large, exactement co-
nique, qui aboutit au sommet. L'ouverture est circulaire,
à bords simples et tranchants. Les stries d’accroissement
ne sont guère visibles qu'à la loupe; mais on distingue
très bien sur toute la surface, à partir du troisième tour,
une costulation spirale qui s’atténue sur la face inférieure
et pénètre dans la cavité ombilicale. Le caractère le plus
remarquable de l’espèce réside dans les poils courts, visi-
bles à l'œil nu, qui hérissent plus ou moins la costulation
Jécurrente.
54. CYCLOPHORUS MICROSCOPICUS, sp. n. (PI. x,
fig. 11).
T. minuta, umbilicata, orbiculato-depressa, pallide cornea,
nitida, lœvis. Spira convexiuscula, apice minute pro-
minula. Anfract. k converti, ultimo dilatato, depresse rotun-
dato. Umbilicus latus, perspectivus ; apertura paulum obli-
qua, circularis; peristoma duplex, marginibus expansius-
culis, continuis, undique breviter reflexis. — Operculum tes-
taceum, arctispirum, extus concaviusculum, nucleo subcen-
trali. — Diam. 2; altit. À mil.
Cette petite coquille, déprimée, orbicnlaire, avec un
— 256 —
sommet légèrement saillant, est de la taille, et, à peu près,
de la forme de notre Helix pulchella. Le test, fauve, corné,
transparent, est gravé de stries capillaires confuses, exces-
sivement ténues, que l’on ne distingue guère qu’à l’aide
d’un assez fort grossissement. L’ombilic est large et per-
spectif; le péristome est double et continu, le bord interne
étant faiblement dilaté et le bord extérieur plus largement
étalé. Cette particularité, que l’on peut observer chez plu-
sieurs autres espèces du mème groupe, telles que les Cyci.
Menkeanus, volvulus, stenostoma, ete., n’en est pas moins
remarquable chez une aussi petite coquille.
39. CYCLOPHORUS GRANUM, 5p. n. (PI. x, fig. 40).
T. parvula, umbilicata, turbinata, corneo-fuscula, cos -
tulis capillaribus incrementi aliisque spiralibus decussata.
Spira breviter conoidea, apice acutiuscula. Anfract. k 1/4 con
vexi, ultimo depresse rotundato, magis dilatato. Umbilicus
mediocris, pervius. Apertura vix obliqua, cireularis, margi-
nibus continuis, obtusiusculis, rectis. — Operc. testaceun.
arctispirum, extus leviter concavum, nucleo centrali. de
Diam. 2 1/3 ; altit. 2 mill.
Celte espèce, presque aussi petite que la précédente, se
distingue par une spire turbinée, dont les tours sont beau-
coup plus convexes. Son ombilic est aussi plus étroit, et sa
consistance, plus solide. D’uu brun terne et corné, elle est
finementtreillissée parune double costulation,l’unespirale,
plus déliée, l’autre correspondant aux périodes de l’ac-
croissement. L'ouverture est circulaire, avec un péristome
droit et continu.
56. Cyccoropsis puBIA, sp. n. (PI. x, fig. 6).
T. parvula, angusle perforata, pyramidata, sordide fusca,
— 257 —
saturatius viltata, spiraliter exilissime striata. Spira conoi-
dea, apice acuta. Anfract. 5 valde convexi, ultimo depres-
siusculo, terete. Apertura vix obliqua, rotundata, margini-
bus continuis, rectis. — Operculum corneum, tenue, arcti-
spirum , subduplex, extus concaviusculum, marginibus an-
fractuum lamellosis, nucleo centrali. — Diam. 2; altit.
3 mul.
Je crois devoir classer cette petite espèce de Cyclosto-
macé dans le groupe des Cyclotopsis, en attendant qu’un
plus grand nombre de spécimens permette d'en étudier
avec plus de sûreté l’opercule. C’est une coquille pyrami
dale, qui s’écarte, par l'élévation de sa spire, de la forme
ordinaire des espèces du genre. Cependant, outant qu'il
wa été permis d’en juger, son opercule, composé d’un
grand nombre de tours étroits et concentriques, est double,
la partie interne paraissant être membraneuse et la face
externe cornée. Les tours, en approchant de la circonfé-
rence, sont légèrement feuilletés sur le bord. Le test, de
couleur sombre, sans éclat, est marqué de quelques lignes
obliques plus foncées et couvert entièrement de stries
spirales d’une grande finesse. On pourrait facilement
prendre cette coquille pour un Cyathopoma, d'autant
mieux que ce genre Indien s’est propagé jusqu'aux Sey-
chelles; mais l’opercule est absolument différent.
Genre CYCLOSURUS (1).
T. umbilicata, corniculata; spira ad anfractus 3 embryo-
nales reducta, deinde in tubulum elongatum, liberum, sensim
dilatatum arcuatim producta. Apertura circularis. Opercu-
lum terminale, utrinque multispiratum, intus profunde con
(4) Cycloceras eût mieux valu; mais la désinence tirée du mo
Xépas est réservée à la Paléontologie.
17
cavum, extus lamellosum, planum, nucleo concentrico, pau-
lulum immerso.
57. Cyccosurus MaRiEt, sp. n. (PI. x, fig. 8).
T. corn'eulata, tenuis, longitudinaliter costulata, costulis
nonnullis eminentioribus, el strigis densis, exilibus, partim
decussata, epidermide salurate castanea, absque nitore, in-
duta. Spira planulata, apice viæ prominula; anfract.
3 1/2 leviter convexi, perspective umbilieatr, deinde in tubu-
Lum arcuatum, sensim dilatatum protracti. Aperlura cireu-
laris, marginibus subincrassalis, rectis. — Opereulum mul-
tispiratum, intus nilide fuloum, extus nigricans. — Longit.
testæ 14; diam. anfractuum 2 1/2; diam. aperturæ k mul.
Cette coquille, en s’écartant des règles ordinaires qui pré-
sident à l'enroulement de la spire, présente un cas absolu-
ment nouveau dans l'histoire de la Conchyliologie terrestre.
La forme qu'elle revêt est tellement insolite qu’on la pren-
drait, au premier aspect, pour le fourreau de quelque Né-
vroptère. Cependant, on reconnait, à l'examen, qu’elle
débute par trois tours de spire très petits, enroulés dans
un même plan et percés d’un ombilie, constituantune sorte
de nucléus primordial. Le reste de la coquille se développe
ensuite librement, dans un plan perpendiculaire à celui
de l’enroulement apical, sous la forme d’un tube arqué
dont le diamètre s'accroît progressivement.
Dans la famille si variée des Cyclostomacés, le genre
Rhiostoma, démembré des Pterocyclos, nous montre un
commencement de solution du dernier tour de spire, fort
accentué chez certaines espèces, et notamment chez les
R. Haughtoni, Hainesi, Housei, et peut-être serait-on
tenté de considérer le cas du Cyclosurus comme un déve-
loppement exagéré du même caractère. Mais le seul aspect
— 239 —
de la coquille dont les tours se réduisent à un simple nu-
cléus, tandis que la portion libre la constitue presque en
entier, l’absence de tube accessoire, la nature même du
test, brunâtre, terne, sillonné comme certaines espèces
de Dentales, les caractères, enfin. tirés de l'opercule, s’op-
posent formellement à ce rapprochement, Cette dernière
pièce s’emboîite dans l'ouverture, et comme sa face exté-
rieure déborde légérement, elle est toujours terminale.
Du côté opposé, elle est concave, comme chez les Rhios
toma, formée de tours nombreux, très élroits, aussi appa-
rents au dedans qu’en dehors.
Pour trouver une forme analogue à celle du Cyclosurus,
il faut remonter aux époqnes géologiques anciennes. Ainsi,
les Lituites, petites coquilles caractéristiques du terrain si-
lurien, c’est-à-dire contemporaines des premières faunes
qui ont peuplé le globe, et les Spirolines que l'on ren-
contre dans les couches inférieures du terrain terliaire,
sont d’abord contournées en spirale et se continuent en
ligne droite. Mais ces coquilles étaient cloisonnées et elles
appartenaient à des animaux marins dont l'organisation
était bien différente de celle des Gastéropodes. Il n’y a
donc ici qu'une simple analogie dans l’aspect extérieur
des coquilles,
Cette singulière espèce de Cyclostomacé, dont j'ai trois
spécimens sous les yeux, a été découverte par M. Marie
sur la montagne de M’sapéré, au lieu dit Mijembini,
dans l'ile Mayotte.
38. TRUNCATELLA GUEBINI, Villa.
39. TRUNCATELLA TEBES, Pfeiffer.
40. TRUNCATELLA oBscur4, sp. n. (PI. X, fig. 12).
T. subrimata, cylindracea, sursum leviter attenuata, soli-
— 240 —
dula, nitida, corneo-fusca ; anfract. superst. k 1/2 converius-
culi, sublævigati, infra suturam denticulatam et pallide
marginatam breviter plicati; apertura verticalis, ovalis ;
peristoma continuum, oblusiusculum, margine externo vix
expansiusculo. — Longit. 5; diam. 2 mull.
Coquille cylindracée, un peu atténuée dans la direction
du sommet, solide, d'un brun corné, luisante, formée de
quatre tours et demi légèrement convexes. La surface est
presque lisse, excepté contre la suture, où l’on remarque
des plis réguliers et très courts qui y produisent une élé-
gante denticulation. Cette coquille est voisine de la pré-
cédente ; elle en diffère par la coloration, par la convexité
plus prononcée des tours de spire, el par une denticu-
lation suturale moins fine et moins régulièrement per-
sistante. L'animal est d'un noir bleuâtre, particularité qui
n’est pas ordinaire chez les espèces du genre.
Hab. Iôt de Dzaoudzi.
41. ASSIMINEA PARVULA, Morelet.
Cette coquille, déjà recueillie à l’île d’Anjouan, par
M. Bewsher, a été décrite et figurée dans le Journal de
Conchyliologie (vol. XXV, p. 545, pl. xn, fig. 6, 1877).
A. M.
EXPLICATION DES PLANCHES.
PLANCHE IX.
4. Helix Comorensis, Morelet.
9, — ceromatica, Morelet,
5. Stenogyra avenacea, Morelet.
4. Bulimus inconspicuus, Morelet.
5. — badiolus, Morelet.
6. — exiguus, Morelet.
Description d'espèces terrestres inédites
— 241 —
. Bulimus Comorensis, Morelet.
. Ennea pusilla, Morelet.
— Jubrica, Morelet.
— Crosseana, Morelet.
— Mariei, Morelet.
— Martensiana, Morelet.
— auriculata, Morelet.
— incisa, Morelet.
. Cyclostoma semiliratum, Morelet.
PLANCHE X.
. Ennea callosa, Morelet.
— _trigona, Morelet.
— _ cryptophora, Morelet.
. Stenogyra pusilla, Morelet.
. Pupa minutalis, Morelet.
. Cyclotopsis dubia, Morelet,
. Cyclostoma moniliatum, Morelet.
Cyclosurus Mariei, Morelet.
. Cyclophorus pilosus, Morelet.
— granum, Morelet.
— microscopicus, Morelet.
. Truncatella obscura, Morelet.
*
provenant de là Nouveile-Calétonie,
Par E. MARIE.
. HELix SEBERTI.
Testa lalissime umbilicata, discoidea, planorbiformis, su-
— 242 —
perne concava, inferne planulato-concava, tenuiuscula, niti-
dula, striis longitudinalibus flexuosis, obliquis, elegantis-
sime impressa, cornea, maculis rufis variegata; spira perde-
pressa, concava, medio profunde immersa, infundibuliformis ;
anfr. 8, angustissimi, planati, immersi, embryonales 3 læves,
albido-cornei, sequentes sutura impressa, marginata discreti ;
ultimus breviter descendens, cæteros involvens, utrinque va-
lide carinatus et rufo subregulariter maculatus, planus,
rubro obscure marmoratus el variegatus; apertura obliqua,
inferne subhorizontalis, auriformis, angusta; peristoma re-
flexum, continuum, flexuosum, albo-roseum ; margimbus la-
mella prominula, reflexa, albo-rosea junctis; basali latius-
culo, fortiter reflexo, externo atlenuato, medio incurvato,
subangulato, et usque ad insertionem aperturam coarctante.
— Diam. maj. 6 1/3 mill.; min. 5 1/2; alt. 1 4/5. (Coll.
E. Marie, R. C. Rossiter.)
Hab. Kanala, Novæ Caledoniæ. (R. C. Rossiter.)
Coquille très largement mais peu profondément ombi-
liquée, discoide, planorbiforme, concave supérieurement,
plono-concave inférieurement, assez mince, à Lest sub-
diaphane et légèrement brillant, à stries longitudinales,
flexueuses, obliques, très élégantes et assez régulières ;
ornée, sur un fond corné, de taches d’un brun rougeâtre,
nombreuses, assez grandes et assez régulièrement es-
pacées. La spire est excessivement déprimée, concave, in-
fundibuliforme. Huit tours de spire, très étroits, plans et
visibles seulement en dessus et en dessous, par suite de
l’enroulement du dernier tour. Les tours embryonnaires,
au nombre de trois, sont lisses et d’un blanc corné; les
suivants, séparés entre eux par une suture bien marquée
et surmontée, tant en dessus de la coquille qu’en dessous,
d’un bourrelet granuleux; le dernier, brusquement des-
— 245 —
cendant à son extrémité et enveloppant les autres, est
très fortement caréné inférieurement et supérieurement
par le bourrelet, qui se continue jusqu'aux tours em-
bryonnaires où il s'arrête brusquement ; il est plan, assez
régulièremênt laché de rouge sur le dos, ces taches pas-
sant au brun sur les carènes. L'ouverture est très oblique
et presque horizontale, auriforme. Le péristome est très
fortement réfléchi, flexueux et blanc-rosé ; ses bords sont
réunis par une lamelle saillante et relevée, également ré-
fléchie; le bord columellaire et le bord basal sont réfléchis
et libres ; le bord externe, d’abord large à sa partie infé-
rieure, s’alténue ensuite, se recourbe fortement vers sa
partie médiane, où il devient subanguleux et continue à
rétrécir l'ouverture jusqu’au point d'insertion.
Cette espèce diffère de l’Helix Mariei, Crosse, en ce
qu'elle est plus régulièrement discoïde; en ce qu’elle est
à peine concave inférieurement; en ce qu’elle possède
huit tours de spire presque complètement plans, bordés
par un fort bourrelet ; que son ouverture est horizontale,
à l’exception de la partie rétrécie; que son péristome est
continu, fortement réfléchi et n’adhère dans aucune de
ses parties. Eufin, elle en différe, au premier abord, par sa
taille, qui a près de 2 millimètres de plus que l'H. Mariei,
et par sa hauteur qui, dans les deux exemplaires que j'ai
eus sous les yeux, n’atteint pas 2 millimètres, alors que,
dans l’autre espèce, elle excède toujours 2 millimètres.
J'ai, d'ailleurs, dans ma description, souligné les dif-
férences essentielles qui existent entre l'H, Seberti et
l’'H. Mariei.
Dédiée à M. Sebert, lieutenant-colonel d'artillerie de ma-
rine, auteur d'un remarquable travail sur les bois de la
Nouvelle-Calédonie.
— 94% —
9. Herix CALEDONICA, Crosse.
Var. + intermedia, pallide luteo-fusca, flammulis obli-
quis castaneo-fuscis. — Diam. maj. 9 2/3, minor 8 1/2, alt.
61/3 mill.
Var. S'unicolor, pallide luteo-fusca.— Diam. maj. 9 1/2,
minor 8, alt. 6 1/3 mill. (R. C. Rossiter.)
Hab. Kanala, Novæ Caledoniæ (Coll. R. C. Rossiter, E.
Marie.) “ie
Unionidæ nouveaux ou peu COnnus,
Par H. DrouUÊrT.
(4° article.)
54. Unio Gawuproni, Drouët.
C. oblongo-elongata, convexa, solida, ad oras dense
striato-lamellosa, cæœterum subtilissime striatula, nilida,
luteola, supra conveæula, infra medio subsinuata, antice
rotundato-compressula, postice in rostrum æquilatum, vix
altenuatum producta; nales prominulæ, undulato-tuber-
culosæ (plerumque erosæ); dentes duo compressi : inferior
erectus, trigonulis, superior humilis, elongatus ; lamella
validula, cultellala; magarita albida, luteo vel salmoneo
tincla, vix nitidula, sub lente subtilissime granulosa. —
Long. 75-85; alt. 35-40; diam. 22-25 mall.
Hab. Les lacs et les ruisseaux de la forêt de Bellegrade,
près Constantinople (Gaudion). Abondant. — Espèce par-
aitement caractérisée par sa forme générale, ses stries
— 245 —
très fines, la coloration de l’épiderme et sa dent cardinale
triangulaire-aiguë, Sur les sujets dont les sommets sont
corrodés, si l’on examine attentivement la surface externe
de la nacre, on reconnait aisément, chez les adultes, les
fines granulations qui donnent à la structure de cette
nacre un aspect particulier. Vit en compagnie de l'U. lon-
girostris, Ziegler.
55. Unio succineus, Drouët.
C. ovali-oblonga, compressula, tenuis, pallide luteola
vel succinea, nitidosa, subceromatica, supra convexo-
arcuuta, infra rectiuscula, antice brevis, postice declivis,
in rostrum attenuato-truncatum producta ; nates vix tu-
midulæ, undato-plicatæ; ligamentum breve, prominulum ;
dens minor, humilis, denticulatus; lamella tenuis, cul-
tellata ; margarita albo-cærulea, viæ nitidula. — Long.
45-50 ; alt. 23; diam, 14-15 maill.
Hab. La ZLermagna, près de Mascovitz : Dalmatie (Kle-
ciak ; Kutschig in coll. Küster).— Diffère de l'U. ceratinus
par sa taille moins grande, sa forme lancéolée, la brusque
inclinaison du bord postéro-dorsal, et la forme atténuée-
tronquée du rostre qui est pen allongé. Examiné à la
loupe, l’épiderme, qui est jaune et luisant, est marqué de
petites stries très courtes, disposées en rayons.
56. Unio CrRoaTicus, Drouët.
C.oblongo-elongata,conveæa, crassula, subtiliter striato-
squamosula, sulcata, nitidula, olivacea, fusco-annulata,
supra convexo-arcuata, infra rectiuscula, antice rotundo-
angulosa, postice in rostrum elongatum, subdecurvatum
producla; nates lumido-prominulæ, plicalo-tuberculosæ ;
— 246 —
areola subdilatata; ligamentum tenue, elongatum ; area
elongalissima, vix impressa ; dentes duo : inferior cras-
sus, ereclus, truncatus, strialo-rugosulus, superior hu-
milis, viæ exsertus; lamella prælonga, valida, rugosius-
cula; impressiones anticæ profundæ ; margarita pallide
carneolu, zonulata, nitida; callus marginalis crassus,
convexzus. — Long. 80 ; alt. 38; diam. 23 muill.
Hab. La Korana, affluent de ia Kupa, près de Dres-
chik : Croatie autrichienne (Muséum de Vienne). — Chez
celle espèce, qui constitue un type accentué, la crête dor-
sale est très allongée, curviligne. L'angle antéro-dorsal
est bien accusé ; les sommets sont très antérieurs. La dent
cardinale ne peut être comparée qu’à celle de PU. crassus.
37. UNIO BRACHYRHYNCHUS, Drouët.
C. ovalis, breviter subreniformis, convexa, tenuis,
subtiliter striata, sulcatula, nitidula, fulva vel oliva-
cea, sæpe fusco-zonata, supru convexo-arcuata, demum
declivi-flexœuosa (sæpe late erosa), infra subsinuata, an-
lice brevis, subatienuata, postice in rostrum breve, ro-
Lundalum producta; nales prominuiæ, plicalo-undulatæ
(sæpius erosæ); ligamentum breve, prominulum; crista
dorsalis distincia, subelevata; dens subcompressus, hu-
milis, subtriangularis; lamella brevis, curvilinearis,
denti appendiculo juncta; impressiones anticæ zonulatæ;
margarita pallide cœærulea vel carnea, sœpe lividula. —
Long. k2-50; alt. 25-30; diam. 15-18 malt.
Hab. Le Mincio (Paulucci); le lac de Garde, à Ser-
mione, à Desenzano (Adami; Tommasi). Abondant. —
Espèce nettement caractérisée par son rostre court, oblus,
arrondi, qui se retrouve constamment sous le même as-
— 247 —
pect. La crête dorsale étant mieux indiquée qu’elle ne
l’est en général chez les Unio, il s’en suit que le bord pos-
téro-dorsal, pour rejoindre l'extrémité du rostre, est brus-
quement infléchi et légèrement flexueux. Les valves sont
uniformément convexes, d’une extrémité à l’autre : sou-
vent une faible dépression oblique part du centre pour
s'appuyer sur la sinuosité du bord inférieur. A l’état
jeune, le test est olivâtre pâle avec quatre ou cinq zonules
d’un gris-brunâtre : c’est seulement alors que l'on voit
les plis ondulés des sommets, qui disparaissent rapide-
ment sous l’action de l'érosion, très développée chez les
adultes. Quelques malacologistes italiens nous ont adressé
cette espèce sous le nom d'U. Gurkensis, attribué par Lie-
gler à un type différent.
98. Unio NEocoMENsis, Drouët.
C. ellipsoidea, antice convexo-ventrosa, crassa, dense
striata, vix nitidula, pallide fulva, supra subconvexula
vel rectiuscula, infra rectiuscula, antice brevissima, attenua-
ta, postice in rostrum prælongum, spatuliforme, rotundato-
compressum producta; nates tumidæ, prominulæ, plicato-
undulatæ, extremitati anteriori perquam approximate ; areo-
la subdilatata ; ligamentum elongatum, fuloum vel luteum ;
area stricta, prælonga (sæpius erosa, ; dens crassus, trunca-
tus, cristato-denticulatus ; lamella prælonga ; callus marqi-
nalis convezus, albus ; margarita albido-carnea, postice lϾte
iridescens. — Long. 55-60 ; alt. 26-30 ; diam. 17-23 mul.
Hab. Le lac de Neuchâtel, à Estavayer, à Saint-Blaise,
entre les galets; assez abondant (Godet). — Espèce ca-
ractérisée notamment par son profil spatuliforme, la po-
sition trés en avant des sommets, sa forme ventrue à la
partie antérieure, et sa dent cardinale assez épaisse. Sa
— 248 —
coloration d’un fauve-jaunâtre, décroissant d'intensité
d'avant en arrière, est remarquable. Les résultats de l’é-
rosion, plus ou moins avancés, donnent à la région pos-
téro-dorsale un aspect marbré ou tacheté assez singulier.
59. Unio PruInosus, Schmidt, Bull. Soc. nat. de
Moscou, ann. 1840, p. 445, t. IX, fig. 3.
C. ovalis, compressula, tenuis, subtiliter striata, nitidula,
viridi-flava vel pallide castanea, supra convexo-arcuata,
infra rectiuscula, antice subattenuata, postice brevis, sub
angulo postero-dorsali dilatata, subrotundata ; nates plica-
to-angulosæ ; ligamentum breve, tenue, fulvum : dentes duo;
inferior obliquus, subcrassulus, cristato-denticulatus, lamel-
læ appendiculo junctis, Superior minimus, humilis ; lamella
brevis, subarcuata; truncatura fere mediana ; margarita pal-
lide cærulea vel carneola, subnitida. — Long. 40-50; alé.
23-25; diam. 13-14 mul.
Hab. Un ruisseau qui sort du lac Veldeser et se jette
dans la Save (Schmidt); l’Albane, à Belleneuve : Côte-
d'Or (Chevreul); la Seine, à Troyes; Pontcharra : Isère
(Coll. Repellin). — Le Muséum de Vienne et la collection
Küster possèdent des types authentiques, venant de
Schmidt, que nous avons étudiés. Tous les spécimens
sont revêtus, sur la partie postéro dorsale, d'un fort en-
croûtement formé par des concrétions arénacées. Espèce
élégante et de petite taille, caractérisée par son test com-
primé, un peu dilaté sous l'angle postéro-dorsal, son
rostre très court, la position médiane de la troncature :
les plis des sommets, bien accusés, forment un angle aigu
très accentué. La description détaillée de Schmidt, les
figures insérées au Bulletin de la Société impériale des
naturalistes de Moscou (année 1840) et l'examen des types
— 249 —
originaux ne nous laissent aucun doute sur la validité de
cette espèce, qui ne peut être rattachée à l’U. Batavus, et
qui se retrouvera sur plusieurs points de l’Europe cen-
trale : nous estimons qu'il y a lieu de la conserver.
40. ANODONTA BYzANTINA, Drouët.
C. oblongo-elongata, convexo-ventrosa, tenuis, olivacea,
viridi-radiata, ad oras lamelloso-squamosa, cæterum subtili-
ter striatula, fere lœvis, nitidula ; supra infraque rectiuscu-
la, anlice rotundata, postice in rostrum resimum, longiuscu-
lum, truncatum producta; nates prominuiæ, obsolete plica-
tulæ (plerumque erosæ) ; ligamentum detectum, postice gib-
bosulum ; area elongata, concava; crista humilis, ante
anqulum postero-dorsalem bisinuata ; lamellula rectiuscula,
Simplicissima ; impressiones antice superficiales, postice vix
distincte; margarita albo-cærulea, pulchre irina, sub lente
subtilissime granulosa, nitida. — Long. 85-90; alt. 40-42 ;
diam. 21-30 mal.
Hab. Les eaux douces d'Europe, à Constantinople (Gau-
dion). — Le rostre est assez long, un peu atténué, sensi-
blement relevé, tronqué, comprimé subitement à sa ter-
minaison. La crête dorsale est déprimée, allongée ; le li-
gament présente, en avant de l'angle postéro-dorsal, deux
dépressions entre lesquelles existe une petite gibbosité,
ce qui donne à cette partie de la crête un aspect bisinué
et ondulé caractéristique. Sous les crochets, quatre im-
pressions supplémentaires, lacrymiformes. Nacre brillante
et agréablement irisée : examinée à la loupe, on y dé-
couvre, même dans le jeune âge, de très fines granula-
tions très caractéristiques. La figure 4° de la planche x1
de la monographie de Küster, si elle était plus allongée,
rendrait assez bien la forme générale de cette espèce.
— 9250 —
k1. AnoponrTA Gaupioni, Drouet.
C. ovalis, convexo-subcompressula; tenuis, olivaceo-rubigi-
nosa, antice sulcata, postice dense striato-squamosa, cϾte-
rum lœviuscula vel dense striata, subnitidula, supra arcuata,
infra convexa, postice attenuato-obtusa, medio dilatata ; an-
gulus antero-dorsalis distinctus ; nates depressæ, undato-
plicatulæ ; ligamentum breve, validulum, convexum, obtec-
tum; chondrus validulus; area obsolete impressa; crista
subelata cum angulo obtuso; lamellula curvilinearis; im-
pressiones exiquæ; margarita lacteo-cærulea, vix nitidula.
— Long. 90; alt. 55-60; diam. 23-30 mill.
Hab. Les eaux douces d'Europe, à Constantinople (Gau-
dion). — Cette espèce a pour caractères distinctifs domi-
nants sa forme ovale, peu allongée, convexe-subcompri-
mée, la coloration rougeûtre de l’épiderme, et l'angle assez
saillant formé par la jonction du bord supérieur avec
le bord antérieur, Le bord supérieur est fortement
arqué. Le rostre, peu allongé, un peu atténué-obtus, a
une direction faiblement ascendante. La crête dorsale
est assez élevée, et cependant l’angle postéro-dorsal
est très oblus et émoussé. Le cartilage (partie membra-
oeuse du ligament) est assez développé. Lamellule assez
saillante, formant un mince bourrelet, curviligne ; valve
gauche présentant un sillon allongé, creusé entre deux
petites lamellules assez visibles. Nacre blanchâtre et
bleuâtre, formant sur le bord antéro-inférieur un callus
marginal bien accusé. Rentre dans le groupe des formes di-
latées à la région médiane et à rostre ascendant, propres
à l’Europe orientale, surtout à la péninsule turco-hellé-
nique et à la région pontique.
— 9251 —
h2. ANODONTA WimMmeri, Drouët.
C. ovalis, conveæa, subcrassula, olivacea, fusco-zonata,
medio parce viridi-radiata, apice rubiginosa, subnilida,
ad oras lamellosa, supra conveæula, vixæ arcuata, infra
convexula, postice in rostrum mediocre, parce truncatum
producta; nales viæ prominulæ vel subdepressæ, apice
plicatulæ ; ligamentum mediocre; area subimpressa, ru-
gosa, fuscula; crista humilis; angulus postero-dorsalis
perobtusus ; lamellula brevis, humilis : impressiones anticæ
sat profundæ; margarila albo-cærulea, nitidissima. —
Long. 105-110; alt. 63; diam. 33 mall.
Hab. Le Danube, près de Smederevo ; le marais
Zelena : Serbie (Dokic). — Dans ie jeune âge, cette co-
quille présente une dilatation assez prononcée à la région
inféro-postérieure, sous l’angle postéro-dorsal. Plns tard
cette disposition disparaît et, à l’état adulte, les valves sont
régulièrement ovalaires, avec un rosire médiocrement
allongé et brièvement tronqué. Les sommets, très peu
saillants, sont rougeûtres et ornés de 1 ! à 12 plis ondulés.
La crête dorsale est peu élevée et ne donne qu’un angle
tres obtus. La lamellule mesure à peine 55 millimètres.
Impressions musculaires antérieures bien visibles, les pos-
térieures à peine distinctes ; 5 à # impressions supplé-
mentaires sous les crochets. Nacre assez épaisse et blan-
châtre antérieurement, mince et bleuâtre à la région pos-
térieure, lisse, très brillante.
45. ANoDonTA Doxicr, Drouët.
C. late ovalis, conveæula, ad oras compressa, tenuis,
luteo-virescens, apice pallide rubiginosa, ad oras sulcato-
costata, distincle annulata, cœterum lœævis, nitidissima,
— 252 —
supra rectiuscula, infra conveæa, submedio dilatata, an-
tice late rotundata, postice in rostrum breve, parce trun-
calum, compressum producta; nates depressæ, apice vix
plicatulæ, crista subhumilis ; angulus postero-dorsalrs ob-
tusus ; lamellula exsertula, rectiuseula, postice ante trun-
caturam evanescens ; lruncatura parvula ; 1mpressiones
superficiales ; margarita pallide cærulea seu versicolor,
nitidissima, ad oras pulchre iridescens. — Long. 105; alt.
62; diam. 28 mull.
Hab. Le marais de Grabovac (Grabovackabara : nord de
Ja Serbie : Pancic). — Espèce caractérisée par sa forme
peu allongée, faiblement convexe, très comprimée sur les
bords. Le bord inférieur est convexe, faiblement sinueux :
a plus grande convexité est antéro-médiane. L’épiderme
est d’un jaunâtre gris et verdâtre, très luisant. Le test est
profondément labouré à la partie antérieure et inférieure
par des sillons assez larges et séparés les uns des autres
par de gros plis. La crête dorsale est peu élevée (45 mill.):
elle forme un large triangle dont le sommet donne un
angle obtus très ouvert. Les sommets sont déprimés. La
charnière se compose : antérieurement, d'un mince bour-
relet linéaire faiblement curviligne; postérieurement,
d’une lamellule droite, un peu saillante, promptement
déprimée à son extrémité. Troncature très petite. Im-
pressions musculaires très superficielles. Nacre plissée,
très brillante, bleuâtre pâle, violacée sur les bords, irisée.
k4. ANODONTA NYMPHIGENA, Drouët.
C. ovali-cristata, compressiuscula, subtenuis, castanea,
ad oras squamosa, cœterum striato-rugosula, subobscura,
supra perarcuala, cristata, infra convexula, antice brevis,
compressa, poslice attenuato-lruncalula compressa; nates
12495
depressæ, plicatulæ ; ligamentum mediocre, oblectum ;
crista exallata cum angulo subrecto; lamellula oblique
ascendens, demum curvilinearis, antice flexuoso adhæ-
rens; truncalura conspicua; 1mpressiones superficiales,
posticæ viæ conspicuæ; margarita cœærulea, nitidula, su-
pra æneo-lividula, polychroa. — Long. 85; alt. sub ang.
dors. 60 ; diam. 23 mall.
Hab. L'Ossiacher-see, en Carinthie(Muséum de Vienne).
— Espèce surtout remarquable par le grand développe-
ment de la crête dorsale et le peu d’allongement du rostre.
La crête forme un large triangle, à peu près isocèle, dont
la base mesure environ 65 millimètres, et dont la hauteur
est de 20 millimètres. Les valves sont faiblement convexes,
plutôt subcomprimées, assez minces. L’épiderme est bran
marron, avec teintes rougeâtres sur toute la région supé-
rieure, strié-rugueux, lamelleux sur les bords, obscur. Le
côté antérieur est très court. Le rostre est court, briève-
ment tronqué. Les sommets sont déprimés, rougeâtres,
faiblement plissés-ondulés. Le ligament est assez mince,
presque recouvert. La lamellule à une direction oblique-
ment ascendante : complètement adhérente et légèrement .
sinuée à son extrémité antérieure, elle S’épaissit un peu, à
partir des crochets et forme alors un petit bourrelet qui
se détache de la lame adnée. Sous les crochets il existe
trois petites impressions supplémentaires assez profondes :
nacre bleuâtre, avec des teintes cuivrées ou livides à la
partie supérieure, blanchâtres sur le bord antéro-inférieur.
De toutes les Anodontes d'Europe venues à notre con-
naissance, c'est l'espèce qui à la crête dorsale la plus
élevée.
— 954 —
45. ANODONTA DEALBATA, Drouëêt.
C. ovali-oblonga, planulata vix conveæula, tenuis, fra-
gths, translucida, albida, postice virescens, ad oras squa-
mosula, cæterum lœvis, nitidula, antice brevis, rotundata,
postice in rostrum sat longum, subresimum, truncatulum
producta, supra arcuala, infra vix conveæula; nates de-
pressæ, undato-pluriplicatæ; ligamentum tenue, lineare,
oblectum; crista conspicua, eluta, angulosa, compressa ;
lamellula brevis, humilis, simplicissima ; impressiones vix
conspicuæ; margarila antice lactea, postice pallide cæru-
lea, nitida, iridescens. — Long. 90; alt. sub ang. dors.
50 ; diam. 20 mull.
Hab. Le Faaker-see, en Carinthie (Muséum de Vienne).
— Mince, fragile, translucide, cette espèce a, de plus,
une coloration distincte de celle de ses congénères : l’é-
piderme est blanc sur toute la moitié antérieure, d’un
gris-verdâtre sur l’autre moitié. Les valves sont com-
primées, à peines convexes ; leurs bords sont striés-squa-
meux. Les sommets sont blancs et ornés de plis ondulés
. nombreux (20 environ sur chaque valve). La crête dor-
sale est longue, assez élevée, mince, comprimée; l'angle
postéro-dorsal est accentué. Les arêtes dorsales sont légé-
rement curvilignes. Le ligament est très mince, presque
linéaire, recouvert. Le système cardinal se réduit à ure
lamellule linéaire, à peine saillante, qui se confond
avec la lame adnée, laquelle se termine par une tronca-
ture peu accentuée. C’est une des espèces d'Europe les
mivux caractérisées. H. D.
— 255 —
Note sur la distribution géographique du
Panopæn Aldrovandi,
Par P. FiscHER.
La grande Panopée de la Méditerranée (Panopæa Al-
drovandi) a été longtemps considérée comme propre à
cette mer, où son habitat est même très localisé, puis-
qu’elle ne vit que dans les eaux de la Sicile (1). Toutefois,
E. Damas et P. Gervais ont recueilli de nombreux dé-
bris de cette belle coquille dans les cordons littoraux très
récents du Languedoc, au Grau de Palavas et jusqu’à
Maguelone près Montpellier (2). On peut donc supposer
que son extinction dans le golfe du Lion n’est pas défi-
nitive.
La découverte de la Panopée, à Faro, sur les côtes du
Portugal, a montré que l’area de ce Mollusque était très
étendue, J'ai vu récemment, au Musée de Lisbonne, le
précieux spécimen Portugais, dont l’authenticité n’est
mise en doute par personne.
Il n’en est pas de même de l’exemplaire des côtes d’An-
gleterre, qui aurait été pèché, au moyen du chalut, dans le
voisinage de Falmouth (Cornouailles), et qui fait aujour-
d'hui partie de la collection de M. Gwyu Jeffreys. Le sa-
vaut auteur du British Conchology ne parait pas persuadé
que cette Panopée appartieune réellement à la faune de
la Grande-Bretagne. En attendant que les naturalistes
Anglais élucident ce point intéressant de distribution
géographique, je signalerai une localité nouvelle pour le
Panopæa Aldrovandi, sur le littoral du golfe de Gascogne.
(4) Cf. Crosse, Journ. de Conchyl., vol. If, p. 120, 1851.
(2) Journ. de Conchyl., vol. XXIV, p. 189, 1876.
— 256 —
Mon ami, M. Souverbie, directeur du Musée d'histoire
naturelle de Bordeaux, a reçu de M. E. Lalanne une valve
gauche de Panopée, recueillie en novembre 1880 sur la
plage du département de la Gironde, au sud du poste des
douanes de Huga, et à quelque distance des dunes de La
Canau.
Cette valve mesure 195 millimètres de diamètre anté-
ro-postérieur et 415 millimètres de äiamètre umbono-
marginal. Elle est en très bon état de conservation ; ses
surfaces sont lisses, sans incrustation, non altérées, et ne
happant nullement à la langue, comme les fossiles. L'exa-
ment que j'en ai fait me donne à croire qu’elle provient
indubitablement d’un individu actuel.
On trouve, sur cette partie du littoral de la Gironde, un
mélange extrêmement curieux de Mollusques des mers bo-
réales et de la région lusitauienne. Je citerai notamment :
Fusus antiquus, contrarius, Islandieus, gracilis, Bernicien-
sis, Ranella gigantea, Cassis saburon, Cassidaria tyr-
rhena, Triton cutaceus, corrugatus, Lucina reticulota,
Cyprina Islandica; ainsi que des exemplaires de taille gi-
gantesque des Buccinum undatum, Purpura hæmastoma,
Tapes aureus, Cardium edule, etc.
Ce mélange s'explique très bien par la superposition des
faunes dans le golfe de Gascogne et la différence des
températures suivant les profondeurs. Les espèces boréales
(Fusus gracilis, Berniciensis) y vivent dans une zone plus
profonde que celle où stationnent les espèces lusitaniennes
(Ranella gigantea, Cassidaria tyrrhena) ; mais les Pagures
charrient sur le rivage des coquilles de provenances di-
verses.
Le littoral de la Gironde, étant formé de sable plus ou
moins vaseux, doit convenir aux Panopées. Il est donc
probable que les conchyliologistes de celte région trouve-
— 957 —
ront bientôt de nouveaux spécimens vivants. L'existence
du Panopæa Aldrovandi en Angleterre ne paraît plus
extraordinaire, puisque cette espèce a été trouvée dans deux
localités de l'Atlantique aussi distantes que Faro, en Por-
tugal, et Huga, en France.
PUR
BIBLIOGERAPHIEIE.
Nomenelator Heliceorum viventium QUO COn-
tinentur nomina omnium bujus familiæ generum
et specierum hodie cognitarum disposita ex affi-
nilate natural. Opus postumum æEidoviei
Pfeiffer Dr ed. S. Clessin (|).
Les naturalistes, tout en appréciant à sa juste valeur,
et elle est considérable, la portée du grand ouvrage
du D’ Pfeiffer sur les Hélicéens vivants, regrettaient que
le savant auteur n’eût pas couronné son œuvre par la
publicotion d’une classification méthodique, disposée
selon les affinités naturelles, et comprenant l’ensemble
des espèces de cette grande division des Mollusques.
Le D" Pfeiffer se préoccupait depuis longtemps déjà de ce
projet, dont il nous avait entretenu dans sa correspon-
dance, et pour l'exécution duquel il accumulait, jour
par jour, de précieux matériaux. Lorsque la mort le sur-
prit, il avait déjà achevé le manuscrit de son travail. C’est
cet ouvrage posthume que notre savant confrère,
(1) Cassel, 1878-1881, chez Théod. Fischer, éditeur. Un vo-
lume in-8, publié eu dix livraisons et comprenant 617 pages
d'impression.
— 258 —
M. S. Clessin, directeur des Malakozoologische Blâtter,
s’est chargé de revoir et de publier. Rien n'a été changé
au manuscrit de Pfeiffer, sauf en ce qui concerne le
genre Clausilia, pour lequel les divisions plus modernes
et plus complètes du D' O0. Bôttger ont été adoptées
par M. Clessin.
L'auteur admet, comme grandes divisions de classifi-
calion, la série des Agnatha, comprenant les familles des
Testacelida (1), des Streptaxida et des Helicoïdea, et la
série des Guathophora, composée des familles des Vi-
trinea, des Vitrinoidea, des Helicida, des Bulimulida, des
Orthalicida, des Achatinida (avec les sous-familles Acha-
tininæ, Berendtiea, Eucalodiæa), des Cylindrellida, des
Buliminida, des Cionellida, des Pupida; à la dernière des
deux séries se rattache la sous-série des Succinoidea, qui
comprend la famille des Succineidea.
Trois années ont été nécessaires pour terminer cette
importante publication, qui sera, sans nul doute, ac-
cueillie avec plaisir par tous les naturalistes qui s'intéres-
sent à l’étude des Mollusques terrestres. En effet, si les
huit volumes de la Monographie des Hélicéens vivants de
Pfeiffer sont rédigés d'après un système artificiel, qui
offre le remarquable avantage de permettre d’arriver à
l'identification, relativement facile, d’un Hélicéen quel-
conque, sans figure et uniquement à l’aide de la dia-
gnose, ils ont besoin d’être complétés par une classifica-
tion véritablement scientifique, basée aussi bien sur ja
connaissance de la coquille que sur celle du Mollusque
qui l’habite, et permettant aux naturalistes de disposer
leurs collections dans un ordre en rapport avec les dé-
couvertes les plus récentes de la science. Le Nomen-
(1) Nous préférons, pour la désignation des Familles, la termi-
naison idæ à la terminaison da, 15 FADE
— 259 —
clator Heliceorum viventium vient heurensement com-
bler cette lacune et, de plus, comme il emploie, pour les
noms d'auteurs et les ouvrages cités, exactement les
mêmes abréviations que celles de la grande Monographie
de Pfeiffer, dont il a, d’ailleurs, le format, il lui sert à la
fois d’index et de complément. Cet utile volume a donc
sa place marquée dans les bibliothèques malacologiques
de quelque importance, et nous n’hésitons pas à le ranger
au nombre des livres que tout conchyliologue doit pos-
séder. H. CROSSE.
Hilustrirtes Conchylienbueh, Herausgegeben
von (Conchyliologie illustrée, éditée par le) pr ww.
Kobeit (1).
Les grands ouvrages iconographiques publiés jusqu'ici
ont, presque tous, l'inconvénient d'être excessivement
coûteux, et quelque utiles qu'ils soient pour l'étude de
la science malacologique, ils ne sont, malheureusemené,
pas à la portée de tout le monde. On doit donc savoir
gré à ceux qui, comme M. le D' W. Kobelt, tentent la
difficile entreprise de publier, à un prix relativement très
réduit, des livres méthodiques, susceptibles de mettre
leurs lecteurs au courant des progrès les plus récents de
la science et renfermant, en même temps, un assez grand
nombre de figures pour leur permettre de se faire une
idée exacte de celles des formes génériques ou subgéné-
riques qu'ils pourraient ne pas bien connaître. M. Kobelt,
(1) Nuremberg, à la librairie Bauer et Raspe (Émile Küster),
1878-1880. Un volume in-4, publié en deux tomes, comprenani
392 pages d'impression et accompagné de 112 planches lithogra.
phiées. Prix (en Bavière) : 66 marks (79 fr. 20).
— 260 —
à la fois auteur très compétent et excellent dessinateur,
était, mieux que personne, en état de remplir les condi-
tions d’un pareil: programme, et son livre, qui donne les
figures d'environ 2,000 espèces de Mollusques sera, assu-
rément, des plus utiles anx naturalistes.
L'auteur, dans ses premiers chapitres, étudie successi-
vement la classification des Mollusques, leur distribution
géographique, d’après Keferstein, la terminologie, les
procédés de collection et de conservation des Coquilles.
Dans les suivants, qui forment la partie la plus considé-
rable de l'ouvrage, il s'occupe des Ordres, des Familles et
des Genres, avec leurs subdivisions ou sections, qu’il énu-
mère, d'après les travaux monograjhiques les plus récents,
et qu'il apprécie au point de vue critique.
Les planches, dont les figures sont très correctement
dessinées, sont nombreuses et forment un bon Recueil
iconographique. H. Crosse.
Anatomie de l’Helix Cantabriea, par A. de Saint-
Simon (1).
L'auteur nous apprend que la mâchoire de l’Helix Can-
tabrica est assez robuste, arrondie à ses extrémités et
munie de 16 côtes presque verticales, serrées, aboutis-
sant à des crénelures inégales, peu saillantes, et dont les
8 médianes simulent un commencement de rostre. Le
ruban lingual est large et brusquement rétréci aux deux
extrémités; les rangées de dents sont médiocrement si-
nueuses. La formule dentaire est : (12 — 10 — 1 —10
(1) Toulouse, 1880. Brochure in-8 de 4 pages d'impression.
(Extr. du numéro de Décembre 1880 du Bull. Soc. Hist. nat.
Toulouse.)
— 261 —
— 192) X 120. Le système dentaire, ainsi que l'appareil
reproducteur, se rapprochent beaucoup de ceux de l'He-
lix apicina. H. CROSSE.
Mawual Of Conchology structural and systematic.
With illustrations of the species. By (Manuel de
Conchyliologie structurale et systématique. Avec
les figures des espèces. Par) George W. Tryon
Jr. — Partie XI (1).
Les planches de ce Fascicule représentent les espèces
appartenant à la fin des Melongeninæ, à la sous-famille
des Neptuninæ et à celle des Fasciolarinæ : les animaux,
les opercules et les œufs d’un certain nombre d'espèces
s'y trouvent figurés. Dans le texte, nous trouvons la fin
du genre Sipho; le sous-genre Mohnia de Friele; le genre
Siphonalia, A. Adams, comprenant le sous-genre Austro-
fusus de Kobelt; le genre Fulgur, Montfort, avec les
sous-genres Sycotypus, Browne, et Taphon, H. et
A. Adams; le genre Streptosiphon, Gill; le genre Tu-
dicla, Bolten; le genre Pisania, Bivona; le genre Euthria,
Gray; le genre Metula, H. et À. Adams; le genre Can-
tharus, Bolien; le genre Buccinum, Linné, réduit aux
formes dont le type est le B. undalum.
Le troisième volume de l'important ouvrage de
M. Tryon se trouvera vraisemblablement terminé avec
le prochain Fascicule. 11. CRoSSE.
(4) Philadelphie, 1881, chez l’auteur (Acad. of nat. sciences,
Cor. 191h and Race Streets). Fascicule in-8, comprenant 64 pages
d'impression et accompagné de 20 planches coloriées. Prix de
chaque fascicule {à Philadelphie) : figures coloriées, 25 francs ;
figures noires, 15 francs.
— 262 —
Soprà una nuova forma di Peeten dei depositi
phocenici di €ivita Vecehia. Nota (Sur une
nouvelle forme de Pecten des dépôts pliocènes
de Civita Vecchia. Note de) l'ingénieur R. Me-
li (1). |
L'auteur décrit et figure, sous la dénomination de
Pecten Ponzii, une grande et belle espèce, voisine du
P. latissimus, Brocchi, mais plus large, à valves plus
convexes et provenant du calcaire connu sous le nom
vulgaire de Macco, qui se trouve aux environs de Civita-
Vecchia et que l’on rattache au pliocène inférieur.
H. CROSsE.
Systematisches Conehylien-Cabinet VON Martini
und €hemnitz. — Neue reich vermehrie Auf-
gabe, in Verbindung mit Prof. Philippi, D' Pfeif-
fer, D° Dunker, D’ E. Rœmer, S. Clessin, D’ A.
Brot und D’ E. von Martens, herausgegeben von
(Grand Cabinet de Conchyliologie systématique de
Martini et Chemnitz. — Nouvelle édition, consi-
dérablement augmentée, publiée avec la colla-
boraton de MM. Philippi, Pfeiffer, Dunker, E,
Rœmer, S. Clessin, A. Brot et E. de Martens,
éditée par) le ær H. ©. Küster el conlinuée,
après sa mort, par le Br ww. Kohelt el H. €.
Weinkauff (2).
{1} Rome, 1881. Brochure in-4 de 7 pages d'impression, ac-
compagnée de 4 planche noire.
(2) Nuremberg (Bavière), 1881, chez Bauer et Raspe (E. Küs-
ter), éditeurs.
— 265 —
Section 95. — Mactracea X (1). — Le Fascicule paru de
celie Monographie comprend la description de 52 espèces
de Mactra, toutes déjà connues. L'auteur est M. Wein-
kauff, dont nos lecteurs ont pu précédemment apprécier
les importants travaux sur la Faune malacologique de la
Méditerranée. Les planches nouvelles, dues à l’habile
crayon de M. Kobelt, sont remarquablement bien exécu-
tées, et sous le rapport du dessin, et sous celui du colo-
riage. On ne peut donc que féliciter les éditeurs de la
nouvelle édition de Chemnitz d’avoir réussi à se procurer
le concours et la collaboration d’un savant qui est en
même temps un excellent dessinateur d'histoire natu-
relle.
Section 96 (2). Cypræa. I. — L'auteur de la Mono-
graphie publie, dans ce Fascicule, les descriptions et les
figures de 74 espèces (N° 68 à 142) de Cypræa. Une seule
d’entre elles est décrite comme nouvelle, le C. Loeb-
beckeana, Weinkauff. Plusieurs espèces, décrites récem-
ment et, par conséquent, non comprises dans les an-
ciennes monographies, figurent dans celle-ci. M. Wein-
kauff rattache au C. bicallosa, Gray, le C. Auberiana,
Jousseaume, qu'il considère comme n'étant établi que sur
un individu imparfaitement adulte de t’espèce de l’auteur
Anglais. Nous croyons qu’il a raison, et nous avons, d’ail-
leurs, nous-même, dans ce Recueil, émis la même opi-
nion. ;
Section 97 (5). Helix. XI. — M.le D: Louis Pfeiffer,
(1) Nuremberg, 1881, à la librairie Bauer et Raspe (E. Küs-
ter). Un fascicule in-4, comprenant 52 pages d'impression et ac-
compagné de 18 planches coloriées.
(2) Fascicule in 4 de 64 pages d'impression, accompagné de
18 planches coloriées,
(3) Fascicule in-4 de 86 pages d'impression, accompagné de
16 planches coloriées et chromolithographiées.
— 264 —
après avoir abandonné, pendant vingt-cinq ans, la publi-
cation de la Monographie du genre Helix, dans la nou-
velle édition de Martini et Chemanitz, s’en était occupé de
nouveau, à partir de 1877, mais il n’en avait fait paraître
qu’une livraison ; et il laissait la seconde inachevée, lors-
que la mort vint l'enlever à la science. M. le D° H. Dohrn,
possesseur actuel de la collection Pfeiffer, et bien connu
des naturalistes par ses travaux malacologiques et ses
voyages, vient de se charger de continuer l’œuvre ina-
chevée du savant naturaliste de Cassel, ce qui permet
d'espérer, d'ici à quelque temps, la publication d'une
Monographie du grand genre Helix plus complète que
celle de Reeve, déjà un peu ancienne. Sur les 119 descrip-
tions d’espèces que ce nouveau Fascicule comprend, et
parmi lesquelles nous signalerons de très belles formes
de Ja Nouvelle-Guinée, de l'Indo-Chine, de l'Australie et
d’autres localités, 50 sont de Pfeiffer et 69 de M. H. Dohrn.
Les planches exécutées par M. W. Kobelt sont remarqua-
blement bonnes et bien supérieures à celles des précé-
dents Fascicules. Le coloriage des espèces ne laisse rien à
désirer et nous avons tout lieu Ge croire que la continua-
tion de la Monographie des Helix du Conchylien-Cabinet
obtiendra, auprès des naturalistes, le succès qu’elle mé-
rite. H. CROSSE.
Études stratigraphiques Cl paléontologiques
pour servir à l'histoire de la période tertiaire
dans le bassin du Rhône. — VI. Le bassin
de Crest (Drôme), par F. Fontannes (1).
(1) Lyon, 1880. Un volume gr. in-8 de 214 pages et 10 plan-
ches. Savy, éditeur, 77, boulevard Saint-Germain. Paris.
— 265 —
M. Fontannes poursuit avec succès l'étude des bassins
miocènes de la vallée du Rhône. Dans cette nouvelle pu-
blication, il nous fait connaître stratigraphiquement et
paléontologiquement le bassin tertiaire du bas Dauphiné,
séparé du bassin du Comtat-Venaissin par un isthme se-
condaire qui relie les contre-forts des Alpes aux dépôts
de la même période adossés au plateau central de la
France.
L'intérêt de ce travail consiste dans la comparaison
des diverses couches du Bassin de Crest avec celles du
Bassin de Visan qui peuvent être parallélisées, tout en
présentant un autre facies; mais ces questions stratigra-
phiques, si intéressantes d’ailleurs, ne reutrent pas dans
le cadre de notre publication et nous ne pouvons qu’en
signaler l'importance. Bornons-nous à dire que les fossiles
du Bassin de Crest appartiennent aux groupes d’Aix
(éocène supérieur ou tongrien; miocène inférieur ou
aquitanien), de Visan {miocène moyen, miocène supé-
rieur ou helvétien, miocène supérieur ou tortonien), et
de Saint-Ariès (pliocène inférieur ou ariésien).
Les espèces nouvelles décrites par M. Fontannes sont :
Potamides Granensis, Melania Crestensis, M. Guey-.
mardi, Melanopsis Hericarti, Limnæa Vocontia, Limnæa
pachygaster, var. Tricastina, L, cœnobii, Planorbis Hu-
guenini, Paludina Soricinensis, var. Reauvillensis (groupe
d'Aix).
Ostrea Granensis, Pecten rotundatus, var. Dromica,
Pecten Valentinensis, Pecten Crestensis, Parmacella
Sayni, Helix Valentinensis, H. Escoffieræ, Planorbis Bi-
gueti, Ancylus Neumayri, Bythinia Luberonensis, var.
Veneria, Valvata Hellernea, var. Cabeolensis, Valvata
Dromica, Melanopsis Kleini, var. Valentinensis, Unio fla-
— 266 —
bellatus, var. Cabeolensis, U. Sayni, U. Capellinii, Unio
Venerius, Sphærium Loryi (groupe de Visan).
La faune des sables à Unio de Montvendre représente
la formation continentale. La découverte du Parmacella
appelé P. Sayni est très remarquable, parce qu’elle
nous indique l’époque où ce genre a apparu dans le bassin
du Rhône qu’il habite encore. L’Unio flabellatus est une
grande et belle espèce de la mollasse d’eau douce de la
Bavière.
Ces espèces nouvelles sont représentées sur 6 plan-
ches. Les autres planches sont réservées à des poissons et
à des coupes géologiques nombreuses.
P. FISCHER.
Études sur les variations malacoloziques, d’a-
près la Faune vivante el fossile de la partie
centrale du bassin du Rhône, par 4. Lo=
eard (1).
Depuis quelques années, l'étude approfondie des
sciences naturelles a douné lieu à Ja création d’un
nombre pour ainsi dire incalculable de dénominations
nouvelles, appliquées à des formes autrefois considérées
comme de simples variétés, et aujourd’hui bien souvent
admises au rang d'espèces. Frappé de cette tendance,
M. Locard a cherché à démontrer que l'espèce malaco-
logique, soit vivante soit fossile, a pu et peut encore va-
(1) Paris, 1881, chez J. B. Baillière, libraire, 19, rue Haute-
feuille; Lyon, Genève, Bâle, chez M. Georg. Deux volumes
grand in-8, imprimés avec luxe, comprenant 1033 pages d’im-
pression et accompagnés de 5 planches noires.
— 267 —
rier dans de certaines limites, sous l'influence de causes
multiples, agissant, chacune à sa manière, de façon à
modifier, suivant certaines lois, les formes déjà existantes.
Dans un premier volume, qui est en quelque sorte la
partie analytique de l’ouvrage, l’auteur passe en revue
toutes les espèces ou prétendues espèces malacologiques,
terrestres et aquatiques, vivant dans la partie centrale
du bassin du Rhône. S'il choisit cette région comme point
de départ de ses recherches, c’est qu’il la considère à juste
titre comme une des mieux étudiées et des plus con-
nues de toute la France, et que, là, les conditions biolo-
giques sont des plus variées et la faune particulièrement
riche eu formes de toute nature. Etant donc donnée une
appellation scientifique se rapportant à une forme quel-
conque, élevée par les auteurs modernes au rang d’es-
pèce, il indique ses différents habitats, son origine, ou
mieux, l’âge de sa première apparition; il examine ensuite
toutes les variations, soit générales, soit individuelles, soit
partielles, que l’on peut rencontrer dans sa forme comme
dans son ornementation. Enfin, après avoir montré les
rapports et différences que chacune de ces formes peut
présenter avec ses congénères, il en signale les anomalies
el les monstruosités. Tel est, en résumé, le plan de la
première partie de l'ouvrage, où l’auteur démontre, en
passant en revue plus de 550 espèces, que chacune
d elles présente, suivant l'habitat de ses indiyidus ou de
ses colonies, des modifications plus ou moins profondes,
par rapport au type normal ou primitif.
Dans le second volume, ou étude synthétique, M. Lo-
card, après avoir ainsi constaté l'existence de variations
dans la manière d'être du Mollusque, cherche quelles
sont les lois qui président à ces variations, quelles cau-
ses peuvent les engendrer, et quelle fixité elles parvien-
— 268 —
nent ensuite à acquérir. À cet effet, il examine d’abord
les différentes conditions biologiques où peuvent se trou-
ver les espèces malacolociques. Telle forme donnée n'a
pos toujours ie même habitat ; si quelques-unes, et celles-
là sont en bien petit nombre, présentent, à ce point de
vue, un certain degré de fixité, la plupart, au contraire,
offrent, dans leur répartition géographique et orogra-
phique, des degrés différents de dispersion. En outre, les
Mollusques sont fréquemment appelés à effectuer de véri-
tables migrations soit naturelles, soit artificielles, qui les
entraînent loin de leur centre normal d'habitat, et les font
vivre et se reproduire dans des conditions toutes nouvelles.
D'un autre côté, la faune actuelle n’a point été créée spon-
tanément, tout d’une pièce, telle qu’elle existe aujour-
d'hui. Mettant à profit ses connaissances paléontologiques,
M. Locard a pu tracer l'histoire complète de la faune ac-
tuelle ; remontant à travers la série destemps géologiques,
il décrit les modifications qu'ont dû subir les formes an-
cestrales des genres et des espèces qui vivent de nos jours,
avant d'acquérir leur état actuel, sinon définitif.
Tout tend donc à démontrer combien sont nombreuses
les causes qui sollicitent sans cesse le même Mollusque à
vivre dans des conditions souvent fort différentes. Ainsi,
transporté dans un milieu nouveau, il ne restera
pas toujours absolument semblable à lui-même dans sa
descendance ; il se modifiera, sinon dans son ensemble,
du moins dans quelques-unes de ses parties, pour mieux
s'adapter aux nouvelles conditions biologiques qui lai
sont imposées. L'auteur, s'appuyant sur des exemples bien
choisis, nous fait suivre, chez diverses espèces, quelques-
unes de ces variations, qui, à l’aide du temps, finissent
par engendrer des modifications, souvent bien complexes,
aans l'allure des Mollusques. Ce sont précisément ces mo-
— 269 —
difications ou variations qui ont si souvent conduit les au-
teurs à créer des espèces nouvelles, alors que celles-ci
n'étaient, la plupart du temps, en somme,qu’une manière
d'être, en quelque sorte prévue, d’un type déjà connu,
mais modifié sous l’influence de causes parfois simple-
ment passagères.
Cesinfluences modificatrices sont bien nombreuses dans
la nature. Pour les étudier et en décrire les effets, M. Lo-
card les a divisées en influences physiques, chimiques,
mécaniques et physiologiques. Chacune d’elles agit à sa
manière sur le Mollusque; mais, le plus souvent, elles
s’allient et se combinent entreelles, de façon à agir avec
plus de rapidité et d'énergie. De nombreux exemples sont
cités à l'appui de chacun de ces faits, et quelques-uns,
ainsi interprétés, jettent un jour tout nouveau sur biendes
questions qui, jusqu'alors, paraissaient inexplicables. En-
fin, dans un dernier chapitre, intitulé « Tératologie ma-
Jacologique », l’auteur décrit méthodiquement les nom-
breuses modifications générales ou personnelles, acciden-
telles ou héréditaires, résultant des anomalies ou des
monstruosités, chez les Mollusques.
Après une étude aussi complète de l'espèce, M. Locard
aurait pu sans doute donner une liste des formes malaco-
logiques de France considérablement simplifiée. Mais,
comme il le dit lui-même dans ses conclusions : « Ne nous
« posons point en réformateur; l'heure de jouer un pa-
« reil rôle n’a point encore sonné. Pour nous, notre tâche
« a êté plus simple et plus modeste. Nous avons unique-
« ment voulu donner l'éveil sur une tendance qui nous a
« toujours paru fâcheuse et regrettable au point de vue
« véritablement scientifique. Notre but sera complète-
« ment atteint si nous avons pu faire comprendre que
« l'étude sérieuse et utile des sciences malacologiques
19
— 2170 —
«comporte moins le besoin de création d'espèces nou--
« velles, que la nécessité de rapprocher ces formes d’autres
« formes déjà connues. »
Ces tendances indiquent une réaction manifeste contre
la pulvérisation de l’espèce, telle qu’elle est pratiquée au-
jourd’huï par quelques malacologistes heureusement peu :
nombreux. La victoire reste toujours au bon sens.
L'ouvrage de notre savant confrère, édité avec luxe, est
” certainement la publication la plus importante qui ait paru
sur les Mollusques de France, depuis Dupuy et Moquin-
Tandon, et sa place est marquée dans toutes les biblio-
thèques conchyliologiques de quelque importance.
H. Crosse et P. FISCHER.
Nouvelles recherches sur les Argiles lacustres
des Terrains quatermaires, aux environs de
Eyon, par A. Loeard (1).
En 14879, M. Locard avait déjà publié une Description
de la Faune malacologique des terrains quaternaires des
environs de Lyon. De nouvelles recherches viennent de
lui permettre de compléter la partie de ce travail relative à
la malacologie des argiles lacustres des vallées du Rhône
et de la Saône, aux environs de Lyon.
Dans la vallée de la Saône, ces argiles qui, jusqu’à pré-
sent, n'avaient pu être observées qu’à de très rares inter-
valles, lors des grandes sécheresses, ont été mises à nu
sur plus de 400 mètres de longueur par l’action érosive
des glaces du grand embâcle formé au nord de Lyon pen-
(1) Lyon, 1880, chez Georg (Lyon, Bâle et Genève), et, à Pa-
ris, chez J. B. Baillière. Brochure grand in-8 de 37 pages d'im-
pression.
— 271 —
danî le rude hiver de 4880. Là, sur une épaisseur de
4 m. 50 à 2 mètres, M. Locard a pu recucillir environ
25 espèces : 2Helix, À Carychium. 4 Planorbis, 4 Lim-
næa, 5 Valvata, À Bythinia, 1 Neritina, 2 Unio, 1 Sphæ-
rium et 2 Pisidium. La plupart de ces formes vivent en-
core de nos jours, sauf cependant les Planorbis Arcelini et
Valvata Arcelini, qui paraissent être les espèces caractéris-
tiques de ces dépôts.
La faune des argiles lacustres de la vallée du Rhône est
plus riche encore; l’auteur cite plus de 77 espèces, dont
46 Gastropodes terrestres, 24 Gastropodes aquatiques et
7 Lamellibranches. Une seule espèce : le Limnæa Ger-
landiana ne vit plus aujourd’hui; mais il existe plusieurs
variétés telles que Helix plebeïa, var alta,Limnæa auricu-
laria, var Araria, etc., que l’auteur, par principe, n’a pas
voulu ériger au rang d'espèce, et qui ne vivent plus, de
nos jours, dans la vallée du Rhône. Les Mollusques terres-
tres sont beaucoup plus nombreux que dans la vallée de
la Saône ; en outre,nous y voyons plusieurs espèces telles
que Helix cœlata, H. circinnata, H. arbustorum, H. syl-
vatica, Valvata alpestris, etc., qui dénotent incontesta-
blement une modification dans l’état climatérique de
l’époque qui a présidé à la formation de ces dépôts. Ces
Mollusques terrestres se trouvent surtout dans les couches
supérieures, tandis que les couches inférieures renfer-
ment principalement les Limnæa intermedia. L. limosa,
L. corvus, L. palustris, L. Gerlandiana, L. stagnalis.
Bythinia tentaculata, etc.
La comparaison de ces deux faunes avec celle qui vit
actuellement dans les mêmes régions porte à admettre que
ces argiles lacustres sont de formation relativement toute
récente. Ce sont les derniers dépôts de la période quater-
naire, dépôts formés sous l'influence d’une température
—— 972 —
encore un peu froide, établissant en quelque sorte une
transition entre les frimas de l’époque glaciaire et l’équi-
libre actuel. P. Fiscner.
Manuel de Conchylielogie ou Histoire naturelle
des Mollusques vivants el fossiles, par le
Dr Paul Fiseher. — Troisième Fascicule (1).
Nous signalerons, dans ce Fascicule, une étude très
développée et fort intéressante sur la distribution géo-
graphique des Mollusques terrestres et fluviatiles, sur la
surface du globe.
L'auteur admet les 7 zones suivantes : Paléarctique
(6 régions : Septentrionale, Circaméditerranéenne , Asia
tique centrale, Chinoise, Japonaise, Atlantidéenne) ; Pa-
léotropicale africaine (5 régions : Africaine centrale,
Africaine occidentale, Africaine australe, Malgache, Afro-
arabique) ; Paléotropicale orientale (4 régions : Indienne,
Indo-Chinoise, Indo-Malaise, Philippinienne) ; Austra-
lienne (5 régions : Austro-Malaise, Australienne, Austro-
Polynésienne, Polynésienne, Néo-Zélandaise) ; Néantarc-
tique (2 régions : Patagonienne, Chilienne) ; Néotropicale
(5 régions : Péruvienne, Colombienne, Brésilienne, Mexi-
caine, Caraïbe) ; Néarctique (5 régions: Américaine, Ca-
lifornienne, Canadienne). Ces divisions nous paraissent
justifiées.
Le chapitre V:est consacré à l’étude de la distribution
hypsométrique des Mollusques. Le nombre des espèces de
Mollusques décroîit rapidement, dès que l’on arrive à de
(1) Paris, 1881, chez F. Savy, libraire, 77, boulevard Saint-
Germain. Fascicule grand in-8 de 80 pages d'impression.
grandes altitudes, Parmi les Mollusques fluviatiles, les
Planorbis montanus, P. Andecolus, Paludestrina Ande-
cola, P. culminea, Cyclas Forbesi, ont été recueillis, en
Amérique, dans le lac Titicaca, à 5,915 mètres d'altitude,
et le Limnæa Hookeri, en Asie, dans l'Inde Anglaise, à
5,485 mètres. Pour les Mollusques terrestres, les stations
les pius élevées que nous connaissions sont les suivantes :
Buliminus nivicola, de l'Inde, 4,260 mètres ; Anadenus
Schlagintweiti, également de l'Inde, 5,000 mètres.
Le chapitre VI traite de la distribution des Mollusques
dans le temps, de l’ordre d'apparition et de la durée des
genres fossiles.
H. Crosse.
Histoire malncologique des Pyrémées Fran
caises, Pal Paul Fagot. — Ariège (1). Fr
Basses-Pyrénées (9).
L'auteur poursuit activement la tâche qu’il a entreprise,
de faire connaître aux naturalistes, par un résumé fait
avec soin et accompagné d'observations critiques, les tra-
vaux malacologiques publiés jusqu’à présent sur les di-
verses parties de nos Pyrénées Françaises.
I. Nérée Boubée est le premier naturaliste qui ait ex-
ploré l'Ariège, au point de vue malacologique. Il a publié,
en 1858, dans le Bulletin d'Histoire naturelle, un travail
mentionnant huit espèces de Mollusques, dans ce dépar-
tement. Les plus importants des autres Mémoires cités
(1) Toulouse, 1880. Brochure in-8 de 8 pages d'impression
(Extr. du Bull. Soc. Hist, nat. Toulouse).
(2) Toulouse, 1880. Brochure in-8 de 24 pages d'impression
(Extr. du Bull, Soc. Hist. nat. Toulouse).
— 274 —
sont : les Mollusques d’Ax, brochure publiée par le pro-
fesseur J.-B. Noulet, en 1869, et les Mollusques de la
vallée d'Aulus, par P. Fagot (1880).
IT. La bibliographie malacologique des Basses-Pyrénées
est plus riche que celle du département précédent. De-
puis Férussac, qui, en 1822, dans son Tableau systémati-
que, à cité le Vitrina Pvrenaica, jusqu’à MM. de Folin et
Bérillon, qui, en 1877, dans le troisième fascicule de :
leurs contributions à la faune malacologique de la région
extrême S.-0. de la France, mentionnent 90 espèces,
provenant toutes d’une seule localité (Bramepan), M. Fa-
got comple 55 ouvrages ou opuscules, qui traitent, soit
spécialement, soit accidentellement, de la faune malacolo-
gique des Basses-Pyrénées.
H. CRosse.
Studio sulla Heltx (Campilæa) cingulata, Studer,
e forme affini, di (Étude sur l’Helix (Campylæa)
cingulata, Studer, par) M. Paulueei (1).
L'auteur passe en revue les diverses espèces ou variétés
appartenant au groupe de l'Helix cingulata de Studer, qui
est si abondamment représenté en Italie. Il réunit à PH.
cingulata, à titre de variétés, les H. Anauniensis, Betta ;
Athesina, Paulucci; Baldensis, Villa ; bizona, Rossmässler ;
à l’H. Carrarensis, Porro, les H. Kobeltiana, Paulucci ;
montana, Paulucci; à l’H. Presli, Schmidt, les H. Lu-
censis, Paulucci; affinis, Paulucci ; Nicatis, Costa; niso-
ria, Rossmässler ; Appelii, Kobelt, Anconæ, Gentiluomo ;
agnata, Paulucci; à l’H. colubrina, Jan, les H. nubila,
(1) Sienne, 1881. Brochure in-8 de 55 pages d'impression, ac-
compagnée de 2 planches lithographiées.
— 975 —
Licgler ; Gobanzi, Frauenfeld (PH. tigrina, Jan, est placée
dans le groupe de l’H. colubrina, mais maintenue comme
espèce) ; à l’H. frigida, Jan, les H. Apuana, Issel : frigi-
descens, Del Prete; Hermesiana » Pini; frigidissima,
Adami; Ligurica, Kobelt. On voit que, dans la pensée de
l'auteur, toutes ces formes se trouvent réparties en cinq
groupes. Les nombreux et intéressants matériaux que
madame la marquise M. Paulucci a su réunir, dans le
cours de ces dernières années, Jui permettent de traiter
avec une Compétence incontestable toutes les questions
se rattachant à Ja distribution géographique et à l’appré-
ciation spécifique des Mollusques terrestres et fluviatiles
de l'Italie. H. CRosse.
Zoologiseher Jahreshbericht 1829, von Carus.
. Moliusen. Referenten (Annuaire Zoologique
de 1879, par Carus. — H. Mollusques, par) le
Dr M. won Xhering el le Ir WW. Hohelt (1).
Nous signalons avec plaisir cet utile Annuaire, dans
lequel on trouve tous les renseignements que l’on peut
désirer au sujet des publications malacologiques qui ont
été éditées dans le courant de l’année 1879. Les ouvrages
de ce genre, qui exigent beaucoup de recherches de la
part de ceux qui les entreprennent et qui leur demandent
beaucoup de temps, sont toujours fort utiles aux natura-
listes, dont ils facilitent les travaux.
H. Crosse.
(1) Leipzig, 1880. Brochure grand in-8 de 96 pages d’impres-
ion (p. 802-897).
ME ot RE
ROUVELELES,
Le naturaliste-voyageur Allemand, Hildebrandt, qui,
après avoir exploré les Comores et Nossi-Bé, au point de
vue zoologique, était allé à Madagascar, dans le même
but, vient de mourir à Tananarive, le 29 mai 1881.
A l’occasion du Congrès géographique international,
qui doit se réunir prochainement à Venise, la Société Ma-
lacologique Italienne a invité, par lettres, les savants qui
s'intéressent au progrès de la partie de la Zoologie dont
elle s'occupe, à assister à ses séances extraordinaires, qui
se tiendront dans une salle des palais municipaux, mise
courtoisement à sa disposition par les autorités locales.
La première réunion aura lieu, à Venise, le 20 septem-
bre 1881.
I. CRosse.
IE AREA ONCE DE TER DE
Paris, — Imprimerie de madame veuve Bouchard-Huzard, rue de l'Éperon, 5
J. TREMBLAY, gendre et successeura
COLLECTION A VENDRE.
À vendre, à l’amiable, une Gollection considérable, ayant
appartenu à feu M. Am. Boivin, ancien maitre des requêtes au
Conseil d'Etat, composée de Goquilles terrestres, fluvia-
tiles etmarines, et comprenant beaucoup d'espèces précieu-
ses. Cette collection, très développée dans tous les genres, est
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Gône,
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et
la beauté des individus, que par ia rareté des espèces, parmi
lesquelles figure un certain nombre de types. Li
S’adresser, pour plus amples renseignements et pour visiter
la collection, à Madame Lalesque, née Boivin, rue
Sainte-Catherine, 1, Bordeaux (Gironde).
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visions et l'indication de ce qui à paru et de ce qui est encore
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Le journal paraît par trimestre et forme 1 volume par an.
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Pour Paris et pour les départements {reçu franco). . . 16 fr.
Pour l'étranger (Union postale) id. RATS
Pourles pays hors de l’Union postale id. AREA V1)
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munications scientifiques, à M. H.CROSSE, directeur du Journal, rue
Tronchet, 25,à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé-
demment publiés du Journal de Conchyliologie. (Ecrire franco.)
Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de. Paléonto-
logie dout deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal.
PARIS. — IMP. DE M"° V° BOUCHARD-HUZARD , RUE DE L'ÉPERON, 9. —1881.
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CONCHYLIOLOGIE.
1er Octobre 1891.
Supplément à la Faune malneologique du
Lac Tanganyika,
Par H. CROSSE.
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Exposé des dernières recherches.
Depuis notre première publication sur la Faune mala-
cologique du Lac Tanganyika (1), de nouvelles communi-
cations, émanant du Rév. Edward Coode Hore, du D' John
Kirk et de M. Joseph Thomson, ont permis à notre sa-
vant confrère du British Museum, M. Edgar A. Smith, de
faire paraître, dans les Proceedings de la Société Zoolo-
gique de Londres (2), deux nouveaux Mémoires non moins
intéressants que les précédents, et augmentant, dans
d’assez notables proportions, l’état actuel de nos connais-
sances sur la population zoologique, si curieuse et si
(1) Journ. Conchyl., vol. XXIX, p. 105, pl. 1v, 1881.
(2) Proc. Zool. Soc. London, p. 276 et 558, pl. xXII-XXIV,
1881.
20
— 278 —
nettement tranchée, du grand lac Africain. Nous croyons
donc que le moment est venu de compléter notre travail,
en ajoutant les-documents récemment acquis à la science
à ceux que nous avons déjà précédemment publiés. D’ail-
leurs, ces découvertes, si précieuses qu'elles soient, sont
_ souvent achetées bien cher, et, si Burton, Speke, Grant,
Stanley, Coode Hore, Thomson et quelques autres ont
eu l’heureuse chance d'échapper, sains et saufs, aux
dangers de toute nature qui menacent les voyageurs
Européens dans la région des grands lacs Africains,
d’autres, et des meilleurs, n’ont pas eu le même bon-
heur. Livingstone et l’abbé de Baize ont succombé, sous ce
climat meurtrier, et au massacre d’une partie de la Mis-
sion scientifique Belge est venu s’ajouter, récemment,
celui de la moitié du personnel de la Mission Catholique
Française. Aussi bien pour la science que pour le reste,
l'Afrique est dure à conquérir.
V.
Révision des Mollusques fluviatiles du
lac langanyika.
I. Genre PLANORBIS, Guettard, 1756.
4. PLANoRBIS SuDANIGUS, Martens.
Planorbis Sudanicus, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 294, 1881.
Hab. Espèce de la région du Haut-Nil, retrouvée dans
le lac Tanganyika, par M. E. Coode Hore.
— 279 —
IT. Genre SEGMENTINA, Fleming, 1828.
2, SEGMENTINA ÂLEXANDRINA, Ehrenberg, var. Tan-
ganyicensis.
Segmentina (Planorbula) Alexandrina, Ehrenberg, var.
Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 294, pl. xxiv, fig. 50-50», 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson). — Basse-Égypte,
entre Alexandrie et Rosette (Ehrenberg).
Obs. La variété provenant du lac Tanganyika diffère
de la forme typique de la région du Nil, en ce qu’elle
paraît dépourvue, à l’intérieur de l'ouverture, des
dents que l’on rencontre, fréquemment, chez l’espèce
Égyptienne. Elle s’en rapproche, d'ailleurs, par son as-
pect général, par la petitesse relative de son ouverture et
par l’épaississement de son péristome.
III. Genre LIMNÆA, Lamarck, 1799.
8. LIMNÆA NATALENSIS, Krauss.
Limnæus Natalensis, Krauss, Südafrik. Moll., p. 85, pl. v,
fig. 15, 1848.
Limnæa Natalensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.
295, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore ; J. Thomson).
— Natal (Krauss). — Abyssinie (W.-T. Blanford. — Lac
. Nyassa (D° Kirk ; Simons). ;
Obs. M. Smith paraît disposé à croire (4), en présence
de l'étendue de l’aire géographique du L. Natalensis,
qu’une forme voisine, provenant du Benguella (Côte Occi-
(1) Proc. Zool. Soc, London, p. 295, 1881.
— 280 —
dentale d'Afrique), et décrite par A. Morelet (1), sous le
nom de L. orophila, pourrait bien n’être qu’un syno-
nyme de cette espèce.
IV. Genre PHYSA, Draparnaud, 1801.
da PayseA. lune .207
Physa sp., Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 295,
1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. L'auteur Anglais, qui a signalé, le premier, la
présence du genre Physa, dans les eaux du Tanganyika (2),
se contente de nous apprendre que l'individu, proba-
blement jeune, qu’il a sous les yeux, ressemble beaucoup
au P. Nyassana, décrit par lui, en 1877 (5), et n'en diffère
que par un nombre de tours moindre, une spire moins
proéminente et un ombilic plus étroit.
V. Genre AMPULLARIA, Lamarck, 1799.
5. AMPULLARIA OVATA, Olivier.
Ampullaria ovata, Crosse, Journ. Conchyl. vol. XXIX,
p. 110, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Bassin du
Nil. — Niger.
Obs. Nous avons donné, en détail, dans notre précé-
dent travail, les diverses localités dans lesquelles cette
espèce avait été recueillie. :
(4) Voy. Welwitsch, p. 87, pl. vu, fig. 4, 1868.
(2) Proc. Zool. Soc. London, p. 352, 1880.
(3) Proc. Zool. Soc. London, p. 717, pl. Lxxv, fig. 16, 17,
1877.
— 981 —
VI. Genre LANISTES, Montfort, 14810.
G. LANISTES, sp.
Lanistes, sp., jun., Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 290, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. La présence du genre Lanistes, si répandu dans
le bassin du Nil et dans la région du lac Nyassa, n'avait
pas encore été signalée dans les eaux du Tanganyika,
avant la découverte effectuée par M. J. Thomson, d’un
de ses représentants, non adulte, il est vrai, et insuffisant
pour une description complète, mais permettant, néan-
moins, de constater l’existence du genre.
VIT. Genre NEOTHAUMA, Smith, 1880.
7. NEOTHAUMA TANGANYICENSE, Smith.
Neothauma Tanganyicense, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 295, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson).
Obs. L’opercule se rapproche de celui des Paludines.
Il est rougeûtre et son nucléus est placé à peu près à
moitié de l’espace qui sépare le bord columellaire de la
partie centrale de l'ouverture.
VIIT. Genre MELANIA, Lamarck, 1799.
8. MELANIA ADMIRABILIS, Smith.
Melania (Sermyla) admirabilis, Smith, Proc. Zool. Soc.
London, p.291, pl. xxx1v, fig. 24, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
— 282 —
Obs. Cette espèce est remarquable par la solidité de
son test et par le remarquable développement de son sys-
tème de sculpture, qui se compose de fortes côtes longi-
tudinales, légèrement espacées, et brusquement tron-
quées, vers la partie médiane du dernier tour, où elles sont
remplacées par des costulations transverses, un peu moins
prononcées. |
9. MELANIA TUBERCULATA, Müller.
Melania tuberculata, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p.291, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Il est bien étrange que l’on retrouve, jusque dans
les eaux du lac Tanganyika, cette espèce cosmopolite,
dont on a constaté la présence à Malte, dans toutle Nord
de l’Afrique, dans les régions orientales, aussi bien que
dans la partie occidentale du même Continent, dans le lac
Nyassa, à Madagascar, à Maurice, en Syrie, à Ceylan,
dans l'Inde, en Perse, en Arabie, dans la Mésopotamie, à
Siam, à Java, à Formose, et mème, dit-on, jusqu’en
Australie, s’il faut en croire l’assertion, peut-être un peu
hasardée, de M. Smith (1).
40. MELANIA TANGANYICENSIS, Smith.
Melania Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 291, pl. xxxiv, fig. 25, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Il n’a été recueilli, jusqu'ici, qu’un individu de
cette espèce et encore paraît-il être, d’après la figure,
imparfaitement adulte et en assez mauvais état de conser-
(1) Proc. Zool. Soc. London, p. 291, 1881.
— 283 —
vation. C’est une assez petite espèce, turriculée, solide et
noirâtre, avec une large bande transverse et d'un brun
marron clair, vers le milieu de chaque tour.
41. MELaANIA Horgi, Smith.
Melania (—?) Horei, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 292, pl. xxxiv, fig. 27, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. M. Smith trouve à cette coquille, dont l’opercule
est encore inconnu, quelque chose de l’apparence d’une
coquille marine.
Sous-Genre PARAMELANIA, Smith, 1881.
M. E.-A. Smith a créé, récemment (1), le sous-genre
Paramelania, pour un groupe de 5 espèces, appartenant,
il est vrai, au grand genre Melania par l’ensemble de
leurs caractères, mais se distinguant, néanmoins, de la
plupart d’entre elles par leurs côtes longitudinales, cou-
pées par des raies transverses, par la ténuité de leur épi-
derme, par leur ouverture ovale, entière, et par leur
péristome épais et à bords réunis par un dépôt calleux.
L’opercule, semblable à celui des Tiphobia, est corné, de
forme ovale allongée, paucispiral, au centre, et à stries
concentriques, dans le voisinage du bord.
Cette section subgénérique comprend le Melania nassa,
Woodward, et 2 formes nouvelles.
19. MELANIA (PARAMELANIA) DAMONI, Smith.
Paramelania Damoni, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 559, fig. 1, 1881.
(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 559, Mai 1881.
— 284 —
« Coquille imperforée, solide, de forme ovale turri-
« culée, de coloration blanche, sous un épiderme d’un
« brun olivâtre, marqué de nombreuses petites lignes
« d’accroissement, fines mais distinctes. Tours de spire au
« nombre de 10, fortement concaves, à leur partie supé-
« rieure, qui occupe près d’un tiers de chaque tour et qui
«est relativement lisse : le reste du tour est muni de
& forts plis longitudinaux, que traversent des costulations
« dirigées dans le sens de la spire. L'ouverture, oblique-
« ment ovale, occupe environ moitié de la longueur totale
« de la coquille. Péristome blanc, épais, continu, à bords
« réunis par un dépôt calleux. Base du dernier tour dé-
« veloppée, saillante et formant comme un léger prolon-
« gement caudal, — Opercule noir, ne fermant com-
« plètement l'ouverture qu’à un certaine distance du
« péristome (E. A. Smith). »
Hab. Lac Tanganyika (feste R. Damon).
15. MELANIA (PARAMELANIA) CRASSIGRANULATA, Smith.
Paramelania crassigranulata, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 560, fig. 2, 1881. :
Hab. Lac Tanganyika (teste R. Damon).
Obs. Cette espèce, qui n’est connue, jusqu'ici, que par
un petit nombre d'individus en mauvais état et presque
subfossiles, se distingue de la précédente par sa forme
générale plus régulièrement ovale, moins anguleuse, et
par le développement moins considérable de ses plis lon-
gitudinaux et de ses costulations transverses.
14. MELANIA (PARAMELANIA) NAssA, Woodward.
Melania (Melanella) nassa, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don , p. 292, pl. xxxiv,
fig. 26-26?, 1881.
_— 285 —
Paramelania nassa, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 561,
1881.
Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; J.
Thomson ; D' Kirk).
Obs. Cette espèce singulière, qui, vue de dos, présente,
assurément, plutôt l’apparence d’une coquille marine,
voisine des Nassa, que celle d’une coquille fluviatile, est
sujette à des variations de forme et de sculpture assez
considérables. La forme typique a été figurée successive-
ment par Woodward (Proc. Zool. Soc. London, pl. xv£u,
fig. 4, 14859), par E. À. Smith (Proc. Zovl. Soc. London,
pl. xxxiv, fig. 26, 1881) et par nous-même (Journ.
Conchyl. vol. XXIX, pl. IV, fig. 5 et 5%, 1881).
M. Smith distingue avec raison deux variétés qui
peuvent être caractérisées comme il suit :
Var. 8 Grandis (Proc. Zool. Soc. London, pl. xxiv, fig.
26 a, 4881). Major, solida, ventricosa, columella subrecta,
incrassata, margine basali incrassato, dilatato. — Long.
29, diam. maj. 20 mall. (ex icone).
Var. Paucicostaia (Proc. Zool. Soc. London, pl. xxiv,
fig. 26 b, 1881). Subovata, costis longitudinalibus paucis,
distantibus munita. — Long. 18, diam. maj. AA mall. (ex
icone).
IX. Genre TIPHOBIA, Smith, 1880.
45. Tipxogia Horer, Smith.
Tiphobia Horei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.295,
pl. xxxiv, fig. 28, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson).
Obs. L’opercule de cette curieuse espèce est actuelle-
— 286 —
ment connu : il vient d'être figuré par M. Smith (1). Cet
opercule est noirâtre, corné, de forme subovale allongée,
légèrement concave, sur la face externe, disposé concen-
triquement, sauf à la partie médiane, où le nucléus est
paucispiral, sénestre et subcentral. De plus, il n’est pas
suffisamment grand pour permettre à l’animal de clore
complètement son ouverture. En effet, sa plus grande
longueur ne dépasse pas 48 millimètres, sur une largeur
de 9, tandis que l’ouverture de l'individu dont nous avons
donné la figure (2) atteint une longueur totale de 32 milli-
mètres (24, si l’on ne tient pas compte du prolongement
caudal), sur une largeur de 16.
Contrairement à ce que l’on aurait pu supposer, d’après
la forme générale de la coquille, c’est plutôt du côté des
Paludomus (sensu stricto) que de celui des Io qu’il faut
chercher les affinités de l’opercule des Tiphobia, dans la
famille des Melaniidæ. En effet, l’opercule des Lo, nette-
ment paucispiral, n'offre de disposition concentrique
dans aucune de ses parties. Au contraire, celui des Palu-
domus est concentrique, avec un nucléus spiral, sénestre
et subcentral. C’est absolument la même chose, chez les
Tiphobia.
Nous devons ajouter que l’absence d’épiderme et le
caractère presque limnéen du test distinguent nettement
les Tiphobia des Melaniidæ actuellement connus.
Les explorations les plus récentes ont confirmé la rareté
relative de cette curieuse espèce. D’après M. J. Thomson,
elle paraît être localisée dans une portion limitée du lac
Tanganyika et, là même, elle n’est pas abondante.
(1) Proc. Zool. Soc. London, pl. xxxiv, fig. 28, 1881.
(2) Journ. Conchyl., vol. XXIX, pl. 1v, fig. 2, 1881.
— 287 —
X. Genre SYRNOLOPSIS, Smith, 1880.
16. SYRNOLOPSIS LACUSTRIS, Smith.
Syrnolopsis lacustris, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 298, pl. xxx, fig. 21-240, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Chez les Syrnolopsis, le pli du bord columellaire,
apparent sur le dernier tour, existe également dans les
tours précédents. L’individu figuré par M. Smith est plus
adulte que celui de notre collection. L’opercule et l’ani-
mal sont inconnus.
XI. Genre LACUNOPSIS, Deshayes, 1874.
47. Lacunopsis (SPEKIA) ZONATA, Woodward.
Lithoglyphus zonatus, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 287, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (Speke ; E. Coode Hore; J. Thom-
son).
Obs. Cette espèce, dont les caractères sont si nettement
tranchés, semble peu sujette aux variations. Les individus
recueillis jusqu'ici ne présentent, entre eux, pas d’autre
différence que le degré plus ou moins grand de contrac-
tion du dernier tour de spire, qui se traduit par une di-
minution ou un accroissement proportionnel des dimen-
sions de l'ouverture.
XII. Genre TANGANYICIA, Crosse, 1881.
18. TANGANYICIA RUFOFILOSA, Smith.
Lithoglyphus rufofilosus, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 288, pl. xxx, fig. 20, 204, 1881.
— 288 —
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Dans cette espèce, le nombre des fines linéoles
roussâtres du test n’est pas toujours le même : il varie
entre 4 et 42.
19. TANGANYICIA NERITINOIDES, Smith.
Lithoglyphus neritinoides, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 287, pl. xxxui, fig. 19, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Bien que l’opercule de cette espèce n’ait pas en-
core été décrit, et que nous ne la connaissions que par les
diagnoses et la figure qu’en a données M. Smith, nous
pensons que, selon toute apparence, elle devra être clas-
sée dans le genre Tanganyicia, dont elle présente les
principaux caractères, la forme générale et le système
d’ornementation. Elle ne diffère guère de l'espèce typique
que par son test plus lisse, plus poli, et par le développe-
ment considérable de sa cailosité columellaire, qui com-
mence, à partir du point d'insertion du bord externe, et
qui se prolonge jusqu’à la base du péristome, en envahis-
sant une partie notable de la région ombilicale. Cette par-
ticularité donne à la coquille une apparence néritini-
forme, d’ailleurs en contradiction avec le développement
de la spire, qui est normale et ne nn M à en rien à
celle des Néritines.
XIII. Genre LIMNOTROCHUS, Smith, 1880.
Il est assurément extraordinaire et difficile à admettre,
au premier abord, qu’il puisse exister, dans un lac d’eau
douce comme le Tanganyika, situé au centre du continent
Africain et éloigné de la mer d’un millier de kilomètres au
moins , des Mollusques pourvus d’une coquille trochi-
— 9fg —
forme, non nacrée, complètement marine d’apparence,
et ne pouvant être classés, d’après les caractères du test
et ceux de l'opercule, que dans la famille des Littorinidæ,
à côté des genres Littorina et Tectarius. Tel est pourtant
le cas que présente l'espèce typique du nouveau genre
Limnotrochus, le L. Thomsoni , Smith. Il est vrai que ce
n’est point la première fois que la famille des Littorinidæ
nous cause de ces surprises malacologiques. On ne con-
naissait que des Littorinidæ marins, lorsque W. T. Blan-
ford, il y a peu d'années, révéla l’existence de véritables
Littorinidæ terrestres de l'Inde, pour lesquels il créa le
genre Cremnoconchus. Voici maintenant des Littorinidæ
fluviatiles ! Que peut-on faire, en présence de ces décou-
vertes inattendues et quelque peu renversantes, sinon
accepter les faits, tels que la nature nous les donne, sauf
à en rechercher plus tard l'explication ?
20. LimnoTrocHUs THOMSONI, Smith.
Limnotrochus Thomsoni, Smith, Proc. Zool. Soc. Lon-
don, p. 285, pl. xxx, fig. 17-17 b, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. L’opercule du L. Thomsoni est corné, de colora-
tion brune, paucispiral, muni de stries d’accroissement
arquées et bien distinctes. Il ressemble beaucoup à celui
du Littorina littorea, des mers d'Europe.
D’après une communication récente, qu’a bien voulu
nous faire M. Smith, le Limnotrochus Thomsoni est re- .
présenté, au British Museum, par 4 exemplaires, dont
un seul est mort et décoloré, les trois autres ayant été re-
cueillis vivants.
— 290 —
24. Limnorrocaus Kirkt, Smith.
Limnotrochus Kirki, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 286, pl. xxxui, fig. 18-18 b, 18381.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. Nous ne sommes pas sans conserver quelques
doutes au sujet de l’existence, à l’époque actuelle, de cette
espèce, qui nous paraît, par l’ensemble de ses caractères,
d'apparence encore moins fluviatile que la précédente, et
que nous serions assez porté à considérer comme une
forme fossile, n’appartenant pas à la faune malacologique
contemporaine du lac Tanganyika, en nous appuyant sur
le fait, que tous les individus recueillis jusqu’à présent
sont morts et complètement décolorés, ce qui constitue,
non pas, bien entendu, une preuve certaine, mais, au
moins, une forte présomption en faveur de notre
hypothèse.
Nous avons fait part de nos doutes à l’auteur de l'es-
pèce, M. Smith, qui a bien voulu nous répondre,
avec son obligeance accoutumée. D’après notre savant
confrère, les exemplaires du L. Kirki, recueillis par M. E.
Coode Hore, sont au nombre de 10, dont 5 appartiennent
au British Museum. Tous sont morts et décolorés, mais la
partie externe de leur test conserve encore un certain
brillant, et aucun d’eux ne présente, à l’intérieur de l’ou-
verture, les dépôts de matières que l’on trouve habituel-
lement dans les coquilles fossiles. M. Smith ne déses-
père, d’ailleurs, nullement, de recevoir, quelque jour, du
lac, un exemplaire vivant du L. Kirki.
XIV. Genre CORBICULA, Mubhlfeldt, 1811.
29, CORBICULA RADIATA, Parreyss.
Var. 8. Tangunyicensis. Magis tenuiter costulata, intus
saturate violacea.
— 29 —
Cyrena (Corbicula) radiata, var.? Smith, Proc. Zool. Soc.
London, p. 295, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Le genre Corbicula possède un représentant dans
les eaux du lac Tanganyika. C’est une coquille de petite
taille et dont l’intérieur des valves est d’un violet foncé.
M. Smith la rapporte, avec donte, il est vrai, au Corbicula
radiata, Parreyss, petite espèce Africaine du Nil Blanc, à
laquelle il a cru devoir rapporter également une forme du
lac Nyassa, dont les valves sont, à l’intérieur, d'un brun
carnéolé, avec des radiations violettes, umbonales et laté-
rales. La forme du Tanganyika possède des costulations
plus fines et plus serrées que celles de la forme typique et
la coloration intérieure de ses valves est différente. Nous
pensons donc qu'il convient de la désigner, au moins à
titre de variété, sous une dénomination géographique, en
attendant que des recherches ultérieures permettent de
décider s’il convient, ou non, de lélever au rang
d'espèce.
XV. Genre PLIODON, Conrad (emend.), 1834.
25. PLiopon (CAMERONIA) SPEKEI, Woodward.
Pleiodon Spekei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 296,
pl. xxxiv, fig. 51, 51 a, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; d.
Thomson).
Obs. M.J. Thomson a rapporté deux individus frais de
cette espèce, l’un jeune, l’autre arrivé à environ moitié
de son développement. L'intérieur des valves est d’un blanc
bleuâtre, légèrement teinté de rose, du côté des crochets.
— 2091—
XVI. Genre MUTELA, Scopoli, 1777.
24. MuTELA ExOTICA, Lamarck.
Mutela exotica, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 296,
1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson).
Obs. Cette espèce, dont M. Coode Hore n'avait trouvé
qu’une seule valve, a été recueillie plus abondamment
par M. J. Thomson.
XVII. Genre SPATHA, Lea, 1838.
25. SPATHA TANGANYICENSIS, Smith.
Spatha ‘Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 296, pl. xxxiv, fig. 32, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore ; J, Thomson).
Obs. L’échantillon figuré par M. Smith, en 1880, se
trouvait être exceptionnellement large : chez la plupart
des individus de l'espèce, l'extrémité postérieure est beau-
coup plus acuminée. La couleur de l’épiderme varie,
selon les âges : d’un vert jaunâtre, chez les jeunes indivi-
dus, elle arrive, chez les adultes, à un brun olivâtre
foncé.
XVIII. Genre UNIO, Retzius, 1788.
26. Unio Nizoricus, Cailliaud.
Unio Niloticus, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 296,
1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore; J. Thomson).
Obs. La forme et la coloration extérieure des U. Nilo-
— 295 —
ticus semblent sujettes à d’assez fortes variations. Néan-
moins, {ous les individus, sans exception, présentent des
corrugations, en avant des crochets. LU, Niloticus, dont
les dimensions sont assez médiocres, pour le genre, est,
pourtant, le plus grand des Unio du Tanganyika : toutes
ces espèces sont de très petite taille.
27. Unio Burton, Woodward.
Unio Burtoni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 297,
pl, xXxIv, fig. 55-55 b, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (Speke; E. Coode Hore; J.
Thomson).
Obs. Cette espèce, qui n’avait point été retrouvée, de-
puis Speke, fait partie des derniers envois de MM. E.
Coode Hore et J. Thomson. La coloration de l’intérieur
des valves varie du blanc au brun pourpré. Les individus
rapporiés récemment diffèrent légèrement de la forme
typique, dont ils constituent deux variétés, l’une plus
convexe, l’autre ornée de fines linéoles rayonnantes et de
couleur verte. M. Smith pense que ces légères variations
doivent, probablement, n’être que des modifications pro-
duites par la diversité des localités : en effet, les indivi-
dus typiques ont été recueillis, par le capitaine Speke, à
l'extrémité Sud du lac, tandis que MM. Coode Hore et
Thomson ont recueilli leurs exemplaires, beaucoup plus
au Nord, dans les environs d'Ujiji.
28. Unio TANGANYICENSIS, Smith.
Unio Tanganyicensis, Smith, Proc. Zoolïl. Soc. London,
p. 298, pl. xxxiv, fig. 55, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore).
Obs. De même que dans l'espèce précédente, il arrive
2
— 294 —
que les individus recueillis récemment ne correspondent
pas exactement au type primitivement décrit. Leurs ra-
diations vertes sont moins distinctes, leur prolongement
postérieur est plus marqué, et ils présentent une sinua-
tion bien distincte, près de la terminaison postérieure du
bord ventral.
29. Unio NyASsAENSIs, Lea.
Var. &. Ujijiensis. Transverse magis elongata, intus vi-
vide rosea, extus, sub epidermide viridula, vivide rosea.
Var. Tanganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 298, pl. xxxiv, fig. 54a, 1881 (nec Unio Tan-
ganyicensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 55,
pl. xxxi1, fig. 9, 9 a, 1880).
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. La forme typique de cette espèce provient du lac
Nyassa, dans lequel MM. Thomson et Kirk ont recueilli,
récemment, des individus, généralement un peu plus
lisses que celui qui a été décrit et figuré par Lea.
Nous avons cru devoir changer le nom de variété
adopté par M. Smith pour la raison que cette dénomina-
tion, déjà employée dans le même genre, par le même
auteur et pour une autre espèce du même lac, ne pouvait
être maintenue sans amener d’inévitables confusions entre
les deux espèces.
30. Unio Hornet, Smith.
Unio Horei, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 299,
pl. xxxIv, fig. 57, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. L'individu unique, sur lequel a été établie cette
espèce, ne paraît pas complètement adulte. [Il semble se
— 295 —
rapprocher de l’Unio Bakeri, H. Adams, du lac Mwutan
(Albert Nyanza des auteurs Anglais), bien que moins
allongé et beaucoup moins rugueux.
31 Unio THomsoni, Smith.
Unio Thomsoni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 299,
pl. xxx1v, fig. 56, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Cette coquille, qui n’est pas sans rapport avec
l'U. Tanganyicensis, s’en distingue par la petitesse de ses
crochets, par sa forme générale, plus large et plus ovale
et par l'absence des lignes rayonnantes vertes, qui carac-
térisent l’autre espèce.
XXX. Genre ÆTHERIA, Lamarck, 1808.
82. ÆTHERIA ELLIPTICA, Lamarck.
Ætheria elliptica, Crosse, Journ. Conch., vol. XXIX,
p. 156, 1881.
Hab. Lac Tanganyika (E. Coode Hore). — Région du
Nil.
Obs. Aucun nouvel individu de cette espèce n’a été
recueilli, depuis les premières recherches de M. E. Coode
Hore.
VI.
Révision des Mollusques terrestres de la ré-
gion du Tanganyika.
I. Genre ENNEA, H. et A. Adams, 1855.
1. ENNEA LATA, Smith.
Ennea lata, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 347, À
pl. xxxi, fig. 4, 44, 1880.
— 296 —
Hab. Environs d'Ujiji (E. Coode Hore).
Obs. Cette espèce, ventrue, pupiforme et de dimensions
moyennes (long. 20 millimètres, diam. maj. 41), est fine-
ment denticulée, près de la suture, ce qui la distingue de
l'E. anodon, Pfeiffer, dont elle se rapproche, d’ailleurs,
par l’aspect général et le manque de dents aperturales.
2. Ennea UyrniEnsis, Smith.
Ennea Ujijiensis, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.547,
pl. xxxi, fig. 5, 1880.
Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore).
Obs. Coquille allongée, finement denticulée, près de
la suture, comme l'espèce précédente, obliquement cos-
tulée, marquée de plusieurs plis, à l’intérieur de l'ouver-
ture, qui est subverticale et subauriforme. P éristome
muni d’un pli oblique, vers la base du bord columellaire,
et d’un autre pli dentiforme, sur le bord pariétal.
9. ENNEA. . ...?
Ennea sp., Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 552,
1880.
Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore).
Obs. Recueillie en trop mauvais état pour pouvoir être
déterminée autrement que génériquement, cette coquille
n’est citée ici que pour établir qu’il existe une troisième
espèce d’Ennea, dans les environs d'Üjiji.
IT. Genre LIMICOLARIA, Schumacher, 1817.
4, LimicocarrA Nicorica, Pfeiffer.
Achatina (Limicolaria) Nilotica, Smith, Proc. Zool. Soc.
London, p. 345,1880.
— 297 —
Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore). — Commun
dans toute la région du Haut-Nil. Nil Blanc. Rivière des
Gazelles (Schweinfurt).
5. LimicocARIA CarzzrAupi. Pfeiffer.
Achatina (Limicolaria) Cailliaudi, Smith, Proc. Zool. Soc.
London, p. 284, pl. xxx, fig. 15, 1851.
Hab. Près du lac Tanganyika (J. Thomson). — Région
du Haut-Nil. Sennaar. Kordofan. District d'Usagara.
Obs. La dernière limite méridionale de cette espèce ,
en Afrique, paraissait être le territoire d'Usagara, à l’ex-
trémité S. du bassin du Nil, où Speke avait signalé sa
présence. Le fait de sa découverte, par M.J. Thomson,
dans le voisinage du Tanganyika, recule singulièrement
cette limite.
6. LimicoLARIA MARTENSIANA, Smith.
Achatina (Limicolaria) Martensiana, Smith, Proc. Zool.
London, p. 545, pl. xxx, fig. 4, 14, 1880,
Hab. Environs d'Ujiji (E. Coode Hore).
Obs. Cette espèce est voisine du L. Heuglini, Martens,
de l'Abyssinie méridionale et du bassin de la rivière des
Gazelles, mais elle s’en distingue par son fond de colora-
tion d’un brun foncé, sur lequel se détachent des bandes
longitudinales plus claires, disposées en zigzags, et par ses
tours de spire décussés et finement granuleux.
7. LIMICOLARIA RECTISTRIGATA, Smith.
Achatina (Limicolaria) rectistrigata, Smith, Proc. Lool.
Soc. London, p. 288, pl. xxx, fig. 14, 14%,
1881.
— 298 —
Hab. Environs d'Ujiji (E. Coode Hore); dans le voisi-
nage du lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Cette espèce se distingue par ses bandes brunes,
se détachant sur un fond de coloration blanchâtre, et fai-
blement obliques ou presque droites, au lieu d’être dispo-
sées plus ou moins en zigzags, comme chez la plupart de
ses congénères.
III. Genre ACHATINA, Lamarck, 1799.
8. ACHATINA URAVENI, Smith.
Achatina Kirkii, Smith, Ann. A. Mag. Nat. Hist. vol. VI,
p. 428, 1880 (nec A. Kirki, Craven,
Proc. Zool. Soc. London, p. 248,
1880).
Achatina Kirki, Crosse, Journ. Conchyl. vol. XXIX,
p. 138, 1881.
Achatina Craveni, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p.285,
pl. xxxui, fig. 11, 1881.
Hab. Région située entre Zanzibar et le lac Tanga-
nyika (D° Kirk).
. Obs. M. Smith a dû changer le nom de son espèce, qui
avait déjà été employé, quelques mois avant lui, par
M. Craven, pour un autre Achatina de plus petite taille.
La surface de cette coquille, qui, sous un épiderme jau-
nâtre, présente des bandes brunes assez espacées et légère-
ment en zigzags, sur un fond blanc, est granuleuse, carac-
tère que la figure publiée dans les Proceedings n’indique
pas suffisamment. Contrairement à la supposition que
nous avons émise, dans notre dernier article (1), l'A.
Marioni, Ancey, bien que constituant une forme très
(1) Journ. Conchyl., vol. XXIX, p. 139, 1881.
— 299 —
voisine, sous le rapport de la sculpture, diffère spécifique-
ment de l’A. Craveni et doit en être séparé. L’A, Marioni,
d’ailleurs, n’a été recueilli que décoloré et à l’état pres-
que subfossile.
IV. Genre PERIDERIS, Shuttleworth, 1856.
9. PERIDERIS. . . . . ?
Perideris sp., Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 352,
1880.
Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore).
Obs. Individu jeune, non en état de pouvoir être dé-
crit spécifiquement.
V. Genre BULIMINUS, Beck, 1857.
10. Buziminus PrYcHAxIS, Smith.
Bulimus (Buliminus) ptychaxis, Smith, Proc. Zool. Soc.
London, p. 546, pl. xxx1, fig. 5. 1880.
Hab. Environs d’Ujiji (E. Coode Hore).
Obs. Ce Buliminus est blanchâtre, sous un épiderme
très mince et d’un vert olive. Il ressemble, par son sys-
tème de sculpture, au B. Kirki, Dohrn, de Mozambique,
mais il s’en distingue par sa forme générale beaucoup
plus courte et par le manque de pli columellaire.
VI. Genre SUBULINA, Beck, 1837.
41. SUBULINA SOLIDIUSCULA, Smith.
Subulina solidiuscula, Smith, Proc. Zool. Soc. London,
p. 285, pl. xxx, fig. 16, 1881.
— 300 —
Hab. Près du lac Tanganyika : un seul exemplaire re-
cueilli (J. Thomson).
Obs. Coquille assez grande, pour le genre, allongée,
subulée, munie de lignes d’accroissement sbliques, croi-
sées par des stries transverses, et de coloration blanche,
sous un épiderme mince et olivâtre. Test relativement
assez solide. Columelle courte, arquée et blanche. Ouver-
ture petite.
12. SUBULINA LENTA, Smith.
Subulina lenta, Smith, Proc. Zool. Soc. London, p. 284,
pl. xxxin, fig. 15, 1881.
Hab. Près du lac Tanganyika (J. Thomson).
Obs. Coquille voisine de la précédente espèce, mais
plus petite, marquée de fines lignes d’accroissement, dis-
posées obliquement et légèrement flexueuses, et recou-
verte d’un épiderme mince et olivâtre, avec des bandes
obliques plus foncées et espacées. Ouverture petite. Colu-
melle arquée et blanche.
VII.
Distribution géographique des espèces.
La Faune malacologique terrestre de la région du lac
Tanganyika ne présente rien de bien particulier. Les
douze espèces dont elle se compose, dans l’état actuel de
nos connaissances, appartiennent à des genres bien con-
nus, tous, en Afrique, et ne présentent aucune forme ex-
traordinaire. Ce sont 5 Ennea, peu différents des formes
répandues dans toute l'Afrique, à l’exception des régions
méditerranéenne et saharienne; 4 Limicolaria, dont 2 se
— 301 —
retrouvent dans la région du Haut-Nil; 4 Achatina, que
l’on rencontre, depuis la partie de la côte orientale qui
dépend de Zanzibar jusqu'au Tanganyika : À Perideris,
forme de l'Afrique occidentale; À Buliminus; enfin 2 Su-
bulina. Tout cela n’a rien que de normal.
Il est loin d’en être de même de la Faune malacologique
fluviatile du lac, qui offre des caractères bien tranchés et
se distingue par la présence d’un certain nombre de formes
non seulement spéciales, mais véritablement extraordi-
naires et, quelquefois même, complètement inattendues.
Le caractère le plus étrange de cette Faune consiste dans
l'étonnante ressemblance qu'ont les coquilles de quelques-
uns des Mollusques qui la composent avec certaines for-
mes marines. Ce qui complique encore la question, c’est
que, d'après M. J. Thomson, témoin assurément difficile
à récuser, car il a pu juger des choses de visu et de gustu,
les eaux du Tanganyika ont un goût particulier, qu’on ne
pourrait qualifier de saumâtre, mais qui est assez désa-
gréable pour que les indigènes évitent d'en boire, toutes
les fois qu’ils peuvent faire autrement. M. Thomson s'ap-
puie surce fait et sur l'aspect géologique des environs
pour supposer que le Tanganyika a dû constituer, à une
époque plus ou moins éloignée, une mer intérieure, dont
la salure à fini par disparaître à peu près complètement.
Dans cette hypothèse, les Mollusques fluviatiles, dont nous
parlons plus haut, seraiént donc des types marins modi-
fiés. Là-dessus, les fidèles croyants de l'Évangile selon
Saint-Darwin et des doctrines de l’évolution se sont en-
thousiasmés à perte de vue : on a parlé d’une Pyrule d’eau
douce et d’un Troque, qui, après avoir été promu au
grade de coquille fluviatile, s’apprètait à passer, incessam-
ment, dans les terrestres, sans doute à l’ancienneté.
Nous croyons qu'il faut en rabattre : d’ailleurs, la
— 302 —
réalité des faits est déjà bien assez surprenante, par elle-
même, pour que l’on n'ait besoin d'y rien ajouter. Neuf
des espèces du Tanganyika présentent, à un degré plus
ou moins prononcé, quelque chose de l'aspect de certaines
coquilles marines. Ce sont les suivantes :
Tiphobia Horei, Smith.
Syrnolopsis lacustris, Smith.
Lacunopsis (Spekia) zonata, Woodward.
Meélania Horei, Smith.
Melania (Paramelania) nassa, Woodward.
Tanganyicia rufofilosa, Smith.
Tanganyicia neritinoides, Smith.
Limnotrochus Thomsoni, Smith.
Limnotrochus Kirki, Smith.
Le Tiphobia Horei (1), la prétendue Pyrule fluviatile,
est, assurément, une forme nouvelle pour la science et
des plus extraordinaires, mais ce n’est pas plus une Pyrule
que les [o de l'Amérique du Nord ne sont des Fuseaux, et
tous ses caractères sont ceux d’une coquille d’eau douce.
La ressemblance du Syrnolopsis lacustris avec les Syr-
nola, signalée par l’auteur de l'espèce, nous paraît plus ap-
parente que réelle et nous doutons beaucoup que, lors-
qu’on aura pu étudier l’animal du premier de ces genres,
on lui trouve de grands rapports d’organisation avec le
Mollusque de l'autre.
Le Lacunopsis (Spekia) zonata est une coquille tout à
fait particulière, et son épaisseur, considérable pour sa
taille, rappelle, il est vrai, celle de diverses coquilles ma-
rines et particulièrement du Littorina littoralis et du L.
littorea, des mers d'Europe, mais il ne présente l’ensem-
(4) Journ. Conchyl., vol. XXIX, p. 117, pl. IV, fig. 2, 2a, 2b,
1881.
— 505 —
ble des caractères d'aucun genre marin, tandis que, mal-
gré l'excentricité de sa forme, il rentre facilement dans
un genre fluviatile de l’'Indo-Chine.
Quant aux deux espèces du genre Tanganyicia (T. ru-
fofilosa et T. neritinoides), elles nous paraissent se rap-
procher, au moins autant, des Ampullaria, formes fluvia-
tiles, que des Natica, formes marines.
Nous avouons ne pas {rouver, à un haut degré, au Me-
jania Horei, la ressemblance avec les formes marines que
mentionne M. Smith (4). Il est vrai que nous ne Con-
naissons l'espèce que par la figure et la description de
l'auteur.
Le Paramelania nassa est remarquable par l'épaisseur
de son test, chez les individus adultes (2), et son système
de sculpture reproduit, presqu’à s'y méprendre, celui de
certaines Nasses, principalement à la partie dorsale du
test, mais son ouverture est plutôt celle d’une espèce flu-
viatile que celle d’une forme marine.
La présence des Limuotrochus (et particulièrement du
L. Thomsoni, le seul qui ait été recueilli à l'état vivant et
avec l’opercule), dans les eaux douces du lac Tanganyika,
constitue un problème malacologique des plus ardus, et
l'existence de Mollusques aussi nettement trochiformes,
dans ce milieu inusité, ne semble pas facile à expliquer,
au premier abord. [1 est bien entendu que nous mettons
tout d’abord de côté l'hypothèse de la possibilité d’une
erreur de mémoire, au sujet de la provenance exacte de
ces coquilles, de la part des collecteurs. Nous nous trou-
vons donc en présence, non pas d’un Troque fluviatile,
comme on l'a dit, car l'intérieur de l’ouverture de cette
(4) Proc. Zool. Soc. London, p. 293, 3881.
(2) L'individu que nous avons figuré (Journ. de Conchyl., vol.
XXIX, pl. IV, fig. 3,34, 1881) est jeune.
— 304 —
espèce n’est pas nacrée, mais bien d’un membre de la fa-
mille des Littorinidæ, dont l’opercule est tout à fait ana-
logue à celui des Littorina et des Tectarius, et dont la
coquille est très voisine de forme de celles de ce dernier
genre. Or, nous savons que les divers genres qui com-
posent la famille des Littorinidæ présentent de notables
différences entre eux, tant sous le rapport de l’habitat
que sous celui du mode de station. A côté de formes fran-
chement marines, nous en voyons d’autres qui restent
plus ou moins complètement à découvert, pendant l’espace
d'une marée à l’autre, et qui ont, par conséquent, une
manière de vivre, pour ainsi dire, semi-terrestre et semi-
marine. D’autres, enfin, comme les Cremnoconchus de
l'Inde, ont des habitudes complètement terrestres et vi-
vent à une grande hauteur au-dessus du niveau de la
mer. En présence de cette indifférence dans le choix des
milieux, ou, si l’on veut, en présence de la remarquable
faculté d'adaptation que semblent posséder les Mollusques
de la famille des Littorinidæ et qui leur permet de suppor-
ter, sans trop souffrir, des changements qui seraient mortels
à d’autres, il ne nous paraît nullement inadmissible qu’il
puisse y avoir des Littorinidæ fluviatiles, comme il en
existe déjà de marins et de terrestres, et que le Limno-
trochus Thomsoni fasse partie des premiers. Quant au L.
Kirki, qui n’a été recueilli que mort et complètement dé-
coloré, peut-être n’est-ce qu'une espèce fossile ou sub-
fossile ?
La Faune malacologique du lac Tanganyika comprend,
dans l’état actuel de nos connaissances, 32 espèces, répar-
ties dans 19 genres, savoir : À Planorbis; À Segmentina ;
4 Limnæa; 4 Physa; 4 Ampullaria ; À Lanistes; 1 Neo-
thauma (genre spécial) ; 7 Melania (4 sous-genre spécial,
comprenant 3 espèces, Paramelania);, 4 Tiphobia (genre
mn SUR
spécial); 4 Syrnolopsis (genre spécial); 4 Lacunopsis (sous-
genre spécial Spekia) ; 2 Tanganyicia (genre spécial);
2 Limnotrochus (genre spécial); 4 Corbicula ; 4 Pliodon;
4 Mutela; 4 Spatha; 6 Unio ; 4 Ætheria. Sur les 32 es-
pèces actuellement connues, 20 paraissent particulières
au Tanganyika, ou, du moins, n'ont pas encore été re-
cueillies en dehors de ses eaux : 4 genres, sur 49, et
2 sous-genres sont spéciaux.
Huit espèces se retrouvent dans le Bassin du Nil,
savoir :
Planorbis Sudanicus, Martens.
Segmentina Alexandrina, Ehrenberg.
Ampullaria ovata, Olivier.
Melania tuberculata, Müller,
Corbicula radiata, Parreyss.
Mutela exotica, Lamarck.
Unio Niloticus, Gailliaud.
Ætheria elliptica, Lamarck.
Cette quantité relativement considérable d'espèces flu-
viatiles, communes aux deux bassins, ne nous paraît pou-
voir s'expliquer que de deux manières, ou par des commu-
- nications existant entre les affluents de l’un et de l'autre,
ou par l’action des nombreux oiseaux d’eau qui hantent les
grands lacs et qui peuvent apporter, involontairement, des
œufs de Mollusques, de l’un à l’autre, et produire des ac-
climatations inconscientes. On sait que les pattes des Pal-
mipèdes sont, sous ce rapport, d'excellents véhicules, plus
importants, quelquefois, qu’on ne le pense, pour la dissé-
mination de certaines espèces fluviatiles.
Trois espèces vivent, à la fois, dans les eaux du lac
Nyassa, et dans celles du Tanganyika, savoir :
Limnæa Natalensis.
— 306 —
Melania tuberculata, Müller.
Unio Nyassaensis, Lea.
Le Limnæa Natalensis se retrouve également à Natal et
dans l’Abyssinie.
Les Unio du lac Tanganyika sont d’une très petite
taille, pour le genre : c’est le contraire de ce qui a lieu,
le plus ordinairement, dans les grands lacs et dans les
cours d’eau considérables.
En résumé, malgré l'insuffisance des documents, et
quoiqu'il reste encore, sans doute, bien des découvertes
à faire, dans la région du Tanganyika, on peut, dès à pré-
sent, considérer la Faune malacologique fluviatile de ce
grand lac comme une des plus originales et des mieux
caractérisées que l’on ait eu occasion d'observer depuis
longtemps. HG.
Tableau des Limaeiens des environs de Saint-
Saulge (Nièvre).
Par L. BREVIÈRE.
Famille I. — ARIONIDÆ.
I Genre, — ARION, Férussac.
À. ARION RUFUS.
Limax rufus, Linné, Syst. nat., éd. X, p. 652, 1758.
Arion rufus, Michaud, Complément, p. 3, 1851.
Se trouve très communément, depuis les premiers jours
de mars jusqu’à la fin d'octobre, mais surtout en été, aux
bords des chemins, dans les bois, dans les jardins et autres
lieux cultivés. Nombreuses variétés, jaunes, rouges, bru-
— 307 —
nes, de nuances plus ou moins foncées : je n’en ai pas en-
core vu de noires.
9. ARION HIBERNUS.
Arion hibernus, Mabille, Arch. mal., [, 3° fasc., p. 39,
1868, et Hist. mal. Bass. Par., p. 14, pl. 11, fig. 11
à 15, 1871?
Espèce peu commune, qui paraît habiter exclusivement
Les terrains siliceux. Elle fait son apparition à la fin d’oc-
tobre : on la rencontre pendant tout l'hiver, aux environs
de Saint-Saulge, principalement auprès des villages de la
Lougenne et du Tronsec ; par les temps doux et humides,
elle rampe aux bords des chemins, le long des haies, sur
les talus recouverts de mousses, de bruyères, de genêts et
d’ajoncs. Il est rare de trouver, à la fois, plusieurs indi-
vidus dans le mème lieu.
Un examen plus approfondi de cette espèce permettra,
peut-être, de la séparer de l’Arion hibernus des environs
de Paris, dont elle diffère tout au moins par une taille
beaucoup plus grande (la longueur de l'animal en marche
est de 70 à 75 millimètres).
© La variété qui se trouve le plus fréquemment est, comme
dans l'espèce décrite par M. Mabille, « d’une belle teinte
« pourpre couleur de rouille ». Jai observé, mais beau-
coup plus rarement, deux autres variétés, l’une d’un
jaune d’ambre, l’autre d’un beau noir brillant et velouté,
toutes deux complètement dépourvues de bandes, comme
la première.
5. ARION AGGERICOLA.
Arion aggericola, J. Mabille, Hist. mal. Bass. Par., p. 16,
pl. n, fig. 5 à 7, 1871.
— 308 —
Espèce estivale et nocturne, ne sortant le jour qu’après
d'assez fortes pluies. Elle affectionne, comme la précé-
dente, les lieux gazonnés et en pentes, mais elle paraît
avoir une préférence marquée pour les terrains calcaires.
On la trouve, par petits groupes, aux environs de Saint-
Saulge, à l'Est, sur les chemins des Champigneux et de
Saint-Maurice.
Observations. — J'ai remarqué, sous la cuirasse de cer-
tains individus, des granulations calcaires, de forme len-
ticulaire, ayant jusqu’à 2 millimètres de diamètre.
4. ARION SUBFUSCUS.
Limax subfuscus, Draparnaud, Hist. Moll., p. 125, 1805.
Arion subfuseus, Michaud, Compl., p. 4, 1851.
Vit au pied des arbres, dans la forêt communale et dans
les bois qui entourent l’Étang-Neuf. Rare.
5. ARION RUBIGINOSUS.
ÂArion rubiginosus, Baudon, in Drouët, Moll. de la Côte-
d'Or, p. 26, 1867.
Arion rubiginosus, Baudon, Mémoire s. les Lim. de l'Oise,
p. 4, pl. 1, fig. 1-5, 1871.
Bois des environs de Saint-Saulge. Cet Arion se trouve
ordinairement blotti dans la mousse qui tapisse le pied
des vieux arbres ou au milieu des amas de feuilles mortes.
À la fin de l’automne et même en hiver, quand le temps
est doux, on le voit ramper sur l'écorce des arbres, en
compagnie du Limax arborum, Bouchard, dont il semhle
s’ingénier à imiter la gymnastique; mais, tandis que
celui-ci grimpe avec agilité jusqu'au sommet des plus
grands arbres, la puissance ascendante de notre Arion fui
— 309 —
permet à peine de s'élever jusqu’à 2 mètres au-dessus du
sol.
Le type bien caractérisé est assez rare, mais la variété
nigricans, Baudon (loc. cit.), se rencontre communément.
G. ARION BOURGUIGNATI.
Arion Bourguignati, J. Mabille, Arch. malac., 9 acc.
p. 44, 1868, et Hist. malac. du Bass. Paris., p. 19,
pl. 1, fig. 5-6, et pl. 1, fig. 4, 1871.
Varietas : Minor, Baudon, Mém. s. les Lim. de l’Oise,
p. 14, pl. un, fig. 10-11, 1871.
Je n’ai observé que cette variété; elle est assez com-
mune dans les bois et le long des haies humides, sous les
tas de pierres, aux environs de Saint-Saulge : on Ja ren-
contre pendant toute l’année, mais c’est en hiver et au
printemps qu’elle est le plus abondante.
7. ARION TENELLUS.
Arion tenellus, Millet, Moll. Maine-et-Loire, p. 11, 1859.
Arion tenellus, Baudon, Mém. s. les Lim. de l'Oise, p.4,
pl. 1, fig. 1-5, 1871. -
Je l'ai trouvé une seule fois, au mois d’août, dans la
prairie de Savigny, au bord du bois, au Nord. :
8. ARION HORTENSIS.
Arion hortensis, Férussac, Hist. Moll., p. 15, pl. n,
fig. 4-6, 1819.
Très commun partout.
Ses variétés sont nombreuses, mais, le plus souvent, il
est noirâtre ou olivâtre avec deux bandes latérales plus fon-
22
— 310 —
cées ; j'ai trouvé aussi quelques individus d’un noir bril-
lant, très foncé, sans bandes distinctes.
9. ARION VERRUCOSUS, sp. nov. (PI. XIIL, fig. 1 et 2).
Animal parvum, cylindricum, postice rotundatum (in
extensioné atlenuatum), brunneo-viridescens, nigrescens,
vel griseo plus minusve pallescens, maculis minutissimis,
luteolis vel albidis, paululum conspicuis, undique spar-
sum ; tuberculis parum elongatis, prominulis, subcrista-
lis, verrucosis, per gressum obsoletis; clypeo sæpius palli-
diore, tenuissime granuloso, antice ovato, postice rotun-
dalo; capite et tentaculis nigrescentibus ; margine pal-
lido; solea albida vel lutescente, zonula luteola circum-
data, quandoque omnino luteola.
Pseudo-limacella minima, crassiuscula.
Habitat in nemoribus, prope locum « Saint-Saulge »
dictum.
Long. mazima : 20-25 mull.
. Animal cylindrique, arrondi en arrière, quand il est
contracté, mais atténué, pendant la marche; le plus sou-
vent d’un brun verdâtre, sans bandes ou orné de deux
bandes latérales pulviformes peu sensibles; quelquefois
jaunâtre ou noirâtre et plus rarement d’une belle
nuance gris-perle. — Tubercules peu allongés, rappro-
chés, assez saillants, un peu aigus, relevés çà et là de pe-
tites aspérités qui donnent à l’animal, surtout lorsqu'il est
contracté, un aspect tout à fait remarquable ; dans l’ex-
tension, les stries finissent par s’effacer et le corps devient
lisse et brillant. — Les anastomoses sont criblées d’une
multitude de petits points jaunâtres ou grisâtres, plus ou
moins foncés, suivant les variétés, et qui ne sont bien vi-
sibles qu’à l’aide de la loupe. — Bouclier arrondi ou
— 311 —
tronqué en arrière, ovale antérieurement, finement gra-
nuleux, assez avancé sur le cou, ordinairement plus pâle
que le dos; chez les individus de nuances un peu fon-
cées, il est d’une teinte générale jaunâtre, passant au
jaune d’or, à la partie antérieure; il porte quelquefois
deux bandes noirâtres assez accentuées. — Orifice pul-
monaire petit, arrondi, placé vers le milieu du bouclier.
— Orifice de la génération situé immédiatement au-
dessous, un peu à droite du précédent organe. — Tenta-
cules supérieurs gros, courts et très divergents, noirâtres,
ainsi que la tête et les tentacules inférieurs, qui sont très
petits. — Marge étroite, d’un jaune très pâle, sans trace
de linéoles, si ce n’est, parfois, à la partie caudale, dilatée
de manière à présenter un appendice allongé, subtrian-
gulaire, creusé, au milieu, d’un étroit sillon qui sert de
gouttière à la glande mucipare. — A la partie antérieure
de l'animal, des points noirs, en nombre variable, parfois
peu visibles, dans les variétés de nuances claires, sont ran-
gés en ligne droite, immédiatement au-dessus de la marge.
— Sole d’un blanc sale, bordée de jaune pâle tout au-
tour, quelquefois même entièrement jaunâtre. — Mucus
incolore ou d’un jaune d’or très pâle. — Mâchoire très
mince, d’un brun assez foncé, plus pâle aux extrémités,
à courbure bien prononcée; elle est munie, à la partie
médiane, de 6 à 8 côtes très larges, à peine atténuées vers
le bord libre qu’elles ne dépassent pas très sensiblement
(PI. XII, fig. 2).
Ce Limacien ne possède pas de limacelle proprement
dite, mais un agrégat de particules calcaires, affectant la
forme d’une petite lame assez épaisse, sans contours bien
précis, apparaissant parfois, par transparence, dans les
variétés peu foncées, comme une tâche blanchâtre à la
partie postérieure du bouclier.
— 312 —
OEufs.— La ponte a lieu vers la fin du mois de no-
vembre. Les œufs, par paquets de 5 à 6, à peu près sphé-
riques, ont un diamètre de 2 millimètres; ils sont géla-
tineux, blanchâtres, à reflets légèrement opalins.
Habitat. — L'Arion verrucosus vit dans les lieux frais,
aux bords des bois: on le trouve sous les feuilles de chènes,
dans le voisinage des petits champignons, qui croissent en
touffes, au pied des vieux troncs d’arbres et dont il paraît
faire sa nourriture ordinaire ; mais il recherche aussi les
cadavres des petits animaux, comme les Vitrines et les
Lombrics, qu’il dévore avec beaucoup d’avidité.
Il apparaît à la fin d'octobre et ne cesse de se montrer
qu'après les premiers beaux jours du printemps. Sans être
précisément rare, il est peu répandu (1).
Cet animal, de consistance gélatineuse, est d’une ex-
trème délicatesse. Quand on le soustrait au milieu hu-
mide dans lequel il vit, il ne tarde pas à s’étioler et à
périr ; il diminue, d’abord, très sensiblement de volume ;
la partie postérieure, surtout, s’amincit beaucoup et pré-
sente, vers son milieu, un étranglement très parti-
culier.
Rapports et différences. — Par sa forme générale, le
Limacien que je viens de décrire a beaucoup d’analogie
avec Arion hortensis; mais il se distingue facilement de
ce dernier par un aspect plus délicat, par une taille plus
petite, par la couleur de son plan locomoteur, qui est bien
plus pâle, et surtout par la présence des petites saillies
verruqueuses, que portent les tubercules, particularité
(1) J'ai retrouvé dernièrement l’Arion verrucosus dans le dé-
partement du Puy-de-Dôme : une fois, dans la plaine de la Li-
magne, à Jumeaux, près des bords de l’Allier et, plusieurs fois,
dans les montagnes des environs d’Arlane, jusqu’à 900 mètres
d’alitude.
— 3515 —
éminemment caractéristique, qui le sépare de tous ses con-
génères et permet de le reconnaître, du premier coup
d'œil.
On pourrait le rapprocher encore de quelques espèces
du genre Geomalacus, mais, par l’absence de vraie lima-
celle, et par la position de l’orifice génital, comme il à
été dit plus haut, il présente bien les caractères d’un véri-
table Arion.
Famille I. — LIMACIDÆ.
2e genre. — KRYNICKIA, Kaleniczenko.
À. KRYNICKIA BRUNNEA.
Limax brunneus, Drap., Hist. Moll., p. 128, 1805.
Krynickillus brunneus, J. Mabille, Arch. Mal., [, fase, 5,
p. 47, 1868.
Krynickillus brunneus, Baudon, Mémoire s. les Lim. de
l'Oise, p. 12, pl. IF, fig. 6-10,
1871.
Vit aux bords de l’Aron, sous les pierres et les mor-
ceaux de bois mouillés. — Paraît rare.
5° genre. — LIMAX, Linné.
1. LiMAx CINEREUS.
Limax cinereus, Müller, Verm. Hist., IE, p. 5, 1774.
Dans les caves, les celliers, les aquedues, les vieux
murs, etc... : espèce très commune.
Les variétés que l’on rencontre, le plus fréquemment,
sont d’un gris plus ou moins foncé et ornées de bandes
ou taches noires, disposées de manière très variable.
— 914 —
Variété : 8 Intermedia. Une forme, qui vit dans la forêt
communale et probablement aussi dans les autres bois
des environs de Saint-Saulge, mérite une mention spé-
ciale. Le dos est unicolore, noir ou noirâtre, sanstaches
ni bandes : seule, la carène dorsale se détache comme une
ligne blanchâtre, s'étendant de l'extrémité de la queue
jusqu'au voisinage du bouclier; le bouclier est d’un gristrès
foncé ou d’un brun sombre, unicolore ou maculé de taches
noires. De chaque côté du plan locomoteur, qui est
blanchâtre dans son milieu, règne une zone sombre,
assez large, formée par une multitude de petits points
noirâtres. Cette variété est intermédiaire entre Limax
cinereus et l’espèce suivante.
2. LIMAX CINEREO-NIGER.
Limax cinereo-niger, Sturm, Deutschl, Fauna, Wurmer,
1803.
Vit dans les parties sombres et humides des bois. —
Rare.
3. LIMAX VARIEGATUS,
Limax variegatus, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 405,
1801.
Dans l’aqueduc souterrain par où s’écoulent les eaux
de la ville de Saint-Saulge. Cette Limace ne sort de sa re-
traite que par les temps pluvieux ; on la voit alors ramper
sur les branches des tilleuls qui bordent le champ de,
foire.
4. LIMAX FULVUS.
Limax fulvus, Normand, Description de six Lim. inouv.,
p. 7, 1852.
— 915 —
Limax fulvus, Baudon, Mémoire s. les Lim. de l'Oise,
p.16, pl. 1v, fig. 1-4, 1871.
Se trouve assez communément, au commencement de
l'hiver, dans tous les bois de Saint-Saulge ; elle se tient
au pied des arbres, sous la mousse, sur les champi-
gnons, etc.
5. LIMAX ARBORUM.
Limax arborum, Bouchard-Chantereaux, Moll. du Pas-
de-Calais, p. 28, 1858. k
Limax arborum, Baudon, loc. cit., p. 19, pl. 1v,
fig. 40-12.
Vit dans les bois et sur les saules des prairies ; très
abondante, surtout vers la fin de l’automne et pendant
une partie de l'hiver.
Observahons. — L'épaisseur de la limacelle n’est pas
toujours en raison directe de la taille de l’animal : j'ai
trouvé, chez des individus très grands, des limacelles
extrèmement minces, translucides et comme membra-
neuses, mais devenant dures et opaques, après avoir été
exposées à l'air.
Var. Nemorosa, Baudon (loc. cit.). Avec le type : plus
rare.
6. LiMAXx AGRESTIS.
Limax agrestis, Linné, Syst. nat., éd. X. 1, p. 652,
1758.
Très commune partout, en toutes saisons. Deux varié-
tés principales : l’une, blanchâtre, unicolore, semble
vivre, de préférence, dans les terrains calcaires; l’autre,
— 316 —
brune, mouchetée de taches plus foncées, paraît se plaire
dans les champs des collines siliceuses.
L. B.
Catalogue des Mollusques Testacés (1), terres-
tres et fluviatiles, observés aux environs de
Moulins (Allier),
PAR GUSTAVE WATTEBLED.
Mon intention était de donner un Catalogue, aussi com-
plet que possible, des Mollusques de tout le département de
l'Allier ; mais des circonstances indépendantes de ma vo-
lonté m'ont obligé à borner mes explorations aux envi-
rons de Moulins, sur un rayon d'environ 15 kilomètres,
limité par : Souvigny, Bessay, Montbeugny, Chevagnes,
Saint-Ennemond, Villeneuve et Saint-Menoux. J’ai enfin
poussé une pointe sur Jaligny et une autre jusqu’à Cusset.
Réduit à mes propres recherches, je n’ai recueilli qu'un
nombre d'espèces relativement peu élevé: il est donc cer-
tain qu’il reste des lacunes à combler.
Le terrain que j'ai exploré, étant presque exclusivement
formé d’alluvions de nature siliceuse, se trouve être peu
favorable au développement des Mollusques terrestres.
Néanmoins, les abords des ruisseaux, où les marnes et le
calcaire lacustre se montrent à nu, font exception à la
règle et sont plus riches en espèces.
(1) Sous la dénomination de Mollusques Testacés, je com-
prends également ceux qui n’ont qu’un rudiment de coquille,
soit externe, soit interne, comme les genres Testacella et Limax.
G. W.
— 317 —
Je dois ici témoigner toute ma reconnaissance à
M. Crosse, à M. l’abbé Dupuy et à M. Granger, qui ont
bien voulu m'aider de leurs conseils, pour la détermination
des espèces douteuses.
Mon but sera atteint si ce modeste travail peut devenir
de quelque utilité et servir de guide aux naturalistes qui
dirigent leurs recherches vers cette région de la France.
G. WATTEBLED.
I. Genre VIVIPARA, Lamarck.
À. ViviPARA FASCIATA, Draparnaud.
Hab. Le canal latéral de la Loire, à Garnat. Commune.
— Long. 54 millim.; diam. 22 millim.
IE. Genre BYTHINIA, Gray.
2. BYTHINIA TENTACULATA, Fleming.
Hab. Presque tous les ruisseaux : très commune. —
Long. 14 millim. ; diam. 7 millim.
III. Genre BYTHINELLA, Moquin-Tandon.
9. BYTHINELLA OPACA, Ziegler.
Hab. Les petits ruisseaux des environs de Cusset. Com-
mune. — Long. 2 1/2 millim.; diam. 1 1/2 millim.
IV. Genre VALVATA, Müller.
4. VALVATA PiscINALIS, Müller.
Hab. Le ruisseau de Bressolles, les rigoles de la prai-
— 518 —
rie Martinet, près du chemin de Vermillère, où elle atteint
de fortes dimensions. Commune. — Haut. 9 millim.;
diam. 9 millim.
5. VALVATA CRISTATA, Muller.
Hab. Les rigoles d'irrigation de la prairie Martinet.
L'aire de dispersion de cette espèce me paraît peu étendue.
Malgré de nombreuses recherches, je ne l’ai jamais ren-
contrée qu'en cet endroit. — Haut. 3/4 millim.; diam.
5 millim.
V. Genre HELIX , Linné.
6. HELIx poMATIA, Linné.
Hab. Partout, le long des haies, dans les bois. Com-
mune. — Haut. 48 millim.; diam. 45 millim.
7. HELIx AsPERSsA, Muller.
Hab. Toute la contrée : le long des haies, dans les vi-
gnes, et surtout dans les jardins, où elle se montre abon-
dante. — Haut. 26 millim.; diam. 50 millim.
8. HELIX NEMORALIS, Linné.
Haëb. Les vignes et surtout les haies. Commune par-
tout, varie, à l'infini, de taille et de coloration ; présente
souvent un test subpellucide.
Dimensions de la var. major : haut. 46 millim.; diam.
27 millim.
Dimensions de la var. minor : haut. 11 millim.; diam.
17 millim.
Var. Helix hortensis, Müller.
Hab. Les mêmes localités que la précédente, mais se
montre moins commune.
— 319 —
Cette espèce, créée par Müller, ne doit être considérée
que comme une simple variété de l’H. nemoralis, attendu
qu’elle présente absolument les mêmes caractères spéci-
fiques et que son péristome varie du blanc pur au brun
foncé, en passant graduellement par le blanc légèrement
teinté de rose, le rose pâle, le rose, le rose vif, le rouge,
le rouge foncé et le brun.
De plus, j'ai souvent remarqué que l’H. nemoralis et
l'H. hortensis s'accouplent indistinctement entre elles. La
varieté hortensis major est beauconp plus rare que la va-
riété hortensis minor.
9. Hezix STRIGELLA, Draparnaud.
Hab. Toulon, Neuvy, Aigrepont, et surtout le Mail-
leru, près du ruisseau de Bressolles. Se tient dans les
broussailles, sous les orties. Peu commune. — Haut.
8 millim.; diam. 16 millim.
10. Herix ERICETORUM, Muller.
Hab. Les chaumes de Chemilly et du château de Melais.
Commune. — Haut. 5 millim.; diam. 12 millim.
A1. Heix varABILis, Draparnaud.
Hab. Jaligny, dans les champs. Commune. Je n'ai ja-
mais rencontré cette espèce près de Moulins. — Haut.
5 millim.; diam. 10 millim.
12. Hezix STRIATA, Draparnaud.
Hab. La rive droite de l'Allier, à Lafont-Vinet, près le
pont du chemin de fer; je l'ai également rencontré à Jali-
gny. Assez rare. — Haut. 4 millim.; diam. 9 millim.
— 620 —
45. Hezix CaRTHUSIANA, Müller.
Hab. Partout, dans les chemins et dans les prairies.
Je l’ai trouvée tellement abondante, près de Godet, qu’en
moinsd’un quart d'heure j'en ai recueilli plus de 200 exem-
plaires, sur des épis de froment. Cette espèce n’atteint
pas ici les belles dimensions qu'on lui voit dans le sud-
ouest de la France. — Haut. 5 millim.; diam. 10 millim.
44. HeLix mispipA, Linné.
Hab. Dans les haies, au pied des vieux murs, sous la
mousse et sous les feuilles mortes. Commune partout. —
Haut. 3 1/2 millim.; diam. 6 millim.
45. HELIX ROTUNDATA, Müller.
Hab. Les forêts de Moladier et de Bagnolet, au pied
des arbres, sous la mousse et sous les branches pourries
qui jonchent le sol. Commune. — Haut. 1 1/2 millim.;
diam. 5 millim.
16. HELIxX ACULEATA, Müller.
Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles, près Maille.
ru, où, malgré des recherches assidues, je n’ai encore pu
en recueillir que # exemplaires. — Haut. 2 millim.,
diam. 1 1/2 millim.
17. HeLix cosraTA, Müller.
Hab. La Madeleine, sur la levée de PAllier (rive
gauche). Assez commune. — Haut. 1 1/2 millim.;
diam. 5 millim.
48. HELzIx PULCHELLA, Müller.
Hab. Sous la mousse, au pied des vieilles construc-
— 321 —
tions. Très commune à Saint-Bonnet et à Vermillère; se
rencontre un peu partout dans la plaine. — Haut. 1 mill.;
diam. 2 millim.
Obs. Quoique je ne sois point de l’avis de quelques
naturalistes qui trouvent une infinité d'espèces, là où il
n’y à que des variétés, je crois cependant que VH. pul-
chella et l'H. costata doivent rester séparées l’une de
l’autre; car, bien que leur degré de parenté soit assez
rapproché, leurs mœurs et certains de leurs caractères,
qui peuvent être considérés comme spécifiques, les diffé-
rencient suffisamment. La première de ces espèces ha-
bite la plaine et, parfois, des terrains quelque peu hu-
mides ; son épiderme est constamment lisse, sans jamais
présenter le moindre rudiment de costulation. La seconde,
au contraire, préfère les hauteurs, les endroits rocail-
leux ; elle a toujours l’épiderme revêtu de côtes fortement
accusées ; enfin, ses dimensions sont un peu plus grandes.
19. Heuix (Zonires) LuciA, Draparnaud.
Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles et les envi-
rons du moulin de la Feuillée. — Difficile à trouver, à
cause de ses mœurs souterraines. — Haut. 4 millim. ;
diam. 42 millim.
20. Heix (ZoniTes) CELLARIA, Müller.
Hab. Bressolles et toutes les forêts environnantes, sous
les pierres ot sous les feuilles mortes. Commune. —
Haut. 4 millim.; diam. 40 millim.
21. Hezix (ZONITES) NITIDA, Muller.
Hab. Les prairies marécageuses qui avoisinent V'AI-
lier. Cette espèce peut supporter, sans en souffrir, des
— 922 —
semaines entières de submersion, et souvent passe l’hiver
de la même manière que les Succinées, c’est-à-dire
dans la terre recouverte par les eaux. Très commune. —
Haut. 4 millim.; diam. 7 millim.
22, HELIx (ZONITES) RADIATULA, Alder.
Hab. La saulaie de Vermillère; la levée de l’Allier, près
le pont du chemin de fer, sous la mousse, Assez rare. —
Haut. 2 millim.; diam. 5 millim.
25. HELIX (ZONITES) CRYSTALLINA, Müller.
Hab. Sous les mousses de la saulaie de Vermillère ; sur
les rives du ruisseau de Bressolles et près des bords de la
Queune, à Coulandon. Commune mais difficile à recueil-
lir, à cause de ses habitudes souterraines. — Haut. 1 1/2
millim., diam. 5 millim.
24. HELIX (ZONITES) FuLvA, Müller.
Hab. Montbeugny, Fromenteau, Vermillère, sous les
pierres et sous la mousse. Rare. — Haut. 2 1/2 millim.;
diam. 2 1/2 millim.
25. HeLix (ZONITES) PYGMÆA, Draparnaud.
Hab. Chemilly, Montilly, La Madeleine. Très com-
mune sous les mousses de la saulaie de Vermillère. —
Haut. 1/5 millim.; diam. 5/4 millim.
VI. Genre VITRINA, Draparnaud.
26. VITRINA PELLUCIDA, Draparnaud.
Hab. Aigrepont et les bords escarpés des ruisseaux de
ia Queune et de Bressolles, sous les feuilles mortes et
— 325 —
sous la mousse. Commune. — Haut. 5 millim.; larg.
5 millim.; long. 7 millim.
97. VITRINA SUBGLOBOSA, Michaud.
Hab. Toulon, Nomasy, la Madeleine, dans les haies,
sous les débris de bois mort et sous les feuilles tombées.
Peu commune. — Haut. 5 millim.; larg. 4 millim.;
long. 5 millim.
98. ViTRINA ELONGATA, Draparnaud.
Hab. Le bois des Vesvres, et Ja forêt de Moladier,
à 200 mètres au sud de la maison du garde. Cette espèce,
que je n’ai rencontrée que rarement, vit sous les mousses
humides. — Haut. 4 1/2 millim.; larg. 2 1/2 millim.;
long. 5 1/2 millim.
VIL. Genre SUCCINEA, Draparnaud.
29. SUCCINEA PUTRIS, Linné.
Hab. Toute la vallée de l'Allier. Très commune dans la
saulaie de Vermillère. — Long. 25 millim.; diam.
11 millim.
30. SuCCINEA PFEIFFERI, Rossmässler.
Hab. Les marécages de la Madeleine, Godet et près de
l'étang du Grand-Bord. — Long. 12 millim.; diam.
. 6 millim.
34. SUCGINEA uumiuis, Drouët.
Hab. Les lieux frais de la forêt de Moladier, sous les
branches pourries et au pied des touffes de joncs. Rare. —
Long. 7 millim.; diam. 5 1/2 millim.
— 324 —
VIII. Genre BULIMUS, Scopoli.
52. Buzrmus nerritus, Müller.
Hab. Vermillère, la levée du chemin de fer, près de la
Madeleine. Les deux seuls individus que j'ai recueillis
ont dû être apportés d’assez loin, lors d’une crue de la ri-
vière, car je n’ai jamais pu en retrouver d’autres dans la
contrée. — Long. 21 millim.; diam. 44 millim.
33. BULIMUS MONTANUS, Draparnaud.
Hab. Près le parc du château de Mirebeau, où j'ai re-
cueilli un exemplaire mort, sous la mousse, au pied d’un
chêne. — Long. 44 millim.; diam. 4 millim.
54. BuziMus oBscurus, Müller.
Hab. Sur l'écorce des mûriers de la demi-lune, près de
la Madeleine et sur la levée du chemin de fer de Montlu-
çon, rive droite de l'Allier. Commun.— Long. 9 millim.;
diam. 4 millim.
IX. Genre ZUA, Leach.
55. ZuA LuUBRICA, Müller.
Hab. Partout, sous la mousse et sous les pierres. Très
commune. La variété minor se montre aussi nombreuse
que la forme typique. — Long. 6 millim.; diam.
2 millim.
X. Genre ACHATINA, Lamarck.
36. ACHATINA ACICULA, Müller.
Hab. Les bords des ruisseaux de Bressolles et de la
— 929 —
Queune. Cette espèce est assez commune, mais il est diffi-
cile de se la procurer vivante, attendu qu’elle se terre
constamment. — Long. 6 millim.; diam. À millim.
XI. Genre CHONDRUS, Cuvier.
97. CHONDRUS TRIDENS, Muller.
Hab. Jaligny, dans la propriété Levif, au pied des
noyers. Peu commun. — Long. 40 millim.; diam.
4 millim.
XIL. Genre PUPA, Lamarck.
38. Pupa MuscoruM, Linné.
Hab. Presque partout dans la contrée, sous les pierres,
au pied des vieux arbres, sous la mousse, Commun sur la
levée du chemin de fer de Montluçon, rive gauche de
l'Allier, — Long. 5 millim.; diam. 1 1/2 millim.
59. Pupa INORNATA, Michaud,
Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles. Rare. —
Long. 5 millim.; diam. 4 1/2 millim.
40. Pupa (VERTIGO) PYGMÆA, Draparnaud.
Hab. Toute la contrée, sous la mousse et sous les
pierres. Commun. — Long. 1/2 millim.; diam. 3/4 de
millim.
AA. Pura (VERTIGO) MINUTISSIMA, Hartmann.
Hab. Chemilly, Avermes, sous l'herbe des prairies
sèches, sur le revers des fossés. Rare. — Long. 2 millim.;
diam. 4 millim.
93
— 326 —
XIII. Genre BALEA, Prideaux.
49. BALEA PERVERSA, Linné.
Hab. Sur l'écorce des ormes, aux allées de Bercy (Mou-
lins). Commune. — Long. 7 mill.; diam. 2 mill.
XIV. Genre CLAUSILIA, Draparnaud.
45. CLAUSILIA LAMINATA, Turton.
Hab. Toute la vallée de l’Allier, sur l'écorce des saules
et des peupliers. Très commune à Vermillère. — Long.
46 mill.; diam. 4 mill.
44. CLausiziA Rozpi, Gray.
Hab. Les bords des ruisseaux de la Queune et de Bres-.
solies, sous la mousse et dans la terre, à une très petite
profondeur. Peu commune. — Long. 15 mill.; diam.
5 mill.
45. CLAUSILIA NIGRICANS, Pultney.
Hiab. Partout, dans les broussailles et dans les haies,
contre les troncs d’arbres. Très commune. — Long.
11 mill.; diam. 2 mill.
46. CLAUSILIA PARVULA, Studer.
Hab. Les broussailles qui bordent le ruisseau de Bres-
solles. Rare. — Long. 8 mill.; diam. 1 1/2 mill.
XV. Genre LIWAX, Linné.
47. LiMaAx Maximus, Linné.
Hab. Les caves, les souterrains, les forêts humides.
Commune. — Long. 15 mill.; larg. 7mill.
— 327 —
XVI. Genre TESTACELLA , Cuvier.
48. TESTACELLA HALIOTIDEA, Draparnaud.
Hab. Sous les pierres, près le château de Montgarnaud.
Rare. — Long. 5 mill.; larg. 3 mill.
XVII. Genre LIMNÆA, Lamarck.
49. LIMNÆA STAGNALIS, Linné.
Hab. Tous les étangs et cours d’eau de la contrée.
Très commune. — Long. 59 mill.; diam. 30 mill.
50. LIMNÆA AURICULARIA, Linné.
Hab. Les étangs des environs de Moulins et l’ancien
bras de l’Allier, vis-à-vis Nomasy. Commune. — Long.
51 mill.; diam. 25 mill.
D1. LIMNÆA OvATA, Draparnaud.
Hab. Les ruisseaux et les eaux stagnantes qui avoi-
sinent l'Allier. Très commune. Les individus qui vivent
dans les-ruisseaux, à une certaine altitude, se rapprochent
beaucoup de la var. vulgaris des environs d'Auch. —
Forme typique : Long. 50 mill.; diam. 17 mill. Var. vul-
garis : Long. 44 mill.; diam. 7 mill.
52. Limnæa Corvus, Gmelin.
Hab. Les mares de l’ancien lit de l'Allier, à Fromen-
teau. Commune. Une variété très petite vit dans un fossé,
le long du chemin des Champins à Godet. — Forme typi-
que : Long. 28 mill.; diam. 12 mill. Var. minor : Long.
14 mill.; diam. 5 mill.
55. LIMNÆA PEREGRA, Müller.
Hab. Les mares de Maltrait, où elle atteint une gros-
seur prodigieuse. Une variété beaucoup plus petite se
trouve au Belvéder, dans les fossés d'arrosage. Commune.
— Var. major : Long. 26 mill.; diam. 95 mill. Var.
minor : Long. 16 mill.; diam. 9 mill.
54. LimNÆA minuTA, Draparnaud.
Hab. Les petits ruisseaux et les fossés d'irrigation des
environs de Moulins. Très commune. — Long. 8 mill.;
diam. 4 1/2 mill.
XVIII. Genre PHYSA, Draparnaud.
55. PHYSA FONTINALIS, Linné.
Hab. Le ruisseau de Bressolles. Rare. — Long 6 mill.;
diam. 4 mill.
XIX. Genre ANCYLUS, Geoffroy.
56. AnCyLus FLUVIATILIS, Muller.
Hab. Contre les pierres, dans les ruisseaux de la
Queune, de bressolles et du moulin Raveau. Commun.
— Haut. 5 mill.; larg. 4 1/2 mill.; long. 6 mill.
XX. Genre PLANORBIS, Müller.
57. PLANORBIS CORNEUS, Linné.
Hab. Villeneuve, Fromenteau et lPétang du Grand-
Bord ; acquiert, dans ce dernier, des dimensions colossales.
Commun. — Diam. 55 mill.; épaiss. 14 mill.
— 929 —
98. PLANORBIS COMPLANATUS, Draparnaud.
Hab. Les eaux stagnantes qui avoisinent l'Allier. Très
commun. — Diam. 14 mill.; épaiss. 5 mill.
99. PLANORBIS CARINATUS, Müller.
Hab. Les eaux dormantes de la vallée de l'Allier. Très
commun. — Diam. 17 mill.; épaiss. 3 mill.
60. PLANORBIS ALBUS, Müller.
Hab. Averme, Nomasy, et presque tous les étangs de
la contrée. Commun.— Diam. 6 mill.; épaiss. 4 1/2 mill.
61. PLANORBIS LEUCOSTOoMA, Miller.
Hab. Les mêmes localités que l'espèce précédente.
Commun. — Biam. 7 mill.; épaiss. 5/4 mill.
62. PLANORBIS CONTORTUS, Linné.
Hab. Fromenteau, et surtout une mare située dans
l'angle formé par la route de Paris et le ruisseau du mou-
lin Raveau , rive gauche. Commun. — Diam. 6 mill.:
épaiss. À 1/2 mill.
63. PLanorgis Niripus, Muller.
Hab. Les flaques d’eau d’un ancien lit de l'Allier, vis-
à-vis Nomasy, à droite et près du chemin de Lafont-
Vinet à Fromenteau. C'est le seul endroit où j'ai pu ren-
contrer cette espèce qui, du reste, s’y montre assez rare.
— Diam. 6 mill.; épaiss. 1 1/2 mill.
65. PLANORBIS FONTANUS, Turton.
Hab. Toulon, Vermillère, Nomasy, dans les eaux
— 530 —
stagnantes. Commun. — Diam. 5 mill.; épaiss. 3/4 mill.
65. PLANORBIS NAUTILEUS, Linné.
Hab. Le long du chemin de Lafont-Vinet à Fromen-
teau, dans une flaque d’eau, près d’un groupe formé de
deux grands ormes et d’un acacia, situé à 400 mètres
avant d'arriver à la propriété Tonier.
Je tiens à indiquer aussi exactement que possible l’ha-
bitat de cette jolie petite espèce, que je n’ai jamais pu dé-
couvrir autre part. Peu commune. — Diam. 2 mill.;
épaiss. 1/2 mill.
XXI. Genre CARYCHIUM , Muller.
66. CaRyCHIUM MINIMUM, Müller.
Hab. Les bords du ruisseau de Bressolles, la saulaie
de Vermillère, dans les endroits ombragés, frais et recou-
verts de mousse. Très commun. — Long. 1 25 mill.;
diam. 4/2 mill.
XXII. Genre CYCLOSTOMA, Lamarck.
67. CycLosroMA ELEGANS, Müller.
Hab. Chemilly , Jaligny, dans les buissons, au milieu
des terrains incultes. Rare. — Long. 14 mill. ; diam.
7 mili.
XXII. Genre UNIO, Retzius.
68. Unio picroruM, Linné.
Hab. Les eaux quasi stagnantes, Vermillère et Fromen-
teau, où elle acquiert de belles proportions. Une variété
très petite vit en grand nombre dans la Queune. Com-
— 351 —
mune, — Var. major; long. 100 millim.; haut. 45
millim.; épaiss. 28 millim. — Var. minor; long. 58
millim.; haut. 25 millim.; épaiss. 16 millim.
69. Unio rumipus, Retzius.
Hab. Les eaux de Fromenteau. Les deux exemplaires
que j'y trouvaiisolés, mais vivants, ont dû être transportés,
lors des grandes crues, d’un endroit où ils sont probable-
ment plus communs. — Long. 75 millim.; haut. 56 mil-
lim.; épaiss. 24 millim.
70. UNio ATER, Nilsson.
Hab. La mème localité que l’espèce précédente. Elle
sy montre très commune. Certains individus semblent,
par leur forme et par différents caractères, tenir le milieu
entre VU. pictorum et VU. ater. — Long. 67 millim. ;
haut. 56 millim.; épaiss. 27 millim.
71. Unio BaTavus, Nilsson.
Hab. La Queune et le ruisseau de Bressolles. Peu com-
mune. — Long. 45 millim.; haut. 27 millim.; épaiss.
15 millim.
72. UNio LITTOoRALIS, Draparnaud.
Hab. La Queune, et l’ancien lit de l'Allier, vis-à-vis de
Fromenteau. Très commune. Cette espèce présente un
grand nombre de variétés, surtout la Var. Barraudii. —
Long. 78 millim.; haut. 55 millim.; épaiss. 29 millim.
— 332 —
XXIV. Genre ANODONTA, Cuvier.
75. ANODONTA CyGNÆaA, Linné.
Hab. Les mares de l’ancien lit de l’Allier, entre Ver-
millère et Fromenteau. Commune.— Long. 195 millim.;
haut. 104 millim.; épaiss. 65 millim.
74. ANODONTA CEELENSIS, Schrôter.
Hab. Le moulin d'en haut, près Bressolles, et l’an-
cienne gare aux Bateaux (Moulins). Commune. — Long.
158 millim.; haut. 60 millim.; épaiss. 37 millim.
75. AnoponTA Dupuvi, Ray et Drouët.
Hab. Touies les eaux stagnantes des environs de Mou-
lins, Très commune. Cette espèce varie beaucoup de gros-
seur et de forme. — Long. 135 millim.; haut. 64 millim.;
_épaiss. 47 millim.
76. ANODONTA ANATINA, Linné.
Hab. Les ruisseaux de la Queune et de Bressolles. Assez
rare. -— Long. 62 mill.; haut. 59 mill.; épaiss. 23 millim.
XXV. Genre CYCLAS, Bruguière.
717. CICLAS CORNEA, Linné.
Hab. La plupart des eaux dormantes de la vallée de
l'Allier. Très commune.—Long. 12 millim.; haut. 41 mil-
lim.; épaiss. 8 millim.
718. CycLas RIYALIS, Draparnaud.
Hab. Les mares vaseuses situées entre Vermillère et
— 835 —
Fromenteau. Rare.— Long.16 millim.; haut. 13 millim. ;
épaiss. 10 mill.
79. CYCLAS CALICULATA, Draparnaud.
Hab. Les mêmes localités que l'espèce précédente. Très
commune. — Long. 41 millim.; haut. 9 millim.; épaiss.
6 millim.
XXVI. Genre PISIDIUM, Pfeiffer.
SO. Prsipiom AMNicuM, Müller.
Hab. Le ruisseau de Bressolles : peu commune. —
Long. 9 millim.; haut. 7 millim.; épaiss. 5 millim.
84. PisIDIUM LENTICULARE, Philippi.
Hab. La mème localité que l’espèce précédente. Assez
rare. — Long. 4 1/2 millim.; hauteur. 5 1/2 millim.;
épaiss. 2 millim.
82. PistpiuM PULCHELLUM, Jenyns.
Hab. Le ruisseau de Nomasy. Rare. — Long. 6 millim.;
haut. 41/2 millim.; épaiss. 21/2 millim.
83. PisipiuM OBTUSALE, Pfeiffer.
Hab. Les marécages qui avoisinent l'Allier. Commun.
— Long. 5 1/2 mill.; haut. 3 millim.; épaiss. 2 millim.
Go
Diagnoses Mollzscorum novorum, Reipublicæ
Mexieanæ incolarum,
AucT. H. CRoSsE ET P. Fiscer.
4. APLECTA BULLULA.
T. ovata, pallide lutescens, cornea, translucida, nitida,
sub lente longitudinaliter striata, apice erosa; sutura z0-
nula angustissima, cinerea marginata; spira brevissima ;
anfractus 6 (4-5 superstites); ultimus circiter 3[4 longitu-
dinis superans; apertura oblonga, basi parum dilatata;
columella contorta, alba; labrum regulariter arcualum,
fragile. — Longit. 14 mall.; diam. maj. 11 maill. Aperiura
8 mill. longa, k mull. lata.
Habitat prope Toxpan, provinciæ Vera Cruz dictæ.
(A. Sallé.)
9. APLECTA TAPANENSIS.
T. ovato-oblonga, subfusiformis, tenuis, valde fragilis,
nitidissima hyalina, translucida, albido-cornea, sub lente
tenerrime striata, ad suturas zonula fuscescente anguste
marginata; anfractus 5-5 1/2; ultimus 2/3 longitudinis
æquans ; apertura oblonga, parum dilatata, ad basin sub-
producta; columella alba, fere verticalis; plica columel-
lari contorta; callo columellari tenui; labrum acutum,
fragile. — Longit. 16 mill.; diam. maj. 8 mill. Aperlura
12 mill. longa, 5 mull. lata.
Habitat prope Tapana, in isthmo Tehuantepecensi.
(Sumichrast.)
3. PaysaA BoucaARDI.
T. ovato-elongata, tenuicula, parum tumida, striatula,
fusco-cornea , apice fuscescens ; sutura impressa, fusco-.
— 335 —
marginata; anfractus 5 conveæi; ulltimus circiter 3]4
longitudinis Ͼquans, parum ventrosus, sed medio regula-
riler conveæus, supra et infra dechvis; apertura ovata ;
columella parum vbliqua, viæ contorta; callo columellari
eæpanso, striato; margine columellari rotundato; labrum
tenue , reguluriter arcuatum. — Longit. 21 maill.; diam.
maj. 13 mill. Apertura 15 mill. longa, 7 mill. latu.
Habitat in lacu Mexico. (Boucard.)
4. PHYSA STREBELI.
T. ovata, solidula, ventrosa, nitens, lenuiter striata,
sϾpe varicosa, pallide cornea, apice fuscescens, acuta ;
sutura albo anguste marginata; anfractus 5 1/2-6 inflati,
subgradati ; ultimus 2/3 longitudinis æquans, supra et in-
fra valde convexus, globosus ; apertura ovata, supra dila-
tata; columella parum obliqua, viæ contorta; labrum
crassiusculum, albidum. — Longit. 18 1[2 mill.; diam.
maj. M mal. — Apertura M 2/3 maill. longa, 6 A[4 mull.
lata.
Habitat in fossulis urbis Vera Cruz (Strebel).
5. PHysaA TEHUANTEPECENSIS.
T. ovoidea, conica, lenuicula, apice acuta, minute
striata, pallide castanea vel corneo-lutescens; sutura im-
pressa, albo-marginala; anfractus 5 1[2 convexi, subgra-
dati, primi fusci; ultimus 3/4 longitudinis œquans, supra
conveæus, medio vix inflatus, subcylindricus, infra atte-
nuatus; apertura oblonga, angusta ; columellu subver tica-
lis, non contorta, alba, margine basali rotundata; labrum
parum arcuatum. — Longit. 12 mill.; diam. maj. 1 mull.
— Apertura 9 mill. longa, 3 3/4 mill. lata.
Habitat in isthmo Tehuantepecensi. (Sumichrast.)
HAG'eC PS 'E
— 336 —
Description d'espéces terrestres provenant
de la Nouvelle-Calédonie,
PAR J. B. GASSIES.
À. HeLrx ALvEOLUS, Gassies (pl. X[, fig. 1).
T. profunde umbilicata, discoidea, planiuscula, tenui-
cula, costulis confertis, lamelliformibus, vix rectis trans-
versim impressa, castaneo-fusca, albido subregulariter
maculata ; spira vix prominula, apice planiusculo ; su-
tura impressa; anfractus k A[2 vix convexiusculi, sen-
sim accrescentes ; apertura lunaris, concolor, maculis
anfractus ullimi transmeantibus; peristoma simpleæ,
marginibus distantibus, columellari brevi. — Diam. maj.
5 maill., min. k 3/k; altit. 2 A/2. Apertura vixz 2 mil.
longu, 2 lata (Coll. Gassies).
Habitat in sinu « Baie du Prony » dicto, Novæ Cale-
doniæ (Savès).
Coquille profondément ombiliquée, discoïde, plane,
assez mince, striée en travers par des lamelles costuli-
formes, serrées et présentant, à la lumière, des reflets iri-
sés. Coloration d’un brun rougeâtre tournant au marron,
avec de nombreuses taches blanchâtres, assez régulière
ment disposées sur tous les tours, mais bien moins accu-
sées, du côté de la base, où elles s’effacent, autour de la
région ombilicale. Spire à peine saillante, terminée par un
sommet aplati. Suture bien marquée. Tours de spire au
nombre de 4 1/2 à 5, à peine convexes et s’accroissant
régulièrement. Ouverture de forme semi-lunaire, de même
couleur que le reste de la coquille et laissant apercevoir,
par transparence, les taches du dernier tour de spire. Pé-
ristome simple, à bords éloignés l’un de l’autre. Colu-
— 537 —
melle courte et à peine calleuse. Bord externe mince et
tranchant.
Plus grand diamètre de la coquille 5 millimètres, plus
petit 4 5/4, hauteur 2 1/2. Longueur de l'ouverture un
peu moins de 2 millimètres. (Coll. Gassies.)
Hab. Nouvelle-Calédonie : Baie du Prony (Savès).
Obs. Cette petite espèce nous paraît avoir quelques
rapports avec l’Helix corymbus, Crosse. Seulement, elle
n’a pas le sommet relativement élevé de cette dernière
espèce, mais, au contraire, il est tout à fait plan. De plus,
ses stries sont beaucoup plus élevées et espacées, son om-
bilic est plus ouvert et plus profond, et ses taches plus
nombreuses et plus régulièrement disposées.
2. Buzimus DeBEauxi, Gassies. (PI. XI, fig. 4.)
Balimus Debeauxi, Gassies, Faune Conch. terr. et fluv.
lac. Nouv.-Caléd., 11, p. 184, 1871.
Nous ne reviendrons pas sur la diagnose de cette espèce,
dont la figure, que nous donnons ici pour la première
fois, n'avait pu trouver place dans notre ouvrage sur la
Faune malacologique de la Nouvelle-Calédonie. Nous nous
bornerons à rappeler que le B. Debeauxi ne peut être
rapproché que du B. porphyrostomus, Pfeiffer, mais qu’il
s’en distingue par son ouverture toujours régulière et plus
large; par son péristome à peine réfléchi et jamais ren-
versé ; par sa columelle à peine épaisse, tandis que celle
de l’autre espèce est très avancée et fortement empâtée ;
enfin, par sa forme plus régulière, par la légèreté relative
de son test et par sa fente ombilicale, qui n’est jamais en-
tièrement recouverte, même chez les individus les plus
adultes.
Hab. Ile des Pins. (R. P. Lambert.) 4. B. G.
— 3358 —
Nouvelle Note sur quelques Bulimes Néo-Calé-
doniens, appartenant à la section des æla-
costyles,
Par H. CROSSE.
Nous avons reçu, récemment, de notre correspondant et
ami de Bordeaux, M. J. B. Gassies, conservateur du Mu-
sée préhistorique de cette ville, la communication de 5 Bu-
limes, provenant de la Nouvelle-Calédonie, appartenant à
la section des Placostyles et qu’il considérait comme suffi-
samment intéressants pour mériter d’être mis sous les yeux
des lecteurs du Journal de Conchyliologie. Nous remer-
cions notre honorable confrère de son obligeant envoi et
nous nous empressons de l'utiliser.
I Buzrmus (PLacosryzus) RossiTert, Brazier (pl. XIT,
fig. G).
Bulimus Rossiteri, Brazier, Proc. Linn. Soc. N. S. Wales,
1881 ?
T. imperforata, ovato-conica, crassiuscula, tenuissime
rugoso-striatulu, sub epidermide decidua, tenur, saturate
castanea luteo-albida; spira conica, apice obtusulo ; sutura
subirregulariter impressa, albida; anfr. 6 1/2 conveæius-
culi, ultimus spiram subæquans, basi rotundatus ; aper-
tura subverticalis, subangulato-ovatis, intus nitida, vi-
vide purpureo-rubra; perisitoma incrassatum, obtusum,
nitidum, vivide purpureo-rubrum, marginibus callo niti-
dulo junctis, columellari subdilatato, intus vix subpli-
cato, basali rotundato , extlerno intus purpureo-rubro ,
exlus varicoso, incrassato, luteo-albido. — Long. 55,
diam. maj. 26 mill. Apertura cum peristomate 28 mull.
longu, 18 lata (Coll. J. B. Gassies).
— 3539 —
Habitat Kanala, Novæ Caledoniæ (J. Brazier).
Obs. Species B. bivaricoso Gaskoini, B. Hienguienensi
Crossei et B. bovino Bruguierei vicina, sed bene distin-
guenda.
Coquille imperforée, de forme ovalo-conique, assez
épaisse, marquée de fines stries rugueuses et d’un blanc
jaunâtre, sous un épiderme mince, sujet à se détacher,
surtout dansles premiers tours, et d’un brun-marron foncé.
Spire conique, terminée par un sommet un peu obtus.
Suture légèrement irrégulière et blanchâtre. Tours de
spire.au nombre de 6 1/2 et assez convexes; dernier tour
à peu près aussi grand que la spire et arrondi, à la base.
Ouverture presque droite, de forme ovale subanguleuse,
luisante et d’un beau rouge pourpré, à l’intérieur. Péris-
tome épaissi, obtus, luisant, et également d'un beau rouge
pourpré : bords réunis par un dépôt calleux brillant; bord
columellaire subdilaté, muni d’un pli peu accusé, à lin-
térieur ; bord basal arrondi; bord externe d’un rouge
pourpré vif, à l’intérieur, et, du côté externe, épaissi, va-
riqueux et d’un blanc jaunâtre.
Longueur totale de la coquille 55 millimètres, plus
grand diamètre 26. Longueur de l'ouverture 28 milli-
mètres, plus grande largeur 18.
Hab. Nouvelle-Calédonie, à Kanala (J. Brazier).
Obs. Cette espèce, remarquable par l'intensité et le
brillant de la coloration rouge de son ouverture et de son
péristome, se rapproche beaucoup de 3 espèces du même
groupe, le B. bivaricosus, Gaskoin, des Nouvelles-Hé-
brides ; le B. bovinus, Bruguière, de la Nouvelle-Zélande ;
enfin, le B. Hienguenensis, Crosse, de la Nouvelle-Calé-
donie, mais, toutefois, il s’en distingue spécifiquement
— 340 —
par de bons caractères. Voisin du B. bivaricosus par la
forme générale et la coloration de son ouverture et de son
péristome, il n’en possède ni l’échancrure, ni les dents
marginales ; il est aussi plus ventru et son épiderme est
plus foncé. Comparé au B. bovinus, il n’en possède ni la
taille relativement grande, ni l’angulation basale. Enfin,
il ne présente ni le test mince et martelé, ni la forme gé-
nérale élancée, ni la spire pointue, ni le péristome peu
épais et d’un jaune orangé du B. Hienguenensis. Il s’é-
loigne, d’ailleurs, des 3 espèces par sa forme trapue et par
la coloration particulièrement luisante et d’un rouge vif
de son péristome.
Obs. Le B. Rossiteri, découvert par M. J. Brazier, en
Nouvelle-Calédonie, a été dédié par lui, en nom ma-
nuscrit, à son parent, M. R. C. Rossiter, un des natura-
listes Néo-Calédoniens qui s'occupent avec le plus de zèle
de l’étude des Mollusques de cet Archipel. L'auteur se pro-
posait de publier la diagnose de l'espèce dans les Procee-
dings of the Linnean Society of New South Wales, de
Sydney, en 1881. Nous ignorons s'il a effectivement
donné suite à ses intentions à cet égard, mais, dans tous
les cas, nous croyons équitable de laisser à l’espèce dont
on lui doit la connaissance le nom qu'il avait choisi pour
elle.
2. Burimus (PLACOSTYLUS) FIBRATUS, Martyn (1).
Var. À. Sinistrorsa (pl. XI. fig. 2), imperforata, sub epi-
dermide pallide castanea albida; anfr. 6 4/2, uliimus sub-
ascendens; apertura periformis, intus aurontiaco-purpu-
rea; perisioma incrassatum, reflexum, pallide auran-
(1) Voy. Journ. Conechyl., vol. XVIIL, p. 242 et 412, 1870, pour
les variétés précédemment décrites de la même espèce.
— 541 —
tiaco-luteum, marginibus callo lato, concolore junctis, pa-
rietali unidentato, columellari uniplicato. — Long. 73;
diam. maj. 37 mill. Apert. cum peristomate 45 mill. lon-
ga, 24 lata (Coll. Gassies).
Habitat in Nova Caledonia.
Var. À. Sénestre, imperforée, blanchâtre, sous un épi-
derme d’un brun-marron très clair. Tours de spire au
nombre de 6 1/2; dernier tour un peu ascendant. Ouver-
ture piriforme et d’un pourpre orangé, à l’intérieur. Pé-
ristome épaissi, réfléchi et d’un jaune orangé très clair :
bords réunis par un dépôt calleux, de même couleur que
le péristome; bord pariétal muni d’une dent; bord colu-
mellaire présentant un pli, à sa partie supérieure.
Longueur totale de la coquille 73 millimètres, plus
grand diamètre 57. Longueur de l'ouverture, y compris
le péristome, 45 millimètres, plus grande largeur 24.
Hab. Ile des Pins (Archipel de la Nouvelle-Calédonie).
3. Bucimus ! PLACOSTYLUS) FIBRATUS, Martyn,
monstr. (pl. x1, fig. 5).
Le B. fibratus dont nous avons à parler ici a pris une
forme monstrueuse, à la suite d’une déformation acciden-
telle, analogue à celle qu'ont éprouvée deux autres indi-
vidus, appartenant à la même espèce et que nous avons
déjà précédemment figurés dans ce Recueil (1). Dans la
coquille dont nous nous occupons actuellement, les trois
premiers tours de spire se déroulent normalement, mais à
partir du commencement du quatrième et à la suite d’une
lésion du test, qui a laissé une cicatrice visible, et qui a
dû, natuellement, être accompagnée d’une lésion corres-
(4) Journ. Conchyl., vol. XXVIII, pl. x, fig. 3, 3a et 3b,
1880.
24
4
— 542 —
pondante du manteau, le mode de développement de
l'animal subit un changement radical. Le test, presque
lisse jusque-là, se recouvre de stries fortement prononcées
et rugueuses, les tours de spire deviennent anguleux, et
cet angle, situé à la partie supérieure des tours, forme un
cordonnet ou bourrelet très saillant et persiste jusqu’à
l'ouverture, dont il modifie sensiblement la forme, ainsi
que celle du péristome. POP ERUR
Description de Coquilles nouvelles,
PAR LE COMMANDANT L. MORLET.
1. Euzima CaALEDoNICA, L. Morlet (pl. XIE, fig. 4, 1a).
Tesla imperforata (sed loco umbilici subdepressa), co-
nica, nilens, lævigata, albida, apice acutissima ; anfrac-
lus 7-8 regulariter accrescentes, convexiusculi, sutura
submarginata discreti, primi 3 aculissimi;ultimus dilata-
tus, conveæus, terliam partem longitudinis æquans. Aper-
tura ovata, superne angulosa; margine columellari in-
crassalo; labro arcualo, crassiusculo. — Operculum lu-
tescens, nucleo laterali. — Long. 6 mill.; diam. 3 mill.
Coquille imperforée, mais légèrement déprimée, à la ré-
gion ombilicale, conique, brillante, lisse, blanchâtre ,
courte, composée de 7 à 8 lours de spire peu convexes,
s'accroissant régulièrement, séparés par une suture un
peu marginée ; les 5 premiers tours très aigus, ie dernier
très large, proportionnellement, surtout à la base, et for-
want, à lui seul, 1/5 environ de la longueur totale. Ou-
verture ovale, un peu anguleuse au sommet; bord colu-
\
mellaire couvert d’une légère caillosité ; labre légèrement
— 545 —
cintré, uni et épais. Opercule de coloration cornée claire
et à nucléus latéral.
Hab. Nouvelle-Calédonie (ma collection).
Rapports et différences. — Cette espèce se rapproche
de l'Eulima obesula, A. Adams (Conch. Icon., vol. XV, :
pl. 1v, fig. 28), mais ce dernier s’en distingue par sa forme
très globuleuse, son ouverture plus arrondie et sa taille
plus forte, On peut le comparer aussi à l’Eulima rosea,
Pease (Conch, Icon., vol. XV, pl. v, fig. 59), mais on
l'en distingue par ses tours de spire moins convexes et
dont les premiers sont légèrement inclinés.
O6s. Nous croyons devoir signaler, dans la même loca-
lité, une autre espèce plus effilée et plus petite. Malheu-
reusement, le seul échantillon que nous en possédons
n'étant pas complètement adulle, nous ne pouvons la
décrire.
2. Hezix LacosTEANA, L. Morlet (PI. XIT, fig. B).
H. Lacosteana, L. Morlet, in Roudaire, Rapp. sur l’'Expéd.
des Schotts, p. 168, pl. vi, fig. 1 et 2, 1881.
Testa lute umbilicata, discoidea, supra tectiformis, con-
veæiuscula, infra conveæa, acute carinata, regulariter et
arcuatim striato-plicatula, albida, maculis nebulosis ru-
fescentibus ornata; anfractus 6 1/2, primi lœves, lutes:
centes, sequentes sensim crescentes, sutura subcrenulata
et subexserta marginati; anfractusultimus ad peripheriam
depressus, vix descendens ; umbilico lato, perspectivo, ob-
tuse angulalo; apertura obliqua, subrhomboidea, extus
acute angulata; margine basali arcuato-convezxo ; peris-
toma simpleæ, acutum. — Alt. 10 mill.; diam. 22 mul.
Coquille largement ombiliquée, discoiïde, tectiforme et
— 54% —
un peu convexe en dessus, plus bombée en dessous, forte-
ment carénée à la périphérie, ornée de stries pliciformes,
régulièrement arquées et serrées. Couleur blanchâtre avec
des taches nébuleuses d’un jaune brunäâtre, Six tours et de-
mi de spire, les premiers lisses et jaurâtres, les suivants dé-
primés, croissant régulièrement et séparés par une suture
subcrénelée et légèrement relevée, dernier tour déprimé à
la périphérie, à peine descendant. Ombilic large, permet-
tant de voir les premiers tours et oblusément anguleux.
Ouverture oblique, subrhomboiïdale, très anguleuse en
dehors; bord basal arqué et convexe; péristome simple
et tranchant.
Loc. Chott-Djérid, Djébel-Aidoudi.
Obs. Cette espèce se rapproche de l’Helix Henoniana,
Bourguignat, mais il sera toujours facile de l’en distin-
guer par sa forme générale, qui est moins bombée, son
ombilic beaucoup plus large et subanguleux, ses stries
plus régluières et plus fines, son ouverture plus angu-
leuse, son dernier tour plus dilaté et sa taille plus forte.
5. PLANORBIS RozLanni, L. Kiorlet (PI. XII, fig. k).
Testa tenuis, supra convexiusculu, infra subplanulata,
oblique striata; anfractus 6 1/2 regulariter crescentes, su-
pra conveæi, infra conveæiusculi, sulura profunda dis-
creti : anfractus ultimus angulatus, infra carinatus etmar-
ginatus ; carina in vicinio aperturæ obsoleta aut nulla.
Apertura obliqua,ovata, subtus deflexa ; peristoma simpleæ.
— Alt. 3 mill.; diam. max, 16 mill.; min. 14 mul.
Coquille mince, légèrement concave en dessus et pres-
que plate en dessous, ornée de stries fines et obliques;
6 tours 1/2 de spire, s'accroissant régulièrement, con-
vexes en dessus et un peu moins en dessous, séparés par
— 945 —
une suture profonde et bien nette ; dernier tour anguleux,
entouré, à sa partie inférieure, d’une carène plus ou moins
prononcée, qui disparaît au voisinage de l'ouverture. Ou-
verture petite, oblique, ovalement arrondie; péristome
simple et tranchant.
Hab. (subfossile) Feidjet-Turkeï, Sahara algérien (G. Rol-
land); Marais de la Macta, Algérie (Brevière). Coll. Rol-
land.
Obs. Cette espèce fait partie du groupe des Planorbis
complanatus, Linné, P. sabangulatus, Philippi, et P. sub-
marginatus, Cristofori et lan, mais il sera toujours facile
de l’en distinguer par la convexité de ses tours, par la fai-
blesse de sa carène, par son ouverture qui est arrondie et
très étroite. Bien que conservant toujours ses traits géné-
raux, elle est très variable dans sa forme.
&. AmnicoLA PEsmer, L. Morlet (PI, XIF, fig. 2).
Testa late umbilicata, conoidea, solidiuscula, regulari-
ter et radiatim striata; anfractus 5 conveæi, suturu pro-
funda, canaliculata discreti, ultimus latus, globosus, dimi-
dium longitudinis æquans. Apertura soluta, ovata, supra
parum angulosa, marginibus continuis, subincrassatis. —
Long. 4,5 maill.; diam. 2,5 mill.
Coquille ombiliquée, conoïde, assez solide, ornée de
stries d’accroissement assez régulières, à tours de spire
convexes, séparés par une suture profonde et canali-
culée ; dernier tour large, globuleux, égalant la moitié de
la longueur totale. Ouvérture ovale, un peu anguleuse en
haut. Péristome détaché, continu, assez épais.
Loc. (subfossile) Tamerna-Djedida, Oued-Rhir, Sahara
Algérien (G. Rolland). Coll. Rolland.
Obs. Cette espèce se distingue de l’Amnicola perforata,
— 546 —
Bourguignat, par sa forme scalaroïde, par ses tours détachés
el très convexes, par sa suture capaliculée très prononcée.
5. MELANOPSIS TuNETANA, L. Morlet (PI. XIL, fig. 5).
Melanopsis Tunetana, L. Morlet, in Roudaire, Rapp.
Expéd. Chotts, p. 170, pl. vi, fig. 5 et 4, 1881.
Testa conoidea, elongata, subgracilis, solida, fusco-ni-
grescens, apice acuta, interdum erosa; anfractus 6 con-
vexi, prima nodoso-luberculosi, ultimus maxæimus, 3/4 longi-
tudinis superans, medio coarctatus, costis longitudinalibus,
flexœuosis, superne nodulosis, inæqualibus, irregularibus,
in vicinio suturæ evanescentibus ornatus. Apertura ovata,
superne angulata, angusta; columella obliqua, superne
callosa ; canali basali late marginato ; labro tenui, acuto,
vix arcualo. — Long. A6 mill.; diam. 7,5 mill.
Coquille conoïde, allongée, assez grêle, solide, opaque,
d'un fauve noirâtre, aiguë au sommet, parfois érodée :
G tours de spire convexes, les premiers portant, à leur
partie moyenne, une série transverse de tubercules nodu-
leux, dernier tour grand, dépassant les 5/4 de la longueur
totale, rétréci et déprimé à sa partie moyenne, orné de
côtes longitudinales, flexueuses, noduleuses au-dessus de
la constriction, inégales, irrégulièrement développées,
disparaissant au voisinage de la suture. Ouverture ovale,
anguleuse, linéaire à sa partie supérieure, dilatée à la
base ; columelle oblique, garnie d’une forte callosité à sa
partie supérieure ; canal basal largement échancré; labre
mince, aigu, à peine arqué.
Hab. Touzeur, Kriz (Roudaire). Coll. Morlet.
Obs. Cette espèce diffère du Melanopsis Maresi par sa
forme toujours plus allongée, sa spire plus effilée, ses
.— 547 —
côtes légèrement tuberculeuses, sa callosité plus forte,
son ouverture plus élargie et son péristome beaucoup
moins arqué. Elle se distingue du M. cariosa par sa taille,
qui est plus faible, sa forme plus allongée, ses côtes longitu-
dinales moins fortes et plus sinueuses, sa spire plus longue,
plus aiguë et son ouverture plus étroite. Enfin, elle se
rapproche du Melanopsis Maroccana, Morelet, par sa forme
générale; mais elle en diffère par ses premiers tours de
spire tuberculeux, par son dernier tour garni de côtes
fortes, assez espacées, et par la dépression au-dessous de
la suture du dernier tour.
DAME
BIBLIOGRAPHIE,
Manual Of Coneholegy structural and systematic.
With illustrations of the species. By (Manuel de
Conchyliologie structurale et systématique. Avec
les figures des espèces. Par) &eorge W.'Fryon Sr.
— Partie XI (1).
Avec ce fascicule se termine le troisième volume du
grand ouvrage conchyliologique de M. Tryon. Nous y trou-
vons la fin des Buccinum; les genres Buccinopsis, Jeffreys ;
Neobuccinum, Smith; Volutharpa, Fischer ; Chlanidota,
Martens; Cominella, Gray; Clea, A. Adams; la sous-fa-
(1) Philadelphie, 1881, chez l’auteur (Acad. of nat. sciences,
Cor. 49th and Race Streets. Fascicule in-8 comprenant 118 pages
d'impression el accompagné de 24 planches coloriées. Prix de
chaque fascicule (à Philadelphie) : figures coloriées, 25 francs
figures noires, 15 francs,
— 548 —
mille des Eburninæ, comprenant les genres Eburna, La-
marck (avec le sous-genre Zemira), et Macron, H. et
A. Adams; la sous-famille des Photinæ, renfermant les
genres Phos, Montfort; Engina, Gray ; Nassaria, (Link)
H. et A. Adams; Cyllene, Gray.
L'auteur mentionne, en appendice, quelques espèces,
récemment publiées, et donne la liste alphabétique de
toutes les espèces citées par lui, dans le courant du
volume, ainsi que l'explication des planches.
H. CROSSE.
The Terrestrial Mollusea inhabiting the Cook’s
OT Harvey Exlands. By {Les Mollusques Ter-
restres habitant les Iles de Cook, ou Iles Hervey.
Par) Andrew Garrett (1).
Le groupe des Iles Hervey ou Iles de Cook, situé à en-
viron 480 mille des îles de la Société et à 640 milles S. E.
de l’Archipel Samoa, comprend 7 petites îles, dont 5 n’ont
encore été visitées par aucun naturaliste. En 1861, le
D' Dean, le premier, recueillit 5 espèces terrestres, dans
l’île de Mangaia. En 1865 et 1869, l’auteur visita 4 des
îles, Aitutaki, Atiu, Roratonga et Mangaia, et récolta de
nombreuses espèces de Mollusques terrestres. Bien que la
plupart des nouveautés aient été décrites précédemment
par M. Pease ou par lui, M. Garrett donne encore la dia-
gnose des suivantes : Microcystis subcicercula, Mous-
son ms., M. discordice (sic!) ; Patula planospira; nouveau
genre Libera (type : Pitys tumuloides, Garrett).
La Faune malacologique terrestre des îles Hervey com-
(1) Philadelphie, 1880 ? Brochure in-4 de 31 pages d’impres-
sion.
— 549 —
prend 54 espèces, réparties dans les genres suivants :
6 Microcystis, 10 Patula, 5 Pitys, 4 Libera, 1 Steno-
gyra, 2 Partula, 7 Tornatellina, 2 Vertigo, 1 Limax,
1 Succinea, 2 Melampus, { Laimodonta, 3 Diadema, 5 Om-
phalotropis, 2 Scalinella, 2 Helicina, 1 Chondrella, 4 Assi-
minea. Sauf les Partula et les Melampus; toutes ces espèces
sont de petite taille. Il est assez remarquable de retrouver
là, à Mangaia, une des espèces des Iles Australes, le Par-
tula hyalina, Broderip, qui vit également à Taiti. Les
espèces du genre Partula sont, ordinairement, plus loca-
lisées.
Roratonga, la plus grande des îles du groupe, n’a guère
plus de 5 à 6 milles de longueur : c’est aussi ia mieux ex-
plorée et l’on y compte 39 espèces, dont 21 lui sont par-
ticulières.
Aitutaki, incomplètement explorée, compte 28 espèces
connues, dont 10 ne se retrouvent pas ailleurs.
Atiu possède 20 espèces, dont 2 seulement lui sont
particulières.
Mangaia en renferme 19, dont 1 seule est spéciale.
Parmi les 54 espèces qui constituent l’ensemble de la
Faune malacologique terrestre des îles Hervey, trente
sont particulières au groupe, tandis que les vingt-quatre
autres sont plus ou moins largement répandues dans les
autres iles Polynésiennes.
Le Mémoire de M. À. Garrelt est fort intéressant, au
point de vue de la distribution géographique des espèces,
et il serait à désirer que l’auteur en publiât d’autres sur
la Faune malacologique de quelques-unes des nombreuses
iles de l'Océan Pacifique, qu'il a eu occasion de visiter et
d'explorer, dans le cours de ses nombreux voyages mari:
times, et qui sont encore mal connues.
H, CROSSE.
— 950 —
Faunn Molluscorum extramarinorum Japo-
miæ. Nach den von Professor Rein gemachten
Sammlungen bearbeïitet von (Faune des Mollus-
ques non marins du Japon. D’après les Collec-
tions recueillies par le Professeur Rein. Par le)
Dr W. Kobelt (l).
Depuis que le Japon commence à être ouvert aux Euro-
péens et plus accessible aux investigations scientifiques,
le nombre des Mollusques terrestres et fluviatiles, connus
dans cet important archipel, s’est rapidement augmenté et
nous sommes, maintenant, bien loin des 55 espèces que
l’on comptait, à grand’peine, en 1860 (2). Le nombre de
celles qui sont énumérées par l’auteur est de 195, et il
est, vraisemblablement, destiné à s’accroître encore nota-
blement, à mesure que l’on connaîtra davantage et que l’on
explorera mieux l’intérieur des grandes îles Japonaises.
Trois éléments différents concourent à la constitution
de la Faune malacologique Japonaise : 1° Un fonds d’es-
pèces pour ainsi dire autochtones, particulières au pays et
véritablement Japonaises ; 2 une série de formes septen-
trionales, circumpolaires, se rapprochant souvent et s’iden-
üfiant quelquefois complètement avec les formes Euro-
péennes; 5° enfin, un groupe d’espèces Indo-tropicales.
Ces deux derniers éléments rappellent assez exactement
ce qui se passe pour la Faune malacologique marine Japo-
naise, qui, du côté des côtes de Chine et de la Corée, pré-
sente un caractère septentrional très prononcé, tandis
(1) Francfort-sur-le-Mein, 1879, chez Christian Winter. Un
volume grand in-4 publié en 2 livraisons, comprenant 171 pages
d'impression et accompagné de 23 planches lithographiées.
(2) Voy. Journ. Conchyl., vol. VIE, p. 386, 1860.
— 551 —
que, du côté de l'Océan Pacifique, l'aspect change subite-
ment et devient tropical. Cette opposition entre les formes
du Nord et celles du Sud se manifeste, d’ailleurs, même
parmi les espèces terrestres particulières au Japon, où l’on
trouve les unes et les autres.
Les Anodonta, Dipsas et Unio du Japon sont des formes
Chinoises : pourtant, on n’y retrouve pas les remarqua-
bles espèces du sud de la Chine, qui se rapprochent si
étrangement des Unio de l'Amérique du Nord. Les Limnæa
sont d'aspect Européen.
Parmi les Mollusques terrestres,: on remarque le déve-
loppement du beau groupe des Camena et des Frutici-
coles, parmi les Helix. Celui du genre Clausilia est encore
plus remarquable : on en compte déjà 54 espèces connues,
et, parmi elles, les géants du genre (C. Martensi, Her-
klotz ; C. Yokohamensis, Crosse).
Dans les Mollusques terrestres operculés, nous trou-
vons 2 genres spéciaux : Cœlopoma et Japonia.
La plupart des matériaux qui ont servi à M. le D' W. Ko-
belt, pour son intéressant Mémoire, ont été recueillis au
Japon, par M. le professeur Rein, pendant un séjour d’en-
viron deux années, qu’il a su bien employer, au profit des
sciences naturelles. C’est le travail le plus important que
nous connaissions sur la Faune malacologique terrestre
et fluviatile du Japon. H. CROSSE.
Miollusea Of FE. M. S. Challenger’s Expedition.
— Part VE (1) — Part VII (2. — Part
(1) Londres, 1880. Brochure in-8 de 14 pages d'impression
(Extr. du vol. XV du Linnean Society’s Journal. — Zoologie).
(2) Londres, 1880. Brochure in-8 de 30 pages d'impression
(Extr. du vol. XV du Linnean Society's Journal. — Zoologie).
— 592 —
VIIL (1). Part IX (2). — Part X (3). — Bythe
Rev. (Mollusques de l'Expédition du Challenger.
Parties VI, VIT, VIIT, IX et X. Par le Révérend)
Robert Boog Watson.
Partie VI. — L'auteur décrit, dans la sixième partie
de son travail, 9 espèces nouvelles, appartenant à la
famille des Turritellidæ : Turritella runcinata, T. accisa,
T. Carlotitæ, T. Philippensis, T. Cordismei, T. austrina,
T. deliciosa, T. (Torecula) admirabilis, T.(Toreula)lamellosa.
Partie VII. — La septième partie comprend les des-
criptions d’espèces nouvelles qui suivent : dans la famille
des Pyramidellidæ, Aclis mison, A. hyalina, A. sarissa;
Fenella elongata ; Dunkeria falcifera ; dans celle des Nati-
cidæ, Natica Philippinensis, N. atypha, N. pseustes,
N. suturalis, N. radiata, N. amphiala, N. leptalea, N. xan-
tha, N. prasina, N, fartilis, N. apara; dans celle des
Cassidea, Oniscia cithara ; dans celle des Tritonidæ, Triton
Philomelæ, Ranella Fijiensis.
Parties VIII, IX et X. — Ces trois parties, consacrées
exclusivement à la famille des Pleurotomidæ, contiennent
les descriptions de 6% espèces nouvelles de Pleurotoma,
dont voici la liste : 42 du groupe des Surcula (P. staminea,
P. trilix, P. lepta, P. rotundata, P. goniodes, P. plebeia,
P. syngenes, P. hemimeres, P. anteridion, P. bolbodes,
P. ischna); 5 du groupe des Genota (P. didyma, P. en-
gonia, P. atractoides); 15 du groupedes Drillia (P. pyrrha,
(4) Londres, 1881. Brochure in-8 de 26 pages d'impression
(Extr. du vol. XV du Linn. Soc. Journ. —- Zool.).
(2) Londres, 1881. Brochure in-8 de 43 pages d’impression
(Extr. du vol. XV du Linn. Soc. Journ. — Zool.).
(3) Londres, 1881. Brochure in-8 de 19 pages d’impression
(Extr. du vol. XV du Linn. Soc, Journ. — Zool.).
— 353 —
P. paupera, P. gypsata, P. brachytona, P. fluctuosa,
P. bulbacea, P. spicea, P. ula, P. stirophora, P. phæacra,
P. tmeta, P. incilis, P. sterrha) ; À du groupe des Cras-
sispira (P. climacota); 1 du groupe des Clavus (P. mar-
marina) ; 9 du groupe des Mangelia (P. subtilis, P. Levu-
kensis, P.eritmeta, P. hypsela, P. acanthodes, P. corallina,
P. macra, P. incincta, P. tiara); 2 du groupe des Raphi-
toma (P. lithocolleta, P. lincta), 9 du groupe des Thesbia
(P. eritima, P. translucida, P. corpulenta, P. platamodes,
P. dyscrita, P. monoceros, P. papyracea, P. brychia,
P, pruina) ; 10 du groupe des Defrancia(P. hormophora,
P. chariessa, P. pachya, P. pudens, P. araneosa, P. strep-
tophora, P. circumvoluta, P. chyta, P. perpauxilla,
P. perparva); 2 du groupe des Daphnella (P. compsa,
P. aulacoëssa) ; 2 du groupe des Borsonia (P. ceratoplasta,
P. silicea).
Les Pleurotoma, déjà si nombreux dans la nomencla-
ture, se trouvent considérablement augmentés, par suite
des découvertes des naturalistes du Challenger, et l’auteur
se voit forcé de recourir, le plus souvent, pour désigner
ses espèces nouvelles, à des dénominations tirées du grec,
les noms d’origine purement latine étant épuisés. Le
même fait se reproduit forcément pour tous les genres
chez lesquels la quantité des espèces est considé-
rable.
On voit que M. Watson poursuit avec activité l’étude
des précieux matériaux scientifiques qui, pour la plupart,
ont été recueillis, par les naturalistes du Challenger, dans
des localités peu fréquentées et à des profondeurs diffici-
lement accessibles aux collecteurs. Nous ne pouvons que
l’en féliciter et nous espérons bien que les diagnoses qu’il
publie ne sont que le prodrôme d’un grand ouvrage mala-
— 354 —
cologique, consacré à l'illustration des importantes décou-
vertes réalisées par l’Expédition Anglaise.
H. CROSSE.
Reports on the Results Of Dredging, under the
Supervision Of Alexander Agassiz, in the Gulf
of Mexico and in the Caribbean Sea, 1877- .
1879, by the United States Coast Survey Stea-
mer « Blake », Lieutenant-Commander €. pb.
Sigshee, U. S. N., and Commander #. R. Bar-
tlett, U. S. N., Commanding. By (Rapports sur
les résultats des dragages effectués, sous la direc-
tion d'A. Agassiz, dans le Golfe du Mexique et
dans la Mer des Antilles, de 1877 à 1879, par le
bâtiment à vapeur « Blake », du Service de l’Ex-
ploration des Côtes des États-Unis, sous le com-
mandement du Lieutenant-Commandant C. D.
Sigsbee et du Commandant J. R. Bartlett. Par)
MY. Hi. Dali (1).
Les dragages exécutés, de 1877 à 1879, par le steamer
de la marine des États-Unis « Blake », sous la haute di-
rection de M. A. Agassiz et avec le conceurs du comman-
dant J. R. Bartlett et du lieutenant-commandant C. D.
Sigsbee, paraissent avoir été des plus fructueux, particu-
lièrement au point de vue malacologique. M. Dall n’a pu
encore s'occuper d'étudier les Mollusques recueillis par le
professeur Agassiz et le commandant Bartlett, de 1878 à
(1) Cambridge, 1881. Brochure in-8 de 112 pages d'impression
(Extr. du Bulletin of the Museum of comparative Zoology, 1881).
— 955 —
1879, et le travail qu’il vient de publier ne comprend
même pas la totalité des récoltes faites à bord du « Blake »,
de 4877 à 1878, par MM. Agassiz et Sigsbee. Pourtant,
les nonveautés recueillies sont si nombreuses et si inté-
ressantes que l’auteur a cru devoir publier immédiate-
ment les diagnoses, afin de prendre date, en attendant le
grand ouvrage dans lequel toutes ces espèces doivent être
plus amplement décrites et figurées. M. Dall à fait, d’ail-
leurs, consciencieusement, toutes les recherches néces-
saires pour éviter les doubles emplois spécifiques et il s’est
mis, dans ce but, en rapport avec M. Jeffreys et le Rév.
Boog Watson, chargé de l'examen et de la publication des
Mollusques rapportés par l'Expédition Anglaise du Chal-
lenger.
Voici la liste des espèces décrites comme nouvelles
(nous ferons observer qu’elle ne comprend ni les Céphalo-
podes, ni les Ptéropodes, ni les Nudibranches) :
Cadulus æqualis, G. Watsoni, C. Agassizii, C. lunulus,
C. cucurbitus ; Siphonodentalium quadridentatum; Den-
talium perlongum, D, sericatum, D. ceratum, D. Sigsbea-
num..D. ophiodon; Siliquaria modesta ; Bivonia exserta ;
Pedicularia albida; Margarita asperrima, M. scabriuscula,
M. lissocona, M. filogyra, M. (Turcica) imperialis, M.
iris, M. lacunella (maculata, olim), M. lubrica, M? eus-
pira; Calliosioma circumcinctum, C. roseolum, C. apici-
num, C. sapidum, CG. Yucatecanum, C. echinatum ; Se-
guenzia delicatula ; Leptothyra albida; Callogaza (genre
nouveau) superba, C. Watsoni; Microgaza (genre nouveau)
rotella; Fluxina (genre nouveau) brunnea; Turbo (Lio-
tia?) Briareus; Hanleya tropicalis; Pleurotoma (Ancistro-
syrinx, (sous-genre nouveau) elegans; P. (Bela) Blakeana,
P. (B.) limacina, P. (B.) filifera; P. (Genota) mitrella ;
P. (Pleurotomella) Verrillii; P. (P.) Sigsbei; P. (Mangilia?)
— 396 —
ipara, P. (M.) comatotropis, P. (M.) lissotropis, P. (M.)
bandella, P. (M.) Antonia, P. (M.) Pourtalesii, P. (M.) co-
lumbella, P. (M.) pelagia; P. (Drillia) polytorta (nom spé-
cifique hybride, à changer), P. (D.) subsida, P. (D.) nu-
cleata, P. (D.) exasperata, P, (D?) leucomata, P. (D.) gra-
tula, P. (D.) detecta, P. (D.) serga, P. (D.) smirna, P.
(D.) oleacina, P. (D.) Havanensis, P. (D.) Verrillii, P. (D.)
peripla, P. (D.) elusiva, P. (D.) morra; P. (Daphnella ?)
leucophlegma; Trichotropis migrans; Marginella Wat-
soni, M. seminula, M. Yucatanea, M. torticula, M. ave-
nella; Puncturella circularis, P. trifolium ; Haliotis (Pa-
dollus) Pourtalesii; Triforis (no) longissimus, T. torticu-
lus, T. cylindrellus, T. abruptus, T. triserialis, T. inter-
medius, T. colon, T. ibex; Cerithiopsis Sigsbeana, C.
crystallina ; Bittium Yucatecanum; Columbella (Astyris?)
amphissella, C. (A.) Verrilli; Natica fringilla ; Turritella
Yucatecana ; Actæon incisus, À. melampoides, A. Danai-
da, A. perforatus; Bulla abyssicola, B. eburnea; Atys
bathymophila, A. Sandersoni; Scaphander Watsoni; Utri-
culus vortex, U. Frielei; Verticordia Fischeriana, V. ele-
gantissima; Lyonsia bulla; Poromya granatina; Neæra
granulata, N. Jeffreysi, N. claviculata, N. arcuata, N. la-
mellifera; Corbula cymella; Saxicava azaria; Limopsis
Antillensis, Macrodon asperula; Arca glomerula, A. poly-
cyma; Nucula Cytherea; Leda Carpenteri, L. (Neilonella)
corpulenta, L. solida; Yoldia solenoides, Y. liorhina ;
Cardium (Fulvia) peramabile ; Syndosmia lioica ; Tellina
sybaritica; Loripes compressa ; Diplodonta pilula.
Parmi les espèces antérieurement connues, qui ont été
recueillies, dans le cours des explorations du « Blake », et
qui sont citées par M. Dall, nous mentionnerons le Pleuro-
tomaria Quoyana, dragué au large de la Barbade, par 75 et
84 brasses de profondeur , el le Pleurotomaria Adanso-
— 3557 —
niana, dragué également dans le voisinage de la Barbade,
par 64, 94 et 200 brasses de profondeur. L'examen des
animaux, qui doit être l’objet d’un travail ultérieur, a dé-
montré que le groupe des Pleurotomaria est suffisamment
caractérisé pour pouvoir constituer une famille, très voi-
sine des Trochidæ et se rattachant, par certains points,
aux Haliotidæ.
Les Mollusques étudiés jusqu'ici par M. Dall ne forment
guère que la moitié des récoltes scientifiques du «Blake ».
On peut juger par Jà de leur importance. Il reste mainte-
nant à attendre la publication du grand ouvrage qui doit
utiliser et mettre en pleine lumière ces magnifiques maté-
riaux. Espérons que nous ne l’attendrons pas trop long-
temps! H. CROSSE.
Appendice al €atalogo delle Conchiglie COMPO-
nenti la Collezione Rigacei (1). — Parte pri-
ma. Conchiglie viventi (Appendice au Catalogue
des Coquilles composant la Collection Rigacci. —
Première partie. Coquilles vivantes).
Cet Appendice, publié sans nom d'auteur, énumère
907 espèces faisant partie de la collection Rigacci et qui
n’avaient point été mentionnées dans le Catalogue précé-
demment paru. H. CROSSE.
M. Paulueci. — Contribuzione alla Fauna Mala-
cologien Italiana. Specie raccolte dal Dott. G.
Cavanna, negli anni 1878, 1879, 1880, con
(1) Rome, 1881. Brochure in-4 de 18 pages d'impression.
25
— 358 —
elenco delle Conehiglie Abruzzesi e descri-
zione di due nuove Suecinen (Wf. Paulueci. —
Contribution à la Faune malacologique Italienne.
Espèces recueillies par le D° G. Cavanna, dans
le cours des années 1878, 1879 et 1880, avec un
Catalogue particulier des Coquilles des Abruzzes
et la description de deux espèces nouvelles de
Succinea).
L'auteur poursuit avec activité l’accomplissement de la
tâche qu'il s’est imposée d'étudier à fond et de faire con-
naître, par une série de publications successives, la Faune
malacologique terrestre et fluviatile de l'Italie. Le volume
qui vient de paraître a été fait d'après des matériaux con-
sidérables, recueillis par le docteur G. Cavanna, de 1879 à
1880, dans les Abruzzes et dans les régions voisines.
Dans les Abruzzes seulement, Madame la marquise
M. Paulucci énumère 70 espèces rapportées par M. Cavan-
na et auxquelles on pourrait en ajouter 49 autres, citées par
les auteurs, ce qui fait un total de 89 espèces, chiffre bien
supérieur à celui qu'ont donné successivement M. E. von
Martens et M. le D' Tiberi.
Les espèces suivantes sont décrites comme nouvelles et
figurées : Vitrina rugosa ; Hyalinia meridionalis, H. Ca-
vannæ; Helix Cavannæ, H. Grovesiana , H. Alphabucel-
liana ; Amnicola callosa, À. minima ; Hydrobia minuscula.
L'auteur, dans un appendice, décrit également comme
nouvelles deux espèces de Succinea : S. Benoiti, de la
province de Messine, et S. inconcinna, de Novoli, près
Florence.
(4) Sienne, 1881. Volume grand in-8 de 122 pages d’impres-
sion, accompagné de 5 planches lithographiées (Extrait du vol.
VII du Bullett. Soc, mal. ltaliana, 1884).
— 3559 —
La synonymie des espèces est bien traitée et la discus-
sion des difficultés qui ont été soulevées, à propos de quel-
ques-unes d’entre elles, est souvent intéressante et dé-
montre à quel point l’auteur possède son sujet.
H. CROSSE.
On the Genus Myedora of Gray. By (Sur le genre
Myodora de Gray. Par) Edgar A Smith (1).
L'auteur décrit comme nouvelles et figure les espèces
de Myodora suivantes : M. Novæ-Zelandiæ, M. subrostra-
ta, M. antipodum, M. Boltoni, de la Nouvelle-Zélande ;
M. proxima, du Japon ; M. Reeveana, A. Adams ms., de
Chine; M. tenuisculpta, M. compressa. Ces descriptions
élèvent à 22 le nombre des espèces actuellement connues
de ce genre curieux, qui ne paraît exister que dans cer-
taines parties de l'Océan Pacifique.
Voici, en effet, sa distribution géographique :
Nouvelle-Zélande. — M. striata, Quoy et Gaimard ; M.
rotundata, Sowerby; M. brevis, Sowerby, M. pandori-
formis, Stutchbury ; M. Novæ-Zealandiæ, Smith; M. sub-
rostrata, Smith; S. antipodum, Smith ; S. Boltoni, Smith;
M. crassa, Stutchbury; M. ovata, Reeve.
Australie. — M. brevis, Sowerby ; M. pandoriformis,
Stutchbury; M. crassa, Stutchbury; M. ovalis, Stutch-
bury.
Tasmanie.— M. Tasmanica, Woods; M. albida, Woods;
M. brevis, Sowerby.
Nouvelle-Calédonie. — M. convexa, Angas.
(4) Londres, 1880. Brochure in-8 de 10 pages d'impression,
accompagnée d’une planche lithographiée (Extr. des Proc. Zool.
Soc. London, 1880).
5
Philippines. — M. oblonga, Reeve; M. ovata, Reeve;
M. trigona, Reeve; M. plana, Reeve.
Japon. — M. fluctuosa, Gould; M. proxima, Smith.
Chine. — M. Reeveana, À. Adams.
La Nouvelle-Zélande, qui paraît constituer la métropole
du genre, possède 10 espèces , dont 3 lui sont communes
avec l'Australie et fa Tasmanie, et 4 avec les Philippines.
L'Australie compte 4 espèces et 6 en y comprenant la Tas-
manie; cette dernière île en renferme 5, dont 1 lui est
commune avec l'Australie. La Nouvelle-Calédonie en
compte 1 ; les Philippines, 4; le Japon, 2, et la Chine, 1:
H. CROSSE.
Paulueci (March. Marianna). — Molluschi
fluviatili Htaliani 1nViali COME sagglo alla Es-
posizione internazionale della Pesca in Berlino
(Mollusques fluviatiles Italiens envoyés comme
essai à l'Exposilion internationale de pêche de
Berlin, par la) marquise M. Paulueci (1).
L'auteur énumère, dans ce Travail, 95 espèces de Mol-
lusques fluviatiles d'Italie, avec leur distribution géogra-
phique dans les diverses parties du continent Italien et
däns les îles qui s’y rattachent. Les espèces et variétés sui-
vantes sont décrites comme nouvelles : var. violacea du
Limnæa stagnalis, Linné; Planorbis Pauluccianus, Ca-
roti ms.; Amunicola Paulucciæ, Clessin ms.; var. exilis,
du Frauenfeldia Lacheineri, Charpentier; var. minuta du
Belgrandia thermalis, Linné ; Lithoglyphus Clessinianus.
H. CRosse.
(1) Berlin, 1880. Brochure in-8 de 21 pages d'impression.
— 464 —
Liste des Coquilles recueillies à Cannes par
MM. E. et Ad. Dollfus. Par M. Ph. Dautzen-
berg (1).
Les Coquilles qui font l’objet de cette Notice ont été re-
cueillies, par MM. Dollfus, dans le sable de la plage, à l’ex-
trémité du cap Croisette, pointe de terre qui sépare la
rade de Cannes du golfe Juan. Parmi les 139 citées, 2 doi-
vent être exclues comme n'appartenant pas à la Faune
Méditerranéenne, le Purpura lapillus et le Bela turricula :
les quelques exemplaires recueillis provenaient sans doute
du lest d’un navire déchargé ou de quelque autre cause
accidentelle. H. CRosse.
Fauna Ktaliana, — Communicazioni malaco-
logiche. Articolo primo (2). — Articolo secon-
do (3). Descrizione di alcune nuove specie del
genere Pomatias. [Faune Italienne. Communi-
cations malacologiques. Article premier. — Ar-
üicle second. Description de quelques espèces
nouvelles du genre Pomalias, par la marquise)
ME. Paulueci (2).
L'auteur se propose de publier, sous cette rubrique,
chaque fois que l'occasion s’en présentera, des articles
complémentaires ou rectificatifs du Prodrome de la Faune
(1) Paris, 1881. Brochure petit in-4 de 6 pages d'impression
(Extr. de la Feuille des Jeunes Naturalistes, 1881).
(2) Pise, 1877. Brochure in-8 de 2 pages d'impression (Extr.
du Bull. della Soc. malac. Italiana, vol, TI, 1877).
(3) Pise, 1879. Brochure in-8 de 9 pages d'impression (Extr.
du Bull. della Soc. malac. Italiana, vol. V, 1879).
— 362 —
Italienne qu’elle a publié, il y a quelques années, à l’oc-
casion de l'Exposition Universelle de Paris.
I. L'auteur signale la découverte, dans le Val d’Elsa,
près de San Gemignano, à l'endroit nommé « Le Fonti »,
d’une espèce d’Hyalinia Italienne assez mal connue et que
M. De Stefani semble disposé à confondre avec l’H. lu-
cida, Draparnaud : il s’agit de l’H. Uziellii, Issel.
II. Les espèces Italiennes suivantes, appartenant au
genre Pomatias, sont décrites comme nouvelles : P. elon-
gatus, P. elegantissimus, P. turricula, P. Crosseanus, P.
Alleryanus, P. Pirajni, Benoît ms., P. Adamii, P. Fische-
rianus, P. Dionysi, P. Westerlundi, P. agriotes, Wester-
lund ms., P. sospes, Westerlund ms. H. CROSSE.
Appunti malocologichi soprà alcune forme di Con-
chiglie Italiane, pubblicate come nuove specie.
Nota del Socio (Appoints malacologiques sur
quelques formes de Coquilles Italiennes, décrites
comme nouvelles. Par) Napoleone Pini (1).
L'auteur critique les abus de spécification qui ont été
commis, depuis quelques années, en matière de Mollus-
ques terrestres Européens, et que l’on peut appeler avec
raison le Système de la pulvérisation de l’espèce. I s’atta-
que particulièrement aux espèces récemment créées en
Italie. Il est malheureusement certain que, depuis une
vingtaine d'années, quelques naturalistes, heureusement
en petit nombre et généralement peu suivis, ont fait leur
possible pour plonger la nomenclature des Mollusques
(4) Milan, 1879. Brochure in-8 de 20 pages d'impression
(Extr. des Atti della Soc, Ital. di sc. naturali, vol. XXII, 1879).
— 565 —
terrestres et fluviatiles de l’Europe et particulièrement de
la France, dans un chaos inextricable, par une multipli-
cation des espèces insuffisamment justifiée et véritable-
ment excessive.
Nous ne nous portons pas garant de l'exactitude des
critiques de M. Pini, n’ayant pas sous les yeux suffisam-
ment de pièces de comparaison pour nous permettre de
trancher la question, et nous nous contentons de donner
ses conclusions.
Il pense que les Pomatias elongatus, P. elegantissimus
et P. turricula, Paulucci, ne constituent que de simples
variétés du P, septemspiralis, Razoumoffsky ; que le P.
Crosseanus, Paulucci, est un synonyme du P. Pinianus,
Bourguignat, et que ce dernier n’est autre chose qu’une
variété du P. patulus, Draparnaud; que le P. Adamii,
Paulucci, se rattache, comme variété, au P. scalarinus,
Villa; que le P. affinis, Paulucci, fait double emploi avec
le P. eupleurus, Bourguignat, et que le P. Fischerianus,
Paulucci, pourrait bien faire également double emploi
avec le P. Paladilhianus, Saint-Simon. Si M. Napoleone
Pini a fait vœu de partir en guerre contre tous les Poma-
tias mauvyais ou douteux, il peut venir en France, où ilen
trouvera, selon toute apparence, beaucoup plus encore
qu’en Italie.
L'auteur pense aussi que le Clausilia Delpretiana ne
peut être conservé, parce que, sous cette dénomination,
M. De Stefani comprend deux formes spécifiques dis-
tinctes, qui ont été décrites sous les noms de C. Bonellii,
Martens, et de C. perexilis, Fagot; et que le C. Pecchiolii,
De Stefani, est une simple variété, déjà connue et anté-
rieurement décrite comme var. Pinii, Westerlund, du
C. rugosa, Draparnaud. H. CROSSE.
— 364 —
Replica alle Osservationi critiche dei Signori Pini,
De Stefani € Tiberi soprà alcune recenti publi-
cazioni malacologiche di (Réponse aux observa-
tions critiques de MM. Pini, De Stefani et Tiberi
sur quelques publications malacologiques récen-
tes de) M. Paulueei (1).
Dans cette brochure malacologique, l’auteur répond aux
critiques assez nombreuses qui lui ont été adressées par
plusieurs de ceux de ses compatriotes qui s'occupent éga-
lement d’études malacologiques, et particulièrement par
MM. Pini, De Stefani et Tiberi.
Nous signalerons, dans ce travail, pour l'édification des
Conchyliologues, l’histoire fort amusante d’un Mémoire
malacologique, devenu tout à fait introuvable, parce que
l'auteur refuse de le vendre ou de le céder à toute per-
sonne qui ne se sera pas inclinée, avec suffisamment de
respect, devant ses mérites scientifiques, ou, pour parler
plus sérieusement, à toute personne qui ne lui conviendra
pas. À ce propos, Madame Paulucci soulève une question
fort grave, en matière de nomenclature, celle de savoir si
un naturaliste, qui fait imprimer un ouvrage descriptif,
mais qui se refuse à le mettre à la disposition du public,
par voie de vente ou autrement, et qui, par conséquent,
ne le publie pas, effectivement, dans le sens réel du mot,
a droit à l’antériorité, en ce qui concerne ses espèces.
Nous n’aurions pas cru qu'il fût jamais possible d’avoir à
discuter une pareille question, les auteurs, habituelle-
ment, ne faisant imprimer leurs ouvrages que dans le but
de les porter à la connaissance du public et de les répan-
(1) Pise, 1879. Brochure in-8 de 37 pages d'impression (Extr
du Bull. della Soc. malac. Italiana, 1879).
— 365 —
dre le plus possible, mais il est certain que, si bizarre qu'il
puisse paraître, le fait existe, actuellement, et nous en
savons quelque chose. Quoi qu'il en soit, Madame Paulucci
conclut à la nécessité d’une publication effective, consta-
tée par le fait de la vente commerciale, pour qu'un auteur
puisse prétendre au droit d’antériorité, pour les espèces
qu'il décrit. Bien que cette solution soit peut-être un peu
rigoureuse, il n’en est pas moins vrai qu'un travail impri-
mé, non porté à la connaissance du public et non mis à
sa disposition, par la voie commerciale ordinaire, n’est
qu’imparfaitement publié et que l’auteur s'expose à ce que
l’on conteste ultérieurement la date de Ja publication de
son livre et l’antériorité de ses espèces.
L'auteur du travail que nous analysons peut, d’ail-
leurs, se consoler des critiques plus ou moins justifiées
qui lui sont adressées en se rappelant, d’abord, qu'on ne
critique guère, en général, que ce qui vaut quelque
chose, et, ensuite, qu’en définitive on ne peut lui ôter le
mérite d’avoir, en éditant ses « Matériaux », publié le
premier travail d'ensemble qui ait paru, jusqu'ici, sur la
Faune malacologique ftalienne. H. CROSSE.
ERRATA.
Pages. Lignes,
18, 22, au lieu de 16, lisez 10.
og, — Mollusques, — Mollusques.
42, 15, — longitudinaliter, — longitudinaliter et
profunde sulcatis,
areis lateralibus.
4TA) hAG — Section 92. — Section 92 (2).
4, — Fasciolariidæ, — Fasciolariinæ.
Pages. Lignes.
69. 10,
75, 27,
76,
104,
198,
136,
139, 3,
152,
154, 4,
168,
172,
173,
185,
193,
210,
— 366 —
Air-Breating.
Sion,
Philadelphia,
pas,
Tanganyiha,
Ætheria,
pytchaxis,
Stalide,
Vogtianum,
fig. 5, Ba, 5b, —
fig. 5),
latioribus,
(1),
(PLV 1019);
L. Morelet,
L. Morelet,
LISTE
Air-Breathing.
sion (sans date).
Philadelphia (sans
date).
par.
Tanganyika.
24. Ætheria.
ptychaxis.
Stabile.
Vogtianum ?
(PI. VII, fig. 4, 4 a).
fig. 5, 5 a).
latiores.
(2).
(PI. VIIL, fig. 3).
L. Morlet.
L. Morlet.
des auteurs qui ont concouru à la rédaction du volume XXIX
du JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE.
Baudon (D° A.).
Brevière (L.).
Brot (D' A.).
Cossmann (M.),
Depontaillier (J.).
Drouët (H.).
Gassies (J. B.).
Hemphill (H.).
Maltzan (H.).
Marie (E.).
Morelet
(A):
Morlet (L.).
OEhlert (D.).
Poirier (J.).
Rochebrune (D' A. T. de).
Smith (E. A.)
Stefani (C. de).
Wattebled (G.).
— 367 —
LISTE DES NOUVEAUX ABONNÉS.
Agassiz (Prof. A.).
Biblioteca Liciniana.
Bibliothèque de l'Hôpital. .
Caramagna (J.). .
Faculté des sciences. 4
Faculté des sciences de l'Uni-
versité Catholique.
Gamba (Ing. C.).
Girerd (D' L.).
Istituto tecnico (R). .
Launay (Gontard de).
Lemirre
Negret.
Neumann (R.).
Schepman (M.). .
Stefanescu (G.) .
Stuart (R. L.).
Cambridge, Mass.
Termini-Imerese.
Toulon.
Spezia.
Bordeaux.
Angers.
Gènes.
Lyon.
Pavie.
Paris.
Paris.
Lyon.
Erfurt.
Rhoon.
Bucharest.
New-York.
— 568 —
TABLE DES MATIÈRES.
TOME XXIX.
Mollusques vivants.
Pages.
Description de quelques espèces nouvelles du Cam-
bodge, appartenant aux genres Lacunopsis, Jul-
lienia et Pachydrobia, par J. Poirier. . . . 5
Note sur la synonymie de l’Helix nigrilabris, Mar-
tens, d'Australie, par H. Crosse. . . . . . 20
Unionidæ nouveaux ou peu connus, par H.
Drodél es : à. POP RAT OM
Note sur le genre Olivella, par ee Fisther: SV.
Liste des Mollusques terrestres recueillis dans la
partie septentrionale de la Basse Californie (Mexi-
que), par Henry Hemphill. . . . sb)
Note critique sur la Monographie du genre Velorita
de M. G. B. Sowerby, par Edgar A. Smith. . 358
Diagnoses specierum novarum, familiæ Chitonida-
rum, auct. Doct. À. T. de Rochebrune. . . . 49
- Faune malacologique du Lac Tanganyika, par 4L.
Crosse,, 1, eee (05
Troisième M onlétient à ar Mo Le de Succi-
nées françaises, par le D' Aug. Baudon. . . . 159
Note sur quelques espèces de coquilles fluviatiles,
récoltées à Bornéo et à Sumatra, par M. Carl
Bock, par le D’ À. Brot. . . . Le Te
Note rectificative sur l'Helix Paratanbatoeiss
— 369 —
H. Adams (emend.),de Madagascar, par Æ. Crosse
et P. Fischer. .
Description de deux espèces ricllee par le 1
H. v. Maltzan.
Sur la Belgrandia thermalis, Pn , par Char lès De
Stefani.
Contribution à la Faune hisnulodi he de Nossi- Bé
et de Nossi-Comba, par H. Crosse.
nn des Comores. Récolte de M. Marie à à
l’île Mayotte, par À. Morelet. . FRAC
Description d'espèces terrestres inédites, provenant
de la Nouvelle-Calédonie, par E. Marie.
Note sur la distribution géographique du Panopæa
Aldrovandi, par P. Fischer
Supplément à la Faune malacologique du fe Tan-
ganyika, par A. Crosse. à
Tableau des Limaciens des environs d Saint- FR
(Nièvre), par L. Brevière. Lit à
Catalogue des Mollusques Testacés, terrestres et flu-
viatiles, observés aux environs de Moulins(Allier),
par G. Wattebled. : ù :
Diagnoses Molluscorum novorum, Pa die Mext-
canæ incolarum, auct. H. Crosse et P. Fischer.
Description d’espèces terrestres, provenant de la
Nouvelle-Calédonie, par J. B. Gassies.
Nouvelle Note sur quelques Bulimes Néo-Calédo-
niens , appartenant à la Section des D UAE ;
par H. Crosse.
Description de Coquilles TL par L. Maria,
Paléontologie.
Diagnoses Molluscorum novorum, auct. L. Morlet.
46
— 3170 —
Description d’espèces inédites du Bassin Parisien,
par M. Cossmann. ‘ j
Description de deux nouvelles espèces fois, par
J. Depontaillier.
Diagnoses d'espèces nouvelles du Pliocène ds pes:
Maritimes, par J. Depontaillier.
Description de Coquilles nouvelles, par L. Morte.
Bibliographie.
a. MOLLUSQUES VIVANTS.
Systematisches Conchylien-Cabinet von Martini und
Chemnitz. — Neue reich vermehrte Ausgabe, in
Verbindung mit prof. Philippi, D'Pfeiffer, D' Dun-
ker, D' E. Rœmer, S. Clessin, D' A. Brot und
D' E. von Martens, herausgegeben von D' H. C.
Küster, und nach dessen Tode fortgesetz von D'W.
Kobelt und H. C. Weinkauff (1880-1881). 47,
Unionidæ de la Russie d'Europe, par H. Drouët
(1881). :
Die Mollusken der TRUE hi DU auf
Grund der von Professor Karl Môbius daselbst
gesammelten Mollusken zusammengestellt von
Professor E. von Martens (1880).
Manuel de Conchyliologie ou Histoire naturelle des
Mollusques vivants et fossiles, par le D' Paul
Fischer.— Fascicules 1, 2, 5 (1881). 55, 182,
Manual of Conchology structural and systematic.
With illustrations of the species. By George W.
Tryon Jr. — Parts IX, X, XI, XII (4881), 58,
180, 261,
Pages.
167
175
178
942
52
272
347
— 5171 —
Synopsis novorum generum, specierum et varie-
tatum Molluscorum viventium testaceorum anno
1879 promulgatorum. Collegit D° W. Kobelt
(1881).
Report on the scientific Results of ht vhÿage of H.
M. S. Challenger during the years 1875- 1876.
— Zoology, vol. I, part. I. Report on the Bra-
chiopopa. By Thomas Davidson (1880). .
Molluschi viventi del Piemonte. Memoria del D*
Mario Lessona (1880).
Catalogue of the Terrestrial Air-Breathing Moltusks
of the United States and adjacent Territories of
North America. By Th. Bland (1878).
Report on the Brachiopoda of Alaska and the adja-
cent shores of Northwest America. By W. H. Dall
(1877).
conhyliagiche Misc. paie D. E. nés
(1876). . k
Uebersicht der von W. Pétore v von 1845 bis 1847 : in
Mozambique gesammelten Mollusken, bearbeitet
von Prof. D. E. von Aiartens (1879).
Apuntes sobre la Fauna de Moluscos de la Republica
Argentina, por el D' D. Adol/o Fo —
Quatrième partie.
Deep-Sea Exploration. À AA) Ex " Gui
Jeffreys (1880).
New Catalogue of the Shells of California ahä si
cent States (1875). — Hemphill’s Catalogue of
Land ani Freshwater Shells of Utah. By Henry
Hemphill (1878). . départ E
Note as to the position of ue au Sesuenzia
among the Gastropoda. By J. Guwyn Jefreys
Pages.
59
61
67
69
70
74
75
78
80
— 3172 —
(1879).
Nota sopra alcune Conchiglie Conlligens del Medi-.
terraneo, pel Marchese T. di Monterosalo (1880).
Espèces des Pyrénées-Orientales du groupe de l’He-
lix arbustorum. — Note sur le véritable Pupa
Pyrenaica , Farines. — Matériaux pour la Faune
malacologique terrestre des eaux douces et des
eaux saumâtres de l’Aude, par Paul Fagot. .
Mollusques terrestres et d’eau douce de la vallée
d’Aulus (Ariège), par Paul Fagot (1880).
Histoire malacologique des Pyrénées françaises. —
Haute-Garonne , — Hautes-Pyrénées, par Paul
Fagot (1880). .
Description and Figure of a New Species of bb
from Illinois. By W. W. Calkins (1880).
Zum Cap S. Vincent, Reise durch das Kônigreich
Algarve geschildert von Freiherr Hermann von
Malizan (1880). : k
On à new species of Chiton lately found : in the Bri-
tish Coasts. By J. Gwyn Jeffreys (1880). .
Faunula Molluscorum marinorum Hellebækiana :
oversigt over den marine blüddyrfauna ved Hel-
lebæk of Jonas Collin (1880).
Synonymy of and Remarks upon Port Jackson, New
Caledonian and other Shells, with their distribu-
tion. — List of Land Shells found on Thursday.
Island, with description of the new Species. —
List of Brachiopoda or Lamp Shells found in
Port Jackson and the coasts of New South Wales.
— Tropical Mollusca recently dredged at. Port
Jackson Heads. — Note on Oniscia ponderosa,
with its locality. By John Brazier (1879).
Pages,
81
84
85
-86
87
89
89
90
90
91
— 315 —
Mollusca of H. M. S. Challenger Expedition, —
Part. V, VI, VII, VIIL IX, X. — By the Rev.
Robert Boog Watson. . . . 14195:
Monographie du genre Sinusigera, d’ Cr pra par
Alfred E. Craven (1880). . !
Istruzioni scientifiche pei Viaggiatori le fe
Arturo Issel (1881). ;
Note sur l’Helix chelonitis. — Les Hélices carnas-
sières et phytophages de la Nouvelle-Calédonie,
par Alfred de Saint-Simon (1881). ;
Contributions to Indian Malacology, n° XII. Des-
cription of new Land and Freshwater Shells from
Southern and Western India, Burmah, the An-
daman Islands, etc. By W. T. Blanford (188).
Nomenclator Heliceorum viventium quo continen-
tur nomina omnium hujus familiæ generum et
specierum hodie cognitarum disposita ex affini-
tate naturali. Opus postumum Ludovici Pfeiffer
D' ed. S. Clessin (1878-1881).
Ilustrirtes Conchylienbuch. Herausgegeben von
D' W. Kobelt (1878-1880). U
Anatomie de l’Helix Cantabrica, par À. de Saint.
Simon (1880). L È
Études sur les variations res. spssie la
Faune vivante et fossile de la partie centrale du
Bassin du Rhône, par À. Locard (1881).
Histoire malacologique des Pyrénées françaises. —
Basses-Pyrénées, — Ariège. Par Paul Fagot
(1880). | £ L
Studio sulla Helix (Campilæa) HE Se
forme affini, di M. Paulucci (1881).
Zoelogischer Jahresbericht 1879, von Carus. H. Mol-
26
Pages.
351
95
96
185
186
257
259
260
266
— 574 —
lusca. Referenten, D' Æ. von Ihering und D° W.
Kobelt (1880). ,
The Terrestrial Mollusca inhabiting the Cook's or
Harvey Islands. By Andrew Garrett (18807).
Fauna Molluscorum extramarinorum Japoniæ. Nach
den von Professor Rein gemachten Sammlungen
bearbeitet von D' W. Kobelt (1879).
Reports on the Results of Dredging under the su-
pervision of Alexander Agassiz, in the Gulf of
Mexico and in the Caribbean Sea, 1877-1879, by
the United States Coast Survey Steamer « Blake »,
Lieutenant-Commander C. D. Sigsbee, U. S. N.,
and Commander J. R. Bartlett, U. S. N., Com-
manding. By W. H. Dall (1881).
Appendice al Catalogo delle Conchiglie componenti
la Collezione Rigacci. — Parte prima. Conchiglie
viventi (1881). - G} EARPAUTE
M. Paulucci. — Contribuzione alla Faute malaco-
logica Italiana. — Specie raccolte dal Dott. G.
Cavanna, negli anni 4878, 1879 , 1880, con
elenco delle Conchiglie Abruzzesi e descrizione
di due nuove Succinea (1881).
On the Genus Myodora of Gray. By Edgar À. Smith
(1880). ;
Paulucci (March. initrono) — Molluschi fluviatii
Italiani inviati come saggio alla Esposizione in-
ternazionale della Pesca in Berlino (1880).
Liste de Coquilles recueillies à Cannes par MM. E.
et Ad. Dollfus. Par Ph. Dautzenberg (1881). .
Fauna Italiana. — Communicazioni malacologiche.
— Articolo primo. — Articolo secondo. Descri-
zione di alcune nuove specie del genere Po-
Pages.
275
348
350
904
357
561
— 3175 —
matias. Note della marchesa Paulucci (1877-
1879). d :
Appunti fort aehiis soprà de hs di ce
chiglie Italiane, pubblicate come nuove specie.
Nota del Socio Napoleone Pin (1879).
Replica alle Osservazioni critiche dei Signori Pini,
De Stefani e Tiberi soprà alcune recenti publica-
zioni malacologiche di M. Paulucer (1879)...
b. MOLLUSQUES FOSSILES.
Dell” Ostrea cochlear (Poli) e di alcune sue varietà.
Memoria del D' Ludovico Foresti (1880).
Le Conchiglie Plioceniche delle vicinanze di Calta-
nisetta, per l’ab. Giuseppe Brugnone (1880).
Description of new forms of Mollusks from Alaska
contained in the Collections of the National Mu-
seum.—Postpliocene Fossils in the Coast range of
Catifornia. — Fossils Mollusks from later Tertia-
ries of California. By W. H. Dall (1878).
Die Tertiaren Binnen-Conchylien von Undorf. Von
S. Clessin (1877). à 1
Descriptions of Carribbean Miocene pois —— Da.
criptions of New Species of Fossils from the
Pliocene Clay Beds between Limon and Moen,
Costarica, together with Notes on previously
known Species from there and elsewhere in the
Carribbean Area. By W. M. Gabb.
Sulla natura geologica dei Terreni incontrati nelle
fondazioni tubulari del nuovo ponte di ferro
costruito sul Tevere a Ripetta é sul! Unio sinua-
tus, Lamarck, rinvenutovi. Nota dell ing. Ro-
Pages.
361
361
364
D7
60
71
79
76
— 576 —
molo Meli (1880).
Remarks on Fossils Shells, from the CHOtenE De-
sert (1879). — Comments upon Mr Calkin’s « Ma-
rine Shells of Florida (14879). — In the matter
of certain badly treated Mollusks (1879). —
Description of a New Species or Variety of Sand
Snail of California. By Robert F. C. Slearns
(1879) .
Mollusques quaternaires des environs mn Tonton
et de Villefranche (Haute-Garonne), par Paul
Fagot (1879) . Aa Te va
Contributions to Poleoétéés: Ne 1 : Cretaceous
Fossils of the Western States and Territories. “
C.-A.: White (1879).. «ù 00, ;
Sur le Dévonien du département de la érihé, par
MM. OEhlert et Davoust (1879).
Soprà una nuova forma di Pecten dei depositi plio-
cenici di Civita Vecchia. Nota del Ing. R. Meli
(1881) . :
Études Er AE bé pr pour
servir à l’histoire de la période tertiaire dans le
bassin du Rhône. — VI. Le bassin de Crest
(Drôme), par F. Fontannes (1880). .
Etudes sur les variations malacologiques, d’après la
Faune vivante et fossile de la partie centrale du
bassin du Rhône, par A. Locard (1881).
Nouvelles recherches sur les argiles lacustres des
terrains. quaternaires, aux environs de Lyon, par
A. Locard (1880).
Nouvelles.
Voyage scientifique de M. Dall dans l'Alaska (Amé-
Pages*
78
82
88
97
97
262
264
266
270
— 977 —
Hoque du Nord ee DEN ML EM Le
Réunion des Congrès Scientifiques Internationaux,
à Venise et à Bologne. IN MS
Invitation faite aux Naturalistes à assister au Con-
grès Scientifique International de Venise, par la
Société Malacologique Italienne
Néerologie.
Mort de MM. Michaud, Eugène Vesco, l’abbé De-
baize, Victor Bertin, Eugène Goulard, Pierre-
Henri Nyst, F. Recq de Malzine, Francisco Mar-
torell, Giuseppe Rigacci, Samuel Stehman Hal-
deman, Louis-François de Pourtalès.
Mort de M. Hildebrandt.
Liste des auteurs qui ont concouru à la rédaction
du volume XXIX du Journal de Conchyliologie.
Liste des nouveaux abonnés.
Pages,
187
188
276
98
276
— 878 —
TABLE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE.
a. Mollusques vivants,
Pages.
ACANTHOCHITES Adansoni, Rochebrune. . . . . kl
_— Bouvieri, Rochebrune. . . . . 45
_— Dakariensis, Rochebrune. . . . 4
— Joallesi, Rochebrune , . , . . 45
ACANTHOPLEURA Quatrefagesi, Rochebrune . . . 44
ACHATINA Antourtourensis, Crosse . . . . . . 197
— CAVE OMIS Need es del ele DIU
_— TUIICA, FÉTUSSAC.S NP 0 EE PEU
— ECITKL SENTE MAUR ROME RS RME
— Marioni, fAncey. Erin MERE
— \(ipañthera; Férnssac. : 000 0 OPEN MIO
Ærueria elliptica, Lamarck. . . . . . 136, 295
AmpuLLanlA Cecillei, Philippi. . .: . . . . .. 206
— ovata Olivier" 0 A CRM
ANCYLUS modestus HCGrOBSE. LE MEN NNER RRROrT
ANoDonTa Byzantina, Drouëêt. . . . . . . . 9h49
— dealbata, Drouét "RENE Rene
er DORIETS DTOUÉL 0e Ne AN NET
— dorsuosa, Drouët. . . . . RL AE 30
— Gaudionts Drouëét 57 LASER SRE ERP
— Kiociaki"DrOnGE re NP PE REMRTERERRS 28
_ Mobsica, Drouéé. |: Smet 29
— nymphigena, Drouët . . . . . . . 252
— ‘| MSAVERSIS DEDRËE | UNION NE TE MARIA 28
— Wimmeri, Drouës "070 MIE DSNONNMERNNOE
APLECTA bullula, Crosse et Fischer. . . . . . 334
— Tapanensis, Crosse et Fischer. . . . . 334
ARGoNAUTA Büttgori, Maltzan. . . . . . . . 163
— 3579 —
ARION aggericola, Mabille.
— Bourguignati, Mabille .
— hibernus, Mabille.
— hortensis, Férussac.
— rubiginosus, Baudon
— rufus, Linné . °
— subfuscus, Draparnaud.
— tenellus, Millet .
— verrucosus, Brevière
AssiminiA parvula, Morelet.
AURICULA subula, Quoy et Gaimard.
BaLEA Heydeni, Maltzan .
BELGRANDIA Delpretei, Paulucci.
_ thermalis, Linné.
BrAcxIoPopA (0.)
Buziminus ptychaxis, Smith
— variolosus, Morelet.
Buzimus badiolus, Morelet
— Comorensis, Morelet.
— Debeauxi, Gassies
— exiguus, Morelet.
— _inconspicuus, Morelet .
— Kantavuensis, Crosse
206.
64,
— HR fibratus, Martin var. Sinis-
trorsa..
— —_ Rossiteri, Brazier.
CassipurA, labrella, Deshayes.
CHAMYDOCHITON (S. G.).
Ciron scabridus, Jeffreys.
CLEA Bockii, Brot
— nigricans. À. Adams.
Conus rhododendron, Couthouy .
CorgicuLA radiata, AU var. Tanaa nor
Cyczopxorus granum, Morelet
— microscopicus, Morelet
Pages.
307
309
307
309
308
306
308
309
310
240
203
162
166
164
70
299
198
217
216
997
218
218
73
340
338
204
72
90
159
159
73
290
236
235
— 3580 —
Cyczornorus raripilus, Morelet .
Cyczosurus (G.) . à
— Mariei, Morelet .
Cyccoropsis dubia, Morelet .
Cycrosroma aplustre, Sowerby .
— bicarinatum, Sowerby .
— moniliatum, Morelet .
— semiliratum, Morelet
— Sowerbyi, Pfeiffer
DipLomPHALUS (G.) .
Ennea auriculata, Morelet.
— bicolor, Hutton .
— callosa, Morelet.
— Crosseana, Morelet.
— cryptophora, Morelet .
— Dupuyaua, Crosse
— Fischeriana, Morelet
— incisa, Morelet .
— intermedia, Morelet.
— Jata, Smith.
— Jubrica, Morelet.
— Mariei, Morelet .
— Martensiana, Morelet .
— metula, Crosse
— microdon, Morelet .
— minor, Morelet .
— pusilla, Morelet .
— trigona, Morelet.
— Üjijiensis, Smith.
— vermis, Morelet .
Evurima Caledonica, Morlet
Eurimopsis (G.) . :
GeosrizBiA Mariei, Crosse,
HapaLzus Travankoricus, Theobald .
Heuix alveolus, Gassies .
Pages.
234
237
238
236
205
205
234
233
232
185
224
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221
193
295
230
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222
193
229
193
224
225
296
231
342
61
200
187
336
— 381 —
Hez1x Arachne, Morelet .
— Cabriti, Gassies .
— Caledonica, Crosse.
— Cantabrica, Pfeiffer. . . ,
— (ArionrA) Carpenteri, Newcomb.
— ceromatica, Morelet.
— chelonitis, Crosse. .
— Comorensis, Morelet .
— (Macrocyczis) Duranti, Newcomb.
— Farafanganensis, H. Adams (emend.).
— inæqualis, Pfeiffer .
— (Arionra) Kelletti, Forbes.
— Janx, Férussac . ÿ
— Montrouzieri, Souverbie .
— multisulcata, Gassies .
— (GzyprosromA) Newberryana, Binney.
— nigrilabris, Martens .
— omphalodes, Pfeiffer .
— renitens, Morelet
— Seberti, Marie.
— (ArIONTA) Stearnsiana, Gabb.
— Stumpffi, Kobelt .
— (ArionTA) Traskii, Newcomb.
— — tudiculata, Binney.
— (Macrocyczis) Voyana, Newcomb .
JuzLIENIA (G.).
_— acuta, Poirier.
— costata, Poirier. .
— Harmandi, Poirier.
— nodulosa, Poirier .
KaynicxiA brunnea, Draparnaud
Lacuworsis (G.).
— globosa, Poirier .
— Harmandi, Poirier .
— ventricosa, Poirier . .
= 1382 —
Lacunopsis (SPEKIA) zonata, Woodward: . 1922,
LEPTOCHITON Cessaci, Rochebrune .
— Sererorum, Rochebrune .
Limax agrestis, Linné .
— arborum, Bouchard.
— cinereo-niger, Sturm
— cinereus, Müller.
— fulvus, Normand
— variegatus, Draparnaud . .
— (AmazrA) Hewstoni, Cooper .
LimicocarrA Cailliaudi, Pfeiffer .
— Martensiana, Smith.
— Nilotica, Pfeiffer. LOUE AR
— rectistrigata, Smith. . . . 139,
Limvæa Natalensis, Krauss DAT
LimMNOTROCHUS (G.) . . . . . . . . . 496,
— Kirki, Smith} to EURE Nes,
_ TFhomsoni, Smith!@8r NOT,
Lopayrus Senegalensis, Rochebrune
— Siculus, Gray
Lyria Delessertiana, Petit.
MAGASELLA (G.) .
MARGINELLA (G.).
MEGaxinus (G.) .
MeEcameus Caffer, Krauss.
_— fasciatus, Deshayes . . . . . 9204,
— Pfeifferianus, Morelet. AQU
MELANIA admirabilis, Smith . . . . . . 414,
— Bockii, Brot
— Boeana, Brot.
— decollata, Lamarck. # ANA
—,1 Horei, Smith … :::. 0m INA GS:
=. :'lirata, Benson. #2 LeMENO LME LE
— Malayana, Issel .
— nassa, Woodward . . « . . .
Pagese
287
43
43
315
315
314
313
314
314
39
297
297
296
297
219
288
290
289
42
42
211
70
h9
61
232
232
204
281
157
154
217
283
158
158
113
NT een
MELANIA provisoria, Brot.
— Sumatrensis, Brot ati Enr
— Tanganyicensis, Smith. . . . . 415,
— thiarella, Lamarck .
— tuberculata, Müller.
— (PARAMELANIA) Crassigranulata, Smith.
— — Damoni, Smith
7e _— nassa, Woodward. .
MELANopsis Tunetana, Morlet.
MuteLA (G.) Ne MUR Ne ts
— _exotica, Lamarck. 4: 4, 1,041 1481,
NaviceLLA bimaculata, Reeve.
NEOTHAUMA (G.). ONE, RON AE
— Tanganyicense, Smith, . . . 419,
NERITINA (G.). aiite
== WMiknoarri, Récluz :1 24,4, ou
— (SmArAGDIA) Souverbiana, Moitifiriee,
— spiniperda, Morelet.
OLivezLa (G.).
— biplicata, do seihn
OniscrA ponderosa, Hanley .
OpPEas gracilis, Hutton.
— Johanninus, Morelet
PACHYDROBIA (G.).
— Bertini, Poirier.
— dubiosa, Poirier.
— Fischeriana, Poirier
— Harmandi, Poirier.
— scalaroides, Poirier.
— spinosa Poirier .
— variabilis, Poirier .
Pazupina Colbeaui, Craven
PanorÆA Aldrovandi, Ménard
PARAMELANIA (S. G.) . , D
Paysa Boucardi, Crosse et Fischer . . . . . .
Pages.
156
195
282
207
282
284
283
284
346
131
292
207
111
281
ri
207
208
208
31
32
93
201
201
12
15
18
15
16
17
14
16
206
255
283
3934
— 984 —
Paysa Strebeli, Crosse et Fischer.
— Tehuantepecensis, Crosse et Éiachon)
PiNaxIA, coronata, A. Adams.
PLANoRgBIs crassilabrum, Morelet. A TRE
— Rollandi, L. Morlet. . . . . . 46,
— Sudanicus, Martens. . , . . . 109,
PLECOTREMA mordax, Dohrn .
Priopon (G.). s LATE
— (CAMERONIA) Spekei, de UE . 130,
Pupa minutalis, Morelet
— Seignaciana, Crosse et Fither,
Pyréeopxaysa Mariei, Crosse. .
RayripA (G.).
RiçGicuza Mariei, L. Morlet .
— prismatica, Folin .
SCHIZOPLAX (S G.) . SN
SEGMENTINA Alexandrina, Hlenbiert var. TanganyE
censis
SEGUENZIA (G.) ;
— formosa, Jeffreys.
SINUSIGERA (G.) .
SPATHA ((x.) : PSN EN SRTETRE
-— Tanganyicensis, Smith JU MARIA SD:
STENOGYRA avenacea, Morelet.
— Johannina, Morelet.
— octona, Bruguière
— pusilla, Morelet .
SUBULINA lenta, Smith .
— mamillata, Craven .
— solidiuscula, Smith.
SuccinEA Baudoni, Drouët.
— cingulata, Forbes.
— debilis, Pfeiffer .
— oblonga, Draparnaud .
— Pfeifferi, Rossmässler, var. punctatissima.
Pages.
339
339
210
20
344
278
204
129
291
231
199
202
185
210
210
72
279
81
81
95
132
292
219
219
219
220
300
201
299
142
37
150
151
147
— 385 —
Peges.
SuccinEA putris, Linné, var. hians. . . . . . . 141
—" ssiriata, Krauss. : - 2" SIAUS MIO) EU1 DR
SVRNOLOPSIS (GENS PIE US "En INT NES RENES
_ lacustris) Small. . 119) 287
ANG ANN LOT A Cr) AE EEE CET NERTR UC te TRS
— neritinoides, Smith. . . . . 126, 288
— rufofilosa, Smith. . . . . . 125, 287
TEREBRATULA Wivillei, Davidson. . . . . . . 183
PORTA (Ge Se need diotauininan es TAG
SL 'HOro Smin D OS AU Ne LEZ, 200
Tonicra Gambiensis, Rochebrune . . . . . . 3
HascaymansiA (S, G:] sold 000. quille 72
TRUNCATELLA Guerini, Villa . . . . . . 205, 9239
— obscura” Moreletilitnonen -ARSUS NII ad
— teres, Pleiffer 4m tt ete 20; 41249
Monet pal son 91
Ero) Aradæ PHiDpL,, 2 orient halls) d4128
— bDrachyrhynchus, Drouët . . . . . . .: 246
— Burtoni, Woodward. . .. . . . . 436, 9293
+ Croaticus) Dronéts, VS RE SN ts NU 2R
== decipiens) DEOuéb 0e Mauaaiua iArthaehe 23
Er dpSeCIUS DEQUGE D ANS LE NV RTE LE 22
mc oarootie, PRIIDOR A 00.) en ét 222
me Gaudioni, Drouêët. 1er US ee TE
ms Heldifuster 0) 00aL ST UNSS RSR QE 26
eu CHorél Smith. Ubuntu 1 1069072002
— Neocomensis, Dronét.; |, +, :, - . 247
— Niloticus, Cailliaud . . . . . . . 133, 292
— Nyassaensis, Lea, var. Ujijiensis. . . . . 294
—\ prüuimosus, Drouët +... : 0. YANN 2ES
— squamosus, Charpentier . . . . . . . 27
— Stevenianus, Krynicki . . . . . . . . 24.
— succineus, Drouët eee ONE N an at ed RER EE
— Tanganyicensis, Smith. . . . . . 13k, 293
— Thomsoni, Smith . . . . . . 19395, 9295
— 386 —
VELORITA (G.).
Zonires Upsoni, Calkins
b. Paléontologie.
ADEORBIS lucidus, Cossmann.
AmnicoLa Pesmei, L. Morlet. . . . . . 46,
BELGRANDIA Bonelliana, De Stefani .
— prototypica, Brusina.
— thermalis, Linné.
Ceriraium Depontaillieri, Cossmann.
CoLumBELLA Mariæ, Depontaillier
Drasroma multispiratum, Cossmann.
ErATo uniplicata, Depontaillier .
Eutarra Rivierei, Depontaillier .
Heuix Lacosteana, Morlet.
Mirra fusellina, Lamarck.
— “graniformis, Lamarck .
— inaspecta, Deshayes
— marginata, Lamarck .
— monodonta, Lamarck .
— Vincentiana, Cossmann.
OsTREA cochlear, Poli.. . .
PARMACELLA Sayni, Fontannes . . . .
PecTEN Ponzii, Meli. APE
PLancrgis Rollandi, L. Morlet . : . . . 46,
ScISSURELLA Cossmanni, Depontaillier .
Tarona(G.) 0 2 €
Uno sinuatus, Lamarck. .
Pages.
38
89
167
345
166
167
166
168
178
172
179
173
343
174
172
171
172
171
170
97
266
262
344
167
83
78
og.
Paris. — Imprimerie de Mme veuve Bouchard-Huzard, rue de l'Éperon, 5;
J. TREMBLAY, gendre et successeur,
st y on A
Aalantiqutg,
Va Lu dl ailairysl |
| DUT CNE Hubrlies ob sn
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par a EAN D HE
COLLECTION A VENDRE.
A vendre, à l'amiable, une Gollection considérable, ayant
appartenu à feu M. Am. Boivin, ancien maitre des requêtes au
Conseil d'Etat, composée de Goquilles terrestres, fluvia-
tiles et marines, et comprenant beaucoup d'espèces précieu-
ses. Celte collection, très développée dans tous les genres, est
particulièrement remarquable sous le rapport du genre Gône,
qui s’y trouve très richement représenté, tant par le nombre et
la beauté des individus, que par la rareté des espèces, r vi
lesquelles figure un certain nombre de types.
S’adresser, pour plus amples renseignements et pe
la collection, à Madame Lalesque, née Boiv :.
Sainte-Catherine, {, Bordeaux (Gironde).
AVIS.
M. Juba de Lhotellerie a l'honneur de prévenir MM. les
Directeurs de Musées et amateurs qu'il vient de créer, à Paris,
rue des Grands-Augustins, 26, un Établissement destiné
à la vente des Coquilles terrestres, fluviatiles et ma-
rines, tant vivantes que fossiles. Les espèces dont il peut
disposer actuellement proviennent surtout des contrées suivantes :
Algérie, Tunisie, Égypte, mer Rouge, Syrie, Grèce et ses iles,
Dalmatie, Transylvanie, Russie, Italie, ete. En fait de marines, il
possède aussi un riche assortiment de coquilles méditerranéennes
el exotiques.
Ïl enverra des Catalogues sur demande affranchie.
OUVRAGES NOUVEAUX.
Catalogue of the genus Partula, Férussac. By W. D. HaRrT-
manx. — West, Chester. Pa., United States A. 1881. Brochure
in-8 de 14 pages d'impression, accompagnée de gravures sur
bois, imprimées dans le texte.
— Observations on the Species of the Genus Partula, Fér., with à
Bibliographical Catalogue of all the Species. By WiLLrAM DELL
Harrmann. — Cambridge, 1881. Brochure in-8 de 26 pages
d'impression, accompagnée d’une carte géographique.
| |
1 ". ! {
Table des Malières |
CONTENVUES DANS CETTE LIVIATSON,
Pages.
Ÿ Faune malacologique du lac Tanga-
DES Be Hole ao: Cabas An de te AU AO UD Hi OR OS ENT NES 977
imaciens des environs de Saint-Saulse ;
jé RE SALE ter NL ANT E NO PEN A RL IPE L. BREVIÈRE. ::. . 1 (806
--vgue des Mollusques Testacés, terrestres et :
4 fluviatiles, observés aux environs de Moulins (Allier). G. WATTEBLED. - - . 916
Diagnoses Molluscorum novorum, Reipublicæ Mexica-
LÉO NA re CAE AE RE et DS RATE H.Crosstet P.Fiscaer 334
Description d’espèces terrestres , provenant de la
Nouvelle-Calédonie. 1: .,.... CA DRAC Jÿ B:JGASSIES .-,5.:7. 0936
Nouvelle Note sur quelques Bulimes Néo- Calédo-
niens, appartenant à la Section des Placostyles. . HLICROSSE: LAN ETSNNSR
Descriplion de Coquilles nouvelles. . . . 1 2. L'EMORDETE EN EN 349
BIRT He ENST re ACL CAN Nr HE AGROSSR do NOT
LT RER ee A Le a SN er à PRE FU :11#865
Je des Autents. MAS RCE US Le RDS CO NO EN ET SUR: 366
Liste des nouveaux abonnés. . ..... 1.1... 11: ut. A AR 7
ARDIER AS AUTRES OR SA EN fe fe die a AE Fo RS GE
HabIé par Grdréralphabétique 20% 4 Je 0 0 Go à PR RES 318
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Le journal paraît par (rimestre et forme A voluerc par am.
CE om EE ee EN UUE
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Pourles pays hors de l’Union postale id. Loi 28
S’adresser, pour l’abonnement, payable d'avance, et pour les com-
niunications scientifiques , à M. H.Grosse, directeur du Journal, rue
Tronchet, 25,à Paris, chez qui on trouvera aussi les volumes précé-
demment publiés du Journal de Conchyliologie. (Écrire franco.)
Il estrendu compte des ouvrages de Conchyliologie et de Paléonto-
logie dont deux exemplaires sont adressés au bureau du Journal,
er ee
PARIS. — IMP. DE M° V® BOUCHARD-UIUZARD , RUE DE L'ÉPERON, 5. —1881.
J: TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR.
Em Le ARué | @ GUN EMA 0) NU eo
Journal de Conchyliologie. 1881. BRENT
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Arnroul del. Lip. Becquer, Lares.
4. Jullienia Harmandi, Poirier.
DE RU "Costatà Panier.
RE OA Pier.
1. Lacunopsis glob osa, Poirier.
DORE. vVentricosa, Poirier.
FAR Harmandi, Poirier.
8. Jullienia acuta, Poirier.
Journal de Conchyliologie. 1881. Sea
1 1 1
Aynoul dl. Lrnp. Becquet, Parts.
x Pachydrobia Spinosa, Poirier. 4. Pachydrobia Harman di, Poirier.
D RE tnt Poinies. D Abus, Poirier
Ris henian a Porriens Ne Pres 0 Scalaroides, Poirier.
À Pachydrobia dubiosa, Poirier.
1881.
Journal de Conchyhologie.
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1 | à : | :
| DA RUE X =
Arnoul del.
=2. Anatomie du Pachydrobia paradoxa.
3. Dents Hnguales duJullienia Harmandi.
LE. ecgret, Parts.
4. Dents lnguales du Julhiema costata.
5.Dents hnguales du Lacumopsis ventricosa.
Journal de Conchyliologie. 1881. Pa
he Ch l
Arnoul del
L TP. F4 tcyutes, Laris.
1. Neothauma Tanganyicense,E À Smith. 4. Spekia zonata, Woodward.
2. Tiphobia Horei, E.A Smith. 5. Tanganyiciarufofilosa, E A Smith.
3. Melamia nassa, Woodward. 6. Syrnolopsis lacustris, E.A Smith.
Ayrnoul del Zip. Becquet, Larts.
3. Succinea Pfeiffer, Rossmassier.
1. Succinea putris,L., var. hians.
DANS Ter oblonga, Drap, var. acuta.
DS ee Paudonr Dronet.
5. Leucochloridium Vogtianum ? Baudon.
LL
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2E
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A
Jp. Pecgeet Parss
Boeana, Brot. 4, Clea nigricans, H Adams, var. maxlma.
provisoria, Brot. SD NCmÈQCkN Pror,
Bockii, Brot. 6. Balea Heydeni, Maltzan
Fe Arqonauta Bottgerti, Maltzan..
Journal de Conchyliologie. 1881. PL, VIT.
(5)
Se
3?
A
3° É e ÿ
Ayrnoul del. Zip. Pesgitt > Paris.
1. Euthria Rivierei, D ep ontaïlher. 4. Cerithium D ep ontaillhieri, Cossmann.
2. Sassurella Cossmanni, D ep ontailler. 5. Diastoma multi SP iratum, Cossmann.
3. Adeorbis lucidus, Cossmann. 6. Mitra Vincentiana, Cossmann.
Journal de Conchyhologie. (881. PL .VIIL.
6 5
Û ù
: 5
Arnoul del Lrp. Pecquek, Parts.
1. Achatina Antourtourensis, Crosse| 4. Pupa Seignaciana , Crosse.
DNA panthera, Fer (épiphragme ). 5. Geostilbia Mariei, Crosse.
3. Ennea metula, Crosse. 6. Ancylus modestus, Crosse.
Journal de Conchyliologie. 1881. Pue
2 3 ae 6 6° 2
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8 sn 10 A
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Arnoul del. 272 A ecguet, Lars.
Mollus ques de Maivotte.
Journal de Conchyliologie. 1881. PL. X.
8 HR le al 2° 2
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Arnoul del. Zinp. Becquet, Larts.
Mollus ques de Mayotte.
Journal de Conchyliologie. 1881. Eee di
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Arnoul del Lip. Aecqurt Lars.
1. Helix alveolus, Gassies.. 3. Bulimus fibratus, Martyn, monst.
2. Bulimus fibratus, Martyn,sinist. | 4. B.______ Debeauxi, Gassies.
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